Titre: Rivalité sur la Terre Promise
Auteur: YiaYia
Genre: Générale/Romance/Drame
Rating: PG-13(on est jamais trop prudent)
Résumé: Mufasa est désormais roi mais Scar veille… (chapitre 2 du cycle éternelle)

« Terre de Lumière
Ouvre donc tes bras,
Laisse tomber tes cheveux contre moi.
Terre de Lumière
Donne nous la main,
Eclaire nos peines d’orphelins
Nous sommes si seuls
Ô Terre meilleure. »

Cela faisait une année que Mufasa était roi et le royaume était en liesse, un héritier venait de naître. Le fidèle et sage Rafiki s’avançait sur le Rocher des Lions laissant apparaître un bébé devant les animaux. Tous s’agenouillèrent devant la famille royale, c’est ce que fit remarquer Zazu, le fils de Kaju et nouveau conseiller du roi. Mufasa et Sarabi étaient fiers et heureux, ils accomplissaient à nouveau l’acte de vie. Et les moments de joie se multiplièrent pendant les deux premiers mois du lionceau. Sa curiosité grandissait aussi vite que lui, il voulait tout savoir sur le monde et gardait dans son cœur d’enfant naïf, le rêve d’être le roi.
Seulement, le petit Simba était contraint de rester dans la grotte, le monde extérieur est dangereux, auprès d’un de ses parents.
Un jour, Sarabi et Mufasa durent se rendre chez les mangoustes car les hyènes étaient encore venues les menacer. Simba sauta de joie à l’idée d’être seul mais se retrouva vite déçu lorsqu’il arriva devant Sarafina et sa fille.

-Simba, je te présente Sarafina, c’est une amie très chère à mes yeux. Elle va veiller sur toi pendant notre absence.
-Rooh… mais j’suis plus un gamin!
-Pas de discution! Tu resteras ici.
-Oui maman…

Sarabi s’éloigna donc pour rejoindre Mufasa et ils partirent tous deux vers le territoire éloigné des Mangoustes. Simba boudait, il aurait voulu vivre une aventure palpitante avec son père et à la place de ça, il se retrouvait chez Sarafina « nounou ».

-Simba, s’il te plaît, retourne toi et arrête de faire la tête, j’ai quelqu’un à te présenter.
-M’en moque…
-Oh, aller Simba, un petit effort!
-Ouais… Ouais…
-Je te présente Nala, ma fille.

Simba se retourna, vit Nala, jeune lionne assez pâle dont les grands yeux verts ne faisaient penser qu’aux émeraudes, et cru que tout l’univers venait de céder. Il baissa la tête et les oreilles, intimidé, son cœur battait la chamade mais il ne l’avouerait jamais.

-Pffff… c’est… euuuh… qu’une fille!
-Maman, je suis obligée de jouer avec lui? C’est qu’un gamin…

En effet, Nala était d’un mois son aîné, ainsi elle aimait se montrer mature face aux autres. Malgré tout, elle restait de cette naïveté infantile qui caractérise la jeunesse. Elle le savait, il y avait encore tant de chose à apprendre de la vie. Au premier abord, Simba lui semblait puérile et prétentieux, il avait cette lueur dans les yeux que seul les monarques avides de pouvoir possédaient. Mais, lorsqu’elle plongea son regard dans le sien, elle vit de la compassion, de la justice, de la loyauté. Les qualités d’un bon roi.

-Allons Nala! Respecte Simba, c’est un prince tout de même!
-Sûrement encore un petit prétentieux alors!
-Nala! Comment oses-tu? Je croyais t’avoir donner une meilleure éducation!
-Désolé maman… Euhh… Bonjour, Siiimba!
-‘Jour…
-Uhm… et si vous alliez jouer un peu? Zazu se fera un plaisir de vous surveiller et vous pourriez faire connaissance.
-Ooooh… mais on a…
-…Pas besoin de nounou!
-Vous êtes beaucoup trop jeunes.

C’est ainsi que Simba et Nala se promenèrent avec Zazu, ils se découvrir de nombreux points communs et décidèrent qu’ils seraient les meilleurs amis du monde jusqu’à la fin de leur jour, comme beaucoup d’enfants l’auraient fait.
Ils rentrèrent au bout de trois heures de marches, fatigués. Sarafina les attendait, un peu inquiète.
Mufasa et Sarabi n’étaient toujours pas revenu, en fait, le couple s’était retrouvé face aux hyènes mais ne s’attendait pas à ce qu’elles soient aussi nombreuses. Sarabi fut blessée pendant le combat alors que le roi repoussa l’ennemi dans ses terres.
Ils revenaient lentement vers leur logis, Mufasa portant sa reine sur le dos. Sarafina avait envoyer Zazu à la recherche du couple souverain, celui-ci les vit et vola le plus vite possible, affolé, dans leur direction.

