Le coup partit tout seul.

Deux Cicatrices...

La première, ce fut la mort. Celle de mon frère, Nuka. Quand est-il mort ? À l'instant même. Il a toujours voulu être le chouchou, l'élu de Mère. Il a tenté de se débarrasser de notre ennemi de toujours sous nos yeux. Il a tenté, il a échoué. Sans rancune, il aura eu son jour de gloire, mais pas de son vivant.

La deuxième cicatrice ? Contrairement à la première, celle-ci est visible de tous. C'est ma mère qui l'a infligée... à Kovu, mon frère. Elle le voit désormais comme un traitre à nos projets et, d'un coup de griffe elle lui infligea une blessure à l'oeil gauche. J'aperçut ce regard dans les yeux de ma mère. Aucun doute, cette cicatrice est la même que celle de notre père, Scar.

-Comment as-tu osé ?

Kovu bafouille quelque chose avant de crier "Je n'ai rien FAIT !". Il ose dire ça, alors que justement, il aurait du agir ? Nous tenions l'ennemi, Simba, et il l'a laissé s'échapper ? Comme si la mort de Nuka n'était pas suffisante...

Je n'écoute la dispute entre ma mère et mon frère que d'une oreille, rongée entre la haine et la confusion. Kovu part. Je commence à me poser des questions sur ma mère. Pourquoi une telle admiration, un tel culte envers Scar ? Du peu que je me souviens de lui, il n'a fait qu'interrompre le cycle de la Vie. Mais je m'en fiche. Ce soir, Zira veux que nous passions à l'attaque. Quelle joie !! Enfin, nous tenons notre revanche tant attendue.

Au fait, je me présente : Vitani. Mon nom vient du kiswahili. Vita : la guerre ; Shetani : le démon. Démon de Guerre... cela ne fait pas envie. Mais je n'y ai jamais prêtté attention. Fille de Scar et de Zira, mes premiers souvenirs sont l'adoption par mes parents de Kovu, des heures de jeux avec Nuka... et notre exil. Je n'ai jamais eue d'ami(e)s en dehors des bannis, à part Kopa. Je l'ai connue étant jeune, mais je ne l'ai plus jamais revu après que mère aie appris que je m'étais fait un ami chez l'ennemi.

Toute ma vie, j'ai étée élevée dans le but d'entraîner Kovu au combat et à la chasse. Nous étions inséparables, avec Nuka. mais Kovu possédait encore plus de haine que moi, et cela commençait à me faire peur. La faute à qui ? À notre mère.

Quelques heures plus tard, me voilà au rocher de la fierté. Mère m'a chargée d'espionner Simba, en vue de notre attaque. Des souvenirs me reviennent, avant que je ne trouve un coin sur. En effet, l'endroit est rempli, complet. Tout le monde est ici pour apprendre la nouvelle de l'agression dont a été victime Simba. Imaginez ma surprise que j'aperçut, à l'horizon, Kovu qui s'approchait du rocher. J'étais positionnée à l'arrierre du rocher pour ne pas me faire remarquer de la foule. Je tendais l'oreille, mais la voix de Simba était intense et forte, malgré ses blessures.

-Pourquoi est-tu revenu ?
-Simba, je n'y suis pour rien dans toute cette histoire...
-Tu n'est pas des nôtres !
-J'implore ta clémence et ton pardon.

Il dit qu'il n'y es pour rien, avec ce regard déchu. Ce peut-il que mes soupçons soient fondés ? Je le croyait en effet amoureux de Kiara, la fille de Simba. La voilà qui prend justement la parole. Elle est aux côtés de sa mère, Nala.

-Papa, s'il te plaît, écoute-le.

-SILENCE ! Je t'avait dit que je réservait mon jugement. Voilà ma sentence...

Pour moi, c'est sûr. Il veut tuer Kovu. Toutes les lionnes ont un regard et une posture de haine et de mépris, sauf Kiara et... Nala. Elle aussi, elle le croît. Quelle sôtte ! Elle est pour la rédemption de Kovu et son retour... elle sera donc ma seconde, victime, après Kiara. Mais je commence à trouver l'attente un peu longue, le suspense semble pour moi inutile. Pourquoi Smba attent-il avant de répandre sa sentence ? Hésiterait-il ? Pour moi c'était joué d'avance.

-L'ÉXIL !!!

-NON, cria Kiara.

Surprise ! Pas de mise à mort, mais l'éxil. Le Roi n'est pas si meurtrier que ça, en fin de compte. Kovu reçut un ticket d'aller simple pour les bannis... mais il était banni de chez les bannis. Sur le coup, j'ai compris qu'il n'aurait plus nulle part où aller.

