Une sensation, une étrange sensation de renouveau, … de naître une seconde fois. Non, c’est absurde ! Pourtant, je ne me souviens de rien à par ce moment-là qui, j’ai supposé, est une deuxième naissance, c’est très bizarre de se rendre compte d’une telle sensation.

Où suis-je ? Qui suis-je ? Beaucoup trop de questions sans réponses. Mes sens se redéveloppent rapidement, il faut attendre juste un certain temps… j’entends quelque chose, que je comprends, du moins le langage. Il faut que je voie ce qu’il se passe …

Avec un effort, j’arrive à percer ce grand fond noir, et la lumière me faisait mal aux yeux, après un court moment d’adaptation. Je me suis souvenus, par je ne sais quel moyen, que cette lumière provenez de ce qu’on appelle, le Soleil. Mais surtout, j’aperçus deux créatures, qui en observant bien, sont pas si différente de moi pour autant. Mais ma concentration portée plus sur le son.

-Non ! Non, non et non ! Pourquoi tu l’as ramené ici ? On ne le connait même pas ! Abandonne-le !

-Chut, Regarde, il se réveille enfin …

Je me suis souvenu aussi qu’on appelés ces créatures des animaux. Le plus grand s’approcha de moi, tandis que l’autre, se retourna et nous fit dos. Je fus très intrigué par le regard que me porter cet animal.

-Salut petit ! Tu as bien dormis, dis-moi ! Ça va mieux ?

Je regardais partout autour de moi cherchant de l’aide car je ne savais pas de quoi il parlait !

-Oh ! Dit-il en reculant la tête. Sirta ! Je crois que le choc était violent. Je pense bien qu’il est devenu amnésique.

-Assume les conséquences ! Tu as voulu le garder … tu t’en occupes, moi, non !

<<Il est devenu amnésique>> Je me demande bien ce que cela voulait dire. Le ton de sa voix montré une certaine détresse.

-Tu t’appelles Stanley, mon grand ! Tu es un loup comme nous. Enfin, tu es un chien-loup avec le trois quart de ton sang provenant de loup et le reste provenant de chien.

Je fis un bond en arrière ! Comment connaît-il toutes ces informations sur moi ?! Il fallait que je communique !

-Tu es qui ?

Celui-ci laissa un bref regard vers « Sirta » qui aussitôt, leva les yeux puis il me répondit :

-Je suis ton père.

…

Après quelques jours de « leçon de vie », je finis par apprendre les bases malgré le fait que j’ai encore beaucoup à apprendre. Mon « professeur » Spitz, étant aussi mon père, est un jeune loup blanc, très grand et très musclé, celui ou celle qui se trouve devant a de quoi s’inquiéter. Il a tout de même un très bon fond et il est très raisonnable avec tout le monde. Sirta est simplement sa petite sœur, blanche comme lui et comme lui, a les mêmes yeux de couleurs bleus glacial. Mais elle est beaucoup moins coopérative avec le monde qui l’entourent mis à part avec son frère, plus petite aussi je suis légèrement plus grand et on a le même âge.

Moi, je suis un chien-loup au pelage noir et blanc avec quelques reflets marron au soleil ou la nuit quand la lune éclaire bien et j’ai les yeux vert émeraude. Quoi de plus ?

Avec mon père, on s’entend très bien mais avec Sirta c’est très compliqué car j’ai toujours l’impression qu’elle ne m’aime pas beaucoup. Elle m’a dit un jour que je lui ai pris sa place, personnellement, je ne comprends pas, il y a de la place partout ! J’ai encore beaucoup à apprendre de la vie et des personnes.

…

Un soir, j’avais fait un cauchemar, un cauchemar montrant un combat sanglant entre deux loups. Il y avait un loup de taille moyenne, marron et beige avec des yeux … verts. Non simple hasard ! Ensuite, il y avait l’autre loup, beaucoup plus gros que le premier. Tout noir avec des reflets bleutés et des yeux terrifiants, des yeux jaunes voir même oranges. Mais avec une haine pas possible à imaginer ! Je me réveille en sursaut.

Il fallait que j’en parle …

Je m’approchai de Spitz, qui était au bord de la rivière, il pensait simplement.

-Papa, j’ai fait un cauchemar.

-N’y pense plus ! Retourne dormir et on en reparlera demain s’il te plait, j’ai besoin d’être seul.

Sur ces mots, je suis reparti me coucher, mais avec beaucoup de questions en tête.

…

Un matin frais et agréable, bon temps pour parler ou jouer tranquillement. Sirta ne voulait pas jouer avec moi donc j’imaginais des choses dans ma tête, des aventures, j’avais l’impression d’en manquer. C’est d’ailleurs ce que j’ai dit à Sirta mais elle avait soupiré et elle est partit je ne sais où. J’étais au bord de la rivière quand mon père vint me retrouver.

-Stanley, de quoi parler ton cauchemar ?

-D’un affront entre deux loups.

Il resta sans voix pendant quelques secondes et il finit par continuer :

-Ecoute Stan, je dois t’avouer quelque chose, il hésita un instant puis … je ne suis pas réellement ton père.

-Comment ça ?

-Je t’ai trouvé dans la forêt alors que tu étais évanoui. Puis sur le chemin, j’ai aperçu le corps de ton véritable père. Je ne pouvais malheureusement pas le sauver à cause de ses blessures et surtout celle de son cou qui était trop grave. Il tentait encore de rester en vie car il t’a vu sur mon dos et il m’a dit : « S’il te plait, occupe-toi de mon fils comme si c’était le tien. » Je lui ai promis de veiller sur toi de la sorte et qu’il pouvait fermer les yeux sans crainte puis il est parti …

Je n’osai pas prononcer un mot dans le moment mais beaucoup de sentiments et de questions arrivèrent d’un coup. La tristesse qui vous empoigne le cœur, la haine envers celui qui a décidé de la vie de mon père biologique. Y’a-t-il un rapport avec « la seconde naissance » ? Etc…

-Je … tu … resteras quand même mon papa même si tu n’es pas mon père biologique, je n’ai aucun souvenir mais je sais que tu m’as élevé comme si j’étais vraiment ton fils.

-Après ça, tu as eu, comme tout le monde, une mère …

-Excuse-moi de te couper mais c’est quoi une mère ?

-Une mère est un parent comme le père sauf que c’est une louve et c’est elle qui donne naissance à ses louveteaux.

D’autres questions venu en tête mais je voulais entendre la suite.

-Je comprends donc j’ai eu une mère mais que lui ai-t-elle arrivait ?

-Le même loup qui a tué ton père l’a tué à son tour…

La haine et la tristesse grandissez de plus en plus.

-Qui est-il ?

-Personne ne sait vraiment… mais il se fait surnommé « The Mystery » car il est très discret, fort et surtout on ne sait pas pourquoi il va tuer. Seul la personne concernée sait, et si elle dit pourquoi à un ami ou qui que ce soit, elle mourra aussi.

Je laissai un silence. Je restais pensif.

-Et maintenant tu te retrouves avec Sirta et moi par une sorte de miracle.

Ma tristesse commencé à s’estomper en pensant à la chance que j’ai eu à ce que Spitz me sauve !

-Merci papa ! Je ne trouvais pas d’autre mot ou expressions à dire. Je me serai contre la fourrure de sa poitrine au maximum.

