Naissance

 

Résumé : Ma première fanfic sur mon personnage de Robin. Vous allez découvrir son enfance difficile. Bonne lecture à tous. Ne pas utiliser mes personnages et mes histoires sans mon autorisation !
 

 

Cette histoire commence au beau milieux des bois, sur le territoire ou vivait une paisible meute de loup. Au fond d'une tanière une ravissante louve allait bientôt mettre bas, luttant de toute ses forces face à une atroce douleur, respirant difficilement. Elle s'appelait Kaila, elle avait de beaux yeux bruns, et sa fourrure était de couleur beige et blanche. Dans sa douloureuse épreuve, la jeune louve était soutenue par sa meilleure amie Nelly, une louve beaucoup plus âgée.

- Allez Kaila tu vas y arriver, je le vois ! Il arrive !

Après quelques minutes de lutte et de souffrance, le miracle de la vie avait fait son œuvre. Un tout jeune louveteau venait de naître, blottit contre sa mère.

- Félicitations, il est tellement mignon. J'espère que tu lui as trouver un nom !

La louve ne répondit pas tout de suite, observant ce qui ressemblait à un morceau de tissu violet foncé orné d'un nœud avec un nom gravé dessus

- Il s'appelle....Robin.

A ce moment précis, la petite boule de poil ouvrit les yeux et vit le jour pour la première fois. Son pelage était de couleur marron un peu gris et il avait les mêmes yeux que sa mère. Mais malgré tout, ce louveteau n'était pas entièrement loup. Il avait également du sang de chien.

Sa mère, Kaila, était une louve très curieuse qui avait soif de connaissance. S'éloignant souvent du territoire pour visiter le monde qui l'entourait. Un jour, elle avait par hasard croisé le chemin d'un magnifique husky noir aux yeux bleus du nom d'Hélios. La meute lui avait toujours interdit d'approcher les chiens, persuadé qu'ils n'étaient pas digne de confiance du fait qu'ils fréquentaient les hommes. Mais rien ne peut empêcher l'amour d'avoir lieu, et les deux canidés tombèrent inlassablement sous le charmes de l'autre. S'aimant dans le plus grand secret, ce qui devait arriver arriva et la louve finit par tomber enceinte. En règle général, seul les Alphas ont le droit de se reproduire. Mais heureusement, Kaila eu le droit de garder son enfant tout en continuant de vivre dans la meute. Elle fut donc obligé de mentir sur l'identité du père pour protéger l'être chère qui allait arriver. Par chance, Robin ressemblait beaucoup plus au loup qu'au chien, et la meute ne vit rien.

Robin était un chien loup très vif et toujours de bonne humeur au grand bonheur de ses parents. Chaque jour lui et sa mère quittaient la meute pour aller voir son père. Celui-ci lui expliquait beaucoup de choses de la vie. Le jeune louveteau comprenait et apprenait vite, et depuis quelque temps il avait une grande passion pour les courses et chaque jour il s’entraînait avec son père. Mais un jour après leur séance habituelle, Hélios voulut montrer quelque chose à son fils.

- Où on va Papa ?

- Je vais te montrer la ville de Nome. Là où j'habite.

- La ville ? Mais il y a des humains, et les humains détestent les loups ! Dit Robin effrayé

- Ne t'inquiète pas nous n’allons pas tout a fait entrer dans la ville. J'ai des amis à te présenter, et puis tu ressemble également à un chien, si les hommes te voient avec moi ils ne verront pas que tu es à moitié loup.

- D'accord.

Robin fut un peu plus rassuré et s'approcha de la ville avec son père. De loin, il vit quelques humains, c'était la première fois qu'il en voyait et c'était comme on lui avait décrit, à la différence qu'ils n'étaient pas aussi effrayant que ce qu'il croyait. Ils passèrent rapidement dans quelques rues, puis sortirent de Nome, en direction de la plage, vers un vieux bateau échoué. Ils montèrent sur le pont, et à ce moment la, ils virent face à eux un drôle de jars russe en train de balayer le pont avec un balai et un seau. Le louveteau se mit immédiatement en position prêt à bondir sur le jars mais fut retenu par son père

- Non Robin ! On ne prend pas les amis pour des proies. Bonjour Boris comment vas tu ?

