Question de confiance

 

 

 

La garde du roi lion venait de terminer sa patrouille matinale autour de la terre des lions, vérifiant que tout allait bien. Tous retournèrent dans leur tanière dédiée : Beshte alla se baigner alors que Fuli s’éloigna autant que possible de l’eau, Bunga alla embêter Rafiki occupé avec ses peintures et Ono alla se reposer dans son nid. Kion lui allait voir Simba sur le rocher de la fierté pour lui indiquer que tout allait bien ce matin.

 

 

-Père, nous revenons de notre patrouille, tout semble aller pour le mieux sur la terre des lions. Affirma Kion à son père.

-Très bien. Garde bien un œil sur les hyènes, elles se sont faites calmes ces temps-ci. Répondit-le roi avec sérieux.

-Peut-être que mon rugissement les ont fait fuir pour de bon cette fois ! plaisanta Kion, sachant très bien que Janja reviendrait inéluctablement.

-Bonjour Kion !

C’était sa sœur, Kiara. Elle s’approcha, avec déjà une certaine allure gracieuse de reine, suivie de ses deux amies que Kion trouvait un peu superficielles…

-Bonjour Kiara. Zuri, Tiifu…

-Ugh, je ne vois pas pourquoi on doit aller le voir, s’ennuya Zuri.

-C’est vrai il n’est pas le roi. Continua Tiifu.

Kion ignora ces remarques et se concentra sur Kiara.

-Que puis-je faire pour toi ? demanda-t-il à sa sœur.

-Je peux te parler un instant ?

-Bien sûr. Répondit Kion, surpris mais soudainement curieux. Les deux suivantes de Kiara soupirèrent et retournèrent dans leur tanière. Pendant ce temps, le frère et la sœur s’éloignèrent un peu pour discuter.

-Kion, es-tu allé dans les terres interdites récemment ?

-Mmm pas que je me souvienne. Que veux-tu savoir exactement ? s’enquit-il, surpris de cette question.

-Eh bien, je me demandais si tu avais croisé un jeune lionceau au nom de Kovu.

-Kovu ? Oui je l’ai vu il était avec Zira quand je l’ai croisé ! On a bien failli y rester à cause de sa famille ! Répondit Kion avec vigueur, se rappelant ce mauvais souvenir. Il avait cru bien faire en parlant avec Zira ce jour-là, mais c’était peine perdue. Son cœur avait été noirci par la disparition de Scar. On ne pouvait pas lui faire confiance.

-Oh, je vois. Ne le juge pas trop vite Kion, il a l’air… gentil. Hésita Kiara.

-C’est le lionceau que tu as rencontré l’autre jour quand tu t’es perdue ? Papa n’était pas très content, moi je vois qu’il est le fils de Zira et ça me suffit pour ne pas lui faire confiance.

-C’est pourtant toi qui m’a parlé de cette hyène qui est désormais ton amie.

-Jasiri ? C’est vrai mais c’est différent, Kovu est le fils de Zira et il m’a attaqué comme le reste de sa famille, je ne lui fais pas confiance. Et je pense que tu devrais l’oublier. Termina Kion, commençant à s’agacer.

- Urgh s’exaspéra Kiara. Tu ne comprends pas…

-KION !

C’était Ono, qui arrivait en volant à toute vitesse.

-Qu’y a-t-il Ono ?

-Janja est sur la terre des lions ! Il veut s’attaquer à un troupeau de zèbres près des falaises de Chekundu !

Le reste de la garde du roi lion arriva en même temps.

-Alors on y va tout de suite ! Désolé Kiara notre conversation devra attendre. Tant que la terre des lions existera…

-La garde du Roi Lion la protègera ! s’exclama l’équipe toute entière en partant en courant.

 

 

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-Bon cervelles poilues écoutez-moi bien cette fois-ci pas d’échec on n’a rien mangé depuis des jours. Alors on va attirer les zèbres contre la falaise et là ils seront coincés !