On était le soir, je pensais à mes parents et une question revenait toujours : pourquoi les a-t-il tué ?

La fatigue prit finalement le dessus et je m’endormis sans lutter.

Le lendemain, Sirta devait s’occuper de moi, bien que ce soit à contrecœur …

-Bonne journée, hein ?

-Oui.

-Tu vas faire quoi aujourd’hui ?

-Rien à part te surveiller ! Bien parce que j’y suis obligée !

-Tu es en colère contre moi ?

-Oui.

-Pourquoi ?

-Oh ! Mais tu es énervant à la fin ! Il faut te tuer pour te faire taire ou quoi ?!

Dans ma tête, le choc fut énorme ! Tuer, elle parle de me tuer ! Je me demande si mes parents ont été tué parce qu’ils parlaient trop. J’ai encore beaucoup à apprendre. Dans tous les cas, il fallait fuir, je ne voulais pas finir comme eux ! Je détalai à toute allure et Sirta se mit à me poursuivre. Cette fois c’est sûr ! Elle veut me tuer !

-STAN !!! REVIENS ICI TOUT DE SUITE !!!

-Tu as de la place partout ! Pourquoi tu veux me tuer ?

Elle criait très fort ! Mais le principal est que je puisse la semer. Je courais plus vite qu’elle à l’origine. Au bout d’un moment, je me retournai quelques minutes après et je ne la vis plus. Je me cache par simple précaution. J’étais terrifié par l’idée qu’elle a eue. Je me suis cachai en faisant en sorte d’être face au vent, pour pouvoir sentir si quelqu’un arrivait. Merci papa pour cette leçon de survie !

J’attendis environ trente minutes dans ma cachette. Quand je sentis une odeur, une odeur familière celle de …

-PAPA !!!

Je sortis de ma cachette pour allait lui sauter au cou. Sirta était derrière lui.

-Stan ! Où étais-tu ?

-Caché !

-Mais pourquoi ?

-Sirta voulait me tuer !

-Sirta m’a raconter la scène, c’était une image, elle voulait juste te dire que tu lui posé beaucoup trop de questions. Quand à toi, dit-il en se retournant vers sa sœur, on en a déjà parlé, tu sais très bien qu’en ce moment, Stanley est trop fragile et qu’il faut bien mesurer ses mots car il prend tout au premier degré !

-Désolé Spitz, c’est vrai que j’aurai du faire plus attention.

Elle baissa la tête, et passa sans un seul regard. Je compris maintenant ce qu’elle voulait me dire tout-à-l’ heure et la voir dans cette état me laissa songeur. Je me sentais un peu coupable …

Pendant près de trois jours, Sirta n’a parlé ni à moi, ni à Spitz.

-Pourquoi Sirta ne parle plus ?

-Elle subit une sanction. Celui ou celle qui trahit la confiance de l’autre est mis à l’écart. C’est comme ça chez nous. Et il ne faut pas penser que c’est de ta faute, elle n’a pas fait attention, c’est tout !

-Pendant combien de temps ?

-Quand l’autre, c’est-à-dire moi, le décidera.

-S’il te plait papa ! Laisse-la revenir, je ne lui en veux pas !

-Je ne reviens pas sur mes décisions !

Il me regarda d’un air sévère mais j’ai tenu beaucoup plus longtemps que lui sur ce point-là.

-Bon allez, vas-y !

-Ouais ! Merci papa ! Je lui caressa le cou de museau avant de partir, il déteste être câliné !

Je partis en courant à la recherche de Sirta. Au bout de dix minutes, je la retrouve au bord de la rivière. Elle a remarqué ma présence à mon reflet quand je me suis assis à ses côtés.

- Tu ne dois pas être là ! Gronda-t-elle.

-T’as sanction est levée !

-Co…comment ?!

-T’as sanction est levée ! J’ai convaincu papa de te laisser pour cette fois.

-Je suis très désagréable avec toi, et tu fais ça pour moi ?

-Je sais que tu as un bon fond, tout le monde en a un !

-Merci Stanley !

-Allez viens.

Tous deux, on repartit vers la tanière ; En discutant, de tout et n’importe quoi. Première fois que Sirta me parle vraiment.

…

J’ai une vie agréable.

J’ai un père et une amie supers.

J’ai aussi eu de la chance.

J’ai réussi à vaincre une « maladie » dont certains ne se remettent pas,

Ou qu’ils n’admettent pas.

Et puis, ce n’est que ma vie.

J’ai une vie agréable.

. . .

Mais je sens que tout peut basculer très vite …

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

-Dis papa, on va où ?

-Au lac, Sirta nous attends.

-On va faire quoi au lac ?

-On va passer du temps en famille et on va même passer la nuit …

D’un coup, il s’arrêta et renifla l’air. Je fis de même et je sentis une odeur totalement inconnue.

-Stanley, cours le plus vite que tu peux !

Je me mis à courir et Spitz me suivait.

-Cette odeur est celle des chasseurs, eux veulent vraiment nous tuer ! Ils sont souvent accompagnés de chiens !

-Des chiens ? Je fais un peu parti de leur famille, pourquoi ils me tueraient ?

-Ils ne font plus la différence pour eux, tu es un loup ! Et les humains les ont élevés pour tuer les animaux sauvages !

Je ressentis un frisson glacial parcourir tout mon corps et je courus de plus en plus vite. En face, à environ cinquante mètres. Ce tenait ces fameux chasseurs, avec des … bâtons avec du fer dessus ? Et ils étaient bien avec leurs chiens qui aboyaient dans tous les sens ! Ils semblaient fou et sans âmes, c’étaient horrible à voir, des animaux ressemblants si bien à des loups, devenir esclaves pour tuer leurs proches lointains.

-Stanley ! Devis la trajectoire !!!

Aussitôt la peur me pris et je tourne sur ma gauche, mon père me suivait toujours.

-C’est quoi leurs bouts de fer ?

-C’est des fusils !

-Ils s’en servent pour quoi ?

-Pour tuer d’un coup ou deux …

Et…

Une énorme détonation retentit, un sifflement puis les écorces de l’arbre devant moi se mirent à voler en éclats. Je compris directement à quoi ressembler, maintenant, un coup de fusil.

Jamais je n’aurai cru courir aussi vite !

Une autre détonation et … un cri ! Un cri horrible, représentant la douleur, la souffrance, l’agonie, la mort …

Je me retourne et je vis mon père, couché sur le côté, il avait été touché à la patte arrière gauche et moi, je restai là, à le voir, le regarder, impuissant.

-COURS, STANLEY, COURS !!!

-Mais … et toi ?

-Ne t’inquiètes pas, je te promets qu’on se reverra !

-Mais tu vas aller où ?

- … voir ton père.

-Mais il est mort !

Une larme coula de son œil et il me répéta en hurlant : cours, cache-toi, ils ne doivent pas te voir ! Ils te tueront !

Je fis un oui de la tête et chercha une cachette. Je vis une petite ouverture dans une paroi d’une petite falaise et je mis faufila et j’observai la scène attentivement.

Un chien de chasse vint à côté de mon père, qui ne bougeait plus du tout, le jeune chien s’approcha un peu plus. Et d’un coup, le loup réagit et planta ses crocs dans la gorge de l’animal. Un craquement se fit entendre ! La scène c’est passée si vite, que j’en ai eu peur !

