L'aube se levait sur cette contrée luxuriante. Le soleil brillait de toute sa lumière. Il réchauffait mille
cœurs de ses mille rayons. L'eau était son miroir et la végétation le fruit de son éternel éclat. Les animaux gambadaient paisiblement dans ce paysage idyllique. Et au milieu de tout ça un lion marchait, s'enivrant de ce paysage sublime, s'extasiant du moindre détail. Il laissa s'échapper dans un sourire « Pas de doutes c'est ici, le royaume de mon frère ». S'extasiant devant ces contrées, il ne remarqua pas qu'une silhouette le suivait dans l'ombre. Ce dernier le suivait sans que le lion ne perçoive sa présence. C'était là l'occasion. L'ombre jaillit de sa cachette et asséna un coup à sa victime qui s'écroula au sol. La silhouette fureta à droite et à gauche. Personne n'était en vue. Elle décida donc de s'éclipser et disparut sans laisser de traces.
* * *
La journée battait son plein sur la terre des lions. Le rocher et sa population coulaient des jours radieux depuis la probable disparition de Zira. En effet, personne ne sait ce qui s'est réellement passé après sa chute dans les rapides. Il ont eu beau guetter son retour, attendre deux, trois, quatre jours, au bout de sept ils se sont fait une raison. Elle est bel et bien... morte. Dit comme ça, ça fait mal au cœur mais c'était là la triste vérité. Malgré tout, la vie avait repris son cours et chacun le vivait plutôt bien.
Simba, lui, restait à l'affût sur son rocher veillant sur l'héritage de son père. Un peu plus tard, Nala le rejoignit sur le devant du rocher. Elle scruta elle aussi l'horizon en se disant que la vue sur le royaume était imprenable, magnifique et que cela ne risquait pas de changer de sitôt. Et puis ils se regardèrent. Un regard plein d'intensité et de passion avant d'échanger un câlin rempli d'amour et de tendresse.
C'est elle aussi qui brisa le silence en lui demandant :«Comment vas tu?
Bien, dit il, très bien même. Pourquoi me demandes tu ça?
Parce que ce n'est pas ce que me dit ton visage. Alors racontes, qu'est-ce qui ne vas pas?
Eh bien, fit- il, il se trouve que, en effet, je m'ennuie un peu. Tu sais, je pense que, au fond, l'aventure, ça me manque.
Et c'est pour ça que tu te tiens sur ce rocher, le regard à la fois guetteur et perdu dans le vague? Répliqua-t-elle sur un ton d'une douceur à en attendrir le granit. Rappelles toi malgré ça que l'aventure est partout autour de toi. Il suffit de la vivre pleinement.
Je sais mais là, ce que je recherche, c'est quand même quelque chose d'insolite. Kiara a grandi, donc je n'ai plus aucune raisons de la sortir de quelconques pétrins.
Je suis d'accord avec toi Simba, je trouve aussi que notre fille a grandi vite, trop vite pour nous. Pour ça moi non plus je n'ai pas vu le temps passer.
Et maintenant, c'est à eux de reprendre le flambeau, de poursuivre le cycle de la vie. S'exclama-t-il d'un ton solennel.
Oh, à ce sujet, ils sont encore jeune. Laisses les profiter encore un peu de la vie.
Tu as raison. Et nous aussi, profitons de ce tête-à-tête. Si j'ai proposé aux lionnes de partir chasser plus tôt, c'était pour que l'on ait un moment pour nous. Ces derniers temps, on a été occupés par des histoires sans importances. Du coup, on a pas eu de temps pour nous deux. »
A la suite de cela il échangèrent encore un câlin, mais Zazu les interrompit dans leur étreinte en venant faire son rapport : « Alors Zazu, y a-t-il du nouveau dans nos contrées. Demanda Nala avec ce sourire qui était le sien.
B-b-bien le bonjour sire, v-v-vous de même Nala, balbutia Zazu, légèrement perturbé par le charme que dégageait la reine. Les nouvelles sont plutôt bonnes, mise à part que les groupes de chasse du nord-ouest et du nord-est sont tombés sur quelque chose d'insolite. »
Simba dressa les oreilles en entendant la remarque : « Insolite? Qu'entends tu par là?
Eh bien les deux groupes ont respectivement trouvé un lion et une lionne sur nos terres.
Ont-t-ils dit d'où ils venaient ? Demanda Nala d'un air à présent sérieux.