-Mon roi! Mais que ce passe-t-il?
-Sarabi est blessée, les hyènes étaient trop nombreuses.
-Il faut la soigner! Une telle blessure peut-être mortelle!
-Je sais Zazu, va chercher notre vieil ami, Rafiki. Il saura la guérir.
-J’y vole, votre altesse! J’y vole!

Le vieux sage, Rafiki, arriva une dizaine de minute plus tard, suivi de Zazu. Il examina la blessure de la reine puis fit demi tour.

-Mais où allez vous? Vous ne pouvez pas laisser notre reine dans cet Etat!
-Ne vous fiez pas aux apparences, jeune oiseau.

En effet, peu de temps après, il revint avec une fleur étrange remplie d’eau.

-Ce mélange guérira Sarabi sire, mais il lui faudra du repos.
-Ne vous inquiétez pas Rafiki. Merci.

Le vieux singe avait déjà disparu. Mufasa encouragea Sarabi à se lever malgré sa blessure, elle suivit ses ordres, il n’était pas prudent de rester au sol.

-Rentrons.
-Et notre fils… Sim… ba?
-Zazu, dites à Sarafina de garder le jeune prince ce soir.
-Ce sera fait, votre altesse.

La nuit fut douce pour tout le monde. La jeune reine s’était effondrée, il n’avait pas été reposant pour elle de marcher avec sa blessure.
Le soleil se levait lentement mais le prince Simba était déjà debout, profitant du sommeil du royaume, il s’était échappé et vagabondait sur le territoire.
A la limite des Terres Interdites, et malgré les leçons apprises de son père, le jeune lionceau fut poussé par la curiosité. Il élança une patte tremblante, car la peur ne l’épargnait pas et la posa dans l’ombre.

-Ah! Ce n’est pas si dangereux! Ooouh! Je vous défie Créatures de l’ombre! Ah!
-Jeune lion!
-AAAAAAAAAAAAH!

Une immense silhouette se tenait devant lui, s’avança pas à pas, les yeux d’or contrastant dans l’ombre. Simba baissa les oreilles, prenant une position soumise, et tenta de parler d’une voix tremblante.

-Qu… Qui… Qui êtes-vous?
-Simba!
-J… Je n’ai r… rien fait… je vous jure…
-Simba, jeune prince!

L’ombre se fit plus clair, un grand lion magestueux, image même de la noblesse, la crinière d’un roux sombre balayant l’air.

-Mon nom est Ahadi.
-Ahadi?
-Oui, Ahadi, ancien roi de la Terre des Lions.

Simba se redressa, rassuré.

-Waow!
-Je t’ordonne de retourner sur tes Terres jeune lion.
-Mais pourquoi?
-Ton père est sage et je sais que tu n’ignores pas les dangers de la Terre des Ombres.
-Mais…
-Rentre chez toi! cria-t-il.

Simba fit vite demi tour, le vieux roi fit de même mais plus calmement.

-Je dois encore te surveiller, mon fils.

Simba arriva chez sa «babysitter», malheureusement pour lui, son père l’y attendais, furieux.

-Simba! Où étais-tu?
-Je… euh… je…
-Ne répond pas! Tu étais parti sans prévenir! C’est déjà bien assez mal!
-Désolé Papa…
-Tu crois que des excuses suffiront? Nous rentrons! Et petit prince, crois moi, tu ne sortiras pas de notre refuge de si tôt!

Nala fut triste.

-Mais, votre Altesse, ne pourrai-je pas aller le voir de temps en temps?
-Je ne te punirai pas, jeune demoiselle, tu pourras rendre visite à ce garnement une fois par semaine.
-Merci.

Deux mois passèrent, deux long mois de prison pour le jeune Simba, deux mois d’amitié pour la petite Nala. Simba ne connaissait les autres lionceau étant enfermé dans son logis et avait créer un lien très fort avec la lionne, mais elle était plus âgée. Ils jouaient ensemble, comme deux enfants, Simba semblait aveugle, et ne vit que Nala avait grandi, changé, mûri uniquement lorsque celle-ci refusa une tentative d’escapade vers les Terres Interdites.

-Il serait plus sage que tu écoutes ton père.
-Mais nous pourrions enfin réussir.
-Ce n’est pas si important.
-Je n’en serai pas si sur à ta place, Na-La...
-Oncle Scar?
-Simba.
-Oncle Scar! Je ne t’ai pas vu depuis un mois!
-Je n’ai plus vraiment le temps de te rendre visite, me pardonneras-tu?
-Oh, ce n’est pas grave.