J'étais encore sous le choc de la scène que j'en vint à oublier de surveiller Simba. Kovu avait disparu.

-Tu ignores qui il est.

-Je le connais assez pour savoir qu'il suit la trace son père... tout comme moi je suis celle du mien.

Il ignore donc qu'il n'est pas le fils de Scar. Mais Kiara parle à nouveau.

-Tu ne seras jamais Mufasa !

Cette phrase choque Simba. Je dois avouer être un peu choquée moi aussi. Je sursautta quand des blocs de pierres se mirent à bouger. De quelques pas furtifs, je me glisse dérierre de hautes herbes qui poussent sur le cher. J'observe avec attention. C'est Kiara qui fugue, en larmes. Désormais, j'en suis sûre. L'amour brille sous les étoiles.

En parlant d'étoiles, la nuit tombe. Curieuse, j'abandonne la surveillance de Simba pour ue filature. Kiara cherche Kovu. À un moment, la voilà seule et à découvert, près de l'étang. On voit les terres interdites d'ici. Je dois profiter de cette occasion pour détruire mon frère en tuant Kiara. Sans elle, il n'est rien. Étrange... me voilà en train de nommer Kovu mon "frère", ce traître.

Je me prépare à bondir sur elle, je sors mes griffes quand soudain, je suis intriguée par mon reflet dans l'étang. Il en manque la moitié. Je vois, en relevant légèrement les yeux, que Kiara est aussi surprise que moi, mais par son reflet. Elle fuit, certainement pour continuer à chercher Kovu. Mais je reste. Mon reflet commence à changer. Je commençais à avoir peur. L'autre côté de mon reflet a été complêté par une autre moitié, et ma moitié a rajeunit. Je me voit étant petite. Et l'autre moitié ressemble à... Kopa. Une larme tombe dans l'eau, je fus surprise. Puis j'entends une voix, celle de Nuka. Puis une autre, celle de Kopa. Ils murmurent quelque chose. "Nous sommes Un".

J'ai peur. Mon esrit me joue t-il des tours ? En attendant, Kiara a disparu. Son reflet persiste encore quelques instants, puis disparaît. De cette expérience, qui a fait revivre ma peur pendant quelques secondes, j'en retire une leçon : "Avant de s'occuper du reflet des autres, penser un peu à s'occuper du nôtre.

Je cherche la trace de Kiara, sans succès. Je retourne donc auprès des autres, au point de rendez-vous prévu. Je fais un rapport aux autres sur l'êtat actuel du Royaume et de Simba. Mère semble plutôt contente. L'assault sera pour ce soir.

Pendant le trajet, je repense beaucoup à Kopa. Des souvenirs me reviennent... jusqu'à ce que je me rapelle enfin comment il a disparu. Mère le pourchassait et voulait le tuer. Je pense qu'elle a réussi. Comment à t-elle osée ? Me voilà que je parle comme elle à parlé à Kovu. Chacun suit belle et bien la trace de ses parents, mais de même que Simba ne sera jamais Mufasa, Kovu ne sera jamais Scar et je ne serais jamais Zira. Tant mieux, elle devient de plus en plus antipathique.

Les heures passent, jusqu'au moment de l'affrontement final, qui se dérolera sous une pluie ardente et lourde. Dès que Zira donne le signal, je me lance en direction de Nala, vu que Kiara semble être absente. peut-être a t-elle trouvée Kovu. Eux, au moins, connaîtront l'amour. J'attends jusqu'à l'isolement de Nala, et bondit sur elle après lui avoir fait remarqué l'absence de sa fille.

Nous nous arrêtons toutes. Zira - que je n nomme plus "mère" - et Simba sont dans un duel, seul à seul. Nous formons un cercle autour d'eux. Leurs pattes se lèvent, les griffes sortent,les rugissements résonnent... Mais rien ne se passa.

Kovu et Kiara bondirent et se placèrent entre Zira et Simba. Kiara a un regard tendre envers son père, tandis que Kovu a un regard envers Zira, un regard que je connais. Si elle bouge, il bondit et n'hésitera pas.

-Kiara...

-Kovu... pousse-toi !

-Laisse-moi passer !

-Papa, il faut que cela cesse.

Bizarrement, je suis d'accord avec elle. Cela doit se terminer ce soir, mais j'entends à nouveau, dans ma tête, ces voix qui disent "Nous sommes Un". Kiara et Kovu sont proches. Peut-être est-ce la fin.

Kiara prononce elle aussi la phrase qu'elle tiendrait de son père. "Nous sommes Un".

-Mais, ils...

-Pas "Ils"... "NOUS". Regarde-les. Nous sommes pareils. Tu les trouves différents, toi ?