Quand on les a trouvés, ils n'étaient pas en état de répondre. J'ai fait aussi vite que j'ai pu, mais les lionnes ne seront là qu'en milieu de journée.
Merci Zazu, j'irai chercher Rafiki dès qu'elles seront rentrées. »
Et c'est ainsi que le couple royal, Zazu et Rafiki, qui hélas commence à se faire vieux, attendirent le retour des chasseurs. Ces derniers revinrent avec leurs «trouvailles». Le mandrill demanda aux lionnes de les déposer dans la grotte, où il prit soin de les examiner. Pendant qu'il les soignait, Kiara et Kovu entrèrent dans la grotte et chacun de leur côté regardèrent ces mystérieux individus. La lionne était d'un pelage marron au ventre beige avec, sur les yeux, deux tâches noires. Elle était de la corpulence de Kiara, mise à part le fait qu'elle avait l'air à peine plus robuste que cette dernière. Le lion quant à lui était de couleur marron-noir uni mais sa crinière semblait plus clair que le corps. Il avait quelques cicatrices disséminées sur le corps et tout deux semblaient dormir paisiblement. Le vieux singe annonça alors son diagnostic :«Eh bien, nos deux nouveaux venus se sont pris chacun un coup à la tête, l'une à la mâchoire, l'autre à l'arrière du crâne.
Oh mon dieu, s'exclama Kiara, j'espère que ça ne les a pas tués.
Pour ça majesté, vous n'avez pas à vous en faire. Il ont l'air d'avoir encaisser le choc, à part que le corps de la lionne est parsemé de bleus.
Le mieux ce serait de les laisser se reposer... engagea Kiara.
...nous les questionnerons à leur réveil. Poursuivit Kovu. »
A la suite de ça les deux lions sortirent de la grotte, pendant que Rafiki achevait de remettre leur pensionnaires sur pied, enfin sur pattes.
« Personnellement, j'ai hâte qu'ils se réveillent, dit Kiara, qu'ils nous racontent d'où ils viennent, comment ils sont arrivés ici... Je suis impatiente de savoir qui ils sont.
Moi à ta place je suis plutôt inquiet. Répliqua Kovu.
Pourquoi donc ?
Tu sais aussi bien que moi que toutes causes ne sont pas sans conséquences. J'ai le sentiment que ces deux individus vont nous attirer des ennuis, plus gros que ce qu'on a eu jusqu'à présent. »
A ces mots, elle lui sourit et se contenta de lui dire :«Tu t'inquiètes pour rien mon chéri, moi je pense que des nouveaux visages, ça peut apporter du neuf et apaiser les tensions.
J'espère que tu dis vrai. Il marqua une pause. Au fait Kiara, tu as repensé à notre discution d'il y a deux jours.
Oh ça... Son regard se perdit dans le vague mais elle retrouva vite ses pensée. Oui j'y ai pensé, mais il faut que j'y réfléchisse. Tu le sais toi aussi, c'est pas une décision à prendre sur un coup de tête. Un enfant, il faut s'en occuper et mine de rien, ça n'est pas facile. Nos parents aussi nous le rappelle, même sur le ton de la plaisanterie. Non c'est un choix sur lequel je tiens à réfléchir mûrement.
D'accord. Si tu y tiens, la meilleure chose que je puisse faire pour toi, c'est de respecter ton choix. »
Sur ces derniers mots, ils s'échangèrent un câlin, puis Kovu choisit de rentrer dans la caverne, tandis que Kiara réfléchissait à cette discution. Mais ses interrogations prirent fin quand Kovu l’appela : «Kiara viens vite. Il y a du nouveau. »
* * *
Feu, fournaises et flammes, dans les bras de Lucifer tu tomberas.
Feu, fournaises et flammes, dans le brasier de l'enfer tu périras.
Les flammes dansaient sur les parois de la montagne, montagne qui t'hébergeait et maintenant qui te chasse. Ainsi que cette voix rauque, qui résonne dans les falaises et à l’intérieur de ton crâne. Une seule chance pour toi de vivre : fuir, partir aussi loin que tu peut. Tu tournes le dos à tes proches, à tes frères. Tu fuis un fantôme aux yeux d'or, venu pour t'emporter avec lui. Tu cours à en perdre haleine, sans l'espoir d'une issue. Soudain, tu le vois. Ton père est là bas. Un ravin vous sépare l'un de l'autre. Tu lui hurles :« Père ne restez pas là, venez ». Mais il ne réponds pas. Non, il ne réponds plus. Il s'effondre face contre terre, faisant place au spectre blanc de la mort. Il vient pour toi, il n'y a aucune issues. Mais le sol se dérobe sous tes pattes, et te voilà à chuter dans les ténèbres. Dans ta chute, tu jettes un dernier regard au corps effondré, tu lui hurles « Père, père...