Janja décrivait avec soin son plan à ses deux acolytes dubitatifs.

-Mais Janja, si la garde du roi lion arrive ? demanda Cheezi.

-Et ils vont venir je le sais ! cria Janja. Une fois que les zèbres paniqueront près des falaises, nous remonteront les falaises et nous feront tomber les rochers d’en haut pour écraser les zèbres et la garde ! Et même si la garde survit, certains zèbres seront touchés et on pourra les manger haha !

-Excellent plan Janja ! dirent en cœur Cheezi et Chungu.

-Alors en avant ! Le plus vite sera le mieux.

 

 

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-Là ! sur la falaise !

Ono survolait les falaises et grâce à sa vue perçante, il repéra les zèbres que les hyènes avaient réussi à faire paniquer. Ils couraient dans tous les sens juste sous les falaises alors que Janja était en haut de la falaise, prêt à faire tomber les rochers.

-Vite ! Il faut éloigner les zèbres de là sinon ils vont se faire écraser ! Fuli tu es la plus rapide, repousse les de la falaise pendant que Beshte, Bunga et moi on va essayer de les protéger des rochers. Ono garde un œil là où Janja va les faire tomber.

-Affirmatif ! Dit Ono en s’envolant.

-Je m’en charge ! Répondit Fuli, elle aussi en partant à toute vitesse.

La guéparde encercla par l’arrière les zèbres pour les éloigner de la falaise. Ils continuèrent de crier « Paniquez et Fuyez ! » dans tous les sens.

-Par ici les zèbres ! Loin de la falaise ! répétait Fuli avec peu de succès.

Janja commençait à faire tomber des rochers.

-Kion ! A ta gauche ! cira Ono. Kion regarda dans le ciel et vit le rocher tomber. Il poussa juste à temps un des zèbres.  Ils répétèrent l’opération avec Bunga et Beshte pendant quelques minutes.

-Kion ! Des zèbres se sont engouffré dans une gorge ! hurla Ono.

-Oh non ! Ces gorges mènent directement aux terres interdites ! Beshte, Bunga, continuez de défendre les zèbres, Fuli viens avec moi nous devons vite les rattraper ! Ordonna le chef de la garde, et tous acquiescèrent.

Kion savait que Bunga et Beshte arriveraient à défendre le peu de zèbres qui restaient près de la falaise, mais les quelques-uns qui se sont enfuit dans les gorges allaient droit dans le territoire de Janja et étaient en danger. Fuli et Kion talonnaient les zèbres dans les gorges et tentaient de les ralentir sans succès. Janja avait bien vu la scène et fit tomber des rochers dans la gorge. Ils allaient droit sur les zèbres ! Kion rugit avec le rugissement des anciens pour les projeter plus loin en vol et cela fonctionna de peu. Impressionnés par le rugissement, les zèbres s’arrêtèrent.

-Bien maintenant vous allez pouvoir nous suivre pour rentrer ! Dit Fuli, agacée. La simplicité d’esprit des zèbres n’était pas à son goût.

Rassuré Kion souffla un instant, mais il n’en avait pas fini avec Janja. Cependant il était techniquement sur les terres de ce dernier, donc il n’en ferait rien. Il laissa passer les zèbres devant et ferma la marche afin de les pousser vers la sortie de la gorge. Mais Janja était toujours en haut et poussa de nouveau un dernier rocher.

-Kion, Fuli ! cria Ono, qui les surveillait du ciel.

Fuli fut assez rapide pour esquiver le rocher et rester avec les zèbres, mais pour Kion, le rocher tomba entre lui et le groupe. Il se retrouva prisonnier dans les gorges.

-Hevi Kabisa… jura Kion, épuisé.

-Kion ! Tu vas bien ? demanda Fuli de l’autre côté des rochers.

-Oui je vais bien. Ramenez les zèbres chez eux je vais essayer de trouver une sortie. Ono m’aidera.

Le garde parti à l’exception d’Ono qui se posa près de Kion.

-Oui Kion je suis là !

