Dans la passerelle de navigation, un officier apporta un message au commandant Stuart.

Officier : Commandant, nous avons un nouveau signalement d'iceberg par le nord.

Le commandant prit le papier qu'on lui tendit et le lut attentivement. Il leva ensuite les yeux vers une fenêtre où il observa l'horizon tout en étant en pleine réflexion, à la limite du doute.

Commandant Stuart : Il n'y a pas d'inquiétude à se faire. Maintenez la vitesse et le cap.

Plus tôt, le commandant Stuart avait ordonné la mise en marche des dernières chaudières. Le Silverstar avait donc pris de la vitesse, et sur demande du commandant, poursuivit sa traversée de l'Atlantique en gardant son cap.

Animation Source - Je te le promets

Partie 4

 

Dans les couloirs, Gabriel entraînait Emilie au pas de course en passant entre plusieurs voyageurs. 

Emilie : Tu es sûr que ça ne la dérangera pas?

Gabriel : Pas du tout, c'est même elle qui a demandé à te voir.

Ce matin, la mère de Gabriel lui avait fait savoir qu'elle désirait rencontrer celle à qui elle devait la miraculeuse transformation de son fils. Bien sûr ce dernier avait accepté, depuis le temps qu'il voulait le faire. Les deux adolescents arrivèrent enfin devant la porte de leur chambre.

Gabriel : C'est ici. Tu vas voir, vous allez bien vous entendre.

Sans frapper, Gabriel ouvrit la porte et y passa sa tête pour s'assurer que sa mère était bien présente. A l'intérieur, Michelle lui sourit et l'invita à faire entrer son amie. D'abord hésitante, Emilie se décida et entra timidement dans la chambre. Lorsqu'elle croisa les yeux de Michelle, elle fut intimidée et resta complètement figée. Michelle était assise sur son fauteuil tout en observant Emilie. 

Michelle : Gabriel, tu pourrais nous laisser entre femmes un moment?

Gabriel : D'accord d'accord, je m'en vais.

Michelle : Et ne t'avise surtout pas d'écouter à travers la porte.

Gabriel : Rho zut...

Avant de quitter la pièce, Gabriel regarda une dernière fois Emilie. Celle-ci semblait chercher son aide en le suppliant du regard de ne pas la laisser seule. Mais il rassura son amie en lui envoyant un clin d'oeil, puis referma la porte de derrière lui.

Emilie y était enfin, dans cette chambre où résidait provisoirement la petite famille Agreste. Face à elle était la fameuse mère de Gabriel, assise sur son fauteuil, les jambes croisées et en train de l'observer avec ses yeux bleus et son petit sourire en coin qu'elle ne savait comment l'interpréter. Après tout ce que Gabriel lui avait raconté à propos de sa mère, Emilie la considérait déjà comme une femme forte, supérieure à n'importe quelle autre, et elle se devait de la respecter. Les secondes semblèrent des heures pendant qu'elle attendait devant Michelle, les mains jointes sans savoir que faire. 

Emilie : Je...Euh...

Michelle : Hihihi, aller détend toi ma belle, viens t'assoir ici.

La mère tapota le siège juste à sa droite sur laquelle elle invita Emilie à s'installer. En la voyant toute souriante et dégager une chaleur hospitalière, Emilie se sentit enfin rassurée et la rejoignit à ses côtés.

Michelle : Alors c'est toi la belle et charmante Emilie?

Emilie : Euh, vous n'exagérez pas un peu?

Michelle : Allons, ce sont les mots que j'entends sortir de la bouche de Gabriel tous les matins.

Les joues d'Emilie devinrent rouges, et elle sentit son coeur battre en entendant les paroles de Michelle. Elle qui s'interrogeait sur les sentiments de Gabriel, elle était maintenant presque certaine que c'était réciproque.

Michelle : Je suis vraiment contente de faire ta connaissance Emilie, moi c'est Michelle.