Puis un autre chien arriva à la charge et mordu la patte pénalisée de Spitz. Celui-ci hurla de douleur et encore un autre chien arriva et profita du désavantage du loup pour le prendre à la gorge.

Peu après, je voyais son sang se répandre, je le voyais qu’il suffoquer et puis … un grand silence …

Je regardais son corps, ses yeux, il me regarder sans me voir, il avait un regard vide.

« C’est ça la mort ? »

Il n’a rien fait de mal … pourquoi ils l’ont tué ? Je me mis à pleurer pendant très longtemps ! En fait, j’ai pleuré le temps que les chasseurs arrivèrent vers le corps : quelques secondes. Quelques secondes qui on durait une éternité ! Ils prirent le corps de Spitz sans aucun regret sur leurs visages, ils semblaient même heureux de leur acte !

Par contre, le chien mort est resté où il était … j’attendis le temps qu’ils partent pour sortir et m’acharner sur le corps du chien même si c’était sans intérêt, j’avais une énorme haine envers eux !

Après ça, j’ai pensé à Sirta ! Elle devait attendre, mais comment lui dire ce qu’il s’est passé ?

. . .

-Où est Spitz ?

- . . .

-Stan ! Où est Spitz ?

-Il est …

-Il est ?

-Il est mort !

Sirta recula, elle était choquée. Mais je continuai maintenant que j’avais commençais :

-Les chiens et les chasseurs l’ont tué !

-Mais … mais … et toi ? Tu as fait quoi ?

-Je me suis caché …

Elle se retourna pour pleurer, elle m’en voulait apparemment.

-Sirta … je suis désolé. Papa m’a …

Elle se retourna brutalement en me coupant la parole.

-Tu aurais dû rester crever avec tes parents toi ! Sans toi, rien de tout cela ne serais arrivé ! On vivait tranquille sans toi ! Pars maintenant ! Dégage ! Je ne veux plus te voir !

Je devais partir car elle le désirait et que j’avais envie d’être seul … et peut-être même que je suis destiné à rester et finir seul.

. . .

Quelques heures plus tard, Sirta vint me retrouver. J’étais toujours en train de pleurer et elle aussi. Mais surtout, je lui en voulais pour ce qu’elle m’avait dit.

-Euh … Stanley … je suis désolée pour ce que je t’ai dit sur tes parents. Mais … tu comprends, j’étais … enfin c’était mon frère et …

Elle fondit en larme et ne put finir sa phrase. A ce moment-là, j’eu un sentiment de compassion pour elle, encore.

-Sirta, j’accepte tes excuses …

Je me rapproche d’elle mais elle vena d’un coup contre moi. Elle appuyait sa tête contre mon épaule, je sentais ses larmes coulaient sur le long de ma patte. Puis elle se coucha en même temps que moi, elle changea de place : elle mit sa tête sur ma nuque et elle s’endormit. J’ai réfléchi un petit moment en regardant le paysage puis je m’endormis à mon tour.

…

Le lendemain, j’ouvris les yeux, le soleil venait à peine de se lever. La neige commençait à se ramollir. Je remarque que Sirta était toujours en train de dormir sur moi. Je n’osais pas trop bouger sinon j’allais la réveiller donc … j’attends.

Peu après, elle se réveilla.

-Bonjour Sirta. Lui dis-je avec le sourire.

Elle me regarda avec un regard tendre et me répondit.

-Bonjour St…

Elle se rendit compte où elle était : pratiquement sur moi. Et elle se sentit très gênée.

Mais … comment … pourquoi je dis ça ? Je ne suis pas dans sa tête ! Pourtant j’ai comme ressentis son sentiment, dans ses pensées, ou dans les miennes : je ne sais pas !

Pui on repensa directement à l’événement de hier. On regardait la forêt comme un objet inconnu et étrange.

-On est tout seul maintenant … hein Sirta ?

-Oui … on est plus que tous les deux.

On se regarda dans les yeux l’air interrogateur puis …

-Ecoute-moi, minable ! Tu vas m’obéir maintenant car je suis supérieur !

-Quoi ? Comment ça ?

-Tu piges rien, moi, si ! Et je suis plus forte que toi !

Elle me donna un coup d’épaule pour me déstabiliser.

-Pas question que je t’obéisse Sirta !

-Ferme la minable cabot !

-Je ne suis pas un cabot !

-Tu es pourtant un Chien-loup ! Un hybride ! Je ne sais pas vraiment quel déclic est passé dans la tête de tes parents !

-Tu n’as pas le droit de dire du mal de mes parents !

-J’ai tous les droits ! Et tes parents ne sont plus là pour entendre !

-Et les tiens ? Ils sont où tes parents pour entendre ce que tu me dis ?

Aussitôt, elle me sauta dessus. Je retombe lourdement sur le dos et vis une mâchoire juste devant mes yeux.

- Jamais tu parles de mes parents !

-Je te demande exactement la même chose !

Elle se décala pour me laisser libre voie pour me relever.

-Excuse-moi, Stanley … Elle était vraiment gênée. Mais je lui pardonnai car : elle est comme ça.

-Faisons équipe !

-Pour aller où ?

-Là où le destin nous amènera !

Elle leva les yeux vers le ciel et s’assied.

-Je ne bouge pas, je suis née ici !

-Et papa est mort ici … les chasseurs rodent toujours à mon avis.

Elle se leva en disant :

-Tu n’es pas si stupide …

…

On marchait sans s’arrêter, on parlait … et pas que du bon :

-Stan, je suis désolée de te dire ça mais le jour où je trouve un compagnon, on ne se connait plus. Du moins, je vivrai ma vie de mon côté.

-Après tout, tu fais ce que t v…

J’étais un peu déçu sur le coup, mais j’ai bloqué sur ma phrase car le lieu me rappelle beaucoup de choses, comme une sorte de flashback : je vis dans le décor un loup noir avec des reflets bleus venir vers moi. Il marche. Il coure et me percute !

Je vis Sirta, c’était juste une vision, une illusion. Je me retourne et vois une paroi rocheuse et …

Encore un flashback : Je percute le rocher, je me suis vu le percuter de plein fouet !

Je cligne rapidement les yeux et je revis Sirta me regarder encore plus bizarrement.

-Ca va Stan ?

-C’est là ! C’est là que j’ai perdu la mémoire ! J’en suis sûr !

-Ecoute Stanley, c’est du passé, tu es devenu amnésique il y a donc pratiquement aucunes chances que tu retrouves la mémoire maintenant ni plus tard d’ailleurs …

Quelques kilomètres plus loin, les ennuis continus, on sentit une odeur étrangère qui était proche, voir trop proche !

-Stan, restes là ! Elle s’approcha d’un buisson : il n’y avait rien et elle baissa la garde. Faute car elle ne put éviter l’énorme loup gris qui lui sauta dessus. Par réflexe, j’ai couru vers les deux et élança tout mon corps sur l’offenseur. Il est vraiment énorme ! Mais j’ai réussi à le faire bouger et même tomber. Tout cela pas sans mal : je me suis fait incroyablement mal à l’épaule. Enfin la réception de mon atterrissage était … gênante : je me suis retrouvé sur Sirta, museau contre museau. Je me décale rapidement et regarde dans quel état nous étions. Sirta a juste une légère blessure au flanc droit, rien de si grave. Maintenant il faut voir le nouveau venu. On s’approcha de lui, il venait juste de se relever et Sirta …

-Je vais t’égorger !!!