-Ono, il faut que je sorte d’ici et vite. Janja est tout près je ne peux pas rester là.

-Je vais jeter un œil.

L’aigrette prit son envol et regarda autour de lui avant de retourner faire son rapport :

-Malheureusement la gorge s’arrête un peu plus loin et les falaises sont très escarpés je ne pense pas que tu pourras les grimper. Ceci dit j’ai vu l’entrée d’une grotte sur le côté qui a l’air de ressortir de l’autre côté de cette montagne, cela va droit vers le mont rocher plat.

-Alors c’est dans la direction du territoire de Jasiri et elle pourra me guider là-bas. Bon travail Ono mène moi à cette grotte.

Les deux amis avancèrent avec prudence dans la gorge. Janja était très proche et Kion fatigué par toutes ces épreuves, il fallait à tout prix sortir d’ici. Avec un peu de chance les hyènes ne verraient pas Kion entrer dans la grotte.

Après quelques minutes ils y arrivèrent enfin.

-Je sens de l’air frais qui passe dans la grotte, ça veut dire qu’il y a une sortie en effet.

-Mmm je n’aime pas ça Kion, ce tunnel m’a l’air escarpé et menace de s’effondrer.

-Je sais bien mais je n’ai pas vraiment le choix Ono. Si je pouvais voler comme toi !...

Il s’engouffra dans le tunnel à contre-cœur, Ono le suivant, préférant rester avec lui au cas où.

-Hahahah ! Kion tu n’es pas dans la terre des lions ici !

Kion se retourna, c’était Janja qui était à l’entrée du tunnel.

-Janja !

-En effet, et je crois bien que ce souterrain sera ton tombeau. Adieu Kion !

Il frappa de ses pattes arrière le toit de l’entrée du tunnel qui commença à s’effondrer.

-Ono sauves-toi !

L’oiseau obéit autant par réflexe que par réaction à l’ordre de Kion. Après quelques instants d’un bruit effroyable et de poussière, le calme revint. Janja et ses hyènes partirent en riant. Ono, ayant réussi à s’enfuir à temps, revint vers les gravas pour essayer de retrouver Kion.

-Kion ! Kion ! criait l’aigrette désemparée.

-Ono ! Je vais bien. Répondit Kion avec la force qui lui restait. Mais je suis coincé dans le tunnel pour de bon. Rah ! Deux fois en une journée c’est trop à mon goût.

En effet les deux amis ne se voyaient pas, Kion était séparé d’Ono par un mur de rochers.

-Je vais continuer à suivre le tunnel, essaye de retrouver la sortie que j’ai senti, tu pourras me guider avec ta voix.

-Tu ne veux pas que j’appelle le reste de la garde ?

-Non il ne faut pas les mettre en danger en les emmenant ici. Il faut que je sorte d’ici avant tout.

- D’accord je vais trouver une sortie.

Ono s’envola et Kion se mit en marche malgré la faible lumière qu’il y avait dans ce tunnel. Il marcha très longtemps mais ne trouvait toujours pas de sortie. Il commençait à désespérer quand il glissa sur un rebord et tomba dans une immense cavité. Des trous dans le toit laissaient passer quelques rayons de lumière.

Je déteste les terres interdites. Que des grottes, des canyons et du désert se disait-il. Soudain il eut le sentiment d’être observé. Un lionceau étranger le pris par surprise par derrière, ils roulèrent un instant en se donnant des coups de pattes avant de reculer pour se voir.

-Kion ? demanda l’attaquant. C’était un lionceau au pelage sombre et ayant une petite crinière de couleur noir.

-Kovu ! répondit Kion sur la défensive.

-Que fais-tu ici, tu n’es pas sur la terre des lions.

-J’avais remarqué. J’essaye de m’en aller mais Janja m’a coincé ici.

-Et maintenant tu ne sais pas où aller hmm ? demanda Kovu avec un sourire narquois.