- Ah bonjour Hélios ! Cela fait longtemps que moi plus te voir. Qui est ce jeune petit avec toi ?

- Robin je te présente Boris un vieil ami. Boris voici mon fils Robin.

- Euh....bonjour ! Dit Robin un peu gêné de l'avoir pris pour proie.

- De même ! Mais dis moi Hélios ton fils ressemble beaucoup à chien, mais également à loup. tu n'a pas peur ?

- Non ne t'inquiète pas nous ne sommes pas vraiment entrés dans la ville. Personne ne l'a remarqué. Mais toi dis moi, Muk et Luk ne sont pas l.....

A ce moment la deux ours polaires arrivèrent en trombe se précipitant vers Boris et lui rentrèrent dedans.

- Bête stupide ! Vous ne pouvez pas faire attention quand vous arrivez ?

- Désolé oncle Boris on voulait juste jouer. Dis Muk

Robin éclata de rire tant la situation était ridicule et fit ainsi la connaissance de Muk et Luk, les deux ours polaires adoptés et élever par Boris le jars russe. Pendant le reste de la journée, le jeune louveteau jouait avec ses deux nouveaux amis pendant que son père discutait avec Boris. Puis à ce moment là un grand malamute de couleur beige et crème arriva sur le bateau.

- Kitok, quelle bonne surprise !

- Bonjour Hélios cela faisait longtemps.

- Oui en effet. Robin viens voir, je te présente Kitok mon ami d'enfance.

- Bonjour.

- Bonjour jeune louveteau.

Hélios expliqua à son fils comment il avait connu son ami Kitok. Tout deux se connaissaient depuis l'enfance et avaient grandis ensembles. Kitok avait lui aussi rencontrer une louve du nom d'Aniu et avait eu un enfant du nom de Balto.

- Hélios, pourquoi ne viendrais tu pas toi et ta famille nous rendre visite ? Cela permettra a nos enfants de se connaître !

- Excellente idée. Nous viendrons dès demain.

- Très bien alors à demain.

Dès le lendemain, comme convenu, Robin et ses parents rendirent visite à Kitok et Aniu. Le jeune louveteau fit ainsi la connaissance de Balto qui comme lui, ressemblait autant à un chien qu'à un loup. Les deux louveteaux s'étaient rapidement bien entendu. Tout deux étaient passionné de course, ils jouaient tout le temps ensembles, se chamaillaient, se battaient gentiment, partageant de nombreux moments de complicité et d'amitié inoubliables. En peu de temps, ils devinrent les meilleurs amis du monde, se promettant de toujours s'entraider quoi qu'il arrive. Tout allait pour le mieux, tout le monde était heureux.

Mais le destin est cruel et ce bonheur n'allait pas tarder à s'effondrer. Un jour alors que Robin et sa mère retournaient vers la meute, un chasseur et son chien les prirent en chasse. Kaila qui avait senti le danger prit son fils dans sa gueule et s'enfuit le plus rapidement possible. Mais un coup de feu se fit entendre, la louve s'était prit la balle dans la patte arrière. Kaila s'effondra par terre lâchant son fils qui roula à quelques mètres d'elle

- Maman relève toi vite ! Qu’est ce qui t'arrive ?

- COURS ! Laisse-moi, sauve ta vie ! COURS je t'en pris......

Kaila ne put en dire plus, une autre balle lui transperça la tête et elle tomba morte. Les propulsions de sang éclaboussa le pauvre louveteau qui, ayant vu toute la scène, en reçut dans les yeux.

- Maman réveille toi ! MAMAN s'il te plaît, ne me laisse pas !