Je l’ai retenue pour ne pas qu’elle commette une autre bêtise et je finis par dire :

-Pourquoi as-tu fait ça ?

-J’ai cru que vous alliez m’attaquer, comme d’autres loups l’ont fait il y a quelques jours et maintenant je me méfis, je suis désolé.

-Tu es dans une meute ?

-Non, je suis solitaire.

-C’est triste d’être seul, tu dois quand même être un peu déçu non ?

-Ca m’arrive …

-Tu veux bien venir avec nous ?

« Je n’attendais que ça ! » C’est sa voix !

-Que dis-tu ?

-Rien je réfléchis.

-Stan ! Tu n’es pas fou ! Il a voulu m’attaquer pour me tuer et tu veux l’inviter à venir avec nous alors que nous même, on sait même où on va !

-Il a dit que c’était de la méfiance mais maintenant il sait qu’on ne lui veut aucun mal donc il a le droit de venir pour nous porter accompagniez. En plus, il veut plus vraiment être seul…

Puis je lui chuchotai :

-… il pourrait faire aussi un bon compagnon !

-Tu en as d’autres de comme ça ?!

Je lui passe la queue en dessous de la mâchoire inférieure comme pour la caresser, je fais ça car elle déteste !

-Dégage tes poils de ma magnifique fourrure !

- Tu n’exagères pas un peu ?

-Non ! Et puis c’est toi qui dois te remettre en question avec tes poils… crasseux !

-Mais oui, c’est ça !

Je me suis dit que ce loup pouvait s’intégrer dans notre petit groupe mais au moment de lui dire …

-Dis, c’est toujours comme ça avec vous, c’est histoires de couples ?

Dans ma tête, je me suis déjà imaginé la réaction de Sirta ! Et croyez-moi, je ne me suis pas trompé…

-EN COUPLE ?! Moi, en couple avec ce… cette … CHOSE !!! Ce petit animal des bois tout fragile qu’il est ? Non mais honnêtement, tu me vois avec lui ?!

-Honnêtement, oui …

N’en rajoute pas, s’il te plaît, n’en rajoute pas !

-Quoi ! Mais tu vois mal ! Je suis une louve pur race, moi ! Je ne suis pas faite pour être avec un chien-loup !

Il recula de quelques pas en me regardant. Il avait l’air un peu choqué de me voir tel que je suis. Je suis un chien-loup, d’accord, mais je ne vois rien de si … horrible que ça sur moi.

-Tu es vraiment un chien-loup ?

-Ben … oui, pourquoi ?

Il tourna autour de moi pour bien m’observer. Je restais avec une certaine méfiance, mes muscles restaient tendus, puis il me regarda dans les yeux. Je ne le lâchai pas du regard et : « Il a les même yeux que … ». Sirta venait juste de me bousculais en me disant : Bon on fait quoi ?

-Je viens avec vous ! Dit-il avec un grand sourire.

Je restais intrigué par ma pensée que j’ai ressentie … bref, ce n’est pas si grave.

-Comment t’appelles-tu ?

-Dimitri.

-Ben voici Sirta et moi, Stanley.

…

Donc maintenant nous étions trois. On marchait vers l’inconnu sauf pour Dimitri qui avait vraiment l’air de si retrouver. Je ne posai pas de questions sur ce sujet.

-Dimitri, pourquoi tu as cette cicatrice sur le bas de la patte ?

-C’était un piège des chasseurs, mais j’étais plus malin car j’ai réussi à m’en sortir mais ça me coute cette cicatrice.

-Il vaut mieux avoir cela que la mort !

-Tu as bien raison, petit ! Me dit-il avec un sourire, en fait, il sourit tout le temps. Je crois que c’est dans ses habitudes.

Après avoir fait connaissances, on s’est arrêté près d’un point d’eau. Dimitri nous a dit qu’il voulait se rendre utile en chassant pour nous trois. Il insista pour n’avoir aucune aide : « C’est purement stratégique ! », c’est ce qu’il nous disait.

Pendant que Sirta est moi … comme d’habitude :

-Je suis plus forte que toi donc tu m’obéis !

-Non, Sirta ! Je suis libre de faire ce que je veux !

-Tu vas commencer par te taire !

-Sirta, tais-toi ! Tu me donnes mal à la tête !

Elle était très vexée par l’opposition que je lui ai fait : elle prit son élan pour pouvoir me pousser, en la voyant venir, je me recule de quelques pas tout laissant une patte trainée. Sirta s’entrava dessus, perdit l’équilibre et tomba dans l’eau. Je me mis à exploser de rire.

-T’es un gros gamin, mon pauvre !

- Tu ne ressembles à rien comme ça !

-Aide-moi !

-Et la politesse ?

-Aide-moi, s’il te plaît ! Dit-elle en s’énervant de plus en plus.

-Mon Stanley adoré !

-Jamais !

-Bon ok ! Je me retourne en faisant mine de partir.

-Aide-moi, s’il te plaît, mon Stanley adoré ! Elle est vraiment énervée.

Je me rapproche du bord, qui est plein de boue, je la pris par le cou et la remonta sur la rive. J’ai eu du mal à la remonter car le bord est très glissant mais il y avait plus important !

-Tu es une louve blanche à l’origine, non ?

-Evidemment !

-Plus maintenant…

Sirta est couverte de boue ! Elle me regarda l’air de dire qu’elle allait me tuer mais elle est en détresse par rapport à son image. En plus avec Dimitri qui revient.

-Tiens Sirta ! Je ne te croyais pas si ….

-C’est ce bon à rien qui m’a poussé !

-Tu es tombée toute seule !

-Menteur ! Elle finit par me bouder.

. . .

On continué notre route, le trio de choc ! On avait vraiment appris à se faire confiance !

-On va où, Dimitri ?

-Je sais pas … enfin, si, j’essaie de retrouver la meute où vit mes parents !

-Et on est obligés ? Interrogea Sirta.

- Chez nous, on n’a pas de fusils sur la tempe !

Même si sa réponse était bizarre, Dimitri avait raison et il fallait y allait.

Plus tard, sur notre route, Dimitri s’arrêta net et il renifla l’air et dit :

-Ca va être chaud !

Honnêtement, il y a de quoi s’inquiéter, surtout pour ceux qui ne connaisse pas cette odeur.

-Et … et pourquoi ça ?

-Rien, je me suis sûrement trompé …

On entra dans la forêt, plusieurs odeurs nouvelles venaient à moi : des fleurs que je ne connaissais pas, des fruits et … des animaux inconnus.

J’ai une vie agréable.

J’ai des amis super.

J’ai aussi eu de la chance.

J’ai réussis à vaincre une « maladie » dont certains ne se remettent pas,

Ou qu’ils n’admettent pas.

Et puis ce n’est que ma vie.

J’ai une vie agréable.

. . .

Même si les choses se gâtent.