-Si, je sais, Ono m’indique le chemin, je dois juste sortir de ce trou alors tu vas passer ton chemin et me laisser partir.

-A vrai dire, je suis aussi perdu, je suis tombé ici et je ne sais pas comment en sortir.

-Ce n’est pas mon problème c’est chez toi ici tu ne risques rien, Zira finira bien par te retrouver et je ne veux pas être là pour le voir. Il commença à tourner le dos à Kovu pour trouver une issue dans une des galeries qui partait de la cavité.

 -Kion ce n’est pas une bonne idée, on est sur le territoire de Janja et…

-Et il n’apprécie pas ! Hahahah ! Regarder les gars qui vient directement dans notre territoire !

Janja venait d’apparaître avec tous ses acolytes : ils étaient cinq cette fois et débouchaient d’un peu partout.

-Kovu Kovu Kovu, tu es loin du territoire de ta petite famille, Zira ne sera pas très contente de savoir que tu t’es perdu ici. Et … KION ? Alors tu as survécu ! Mais cette fois tu es seul contre nous, vous n’avez aucune chance !

Il était trop dangereux de crier sous terre, tout pourrait s’effondrer et le voilà entouré de hyènes et du fils de Zira, cela s’annonçait mal.

-Kion, à nous deux on a une chance ! lança Kovu.

-Même si je te faisais confiance je pense pas que l’on ait une chance, ils sont trop nombreux il faut trouver autre chose ! Essayons de prendre une des galeries !

-D’accord ! acquiesça Kovu. Il savait que Kion avait l’habitude de se battre contre Janja, il lui faisait confiance quant à la route à suivre.

Les deux lionceaux coururent jusqu’au bout de la galerie. Ils aperçurent la fin mais il y avait un rebord à grimper, et les deux étaient trop petits pour sauter. Ils pouvaient entendre les hyènes rire derrière eux.

-On est coincés ! remarqua rapidement le chef de la garde.

-En se faisant la courte échelle on peut y arriver !  Proposa Kovu. Tu es plus grand aide moi à monter et je t’aiderai après en te tendant la patte !

-Quoi ? Et pourquoi tu ne me laisserais pas là dévoré par les hyènes ?

-Tu n’as pas le choix fait moi confiance !

Kion soupira mais il n’avait pas le choix, le temps pressait et il n’avait rien à répondre de toute façon. Il poussa Kovu vers le haut du rebord. Les hyènes étaient juste à côté d’eux ! Il n’avait pas le temps de rugir non plus !

-Nulle part où aller Kion ! ria Janja.

-Kion !

Kovu tendit la patte et Kion l’attrapa vite juste avant que les mâchoires de Janja s’abattent sur lui.

-Ouf !­ soupirèrent les jeunes lion de soulagement mais Janja et ses hyènes étaient assez grands pour sauter sur le rebord.

-On en a pas fini Kion. Dit-il alors que ses acolytes se déployaient à ses côtés.

-Oh si je crois qu’on en a fini ! rétorqua Kion avant de rugir férocement faisant voler au loin toutes les hyènes.

Kovu s’était mis les pattes sur la tête pour se protéger du rugissement, il était ébahi par cette puissance. Il se souvient de ce rugissement qui avait fait voler toute sa famille il y a quelques temps quand Kion avait rencontré Zira.

-Tu leurs a bien montré ! dit Kovu enthousiaste, toujours impressionné par ce qu’il venait de voir.

-Merci de m’avoir remonté.... Reconnu Kion. Et maintenant que fait-on ?

-Si tu veux regagner la terre des lions, le plus rapide c’est par la rivière mais il y a des crocodiles, sinon il faut passer par le mont rocher plat.

-Si tu peux m’amener jusqu’au territoire de Jasiri, après ça devrait aller.

-D’accord suis moi ! dit Kovu.

-Mais ne parle pas à ta mère de ma présence ici, je te fais confiance Kovu. Prévint Kion. Il avait peur qu’il ne l’amène directement à sa mère à qui il était fidèle.

