PARTIE I : LA FIN D'UN REIGNE.

 

CHAPITRE PREMIER.

 

La nuit commençait déjà à tomber. Une étrange et pesante atmosphère planait sur la savane entière, annonciatrice d'une mauvaise nouvelle. Sarabi, inquiète, faisait les cents pas. Depuis l'aube, Mufasa et Simba étaient partis, et ils ne donnaient toujours pas de nouvelles, ce qui inquiétait fortement la reine. Toutes les autres lionnes la regardaient tourner en rond, avec une certaine tristesse de voir la souveraine désespérer ainsi. Dès qu'elle entendait un bruit, Sarabi se mettait aux aguets, puis voyant que ce n'étais qu'un oiseau, continuait de tourner. Elle avait d'ailleurs envoyé trois lionnes à leur recherche.

 

 

Sarabi lança un sourire à son amie d'enfance, mais cela ne lui avait pas suffit pour la rassurée. Au bout de quelques minutes, les lionnes rentrèrent, essoufflées.

 

 

Cette nouvelle fit encore plus pâlir Sarabi. Mais à peine eu-t-elle le temps de protester qu'une voix masculine attira son attention.

 

 

Un lion assez maigre, au pelage brun et poussiéreux et à la crinière noire sortit d'un coin d'ombre. Sur son visage se dessinait peine et chagrin.

 

 

Scar ferma les yeux, comme pour contenir des larmes, et soupira un grand coup.

 

Sarabi suivit Scar dans la grotte où les lions dormaient la nuit venue. Sarabi, qui ne supportait plus d'attendre, finit par craquer.

 

 

A ces mots, Sarabi pâlit, mais ne dit aucuns mots.

 

 

Sarabi ne dit mots, et s'en alla de la grotte, la tête basse et les oreilles plaquées contre le crâne.

Sarafina s'empressa d'aller la voir.

 

 

Sarabi releva la tête, les yeux pleins de larmes. Il suffit de ce regard pour faire comprendre à Sarafina la terrible nouvelle que Scar venait de dire à Sarabi. La reine descendit du rocher de la fierté, et s'assit, silencieuse. Sarafina, aussi anéantie que sa chère amie, la suivit, accompagnée de sa fille, Nala.

 

 

Sarafina ne répondit pas à sa fille. Elle se contenta juste de lui lécher affectueusement le front et de la mettre entre ses pattes avant. Toutes les lionnes descendirent. Zazu, affolé, arriva au même moment.

 

 

A ces mots là, toutes les lionnes, y compris Nala et Zazu, regardèrent Sarabi, interloquées. Juste après, Scar arriva, s'asseyant sur une pière, et commença un petit discours sur ce qu'il s'était passé.

 

Sur ces paroles, des petits yeux verts scintillants apparurent de chaque côtés du rocher, accompagnés de rire moqueurs. Toutes les lionnes relevèrent la tête, surprises, mais surtout effrayées de voir ces ombres inquiétantes défiler.

 

Sarabi, quant à elle, ne broncha rien. Elle resta là, tête basse, pleurante. Les lionnes, très tristes elles aussi, tentèrent de réconforter Sarabi, mais rien n'à faire, elle pleurait toujours autant.

 

 

Et pendant plusieurs longues minutes, les lionnes restèrent en cercle, au pied du rocher, pleurant la mort du roi et du jeune prince, tandis que Scar rugissait sa victoire. Mais la nuit était tombée depuis bien longtemps, et la fatigue faisait bailler à tour de rôle chaque lionne.

 

 

Mais au lieu d'aller dans la grotte, comme elles le faisaient d'habitude, les lionnes se couchèrent sous un endroit frais, entre deux roches du rocher, qui faisait comme une toute petite grotte, assez grande pour y accueillir tout le clan.

 

 

Sarabi, quant à elle, ne dit rien, et s'allongea lourdement sur le sol, reniflant ses larmes. Personnes n'osa aller la voir, de peur de l'énervé. Nala se blottit contre sa mère, et laissa perler une dernière larme sur sa joue avant de s'endormir..

 

Plusieurs jours passèrent après ce défunt événement. Déjà, Scar se comportait tel un tyran. Sarabi ne s'était pas totalement remise de la mort subite de son lion et de son fils, mais elle allait déjà beaucoup mieux. Scar l'avait nommé chef de chasse, elle devait donc s'occuper des lionnes et de leurs activités. Mais les lionnes étaient souvent en chasse, car Scar ne faisait que ça, les envoyer chasser, il en voulait toujours plus. Si bien que des fois, il n'y avait personnes pour garder la petite Nala, qui s'ennuyait bien sans Simba.. Elle passait ses après midi à traîner dans la savane, en repensant à ses après midis passés avec son meilleur ami, qui lui manquait tant...

 

CHAPITRE II .

 

Ce fut donc par un de ses après midi que la jeune Nala fit deux nouvelles nouvelles rencontres, bien qu'elle les connaissait déjà. Alors qu'elle était en train de s'amuser à poursuivre un mulot, elle entendit un buisson se secouer non loin d'elle, et des chuchotements. Curieuse, elle s'approcha mais plus rien ne parlait ou ne bougeait. Elle repartit retrouver le petit rongeur qui lui servait de jouet, mais elle revu les herbes se secouaient à côté d'elle, toujours accompagné de ces chuchotements. Elle soupira, sachant très bien ce que c'était.