Je joue avec des choses que Sirta et Dimitri appellent « papillons », je saute dans tous les sens tous joyeux, malgré les : « Restes-là ! » ; « soi-calme ! » et « STAN !!! ». J’écoute rien de ce qu’ils me disent et …

-Mince, ils sont où ?

Me voilà seul en pleine nature que je ne connais pas. J’ai pensé à une blague de leurs parts mais au bout d’une heure, je commençais à m’inquiéter.

Je reviens sur mes pas pour les retrouver plus facilement. Je trébuche sur quelque chose, il faut dire que je suis maladroit. Je regarde sur quoi je m’étais entravé et je vis une patte, une énorme patte d’une bête sauvage toute noire. Je me demande ce que c’était que je la vis se lever de tout son long et de me regardais, un regard qui m’inspire pas vraiment confiance. Je vis les petits papillons s’écarter rapidement du passage et mon instinct me disait aussi de fuir.

…

-AAAAAAAAAAAAHHHHHHHHH !!!!!!!!!

Je criais comme si la mort était derrière moi, sur ma route mouvementée, je croise mes deux compagnons qui s’étaient lancés à ma recherche.

-Stan ! Viens-ici que je te …

- Courez !!!

Ils virent l’ours et ils coururent aussitôt.

-Stanley Spitz Junior, Que ce que tu as foutus encore ?!

-Mais rien !

On se retrouva dans un cul de sac et l’ours commence à vraiment venir à la charge. Posté de nous, il était vraiment terrifiant ! Mais Dimitri …

-Allez ! Ramène-toi, montre ce que tu as dans le ventre !

Sirta et moi, on était choqué de sa méthode pour faire fuir un ours, pas vraiment efficace …

L’ours hurla de fureur et je sentis mes poils partir en arrière …

Sirta et Dimitri se sont écartés en courant mais moi, je restais immobile sous l’effet de la peur !

-STAN !!!

Je fus alerté par le cri de détresse de Sirta, je me retourne et je vis la patte de l’ours arriver à toute allure sur moi. Je me baisse par reflexe pour éviter le choc, je sentis toute la puissance du coup au-dessus de moi. En gros, il m’aurait touché, j’aurai été tué. Je me relève et je me mis à courir mais le revers était plus rapide.

Il m’envoya valser dans les airs sans aucunes difficultés et quand je retombe au sol, je sentis l’effet de la douleur physique. Encore heureux que le peu de neiges qui reste a amortit plus ou moins ma chute. J’étais au sol, la douleur commençait à s’estomper et je dois avouer que je n’avais plus du tout envie de bouger. Mais il le fallait pour aider les deux autres. Je me relève et je cours tel un inconscient vers le monstre dresser devant moi. Je me jette sur le dos de l’ours et je le mordis sans peine et il recula, il recula pour pouvoir me compresser contre un arbre. J’anticipe et saute sur la plus grosse branche à ma portée de l’arbre contre celui l’ours voulait m’écraser. La branche craquait un peu sous mon poids, mais elle tenait ! L’ours réagit immédiatement et envoya sa patte heurter ma branche. Le bois qui cède, la perte d’équilibre et la gueule de l’animal prête à me déchiqueter. J’ai fermé les yeux en me disant que s’était la fin.

J’entendis un craquement qui aurait bien pu être celui de mes os, mais je ne ressens absolument rien ! Je rouvris les yeux et je maintenais toujours ma branche et avec une bonne vision d’horreur.

Au lieu de m’avaler, la branche s’est enfoncée dans la gueule et assez profond pour atteindre le fond de sa gorge, d’où le craquement et le sang répandu sur moi. L’ours resta immobile pendant un court moment et finit par tomber, mort. Je suis tombé sur lui donc sans trop de mal mais j’étais en état de choc. Sirta et Dimitri me regardaient, assez choqué de la scène aussi. Mais sans dire un mot, on avait eu la même idée : quitté cette forêt au plus vite !

Deux jours plus tard …

La vie poursuit son cour normal quand … l’endroit me rappeler quelque chose ! Un flashback : je me vois avec une louve beige et blanche, assez petite, yeux marron clairs et une voix d’ange. Malheureusement, cela était du passé et le passé n’existe plus pour moi, enfin, surtout pour mon cas. Donc, il fallait oublier …

On devait s’arrêter sur place pour dormir, je ne pouvais pas mieux tomber pour oublier. Il fallait me changer les idées ! Je partis me promener, je marchais sans réfléchir où aller. Puis j’ai pensé à ce que devait être ma vie avant … maudite vision ! Ça me hante maintenant !

Et là ! Une louve, semblable à celle de mon flashback, se positionne juste devant moi. J’étais surpris et elle, était simplement heureuse visiblement.

-Stanley !!!

-Ou … oui c’est moi …

-ça fait longtemps ! Tu te souviens pas ou quoi ?

J’ai fait un léger provocateur et charmeur à la fois en disant :

-Désolé miss ! Et je passe à côté d’elle et lâchant un petit « Pardon » mais elle se remit devant moi.

-Mais … mais, c’est moi ! C’est Lola ! Tu m’avais promis qu’on se retrouverait !

Je la regarda dans les yeux en me concentrant et : « Pourquoi il se souvient pas de moi ? J’étais et je suis toujours en couple avec lui pourtant … ».

Le déclic dans ma tête ! Il fallait réagir !

-Ecoute Lola, c’est compliqué. Je t’expliquerais ça demain ! Je frotte mon museau contre le sien et je repartis sur mes pas en songeant à comment lui dire ce qui m’est arrivé. Je partis sans dire un mot.

. . .

Le lendemain, j’étais revenu sur l’emplacement de la mystérieuse retrouvaille, elle arriva presque en même temps que moi.

-Bonjour Stanley !

-Bonjour.

-Que voulais-tu me dire ?

-Je suis désolé pour mon attitude d’hier, au cours d’un combat je suis devenu amnésique.

-C’est dur à croire sur le coup mais ce n’est pas grave, tu restes mon petit Stany ! Dit-elle en se frottant contre moi.

J’étais ravi d’entendre ça car je pense que je me suis déjà attaché à elle.

-Stan ? Ah ! Tu es là ! Euh … c’est qui ? S’était Sirta qui venait d’arriver.

-C’est Lola, elle m’a expliqué qu’elle était une amie à moi avant !

-Tu parles ! C’est juste une louve célibataire qui a flashé sur toi ! Aller viens.

Lola semblait très timide car elle ne répondait pas et elle rougissait. Mais elle murmura quelque chose.

-Pardon ?! Je n’entends pas, dis le plus fort j’ai envie de rire ce soir !

-Sirta, s’il te plaît …

Lola se manifesta :

-Tu es jalouse !

-Quoi ?! Moi, jalouse de toi ?

-Oui car tu as peur que Stanley reste avec moi !

-Je le protège contre les personnes dangereuses dans ton genre !

-Et si je te dis que j’étais en couple avec lui avant son amnésie !

Soudain, un gros blanc envahit notre petit monde … et en même temps, j’étais tout heureux de savoir que j’étais et, apparemment, je suis toujours avec une louve aussi belle. Mais ce n’était pas le moment de se manifesté sur ce sujet.

-Tu connais mes parents ?

-Oui, Sean et Kate ! Mais je sais ce qu’ils leurs aient arrivé …

-Ah oui ?

-Oui, un ours les a attaqué et ils se sont battus pour votre survie, c’est héroïque !