-Ne t’en fais pas. Je te le promets !

 

Ils marchèrent un moment dans les canyons de la terre interdite. Cette terre si sèche et sinueuse où avaient élu domicile tous ceux qui ne respectaient pas le cycle de la vie. Kion avait envie de parler à Kovu de tout cela, d’essayer de lui faire changer d’avis, mais il avait peur de le provoquer, et qu’il se retourne contre lui. Pourtant c’est ce dernier qui fit le premier pas.

-Kion, comment vas ta sœur ?

-Ma sœur ? Tu veux dire Kiara ?

-Oui. Je l’ai rencontré il y a quelques temps, je pensais…qu’on aurait pu devenir, amis.

-Amis ? Je me souviens que papa était très fâché ce jour-là, il était très inquiet.

-Mais toi mine de rien, tu viens souvent en terre interdite. Tu es même ami avec Jasiri, il paraît.

-C’est vrai, reconnu le jeune lion, mais à chaque fois que je suis ici, ce n’était pas prévu ! C’est mon rôle en tant que chef de la garde du roi lion de protéger le cycle de la vie, même si cela doit m’amener ici quelquefois.

-Le cycle de la vie ? Pourquoi dois-tu protéger cela ?

-C’est ce qui permet à la terre des lions d’être un lieu riche et en paix, où tous les animaux vivent en harmonie. Rien n’est parfait, mais nous faisons de notre mieux pour que ça reste ainsi.

-Mais vous mangez bien de la viande, vous êtes des lions, pas vrai ? Kovu ne semblait pas comprendre le concept.

-Oui, mais on ne prend que ce que l’on a besoin, juste assez pour maintenir l’équilibre.

-Ici, on prend tout ce que l’on trouve, mais on ne trouve pas grand-chose, on a toujours faim.

-Parce que les autres espèces ici n’ont pas pu se développer suffisamment, et fuient les prédateurs qui sont nombreux. Il faut dire aussi que ce n’est pas l’endroit le plus fertile.

-J’aimerais bien vivre un jour dans la terre des lions. Comme tu nous l’avais dit, la première fois que l’on s’est rencontré.

Kion se souvenait de ce moment où il a vu Zira pour la première fois. Il ne la connaissait pas, et avait suggéré, sous condition de respecter le cycle de la vie et de négocier avec son père, que tous les lions puissent vivre sur la terre des lions. Mais Zira ne voyait pas les choses sous cet angle, et cela avait fini avec des coups de griffes.

-Peut-être qu’un jour, Zira changera d’avis et respectera le cycle de la vie et mon père comme roi.

Kovu était gêné, il était partagé entre ce que lui pensait, et tout ce que sa mère disait. Mais voilà qu’en discutant, ils étaient arrivés au bout de leur voyage.

-Voilà Kion, ici commence le territoire de Jasiri. Si tu continues par ici tu devrais aller vers le mont rocher plat. Peut-être qu’elle t’indiquera le chemin en cours de route.

-Merci Kovu.

-Tant de lions dans mon domaine !

Jasiri venait d’apparaître. Elle avait surveillé les lions arriver près d’elle depuis un moment déjà.

-Kovu je serais toi je ne ferais pas un pas de plus vers chez moi ! J’ai eu assez de ta famille sur mon territoire !

-ça va Jasiri, il ne fait que me guider hors d’ici. Il m’a aidé à échapper à Janja.

-C’est vrai ? Mhm eh bien pour une fois je vais laisser passer.

-Kion !

C’était Ono ! Il avait dû attendre Kion si longtemps, heureusement qu’il l’avait retrouvé.

-Kion j’étais si inquiet et… Hapana ! Un hors-la loi ! Attention !

-Tout va bien Ono, Kovu m’a aidé avec les hyènes. Merci encore Kovu, peut-être qu’un jour on se reverra dans de meilleures conditions.

-Merci Kion, et, dit bonjour à ta sœur de ma part.

Kion hésita un instant, avant de hocher la tête. Il comprend maintenant pourquoi Kiara pensait du bien de Kovu.