* * *
… Papa!!!»
Son réveil fut particulièrement brutal, si bien qu'elle se cogna à la paroi gelée de la grotte. Ses premières sensations ne furent hélas que douleur et froid, comme les sentiments emplissant son cœur. Rongée par le chagrin, elle se mit à repenser aux événements de la nuit dernière. En l'espace de quelques minutes, tout son clan a été massacré par des lions à la robe sombre, ainsi que son père. Depuis que sa mère les a quittés, trop tôt à son grand regret, ce dernier a fait du mieux qu'il a pu pour l'élever, pour être un bon père :« Il ne méritait pas de mourir comme ça, ni aucun d'eux d'ailleurs, rugit-t-elle entre le dents en plantant ses griffes dans le roc, père je jure que je vengerai ta mort.
Et à quoi ça va te servir ? »
Cette remarque la tira de ses pensées. En se retournant pour voir son inter locuteur, elle vit un lion au pelage sombre et, prenant peur, elle fit un bond, se campant sur ses quatre pattes, le poil hérissé, toutes griffes dehors et hurla à l'individu en face d'elle :« Qui êtes vous ? Qu'est-ce que vous me voulez ? Ça ne vous a pas suffit de massacrer mon clan, il faut que vous traquiez les survivant ?
Mais de quoi parles tu ? Lui demanda le lion sur la défensive.
Ne me faites pas croire que j'ai rêvé, je vous reconnais. Des lions noirs comme la nuit. Tous des assassins !!!
Mais vous débloquez ou quoi ? Franchement, on est loin d'être des assassins de par chez nous.
Kovu ? Que se passe-t-il ? Demanda une lionne venant de l’extérieur.
Ah Kiara ! Tu tombes à pic. Le gnou n'y est pas allé doucement avec elle. Elle pense que nous sommes des tueurs, sous prétexte que je ressemble à ses «agresseurs».
Et le lion qui dort en face, tu vas me dire que là aussi je délire. »
Kovu, agacé par ce qui sont, selon lui, des inepties à n'en plus finir, lui répliqua sur un ton des plus durs : « Il se trouve que lui aussi on l'a ramassé alors que les rapaces vous tournaient autour, mais si tu veux on aurait pu les laisser te dévorer, après tout c'est pas nos affaires ce qu'il t'arrive. »
Sa réaction suffit à laisser Kiara et notre inconnue sans voix. Après ça il reprit vite ses esprits et s'expliqua : « Désolé mais j'ai du mal avec les gens paranoïaques. Ils, ils... (il soupira) enfin laisses tomber c'est pas grave. Kiara tu prends la relève ?
Pas de problème, vas prendre l'air je suis sûre que ça te remettra les idées en place.
Lui disant cela avec nonchalance, il perçut la taquinerie et lui sourit en retour.
Bon, maintenant qu'il est parti on va pouvoir parler sérieusement. Qui est tu au juste ? Comment tu t'appelles ?
Euh, c'est quoi son problème ?
A qui ?
A celui que tu appelles Kovu. Qu'a-t-il contre les gens «paranoïaques».
Oh ça, ne t'inquiètes pas, c'est juste que ta réaction lui a rappelé sa mère et il en garde un mauvais souvenir. A vrai dire, elle l'a utilisé pour tenter d'accomplir ses propres desseins.
Une mère est capable de faire ça à son fils ? Pour être franche je n'ai pas vraiment connu la mienne, c'est mamie Shïo qui m'a élevée. Au fait je ne t'ai pas dit mon nom, moi c'est Minaï et je suis la seule survivante de mon clan.
«Pourquoi dis tu ça sur un ton détaché ? Tiens tu tant que ça à cacher tes sentiments» Et tu vivais où avec ton clan ?
Dans les montagnes, on était un clan de lions blanc vivant sur les hauts plateaux, on était à l'écart de tout. Et puis ces lions nous ont attaqués. Je ne les connaissais pas, mais ça ne les a pas empêché de tuer tout le monde sans exception. Si je retrouve le responsable, je lui ferait payer comme il se doit.