C’est faux cette histoire ! Ah mais, celui ou celle qui connait la raison du crime est désigné comme complice donc il ou elle meurt aussi. Donc « The Mystery » a masqué son double-meurtre en attaque d’ours. Il faudra faire gaffe Sirta et moi. Je donne juste un regard à Sirta signifiant de ne rien dire sur le sujet. Je me contente juste de dire :

-C’est une triste fin mais je remercie mais parents car sinon je ne serai pas là aujourd’hui. Cette phrase, je l’ai vraiment pensé car si ils n’étaient pas là, « The Mystery » m’auraient surement tué sur place !

-Stan, je ne veux plus qu’on se sépare !

-Sirta, laisse-là venir s’il te plaît !

-Mmmhhh … ok, mais je la veux hors de ma vue de la journée et vous vous verrez donc que le soir !

-ça marche ! À ce soir Lola !

-à ce soir Stanley !

Après être hors de vue je dis :

-Tu ne changeras jamais Sirta !

-Je ne suis pas jalouse, je dis ça par ce que je sais que tu vas l’insinuer, et c’est juste par ce que tu es devenu amnésique et que tu ne la connais pas. Si ça se trouve, elle ment ! Elle est juste attirée par toi et elle veut te manipuler !

-Pourtant, elle connait mes parents !

-Qui te dis qu’elle n’invente pas ?! Tu as bien entendu cette histoire totalement absurde sur tes parents ?!

-C’est compliqué et tu le sais !

-Oh, je suis en danger de mort, nom d’un chien, je vais mourir ! Dit-elle en ironisant.

-Oui, tu rigoles mais si « The Mystery » sait qu’on sait, il va nous tuer !

-Que dalle, ce sont des histoires pour faire peur aux gosses comme toi ! Et quoi qu’il en soit, je la trouve bonne manipulatrice !

-Non !

-Trouves-moi trois preuves qu’elle te connaissait avant !

-Ben … elle connait les prénoms de mes parents, elle m’a appelé par mon prénom alors que je ne l’avais jamais vu et en la regardant, je pense avoir eu une vision.

-Une vision ?

-Oui, c’est difficile à croire je sais mais je te promets que c’est la vérité !

-Tu veux connaitre la vérité ?! Tu es un imbécile ! Non, plutôt, non ! Tu es très futé sur le fait que tu arrives à voir que je suis jalouse, que je suis capable de dire ce que je pense et d’exprimer mes désirs sans avoir peur d’y être accro ! Qu’est-ce qui te trotte dans la tête ? Que veux-tu me dire ? T’en fais pas, ce ne sera pas pour la vie, mais juste pour un moment, car en ce moment … je suis désespérément amoureuse de toi !

On resta un long moment à se regarder, j’avais l’impression d’être bousculé dans tous les sens ! Tandis que sur le visage de Sirta, il y avait une expression de désespoir qui se transforme peu à peu en joie et elle me dit :

-Tu as stressé, hein ?

-Co … comment ?!

-Tu croyais vraiment qu’on allait se disputer pour ça ?! En tout cas, je t’ai bien eu ! Elle explosa de rire.

Je commençais à rire de sa plaisanterie comme si de rien n’était et rentrant pour ne pas laisser Dimitri seul.

…

Les soirs passent et je fais de plus en plus connaissances avec Lola et je comprends j’étais avec elle :

Elle est formidable ! Elle, elle disait simplement : « un couple formidable »

Mais ce bonheur dura peu de temps car, je ne sais comment ni pourquoi, je ne la retrouvais plus le soir. J’étais très inquiet, Dimitri ne savait pas quoi faire pour m’aider et Sirta restait sans rien dire. Mais elle s’approcha et me dit :

-Stan … c’est moi qui ai fait fuir Lola …

-Quoi !!! Mais qu’es ce qui t’as pris ?

-La dernière fois, j’étais vraiment jalouse. Et quand j’ai remarqué que tu prenais plus d’attention à elle qu’à moi, je l’ai menacé et elle est partie.

Je me mis à pleurer car j’avais un sentiment de trahison.

-Tu as fait ça par jalousie ?! Tu étais jalouse de ma relation entre Lola et moi ?! Ce n’est pas vrai, dites-moi que ce n’est pas vrai !!!

-Je ne voulais pas me retrouver seule, je t’aime plutôt bien car tu es seul en qui j’ai vraiment confiance.

Je commençais à m’énerver.

-Si tu m’aimais vraiment, tu aurais ris avec nous et tu ne serais pas restée dans ton coin ! Lola a même fait connaissance avec Dimitri, il y a juste toi qui en fais qu’à ta tête ! Si tu m’aimais vraiment, tu aurais été heureuse de me voir heureux et tu ne me poserais pas toutes tes questions débiles du soir : « Elle t’a dit quoi ? » ; « Pourquoi elle te colle comme ça ? » ou bien « Pourquoi tu es resté si longtemps ? ». Tu vois … je suis désolé mais pour ça … je ne veux plus partager ma vie avec toi ! Si on continue, je pense qu’on se détruira.

-Mais … Stan, je ne veux pas que tu partes …

-Et ! Les deux ! C’était Dimitri qui revenait en courant. Les chasseurs sont revenus !

Le stress monta d’un coup ainsi que l’adrénaline et on avait rien senti, sans doute à cause du début de pluie. Je me mis à courir, Sirta aussi, quelques mètres plus loin, ma vue se trouble sur les côtés et cela me donner une grande sensation de vitesse. Il y a un obstacle devant moi, après l’avoir sauté, je m’orienterai vers la droite, Sirta va se diriger sur la droite, on est sur la même vitesse, il faudra faire un croisé sur le saut au-dessus du tronc d’arbre. Je choisis de sauter par-dessus Sirta également.

Maintenant !

Je saute par-dessus Sirta et, en l’air, j’entendis un coup de feu et je vis un éclair rouge. Je me pose au sol et en me retournant, je vis le corps de Sirta avec la tête transpercée par la balle. J’étais en état de choc, même si j’éprouvais de la colère envers elle, je ne voulais rien de semblable !

Le flou commença à disparaitre sur les côtés de ma vue et ma vue changea radicalement : j’étais en train de courir, Sirta à mes côtés et l’obstacle. C’était une vision, c’était une vision qui m’a semblé longue de quelques minutes mais, en fait, qui a durait à peine une seconde ! C’était une vision de la mort de Sirta …

LA MORT DE SIRTA !!!