Nala n’aimait pas Scar, elle savait qu’il avait eu une femelle et un enfant, on disait de lui qu’il avait violait la pauvre Zira et elle craignait qu’il ne viole d’autre lionne. Elle finit tout de même par l’écouter.

-Vois-tu, ma chère Nala, les Terres Interdites abritent les plus grands secrets et je ne serai surpris si Rafiki n’y fut jamais aller.
-Ce vieux singe fou?
-Ne remet pas en compte la sagesse de Rafiki, saches que sans ce vieux fou, ta mère ne serait ici!
-Peu importe, les Terres Interdites, sont dangereuses.
-C’est ce que nous font croire les grands rois… Mais je crois savoir que notre prince aimé y a déjà posé les pattes…
-Euh… c’est vrai…
-N’ai crainte jeune prince! Il était très courageux de ta part de t’y aventurer! Mais tu n’es pas encore digne d’être un roi, ce voyage ne t’as encore rien révélé.
-Je dois y retourner?
-Pas encore.
-Quand irai-je à nouveau?
-Tu le sauras au moment venu, tous les rois le savent. Mais la Terre des Ombres n’est et ne sera jamais un royaume, n’oublie pas ça.

Scar partit aussi vite qu’il était venu, Nala le haïssait et crachait intérieurement sur sa mémoire.

-Tu m’excuseras, Simba, mais les idioties de ton oncle m’ont passé l’envie de rester ici. Au revoir.

Et la nuit tomba, les rares lionnes qui n’avaient pas de petit se rassemblèrent dans la grotte, Simba regardait tristement son père rentrer. Ils allèrent se coucher mais Sarabi glissa quelques mots à son roi.

-Ne crois-tu pas que Simba a assez payé?
-Le penses-tu?
-Peut-être devrais-tu le laisser partir.

C’est ainsi qu’aux premiers rayons du soleil, Mufasa amena Simba au bord du Rocher des Lions. Simba fut heureux, il avait presque oublié la douce caresse du soleil matinal.

-Je ne suis plus puni, Papa?
-Tu as payé ta dette jeune garnement, mais ne fais plus jamais la même erreur.
-C’est promis papa.
-Je dois t’emmener quelque part aujourd’hui.
-Où ça?
-Tu le verras lorsque nous y serons.
-Bien Papa.
-Suis moi, mon fils.

Simba se demandait ce que pouvait être la surprise de son père, il pensait qu’il visiterait un lieu excitant tel que les Terres Interdites mais au lieu de cela, se retrouva devant un lac où se tenaient déjà Sarafina et Nala.

-Nous y sommes.
-Mais… C’est qu’un vieux lac tout pourri!
-Sarafina et moi avons vu votre complicité, jeunes lionceaux.
-Quoi?
-Vous nous semblez être de bons amis et nous vous fiançons donc devant le lac sacré.
-Fianquoi?
-L’amour vous guidera toujours, quoi qu’il arrive.
-L’amour? Mais… c’est ma copine!
-Fait confiance aux traditions!
-Je suis presque roi, je peux supprimer les traditions!
-Pas encore, mon fils.
-Mais je ne veux pas me fiancer avec Nala! C’est trop bizarre!
-Il est trop tard.

Sur le chemin du retour, Simba pestait contre cette mauvaise surprise, bien sur, il aimait Nala mais il ne voulait pas se fiancer avec une femelle avant l’âge adulte… ou même, pas se fiancer du tout! Le chemin du retour fut calme, Mufasa expliquait à son fils l’intérêt des traditions et ce qu’implique un devoir de roi mais ils ignoraient que Scar veillait non loin.
Et la terre se mit à trembler dans le lit d’une rivière asséchée. Simba eut pour réflexe de baisser les oreilles et de cacher ses yeux avec ses pattes mais le brave Mufasa s’élança vers l’origine des tremblements. Un troupeau de buffles affolés fuyait dans sa direction et Simba n’était pas loin. Mufasa, ne pensant qu’à son fils, fit demi tour le plus rapidemment possible pour sauver le jeunot. Il l’attrapa par la peau du cou et remonta les arides falaises du lit de la rivière à toute vitesse puis projeta le petit prince sur en sécurité… mais il glissa malheureusement et tomba dans le vide. Simba redescendit en larme après le passage du troupeau et vit au loin une ombre menaçante planter ses crocs dans la chair de son père, à peine en vie. Lorsqu’il arriva, il était trop tard, son père était mort en lui sauvant la vie.
L’exil commença.

« Quel sera le temps
Ses Secrets Révélés ?
Y aura-t-il un moment
Pour apprendre à aimer ?
Je ne sais que penser
Je ne sais que choisir
Un chemin s’ouvre devant moi
Mais je m’en échappe.
Et je m’enfuis. »

FIN