Emilie : Je suis très ravie également madame.

Après ces brèves présentations, toutes les deux commencèrent à discuter l'une sur l'autre. Emilie s'ouvrit à la mère et lui raconta son parcours scolaire et théâtrale. Michelle quant à elle lui fit part de ses goûts en matière de cinéma. Durant leur discussion, pendant que Michelle écoutait Emilie, elle en profitait pour la contempler davantage. Connaissant les goûts de son fils, elle ne fut pas surprise que celui-ci était tombé si rapidement sous le charme d'un visage si naturellemenr pur. Elle comprit également d'où provenait la douceur qui avait envahi Gabriel ces derniers jours.

Le contact entre les deux femmes fut très bien passé, et elles discutèrent pendant une bonne heure devant une tasse de thé à la canelle. 

Michelle : Gabriel a passé une enfance très difficile. Il en est ressorti comme un homme, mais son coeur s'en est endurci. 

Emilie : Il n'en a pas l'air pourtant.

Michelle : Car il t'a rencontré. Depuis notre drame familial, Gabriel a grandi en devenant froid avec les autres. Il n'a fait confiance a personne et ne s'est appuyé que sur lui-même pour s'en sortir. 

Emilie : Heureusement que vous étiez présente. Sans vous il ne serait pas ici.

Michelle ressentit soudainement une douleur au ventre. Elle essayait de ne pas l'exprimer, mais son ventre se serrait de plus en plus.

Emilie : Vous allez bien madame?

Michelle : Oui oui, ne t'en fais pas. 

La mère reprit son souffle puis poursuivit la discussion.

Michelle : Certes j'ai fais ce que j'ai pu, mais ton arrivée l'a complètement transformé. Et je t'en suis reconnaissante pour ça. J'espère de tout coeur que...

Emilie : Madame, vous n'êtes pas bien !

Michelle remarqua l'air plus sérieux qu'avait pris la jeune fille alors que cette dernière la regardait sérieusement dans les yeux.

Michelle : Tout va bien, je t'assure, ce n'est qu'une...

Emilie : Vous avez une douleur atroce au ventre, je le vois par votre main posée dessus. Vous avez également des rougeurs aux poignets. Et depuis le début de notre conversation vous vous efforcez de respirer par la bouche.

La perspicacité d'Emilie laissa Michelle sans voix et accentua l'aspect exceptionnel de la jeune fille.

Emilie : Je vous en prie, dîtes-moi la vérité.

Démasquée, Michelle ne pouvait qu'admettre ce qu'Emilie avait brillement deviné.

Michelle : Tu es une fille vraiment douée Emilie. En effet, on m'a tardivement diagnostiqué un cancer bien avancé.

Alors qu'elle aurait souhaité vivement se tromper, Émilie avait vu juste. La main plaquée sur sa bouche ouverte, la jeune fille en était bouleversée. 

Émilie : Je connais un médecin qui peut vous soigner. Venez avec nous à Paris et...

Michelle : Émilie, ça ne sera pas nécessaire.

Émilie : Quoi? Mais... pourquoi?

Michelle hésitait à en dire plus. Cependant elle ne se retint pas car Émilie avait gagné son entière confiance.

Michelle : Parce que je n'arriverai pas à destination. Enfin...pas vivante.

Les yeux d'Emilie furent inondés de larmes. Mais avant de la voir sangloter, Michelle reprit rapidement et lui fit part de sa requête.

Michelle : Écoute Émilie...Argh !

Sa douleur au ventre l'interrompit brutalement. Émilie se leva alors en vitesse pour aller chercher un médecin.

Michelle (en la retenant par la main) : Non ! S'il te plaît, reste ici...

En pleurs, Émilie obéit tout de même pour l'écouter.