Kiara eut un léger recul en entendant cette histoire «la pauvre, c'est monstrueux d'avoir endurer ça».
Et sinon, la questionna Minaï, lui c'est qui ?
«Elle fait allusion au lion que l'on a ramené». Eh bien lui, tu le sauras en même temps que nous.
D'accord, parce que, si tu permets, j'aimerais lui poser quelques questions.
Elle avait prononcé ces derniers mots sur un ton froid, fixant durement le lion évanoui
Euh comme tu veux, mais quitte à l’interroger, ne te laisses pas dominer par tes sentiments.
Comment veux tu que je me contrôle, lâcha-t-elle les larmes aux yeux, j'ai vu toute ma famille se faire massacrer par des types qui lui ressemble comme deux gouttes d'eau. Je tiens à savoir pourquoi il ont agi ainsi.
Et comment tu vas t'y prendre, en le secouant jusqu'à ce qu'il crache le morceau ? On ne vous connaît pas, donc le premier qui fait un pas de travers on le chasse de chez nous. Et pour être sincère, je ne veux pas que ça t'arrive. Tu as perdu ton foyer et tu n'as nul part où aller. Je voudrais, en tant que princesse de la terre des lions, te proposer l'asile, chez nous. Alors s'il te plaît, ne fait pas de bêtises.
Le discourt de Kiara déstabilisa Minaï. Elle se mit à bafouiller mais réussit à articuler : « Pour...pourquoi fais tu ça pour moi ? Dit-t-elle en émoi.
Eh bien, je trouve que tu as eu une chance inouï d'être encore en vie, ce serait bête tu ne trouves pas de mourir après ça ?
Ses derniers mots étaient accompagnés d'un clin d’œil, qui eut un effet décisif sur Minaï. Ne pouvant plus se retenir, elle sauta au coup de Kiara, l'enlaçant à chaudes larmes et lui disant : « Merci, merci infiniment. Je ne sais pas comment je vous revaudrait ça.
Ne t'inquiètes pas tu n'as pas à me remercier. Après tout, ça sert à ça les amis. »
Et c'est à ce moment, faisant rejaillir la lumière dans le cœur de Minaï, que choisit notre deuxième inconnu pour se réveiller.
* * *
« Toutes ces étoles dans le ciel, c'est magnifiques. Mais attends une minute, c'est pas des étoiles. Et on est où là ? »
Notre inconnu avançait dans ce qui semblait être un couloir et chaque «étoile» au plafond lui évoquait toute sa vie sa famille, ses amis. A chacune d'entre elle qu'il touchait un souvenir lui traversait l'esprit.
« Des étoiles qui me rappelle qui je suis et qui j'ai été, c'est drôle, mais étrange. »
Et puis ces étoiles sont devenues filantes et à chacune qui s'enfuyait, il lui manquait quelque chose. La sensation d'avoir perdu une chose importante sans savoir ce que c'était. Et toutes les étoiles s'en allèrent de la même façon jusqu'à ce que le couloir finisse dans le noir complet. Perdu avec lui même, notre lion se demanda : « mais au fait t'es qui toi ? »
* * *
Son réveil fut un peu plus long que celui de Minaï, ou plutôt un peu moins brutal, et quand il ouvrit les yeux, il était entouré par le couple royal, le couple princier, Minaï, qui pointai sur lui un regard méfiant, Rafiki et Zazu, sur l'épaule de ce dernier.
« Aïe ma tête, j'ai l'impression d'avoir été piétiné par des gnous.
Des gnous ? Se demanda Rafiki. Je ne sais pas. En revanche tu as une sale blessure à la tête, donc tu resteras ici en convalescence avant de repartir d'où tu viens.
Je ne sais pas.
De quoi?! Fit Simba déconcerté par la réponse.
D'où je viens. Je ne m'en souviens pas.
Mais rassures moi, lui dit Nala, tu as un nom ? Comment t'appelles tu ?
Eh bien je m'appelle... je m'appelle...
Tu t'appelles ? Lui demanda Minaï, qui avait légèrement baissé sa garde.
Notre inconnu prit soudainement une mine horrifiée, et dit alors.
J-j-j'ai oublié. Je ne me rappelle plus de mon nom.
QUOI ?! S'exclamèrent les autres en chœur.
C-comment as tu pu oublier ton nom ? Balbutia Kovu.