Robin fit ce qu'il put pour essayer de faire bouger sa mère, ne comprenant pas que plus jamais elle n'ouvrirait les yeux. Le louveteau avait sa fourrure complètement taché de sang. Ce même liquide rouge se mit à couler de ses yeux en même temps que ses larmes. Le chasseur s'était rapproché de lui, son chien aboyait férocement. Robin le regarda terrifié, incapable de faire le moindre mouvement. Celui ci pointa son fusil prêt à achever le pauvre loup. Mais avant qu'il ne put tirer, une formidable masse noir bondit, attrapa le louveteau dans sa gueule et s'enfuit. Le chasseur n'eut pas le temps de réagir, Hélios s'enfuyait à toute vitesse, son fils avec lui.

- Papa arrête, on ne peut pas laisser maman ! Dit Robin effrayé et paniqué.

Hélios ne répondit pas, se contentant de grogner pour le faire taire. Cela suffit pour le louveteau qui se remit à pleurer. Son père réussit à semer le chasseur et ramena son fils à la meute. Lorsque les loups virent le chien entrer dans leurs territoire, ils se mirent tous en position d'attaque montrant les crocs. Hélios essoufflé reposa son fils et essaya de calmer les loups, mais ceux-ci se rapprochaient dangereusement. A ce moment là, le mâle Alpha arriva, ordonnant le silence.

- Que viens tu faire ici chien ! Et que fait le fils de Kaila avec toi ?

Hélios savait que cela ne servait à rien de mentir, et décida d'avouer la vérité.

- C'est également mon fils, je suis son père. Sa mère est morte tuée par un chasseur.

Cette dernière phrase fut très difficile à avouer pour Hélios qui venait de perdre la louve qu'il aimait. Désormais démasquer, il raconta toute l'histoire depuis sa rencontre avec Kaila, jusqu'à ce jour fatidique. Mais les loups ne le prenaient pas au sérieux.

- C'est un menteur ! C'est lui qui est responsable de sa mort ! C'est une ruse pour nous nous dénoncer aux humains !

- Oui il faut le tuer !

Les loups étaient d'accord et se rapprochaient dangereusement d'Hélios. Le chef, lui, était très en colère de savoir qu'un membre du clan avait trahi sa confiance et répondit.

- Que tu dise la vérité ou non importe peu ! Toi est Kaila avait brisé une loi importante de notre meute ! Elle a reçu son juste châtiment ! Tu es le seul responsable ! Jamais tu n'aurais du l'aimer, tu aurais mieux fait de rester auprès de tes humains !

- Comment pouvez dire une chose pareil ! J'aimais sincèrement Kaila, et je n'ai rien contre vous ! Jamais je ne vous dénoncerais !

- Nous ne pouvons pas te faire confiance, les chiens n'en sont pas digne et ne le seront jamais ! C'est à présent à ton tour de recevoir ce que tu mérite....tuer le !

- NOOOOOON !

A ce moment là, les loups se jetèrent sur Hélios lui infligeant de violent coups de crocs et de griffes.

Les loups avaient voulu si vite en finir, qu'ils en avait complètement oublié le pauvre Robin qui voyait toute la scène. Sa mère venait tout juste de mourir devant lui, et maintenant il voyait sa propre meute prendre la vie de son père. Il se jeta au patte de l'Alpha, pleurant et suppliant d'épargner son père. Mais celui-ci ne l'écoutait pas, le repoussant d'un simple coup de patte. A ce moment la, Robin ressentit au fond de lui un énorme sentiment de haine et de tristesse, sa tête lui tournait et il voyait rouge de partout. Il eut juste le temps de regarder son père pour la dernière fois avant de perdre connaissance.

Quand il se réveilla, Robin se trouvait dans la tanière de Nelly, celle ci était restée auprès de lui pendant qu'il était inconscient. Le louveteau se rappela pourquoi il s'était évanoui, il voyait encore dans ces yeux tous ce sang et toute ces horreurs. Il éclata en sanglot, complètement inconsolable, se blottissant contre l'amie de sa mère.