Michelle : Je me suis malmenée pour sauver Gabriel et l'emmener à bord du Silverstar. C'est tout ce que j'ai pu faire malheureusement. Mais il a maintenant la chance de rentrer chez lui et de mener une vie paisible et heureuse. Et il a eu le miracle de te rencontrer et s'ouvrir pleinement à toi. Alors je t'en supplie Emilie, comme je ne serai plus présente pour lui, sois le à ma place, et prend soin de mon fils.

La mère était quasiment certaine de sa requête car elle vit en Émilie celle qui rendrait définitivement Gabriel heureux. De plus, elle savait que la jeune fille aimait son fils tout comme lui l'aimait. Sa douleur revint encore et la fit plier à genoux sur le sol.

Émilie : Madame !

La jeune fille se jeta vers Michelle pour l'aider.

Michelle (en sueur) : Ne t'en fais pas pour moi, j'ai juste besoin de dormir un peu.

Émilie l'aida alors à se relever et l'ammena délicatement sur son lit. Une fois qu'elle fut allongée, l'adolescente la recouvrit soigneusement de sa couverture.

Michelle : Ne le dis surtout pas...à Gabriel.

La mère transpirait légèrement mais son état semblait se stabiliser. Elle ferma les yeux et reprit son souffle alors qu'Emilie, assise sur le bord du lit, lui tenait la main. 

...

Un long moment était passé. Michelle s'était endormie pendant qu'Emilie se tenait toujours près d'elle, repensant à la requête qu'elle lui avait faîte. Ses sentiments pour Gabriel s'étaient confirmés, elle l'aimait profondément. Mais elle avait aussi de l'affection pour Michelle, et c'est bien cette brave femme qui avait le plus besoin de son fils. Emilie ne voulait pas être la cause d'un éloignement au sein de cette famille, et sa relation avec Gabriel pouvait bien en être le début.Cette situation mit Emilie mal à l'aise et lui fit travailler toute sa tête. Ses larmes ne séchèrent pas face à ce dilemme. Devait-elle accépter la requête de Michelle, ou enterrer sa relation avec Gabriel? Elle n'eut pas le temps de réfléchir plus longtemps car la porte de la chambre s'ouvrit. Très rapidement, Emilie se frotta les yeux et essuya les larmes sur ses joues.

Gabriel : Ben alors, ça fait plus d'une heure et demie que je vous attends.

Emilie : Oui, excuse-nous...On a beaucoup discuté.

Gabriel : Qu'arrive-t-il à maman?

Emilie : Elle est très fatiguée et elle s'est endormie. Je devrais la laisser se reposer maintenant.

L'adolescante se leva et passa devant Gabriel pour sortir de la chambre, sans même le regarder.

Gabriel : Euh...Tu veux que je...

Emilie : Non. Reste avec elle, s'il te plait.

Sans en dire plus, Emilie emprunta le couloir et rejoignit le pont.

Gabriel fut surpris de la réaction de son amie à l'instant même. Elle avait parut brève et embarassée lorsqu'il était entré. L'envie de la rejoindre immédiatement pour lui demander des explications le démangeait, mais il fit preuve de sagesse et laissa le temps calmer cette soudaine tension.

...

Une nouvelle nuit obscurcit l'océan sur lequel le Silverstar naviguait. Seul sur la proue du paquebot, Gabriel était accoudé sur la rambarde, perdu dans les douces vagues sur lesquelles la lune reflétait sa lumière. Depuis ce matin, Gabriel n'avait plus revu Emilie. Il avait pourtant fouillé le paquebot de fond en comble, retournant même dans la salle à manger sans avoir enfilé de costume.  Il avait d'ailleurs forcé le passage car les portiers ne voulaient pas le laisser entrer, mais Nicolas était intervenu à temps et l'avait accompagné. Lui aussi n'avait pas croisé Emilie de la journée, à croire qu'elle avait complètement disparue. Pour s'être fait recalé de la sorte, Gabriel aurait par habitude été en colère et gardé une énorme rancune. Mais il n'y arrivait pas envers Emilie. Il en était plutôt triste, déboussolé et ressentait un vide au plus profond de son être. Pourquoi son amie était-elle devenue si froide ce matin? Que s'étaient-elles dites elle et sa mère? Gabriel était-il finalement redevenu qu'un simple vagabond à ses yeux? Le jeune homme essayait tant bien que mal de tirer leçon de cette situation pour essayer de se ménager. Il se disait qu'il en était mieux ainsi, qu'Emilie méritait mieux qu'un garçon sortant de la rue. 