-Bien et maintenant Kion je pense qu’il vaut mieux rentrer ! dit Ono.

-Tu as raison Ono, rentrons ! Jasiri tu nous montre le chemin ?

Jasiri raccompagna Kion jusqu’à la terre des lions et se dirent à une prochaine fois. Toute la garde du roi lion le rejoint.

-Que s’est-il passé ?  S’enquit Fuli. Tout va bien ?

-Cette chute de roche, c’était bungalussinant ! s’exclama Bunga.

-Oui, et on a entendu le rugissement aussi. J’espère que tout va bien. L’hippopotame n’avait pas manqué d’entendre Kion depuis la terre des lions.

-Ne vous en faites pas les amis tout va bien. Je suis très fatigué par contre je pense qu’il vaut mieux rentrer chez nous.

 

 

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-Kovu ! Où étais-tu passé ! Hurla Zira à son fils, qui venait de rentrer à la tanière.

-Je…je me suis perdu, et je suis tombé sur Janja et… Sa voix était timide et tremblotante. Il était évident qu’il avait peur de sa mère qui elle, a toujours été très autoritaire.

-Eh bien ? j’ai entendu le rugissement de Kion, je ne suis pas dupe Kovu, je sais que tu l’as rencontré ! T’a-t-il fait du mal ? Elle avait une voix très agacée. Les seuls moments où sa voix était douce, c’est quand elle avait une idée machiavélique ou qu’elle essayait de berner quelqu’un.

-Non je n’ai rien, en fait il m’a aidé face aux hyènes.

-Aidé ?! vociféra la lionne. Kion est notre ennemi insista-t-elle, tu ne dois jamais lui parler cordialement est-ce que c’est clair ? Dois-je te rappeler ce que sa famille à fait à Scar ?!

-Non maman…j’ai compris

-Bien !

Kovu regarda en arrière, regrettant tout de même de ne pas pouvoir se lier d’amitié de l’autre côté des terres interdites…

 

 

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La garde se sépara et chacun rentra chez soi, alors que le soleil se couchait à l’horizon. La journée avait été éprouvante pour tout le monde, et Kion en particulier. Il ne cessait de penser à Kovu et à sa famille, tentant de recoller les morceaux de comment tout ceci avait pu arriver. Quand il vit Kiara, il voulait naturellement aller lui en parler, mais il voulait être sûr de ne pas être entendu par son père. Il n’aimait pas cacher des choses à Simba, mais il savait qu’il n’apprécierait pas ce que Kion avait à dire au sujet de Kovu. Mieux valait garder cela pour lui-même pour le moment.

-Kiara, je peux te parler un instant ? demanda-t-il à sa sœur qui se promenait avec sa mère. Nala fit un signe de tête pour acquiescer et la jeune lionne rejoignit son frère.

-Qu’y a-t-il Kion ? demanda-t-elle, alors qu’ils s’éloignaient discrètement du rocher.

-Je suis allé aux terres interdites aujourd’hui et j’ai croisé Kovu.

-Kovu ?  Dit-elle en faisant un pas en arrière. Elle était très surprise et inquiète : s’étaient-ils fâchés ? Elle se souvenait bien de ce que son frère avait dit à son sujet ce matin, il avait été très antipathique.

-Oui. Et…je comprends ce que tu me disais ce matin à son propos. Il a l’air gentil et il m’a aidé contre Janja. Si seulement sa mère n’était pas Zira. Pour ça il faudra toujours se méfier de lui…mais je pense pouvoir lui donner une chance.

-Au final ce n’est qu’une question de confiance.

-Oui, et il faudra qu’il la gagne avec le temps.

-Merci Kion. Kiara lui fit un petit coup de tête fraternel en souriant, puis retourna auprès de Nala, rapidement suivie par son frère.

-Au fait Kiara…

-Oui ?

-Il te dit bonjour !

Elle sourit en rêvassant, avant de reprendre sa route.