- ils sont morts ils ont été tués ! Dit il en pleurant à chaude larme

- Ne t'inquiète pas mon petit. C'est finit à présent, je suis là et je te promets te veiller sur toi comme mon propre fils

Mais cela ne suffisait pas à calmer le pauvre louveteau attristé par la perte de ses parents qu’il avait vu mourir sous ses yeux. La louve faisait ce qu'elle pouvait pour le consoler, mais avec beaucoup de peine dut lui avouer que si lui était encore en vie, c'est quelle avait réussi à convaincre le chef de l'épargner, car celui-ci voulait également le tuer, ne voulant pas de chien dans sa meute. Robin savait qu'il en voudrait toute sa vie à sa meute, mais pour le moment il était trop jeune et ne savait pas quoi faire, il était trop perturbé par la mort de ses parents et ce qu'il venait d'apprendre

- Qu'est ce qui va m'arriver maintenant ? Dit Robin toujours en sanglotant.

- Il ne va plus rien t'arriver. Tout va s'arranger.

Mais malgré le temps qui passa, cela ne s'arrangea pas. Robin avait grandi et il était désormais l'Oméga de la meute, le dernier dans la hiérarchie. tous les autres loups se moquaient de lui, le rejetaient ou le frappaient sans raison. Son côté chien qui ressortait de plus en plus avec le temps ne l'aida pas à mieux s'adapter. Tout le monde le détestait, connaissait son histoire et ses origines, et profitait de cela pour lui faire le plus de mal possible. Le jeune chien-loup était très atteint psychologiquement, devenu dur et triste, n'ayant plus aucune joie de vivre, luttant pour ne pas sombrer dans la folie. Quand un loup voulait le frapper il se laissait faire sans broncher et ne répondait pas aux insultes des autres. Il n'avait jamais appris à se battre, ni à chasser, ni appris comment survivre seul. Il était totalement ignorant, obligé de s'adapter à ce que la meute lui infliger si il voulait rester en vie. Une seule chose lui permettait d'oublier sa peine et d'apaiser son esprit troublé : ses séance de course qu'il n'oubliait jamais de faire, et qui l'arrangeait beaucoup quand il devait fuir les loups qui lui voulait du mal. Nelly était très gentille avec lui mais ne pouvait rien faire pour l'aider dans ses problèmes quotidiens car elle était trop vieille.

Un jour, alors que Robin se promenait pour essayer d'oublier sa tristesse, il crut reconnaître l'endroit où il était. Oui en effet, c'était ici que vivait son meilleur ami Balto qu'il n'avait pas vu depuis la mort tragique de ses parents. Pendant un instant le cœur de Robin se remit à battre et il se précipita pour retrouver son ami, mais à peine était-il arrivé qu'il s’arrêta net. Devant lui se trouvait des cadavres. Il n'en fallait pas plus à Robin pour comprendre ce qui s'était passé, des chasseurs avait tué Balto et sa famille et emporté leurs fourrures. Robin s'enfuit aussi vite qu'il était venu, ce qu'il avait vu le rendit malade et il s'arrêta pour vomir et pleurer la mort de son ami. Quand finalement, il retourna auprès de la meute quelque chose l’attendait chez Nelly. Il entra dans la tanière et vit celle-ci allongée au fond de la grotte

- Robin, approche mon petit.

- Qui y a t il ? Tout va bien ?

- Oui, oui ne t'inquiète pas pour moi, approche, j'ai quelque chose à te donner.

Robin s'approcha, Nelly prit dans sa gueule un morceau de tissu violet foncé qu'elle lui tendit. Le chien-loup se rendit compte qu'il s'agissait en réalité d'un foulard avec son nom inscrit dessus

- Ta mère l'avais gardé depuis ta naissance, attendant le jour ou elle aurait put te le donner. Et je crois que ce jour est venu pour toi. Désormais il t'appartient.

Robin ne répondit pas, regardant le bandana puis le mit autour de son cou. il lui allait à merveille et à peine l'avait-il enfilé qu'il ressentit la chaleur de sa mère au fond de son cœur.

- Robin il faut que tu saches, je n'en ai plus pour très longtemps.

- Non, Nelly ne dis pas ça, j'ai encore besoin de toi, ne me laisse pas seul !

- Tu ne seras jamais seul, tes parents sont là dans ton cœur.

- S'il te plaît non, tu es la seule famille qu'il me reste ! Dit Robin tandis que les larmes commençaient à couler.