Gabriel : Idiot ! 

Gabriel s'en voulait de devoir verser des larmes pour ça, mais il ne pouvait plus retenir la peine qui le submergeait. Ses larmes tombèrent du haut du paquebot et furent emportées par la brise qui soufflait au dessus de l'Atlantique, brise qui devint légèrement glaciale.

En haut du poste d'observation, le mâs le plus haut que l'on appelait aussi le nid-de-pie, deux veilleurs étaient de garde cette nuit.

Premier veilleur : Brrr, tu trouves pas qu'il fait de plus en plus froid?

Second veilleur : Frileux va. Ne me dis pas que c'est un petit vent de l'Atlantique qui te fait trembler.

Premier veilleur : Je viens pas du nord comme toi hein.

Alors que le paquebot continuait d'avancer, les deux veilleurs aperçurent une étrange silhouette qui se détachait du fond marin.

Premier veilleur : Qu'est ce que...

Jusque là encore dissimulée dans l'ombre, la silhouette prit de la densité pendant que le paquebot s'y approchait. L'air devint de plus en plus glaciale, le silence harmonieux se transformait petit à petit en un silence pesant, jusqu'à ce que la lumière de la lune balaya l'ombre qui voilait cet masse.

Premier veilleur : Nom de Dieu !

Le veilleur sonna la cloche. Monsieur Weber en poste sur la terrasse entendit le signal qui retentissait du haut du nid-de-pie. Il pointa son regard droit devant et essaya d'identifier ce qui approchait. Le téléphone de la passerelle de navigation sonna également. Un officier répondit à l'appel provenant du poste d'observation. En décrochant, il entendit le veilleur hurler au bout du fil.

Veilleur : Est-ce que quelqu'un m'entend?

Officier : Oui je vous écoute, qu'il y a-t-il?

Veilleur : Un iceberg droit devant !

Monsieur Weber se précipita vers la passerelle de navigation où l'alarme avait été donnée.

Officier : Iceberg droit devant monsieur !

Monsieur Weber : A babord toute !

L'officier à la barre la tourna immédiatement jusqu'à son maximum. Monsieur Weber bouscula un officier en se ruant vers le transmetteur d'ordre. Il plaça le levier vers l'ordre "Arrière toute" et fit de même vers un deuxième transmetteur. Dans la salle des machines, l'officier à la tête fit passer l'alerte reçue sur son télégraphe. Tous les ouvriers reprirent en panique leur poste pour faire baisser la pression et réduire la vitesse des hélices. L'alerte fut également transmise dans la salle des chaudières où l'ouvrier en chef ordonna la ferméture immédiate de tous les foyers. C'est au moment où les machines furent bien ralenties que l'officier ordonna leur mise en marche arrière.

Officier : Machines en arrière toute !

Devant la passerelle de navigation, monsieur Weber fixa l'iceberg qui s'approchait dangereusement de la proue. Il supplia le paquebot de virer à gauche. L'immense poids du Silverstar lui fit prendre un moment avant qu'il ne commence à dévier tout doucement à gauche, alors que l'imposant iceber était encore sur la trajectoire du paquebot.

Monsieur Weber : Aller, vire...vire !

Toujours dans ses pensées, Gabriel eut des frissons à la chair mais n'avait pas encore remarqué la glace qui s'apprêtait à lui passer tout près.

Emilie : Gabriel attention !

Gabriel : Hein?

Emilie l'avait vu, et lui tira le bras pour le faire reculer de la rambarde.