Dans mon saut, mon premier réflexe était de sauter par-dessus Sirta, celui-ci sera à la même hauteur pour percuter Sirta. Le coup de feu est tiré. Sirta et moi, on retomba au sol et, par bonheur, la balle n’a tué personne mais malgré tout, je donne un dernier regard à Sirta en lui disant un dernier « Au revoir et bonne chance ! »

Même si je lui ai sauvé la vie, je n’avais pas encore oublié ce qu’elle m’avait fait. Elle me quitta sans dire un seul mot, mais dans son regard, une tristesse sans équivalent qui me donna envie de pleurer. Lors d’une séparation, quand on pleure, c’est normal comme m’a dit Spitz. Après avoir couru suffisamment longtemps pour m’assurer de ne plus avoir les chasseurs aux trousses. Je m’arrête, j’étais assez essoufflé de ma course, mes muscles étaient tendus et la fourrure de mon dos et de mon cou étaient hérissées et je ressentis une douleur au niveau de mon épaule droite : pendant mon saut, la balle a dû m’éraflé l’épaule. Sur le coup, je n’ai pas dû la sentir car je n’ai pas pensais une seule seconde à mon état physique pendant la poursuite. La blessure était quand même bien ouverte et le sang coulait tout le long de ma patte. Mais bon, la balle à « juste ruisselé » sur moi et il fallait faire avec maintenant. Il pleuvait toujours, j’avais un regard vitreux et je réfléchissais aux événements, mon sang ruisselé dans l’herbe mais la pluie me faisait du bien à la plaie, la douleur était moins forte. Au bout d’un moment, je repense à mon « sauvetage » et je ne pouvais m’empêcher de dire un :

-Stan, Méga Giga Génie !

De suite après, j’entendis des voix, je me cache, méfiant et je vis Sirta et Dimitri. Ils sont vivants, c’est déjà ça ! Et … ils me cherchent, Sirta était aux bords des larmes. Elle s’était mon odeur jusqu’ici mais la pluie la retenait ici. Sans la pluie, elle aurait pu me retrouver facilement.

-Stan !!! Tu es là ?! S’il te plaît, reviens !!! Je suis désolée de ce que je t’ai fait, j’ai été une égoïste ! Pardonne-moi, je t’en supplie !

Comment ne pas craquer avec de telles paroles, elle s’est remise en questions et elle me supplie de la pardonner, je n’avais jamais vu cette facette de Sirta. Mais Lola ne reviendra pas, je voulais sortir de ma cachette, mais je voulais, finalement, revenir par moi-même. C’était une grosse erreur …

-Du sang ! Dis Dimitri.

Je pouvais entendre Sirta renifler le sang, mon sang, qui formé une sorte de petite flaque, j’ai dû rester longtemps immobile à réfléchir. La pluie à masquer mon odeur et mes traces, je me suis déjà dit qu’ils vont me considérer comme mort. Sirta cria : « STAN !!! » de tous les côtés en pleurant. Peut-être qu’elle a était égoïste mais peut-être aussi qu’elle éprouvait vraiment des sentiments pour moi …

-Sirta, je pense qu’on ne peut plus faire grand-chose pour lui maintenant …

-Non ! Il est vivant ! Je le connais, il ne peut pas nous abandonner comme ça !

-Sirta, je suis désolé … c’est fini ! Conclu Dimitri.

Dimitri est un dur, dans sa voix, on pouvait entendre la tristesse mais on regardant, il n’a lâché aucunes larmes.

-Stan, même si tu ne veux plus me voir, montre-moi que tu es en vie, par pitié !

Je fermais les yeux en espérant qu’elle s’en aille au plus vite car plus elle parlait, plus je me sentais honteux et cette fois-ci, c’était bien-moi l’égoïste.

-Sirta, sois raisonnable, tu sais tout autant que moi que tu ne peux plus rien faire. La chose que tu dois faire maintenant, c’est oublier …

Je médite longtemps sur ces dernières paroles, je ne voulais pas que Sirta m’oublie surtout si je suis vivant ! Allez Stanley, dévoile-toi !

Je sortis de ma cachette et criant : « Sirta ! » Mais je découvris vite qu’ils étaient déjà partis, loin …

Ils étaient partis déjà, il s’arrêta de pleuvoir et je restais là, avec ma honte, mon égoïsme ainsi que mon angoisse. Je me regarde à travers une flaque : en voyant mon visage, je me suis souvenus du début de mon aventure et maintenant. Mon visage avait perdu sa lueur dynamique d’avant et mes yeux étaient ternes…

Mais en regardant et me concentrant, je pouvais encore apercevoir une lueur, une lueur dans le fond de mes yeux puis je cherchai dans ma tête, il y avait aussi une brindille, je repense à ma vie et je devine que après la mort de mon père, Spitz. J’étais plein d’espoir, l’espoir de reconstruire ma vie.

Oui, il restait encore cette brindille qui, si je le désire brille et brillera dans mon cœur et dans mes yeux, c’est l’espoir. Et j’étais bien idiot de croire que tu étais perdu, il faut apprendre à surmonté les épreuves comme celle-ci, cela fait partie de la vie ! Cette brindille est toujours là, cela veut bien dire qu’il y a toujours de l’espoir devant nous et là, il faut aller de l’avant !

-Je vais y aller et les retrouver pour leur montrer que pour m’avoir, il en faut bien plus !

Mon visage a retrouvé sa lueur, mes yeux ont retrouvés leurs éclats, avant ils représentés la joie et la bonne humeur, mais maintenant bien plus : espoir et la détermination !

Je me mis à marcher ou plutôt à boiter légèrement, tout cela à vive allure ! Je marchais en suivant l’odeur, les traces, « l’instinct de la famille » me guidé, j’étais maintenant le vrai Stanley, celui qui a un seul et vrai but : ne jamais abandonner !

Je marchais moins difficilement au bout d’une heure environ, je sentais qu’ils étaient de plus en plus proches. Quelques mètres plus loin, je vis une silhouette, j’essayai de courir mais peu à peu, je devinai que ce n’était pas Sirta, ni Dimitri. En fait, c’était un simple chien de chasse, apparemment seul et un peu triste dans sa façon d’être assit. J’avais aucunes raisons de le craindre, même si il était bien plus grand que moi, je passe mon chemin sans le regarder mais …

-Non le loup ! Ne pars pas ! J’ai besoin de parler et je ne te veux aucun mal !

Je me retourne sans réfléchir.

-Qui a-t-il ?

-Je me suis fait abandonner deux fois aujourd’hui et j’ai un problème et si tu es généreux, tu peux m’aider à le résoudre.

-Désolé mais je n’ai pas de temps à perdre !

-Attends le loup ! Tu as une bonne gueule, tu peux m’aider !

-Bon, raconte, je te conseille et fais vite !

-Vois-tu, les chasseurs m’ont rejeté pour mon manque d’efficacité et dans la forêt, c’est un autre univers ! Aide-moi !

- Le monde est bourré de personne horrible et bienvenu dans le monde sauvage !

-C’est pas fini, mon problème est que, j’ai voulu me rapprocher d’une louve, je ne pensais pas qu’un animal sauvage pouvait être aussi charmant, c’était une louve blanche mais il y avait un loup gris beaucoup plus grand qui m’a menacé de me tuer car ce n’était pas le moment et qu’il déteste les chiens. Toi, tu es un beau loup si on ne regarde pas ta … blessure à l’épaule, quoi que cela te donne un côté viril. Mais surtout, tu as l’air déterminé et sur de toi et je veux que tu puisses me rapprocher de cette louve.

Je l’écoutais presque étonné, il a une voix très aigue en plus de parler fort, une odeur déplaisante, des yeux curieux et imbéciles. Lui, c’est une victime née mais il a aperçu Sirta et Dim.

-Sans déconner ?!

-Ouais, je te jure, tu veux bien m’aider ?

-Mmmhhh … ok en plus, on cherche la même personne donc …

-Ouais ! Merci, t’es un frère !

-Oui et bien calme-toi !