Je n'en sais rien, je ne me souviens de rien avant mon réveil, à part mes mots de vocabulaire j'ai tout oublié. »
Rafiki s'avança alors vers lui, regarda sa blessure, prit le temps de la réflexion et annonça :« Aucun doute là dessus, c'est bien de l'amnésie.
Oh génial, lâcha Kiara, nous voilà avec la survivante d'un clan et un inconnu qui a perdu la mémoire. Là on touche le gros lot.
SIRE !!! Hurla Zazu qui était entre temps parti faire un tour d'horizon. Il y a un feu de broussaille au sud.
Pardon?! Répliqua Simba. Vite il n'y a pas une minute à perdre. Prenons des lionnes avec nous, il faut évacuer les animaux à proximité de l'incendie. Vous, les deux nouveaux, vous pensez être en état de vous déplacer ?
Pour moi ça devrait aller. Répondit Minaï.
Pour information,réagit l'inconnu ,c'est ma tête qui va mal, pas mon corps.
Parfait, donc vous venez avec nous. Deux personnes de plus, ça aide toujours. »
Et c'est ainsi que tout un groupe partit en direction du feu. Sur le chemin les lions du rocher furent surpris par la vitesse à laquelle se déplaçait leurs deux hôtes, qui gagnèrent facilement une dizaine de minute sur eux. Quand ces derniers arrivèrent à une vingtaine de mètres des flammes, ils croisèrent une antilope qui les arrêta : « Aidez moi s'il vous plaît, les supplia-t-elle, mon fils n'a pas réussi à s'échapper. Il est au niveau de la rivière là bas.
Bien merci du renseignement, répondit l'inconnu.
Attends une seconde, réagit Minaï, tu comptes y aller ?
Oui pourquoi ? Oh et puis on n'a pas le temps pour ces questions ! »
Sur ces mots il plongea dans les flammes, arrachant à Minaï un « mais il veut se tuer ou quoi ? », puis elle se ressaisit et amena la gazelle à l'abri de l'incendie. Quand le reste du groupe arriva sur les lieux, Nala demanda à Minaï où était l'autre et elle lui répondit : « Il est parti sauver le gamin.
Il a fait quoi ? Fit Kovu.
Alors,dit Kiara, soit il sait ce qu'il fait et il y a un détail qui nous échappe, soit il va droit au suicide.
Du coup, que pouvons nous faire ? Se demanda Simba.
Je crois, commença Minaï, que nous devrions l'attendre. Le vent vient de derrière nous, les flammes ne nous menace pas trop pour l'instant. »
Et c'est en fixant les flammes que la lionne eut cette question vis à vis de ce lion « Ce lion, qui est-t-il à la fin ? »
* * *
Tout s'est passé très vite. J'avais atteint la rivière, aperçu le gamin, l'avais fait monté sur mon dos et j'ai décidé de descendre le courant jusqu'à la fin de l'incendie. Tout se passait bien, mais je me serais passé volontiers de cette migraine. La vache ! A cause de ça, j'ai failli me noyer avec le petit. Et puis elle n'était pas sans effet. Ça a laissé quelque chose dans mon esprit. Un nom. Le mien. Mais bon, j'ai d'autres chats à fouetter, je ferais mieux de déguerpir.
* * *
Le groupe de lions qui était parti en direction de l'incendie, pour gérer le problème du mieux qu'ils pouvaient, attendaient le retour du lion qui a sauté dans les flammes.
« Peut être qu'il n'a pas réussi, commença Nala.
Tu veux dire qu'il serait mort ? Intervint Kiara.
Moi je parie qu'il s'est enfui. Ajouta Minaï. Il a du profiter de l'occasion pour partir.
Tu crois qu'il aurait fait ça ? S'enquit de demander sa nouvelle amie.
Ben voyons. Il a du rentrer chez lui, ça semble évident.
Oh tu crois ? Fit une voix derrière elle, la faisant sursauter.
Tu es revenu ? lui dit Simba.
Oui, pourquoi je serais parti. J'ai nul part où aller.
Et le gamin ? Lui demanda Minaï.
Il est là bas. Lui dit-t-il en montrant du museau les deux antilopes à nouveau réunis.
Eh bien, fit Kovu, il semblerait que notre suicidaire ait accompli un acte héroïque aujourd'hui.
Le suicidaire, comme tu dis, il a un prénom.
Ah bon ? Fit Minaï. Et quel est-il ?
Et dans un regard plein d'intensité, semblable à celui de quelqu'un qui allait annoncer une vérité profonde, il leur dit : « Mon nom est... Meytak. »