 

 

Un lionceau au pelage fauve et aux yeux bleus sortit de sa cachette, suivit d'une lionconne au pelage beige rosé. Ces deux lionceaux, qui s'appelaient Tojo et Tama, étaient du même clan et du même âge que Nala. Ils étaient toujours ensemble, et avaient quelques fois jouer avec elle et Simba. Un peu honteux d'avoir étaient pris sur le fait, ils s'assirent devant Nala, tête basse.

 

 

La babine inférieur de Nala tremblotait, montrant qu'elle se retenait de pleurer. Elle se retourna pour cacher sa tristesse à Tama et Tojo, et commença à pleurer sans faire de bruit.

 

 

Prise de pitié pour elle, Tama lui pose la patte avant sur l'épaule et la rassura.

 

 

Et elle commença à poursuivre Tama et Tojo, qui se mirent à courir en gloussant. Le trio joua tout l'après midi comme ça. Ce jour là, Nala retrouva enfin le sourire, et elle avait même un peu oublié Simba.

 

Ils étaient tellement occupés à s'amuser qu'ils en oublièrent l'heure de rentrer. La température avait déjà un peu chuté, et le soleil avait déjà disparu derrière l'horizon quand les lionceaux s'aperçurent qu'ils avaient jouer bien trop longtemps. Ce fut Tama qui le remarqua, alors qu'elle courrait après Tojo et Nala, elle s'arrêta net et regarda autours d'elle, un peu affolée.

 

 

Ils se mirent à courir à en perdre haleine, mais ils furent vite stoppés. Trois hyènes, le fameux trio Shenzi, Banzaï et Ed, sujets du roi, sortirent des hautes herbes de la savane justes devant eux et les arrêtèrent. Apeurés, les lionceaux reculèrent, ce qui fit rire les trois stupides hyènes qui s'empressèrent de les effrayer encore plus.

 

 

Au moment où les canidés allaient se jeter sur les pauvres lionceau paralysés par la peur, quelqu'un intervint en leur barrant la route. C'était Scar. Quand les hyènes le virent, elles restèrent immobiles. Scar se redressa et les fusilla du regard, il plissa les yeux de colère, puis finalement un sourire forcé se dessina sur ses lèvres.

 

 

Les hyènes détalèrent sur le champs, en couinant comme des chiens battus. Scar les regarda partir, méfiant avant de se retourner vers les lionceaux. Il les dévisagea un par un, froidement. Mais son regard se posa sur celui de Nala, qui était gênée qu'il la regarde aussi méchamment, alors qu'il venait de lui sauver la vie.

 

 

Il dit cela avec un sourire sournois, voir même inquiétant. Nala n'osa pas répondre, Scar lui faisait encore plus peur que les hyènes. Elle regarda ses amis, qui semblaient encore choqués de l' « attaque » des hyènes. Le roi ( enfin si on pouvait appeler ça un roi, plutôt un tyran ) remplaça vite ce sourire par le même regard sinistre qu'il avait l'habitude de faire.

 

 

Cette phrase laissa Nala perplexe, elle ne comprenait pas ce que Scar voulait dire par là. Celui tourna les talons et commença à s'en aller.

 

 

Lentement, le trio suivit Scar, qui lui marchait d'un pas assez rapide. Ils rentrèrent bien après le coucher du soleil, il faisait déjà nuit noir. Sarafina, ainsi que les mères de Tama et Tojo coururent jusqu'à leur petit, folles d’inquiétude.

 

Sarafina, énervée par ce qu'elle venait d'apprendre, se rua vers Scar

 

 

Le lion ne se contenta pas de répondre, juste de sourire. Le même sourire qu'il avait fait à Nala, ce sourire sadique qui en disait long sur ses pensées. Horrifiée, Sarafina se jeta sur Scar, sans même qu'il eu le temps de réagir. Elle le plaqua lourdement au sol, et de sa patte droite lui serra la gorge en lui planta ses griffes.

 

 

Quelques hyènes, témoins de la scène, n'hésitèrent pas à aider leur maître en se jetant sur Sarafina. Mais Sarabi fut plus rapide et poussa son amie, de sorte qu'elle laisse Scar. Sarafina tomba sur les flancs

 

 

Scar se releva avec quelques difficultés, et observa la jeune lionne avec une grande colère, mais ne dit rien. Il s'en alla dans sa grotte, en boitant. Sarafina, essoufflée, était elle même surprise de sa réaction si violente.

 

 

A ce moment là, une sombre pensée envahit Sarabi. Une pensée inimaginable, bien trop horrible. Elle s'imagina, pendant quelques secondes, que la mort de son mâle et de son fils n'était peut-être pas si accidentelle que ça, peut-être que quelqu'un les avait aidés à mourir, voir même les avait tuer. Et comme Scar était le seul survivant de cet accident.. Mais elle se dit que cela allait au delà de l'impossible, que même un être aussi mauvais que Scar ne pourrais pas le faire. Mais cette pensée la laissa songeuse . Elle reprit ses esprits, et proposa à Sarafina et au reste du clan de manger la gazelle qu'elles avaient réussit à attraper dans l'après-midi. Enfin, elles allèrent se coucher, toutes fatiguées de cette journée. Cette nuit là, c'était la pleine lune. Le ciel était dégagé, et laissait apparaître toutes les étoiles. Sarabi s'allongea, et regarda ces étoiles. Nostalgique, elle soupira, en repensant au temps où elle était encore reine et mère.

 

Les larmes aux yeux, elle se retint de pleurer, car sinon elle n'en finirais pas. Elle ferma les paupières et posa sa tête sur ses pattes avant, prête à s'endormir. Une brise légère, tout droit sortit des nuages, lui caressa le dos et la joue, puis s'en alla. Sarabi et sourit et se re chuchota :

 

 

A SUIVRE.