Tous les regards se tournent vers Kiara, sauf celui de Iovu qui fait déjà Un avec Kiara, et dont le regard continue de défier Zira. Mon regard se met lui aussi à changer, seuls ceux de Zira et de Kovu restent les mêmes. Le ciel se dégage, Simba regarde ce ciel qui semble lui inspirer quelque chose. Son visage change, et avec Kiara, ils...

-VITANI, tue-le !

Je sursautta. Je ne savais pas qui je devais tuer, Kovu ou Simba. Je fis donc un choix. Un choix qui ft de moi la première surprise. Pour la première fois de ma vie, je défiait ma mère.

-Non, mère.

Tout le monde me regarde, Kovu présente une mine surprise qui me fera toujours rire, mais il attends la suite. Simba fut intrigué de ma réaction.

-Kiara a raison.

Je m'avance vers le clan adverse, qui ne réagit pas à ma venue. Kovu reprend son visage qui défit Zira, je me place à ses côtés.

-Ca suffit.

J'observe les visages des autres qui change. Tout le monde est sous le choc. Certaines pensent à faire comme moi. La rédemption et le pardon me sont accordés. Nous pouvons mettre fin à tout cela.

-Si tu refuses de te battre, alors tu mourras toi aussi.

Mais la voilà désormais seule. Vous connaissez la suite, je n'ai pas envie de vous la raconter. Elle a tenté, elle a échoué. Elle est morte. Kiara a fait tout ce qu'elle pouvait.

Sur le chemin du retour, je fit une suggestion à Simba.

-Vous savez... Scar n'était pas le père de Kovu, il n'a fait que l'adopter. Moi aussi d'ailleurs. Donc, l'union de Kiara et Kovu ne pose aucun problème.

-Vraiment ?

-Oui. Ils ne font plus qu'un depuis un moment, déjà.

Le temps passa. Simba proposa d'unir Kovu et Kiara dès le retour au Rocher. Je me souviens encore de la cérémonie. Je me souviens aussi avoir entendu pour la dernière fois la voix me disant "Nous sommes Un".


Les années passèrent. Un beau jour, un autre clan de lions apparut à l'horizon. Je me souviens bien de ce jour-là. Kovu, qui était réveillé, contrairement à Simba, me chargea de partir avec mes lionnes à leur rencontre. Je lui demandait pourquoi. Aurait-il envie de rester ici, avec Kiara ? Il me répondit que si cela tournait au vinaigre, j'étais assez forte pour me défendre, de même que mes lionnes. Il pensait à tout, mon frère. Il avoua même me craindre par moments, mais je pense que cela remonte à la lointaine enfance. Il disait aussi que le fait que j'étais si respectueuse et protectrice vis-à-vis du cycle de la Vie et que j'étais la première à rejoindre Simba et Kiara lors de l'affrontement organisé par Zira faisait de moi une bonne diplomate respectable pour la rencontre avec cet autre clan.

Me voilà donc dans toute ma splandeur. Diplomate chargée d'entrer en contact avec ces inconnus, suffisament forte pour me défendre... Ce ne fut pas de trop, la plupars des lions de ce nouveau clan étaient des mâle en âge adulte. Nous les rejoignirent. Le mâle dominant se présenta... ils étaient ici avoir avoir voyagés et vus mille merveilles. Je mis un temps à le reconnaître... c'était Kopa !! Il avait échappé à Zira et était partit vivre ailleurs. Je m'écartais du groupe, de même que Kopa, tandis que mes lionnes et les lions du clan de Kopa discutaient. Il me raconta :

-Zira m'a pourchassé, je lui ai échappé. En voyant le sang que j'avais laissé dérierre moi après une blessure, elle en conclut qu'il fallait mieux profiter de cela pour se venger. Je me souviens bien que mon père était fou de rage à l'annonce de ma mort par Zira. Je les observait de loin. Je me souviens aussi de mon père qui bondit sur Zira et lui inflige une blessure à l'oreille, avant de l'éxiler. Elle était resté fidèle à Scar, en secret.

-Quelle... quelle triste histoire, Kopa.

Je n'avais jamais senti autant d'émotions pures de toute ma vie. Lui non plus n'avait rien oublié de nous deux.

Son retour a bouleversé tout le monde, à commencer par Simba. Plus tard, une complicité réapparut entre nous, et une autre se créa avec Kovu et Kiara. Nos étions un jeune groupe pleins de vie. Kovu, Kiara, Kopa et moi. Je finis par demander mon union avec Kopa. Son clan dut à partir un jour, je les ait accompagnés. Je découvre ainsi le monde, si gand et si beau. Désormais, je vis heureuse.

Et avec lui.