- Mon temps est venu, maintenant c'est à toi de te débrouiller tout seul.

- Mais je ne connais rien de la vie sauvage, j'ai encore besoin de toi, ne me laisse pas !

- Tu n'as plus besoin de moi, tu vas t'en sortir tu es quelqu'un de bien, trouve ta voie.

A ce moment là Nelly ferma les yeux pour ne plus jamais les ouvrir, Robin éclata en sanglot et sortit de la grotte en courant. Sa course fut stoppée par une bande de louvarts de son âge qui lui barraient le passage

- Eh bien qui voilà ! Le bâtard de la meute. Dit le loup qui se trouvait devant les autres

- Laisse moi tranquille je ne suis pas d'humeur ! Dit il soudainement sans la moindre hésitation

- Eh bien tu réponds maintenant ce n'est pas bien de ta part, cela mérite une correction !

- Dégage de mon chemin ou c'est toi qui seras corrigé

Les loups étaient surpris par ce changement subit de comportement de la part de l'Oméga qui se laissait faire d'habitude.

- Comment oses-tu me parler sur ce ton ?

- Je te parle comme j'en ai envie alors maintenant fous moi la paix et laisse moi passer !

Le jeune chien loup lui même s’étonnait de sa façon de parler, ne comprenant pas ce qui lui prenait. Il était tout simplement en colère et il en avait assez de se laisser faire.

- N'essaie pas de vouloir changer ce que tu es. Tu es l'Oméga sans famille de cette meute et tu le resteras !

- Tais-toi immédiatement !

- Et qu'est ce que tu as autour du cou ?

- C'est tout ce qui reste de ma mère et de toute façon qu'est ce que ça peut te faire ?

- Tout ce qui reste de cette traînée, tu ferais mieux de t'en débarrassée !

- Je t'interdis de parler d'elle de cette manière !

- Pourquoi ? C'est la vérité, ta mère n'était qu'une traînée qui avec ton imbécile de père a mis au monde le bâtard que tu es aujourd'hui !

- TA GUEULE !

Robin était à bout, le loup avait touché là où sa fait mal et continuait de le provoquer. A ce moment là, le chien-loup eut de nouveau ce sentiment de haine et de tristesse et il sentit quelque chose lui arriver au niveau des yeux et du cœur. Il ne remarqua pas que le loup s'était arrêté de parler et le regardait bizarrement et sans prévenir, Robin lui sauta dessus. Une grande bagarre éclata alors, Robin était devenu hystérique et ne contrôlait pas ce qu'il faisait, prenant facilement l'avantage sur le loup. Mais les autres lui sautèrent dessus et un énorme amas de coups, de crocs et de griffes survinrent à une vitesse folle. Malgré sa rage qui lui donnait de la force, Robin perdait l'avantage mais continuait de se battre lorsqu'un formidable coup de griffe lui transperça l’œil gauche. Hurlant de douleur et revint soudainement à la raison. Il comprit, cette fois les loups n'essayaient pas de lui faire du mal ils voulaient vraiment le tuer. Il s'extirpa tant bien que mal de la bagarre et s'enfuit dans la forêt. Les loups très en colère se ruèrent à sa poursuite mais Robin était trop rapide pour eux et en peu de temps, il les sema. Le chien-loup blesser continuait de courir sans regarder en arrière, il voulait mettre le plus de distance possible entre lui et cette meute qui lui avait fait tant de mal, courant quasi à l'aveuglette. Du sang coulait sur son œil blessé qu'il ne parvenait pas à ouvrir, ce qui l'obligeait à ne voir que d'un seul côté. Cette situation finit par le faire trébucher et il atterrit lourdement près d'une rivière. Quand il retrouva ses esprits, il voulut laver son œil meurtri dans la et s'approcha de l'eau. Après un bon rinçage, Robin réussit enfin à ouvrir son œil. Par chance le coup ne l'avait pas traverser et il n'en n'avait pas perdu l'usage. Mais dès qu'il vit son reflet dans l'eau, il sursauta de frayeur. Non pas par les trois marques de griffe qu'il avait à l’œil gauche, mais par ses yeux qui d'habitude bruns étaient devenus rouges. Un horrible rouge sang qui lui donnait un regard de haine. Après quelques minutes de réflexion, Robin comprit : Il avait vu ses parents mourir sous ses yeux. Beaucoup de sang avait coulé ce jour là. Il s'en souvenait très bien, un profond sentiment de tristesse et de haine avait jailli en lui. Ayant été affecté par toute ces horreurs qui, ainsi fusionnés, avait produit au fond de lui une sorte de malédiction qui lui donnait ses yeux rouge et qui le rendait incontrôlable quand il se mettait en colère. Suite aux provocations du loup, ce même sentiment était revenu et avait réveillé cette malédiction le poussant à attaquer.