Monsieur Weber : On va toucher !

Bien qu'il ait réussi à virer, le Silverstar n'évita pas l'impact. L'iceberg fissura le côté avant droit du paquebot en longueur. Gabriel et Emilie furent secoués par la collision et se tinrent l'un à l'autre. Tout l'avant du bateau tremblait pendant que la glace continuait à transpercer l'acier. Les mains sur la rambarde de la terrasse, monsieur Weber sentait les grosses secousses qui ébranlaient la passerelle de navigation.

Monsieur Weber : A tribord toute !

L'officier à la barre changea la direction et tourna la barre à tribord comme ordonné. Les officiers de la passerelle restèrent sans voix et gardèrent les yeux sur l'iceberg. Gabriel et Emilie aussi furent figés sur place en voyant l'immense masse de glace se détacher du paquebot et s'éloigner au loin.

Monsieur Weber : Appelez le commandant. Et notez l'heure de l'impact dans le journal de bord.

Encore chamboulée par le choc, Emilie se tenait contre Gabriel. Bien blottit contre lui, sa main sentait les coups donnés par le coeur de son ami.

Gabriel : Il faut que je prévienne ma mère. Va le dire à tes parents aussi.

Emilie : Gabriel, attends !

Alors que le jeune homme s'apprêtait à partir, Emilie le retint par la manche de sa chemise. Dans sa lancée et sans aucune hésitation, elle s'approcha de la joue de son ami et y posa ses lèvres. Surpris par cette soudaine approche, Gabriel en oublia brièvement la collision qui venait de se produire. Il devint tout rouge et se laissa totalement envahir par un sentiment de joie qui fit disparaître toute la tristesse qu'il avait éprouvé.

Emilie : Je t'aime.

Gabriel : Je...euh...

Emilie : Aller file.

C'est la jeune femme qui partit en première. Lorsqu'elle disparut, Gabriel resta quelques secondes sur place en train de planer sur son petit nuage. Le passage du commandant et de quelques officiers devant lui lui fit cependant redescendre sur terre.

Gabriel : Maman !

...

Le commandant Stuart avait ordonné l'arret des machines, puis il réunit immédiatement quelques officiers, le président monsieur Auguste aiinsi que l'architecte du paquebot monsieur Stéphan dans une salle près de la passerelle de navigation. Ce dernier se présenta avec des plans du Silverstar. Il en déroula un sur une table aux yeux de tous.

Monsieur Auguste (frustré) : Pourquoi avez-vous arrêté le paquebot commandant? 

Monsieur Stéphan : Après la collision, de l'eau a pénétré dans les cinq premiers compartiments. C'est bien ça?

Officier : Oui monsieur, c'est exact.

Monsieur Auguste : Mais allons-nous bientôt repartir? Le temps presse !

Monsieur Stéphan : Cinq compartiments monsieur ! Le paquebot peut rester à flot avec les quatre premiers, mais pas avec cinq. L'eau va se répandre de compartiments en compartiments vers l'arrière.

Commandant Stuart : Que pouvons-nous faire alors?

Monsieur Stéphan : Nous ne pouvons rien faire commandant. A partir de maintenant, et dans une heure environ, le Silverstar va couler.

Monsieur Auguste : Mais allons, ce paquebot ne peut pas couler, il est insubm...

Monsieur Stéphan : Cessez vos bêtises monsieur Auguste, ce paquebot peut couler ! Et il coulera...

L'annonce faite par l'architecte du naufrage inévitable du Silverstar installa une peur froide au sein du personnel présent. Chaque officiers se regardaient en espérant que ce qui venait d'être dit n'était qu'une erreur. Mais ce n'était pas le cas. Les yeux du commandant Stuart furent vides. Son visage se glaça et seule la terreur transparut sur son visage, alors que l'équipage attendait ses ordres.

Commandant Stuart : Déployez les canots de sauvetage.