Robin était effrayé et déboussolé. Il avait perdu ses parents, ses amis, sa mère adoptive et maintenant son foyer. Il ne lui restait plus que le bandana laissé par sa mère, et une malédiction qu'il ne savait pas contrôler. Il éclata en sanglot, la nuit était tombée et il se mit à neiger. Le jeune chien-loup balafré poussa alors un formidablement hurlement à la lune, un chant puissant, doux et triste à la fois. Il le ressentit, quelque chose en lui venait de naître, il était libre maintenant et plus jamais il ne laisserait qui que soit lui faire du mal sans agir. Finalement calmé il nettoya ses plaies. Il était un peu plus détendu et à ce moment là, il vit dans son reflet ses yeux qui redevenaient bruns. Rassuré, il réfléchit à sa situation, il ne reviendrait jamais dans sa meute et il ne connaissait rien à la vie sauvage. Soudain il eut une idée. Il était peut être à moitié loup mais il était également à moitié chien, et désormais il se comporterait tel quel. Il savait que ce serait difficile de devenir un chien et de se faire accepter par les humains mais il devait essayer et il savait qui pourrait l'aider, Boris l'ancien ami de son père qu'il n'avait pas revu depuis son enfance. Il se mit donc en route en direction de Nome.

Pendant plusieurs jours, il dut se débrouiller seul pour survivre, chassant des petites proies pour se nourrir, dormant sous un arbre ou dans des tanières inhabité et marchant sans s'arrêter. Finalement il réussit à s'en sortir et bientôt Nome était en vue. Ses plaies avait finalement disparu ou cicatrisé mais il gardera toute sa vie la griffure qu'il avait à l’œil. Il se dirigea vers le bateau échoué, épuisé et affamé, il monta dessus et trouva Boris en train de laver le pont avec son balai et son seau.

- Boris ! C'est moi, Robin....

Boris se retourna mais Robin ne pus en dire plus, il s'écroula de fatigue et s'endormit. Quand il se réveilla il se trouvait sous une couverture dans la cabine du bateau. Il regarda autour de lui et vit un chien qui le regardait en souriant. Ce chien lui disait quelque chose mais non impossible.

- Balto... ?

- Ça y est, tu es réveillé !

- Tu es vivant ! Je te croyais mort !

Robin éclata alors en sanglot ne sachant pas quoi dire. Balto s'approcha de lui et lécha ses larmes, lui racontant son histoire. Comment un chasseur avait tué ses parents, comment il avait du se débrouiller pour survivre et comment Boris l'avait retrouvé puis élever. Robin écouta toute l'histoire puis lui raconta la sienne. Son ami fut attristé d'apprendre toute les horreurs qu'il avait du subir tout le reste de son enfance.

- Balto, j'ai décidé de devenir un chien et de rester à Nome, aussi puis-je rester vivre avec vous ? Demanda Robin.

- Bien sûr que oui nous sommes amis et nous avions promis de nous entraider l'un et l'autre ! Nous avons vécu des moments difficile, mais maintenant, je crois que le pire est derrière nous et qu'il faut continuer à avancer. Je vais t'aider à vivre comme un chien mais je te préviens ce sera difficile, les hommes savent que nous sommes à moitié loup et se méfient de nous.

- Très bien ! Alors nous arriverons à nous faire accepter, ensemble !


 

FIN