On marchait côtes à côtes, j’essayais d’engager un minimum de dialogue mais il me parlé de sa vie, par politesse, je ne disais rien du tout et j’écoutais, mais c’était réellement énervant. Une fois arrivé assez proche de Dimitri et de Sirta, je ne pus m’empêcher de courir vers eux par joie !

-Sirta !!! Dimitri !!!

-Stan ?! Dirent le duo étonné.

-J’allais pas vous abandonner comme ça !

-Je le savais, tu vois Dim ! Je te l’ai dit, Stan ne peut pas nous laissés ! Dit Sirta en courant vers moi et en me sautant dessus.

J’étais atterrit sur le dos et j’avais l’impression que mon épaule était en feu. Mais ça, ce n’était pas grave, j’étais heureux de les revoir et d’avoir un tel accueil, elle se décala, je me relève et elle me dit :

-Je suis désolée, je ne …

-Et ! Tu crois que je suis revenu pour entendre ça ?! Si Lola m’aime vraiment, elle serait revenue en cachette surement ou quand on s’est disputés ! Dis-je en rigolant.

-Mais …

-Mais chut ! Je frotte mon museau sur sa joue et elle se mit à rugir.

Dimitri arriva tranquillement mais encore étonné de me voir.

-Bien joué grand ! Je crois t’avoir sous-estimé, tu t’en es sorti !

-Merci Dim !

Bien sûr, j’avais oublié ce chien qui, plus ou moins, a gâché le moment magique du câlin plein de larmes de joie de Sirta.

-Et moi ! Je l’ai retrouvé, je veux des félicitations pour le grand chien héroïque appelé Cyp !

J’avais oublié de préciser qu’il s’appelle Cyp.

-Encore toi ?!!! S’écria Sirta.

-L’aventurier de ton cœur, belle louve !

-Tu crois vraiment la séduire comme ça Cyp ?

-Je croyais que tu devais m’aider !

Sirta me regarda bizarrement mais je lui dis :

-Ecoute Cyp, je peux faire beaucoup de choses pour toi ou quelqu’un d’autre. Mais de décider comme par magie de déclencher de la part d’une louve comme Sirta des sentiments envers toi, je ne peux pas.

-Tu es un traître ! Vous êtes tous des traîtres ici ! Vous êtes une race maudite ! Allez crevez devant vos gosses ! J’amènerai les humains pour qu’ils cassent le cou de vos petits louveteaux devant vos yeux, juste avant de vous tuer !

-Tu ne peux pas prévenir les humains, ils ne veulent plus de toi et …

Je n’ai pas eu le temps de terminer ma phrase que Sirta avait planté ses crocs dans le cou du chien de chasse. Elle le compressa même si le chien était déjà mort.

-On peut y aller tranquillement maintenant !

-Mais Sirta, tu …

-On continue ! Il a réussi à me mettre en colère pendant mes retrouvailles avec toi ! Quel chien galeux ! Les chiens, c’est vraiment la chose que je repousse le plus !

-Je te remercie du compliment …

-Non mais toi, t’es différent.

…

 

-On y est ! Un endroit en total sécurité ! affirma Dimitri.

-Enfin ! Sirta et moi, on était content de pouvoir se poser en se disant que, maintenant, on pouvait recommencer une vie sans aucuns soucis. Mais bizarrement, je restais tendu et je sentais que quelque chose n’allait pas chez Dimitri, il semblait dérangé.

-Et bien Dim, tu n’es pas content ?

-Si … si …

Je m’approche de lui, une fois arrivé à côté de lui et je lui dis :

-Tu sais, maintenant on forme comme un clan, voir une famille, donc tu peux tout me dire …

-Ce qui me dérange ? Il arrêta sa phrase et regarda le sol, avec les larmes aux yeux.

Cela faisait bizarre car, je n’ai jamais vu Dimitri pleurer, même quand il me raconter son passé avec ses parents, enfin j’entendis une autre voix, beaucoup plus grave venir d’en face et qui semblait terminer la propre phrase de Dimitri.

-Ce qui le dérange, c’est justement cette famille qui se rendra vite compte qu’elle aura était trahis.

Mon regard se tourna vers cette voix et le choc ! Un grand loup noir, très musclé, ayant une cicatrice à son épaule, plus grosse que la mienne, des yeux orange très brillant.

-Mystery ?!

-Bravo Stany, tu retiens vite !

Sirta se leva d’un bond et rappliqua :

-Tu fais quoi toi ?! Retourne d’où tu viens !

-Parles moi sous un autre ton, petite, sinon je vais devoir te faire mal ! Dit-il avec un sourire et un regard provocateur, tout en étant sûr de lui à cent pour cent. Son timbre de voix était si terrifiant et autoritaire que j’en ai eu des frissons, et Sirta ne disait plus rien et c’était soumis à son ordre.

-Allez Dimitri, maintenant que ta mission est terminée, viens et assiste au spectacle !

Je regarde Dimitri en lui demandant de quoi il s’agissait, même si je devinais de plus en plus la vérité. Il se contenta d’avancé vers ce loup, qui semblait lui faire peur.

-Allons Stany, tu étais bien plus courageux avant, que s’est-il passé depuis mon absence ? fit The Mystery en ricanant.

Je ne pouvais plus rien dire, j’étais là, à voir la réalité en face, celui qui a tué mais parents sans aucunes peines. Sirta me questionna.

-Stanley, tu vas bien ?!

Je ne fis pas attention et je demande :

-Je sais très bien que c’est toi qui as tué mes parents ! Mais j’aimerai savoir pourquoi aussi !

-Peu importe si je te le dis, tu vas mourir ! Mais si tu tiens absolument à savoir … En fait, c’était réellement dommage pour ton père, je l’ai tué parce qu’il était en couple avec une hybride, mi- chienne mi- louve. Quel déshonneur !!! Au départ, je ne savais rien, je le voyais avec toi et il m’arriver très souvent de lui parler. Mais bon, il faut dire que : Je suis ton meilleur ami !

Le choc dans ma tête ! Cette phrase m’a donné un énorme frisson, un flashback surgit avec cette même phrase : j’étais encore un louveteau et je ne connaissais personne à part mes parents et mes frères et sœurs, et apparemment ce loup car je me vois lui dire « tu es mon meilleure ami ! ».

Je m’effondre au sol, pensant à cette scène. Mystery continua :

-Oui c’est vrai que Sean et moi, on était très proche, on était meilleure amis, des inséparables ! Mais ce traître m’a trahi ! Il a juste payé pour son acte, il avait promis de ne pas approcher ce qui se rapproche de la population humaine ! Je l’ai prévenu la première fois mais il ne m’a pas écouté … c’est vraiment dommage une séparation pareille ! Il a fait passer Kate avant moi ! C’était une forte amitié. C’était trop demander ? Alors j’ai fait ça … J’AI FAIT CA PART AMITIE ET PAR AMOUR DE CETTE AMITIE MEME !!

Je me ressaisis et je finis par dire d’une voix faible :

-Par jalousie.

-Que dis-tu ?!

-Par jalousie et envie. C’est deux de nos pires défauts. Mais tu les maitrises bien. De même que le manque de cran qui t’as empêché de finir … le boulot.

-Tu me reproche de ne pas t’avoir achevé ?!

-Tu croyais bien faire mais en fait tu as agis en lâche … et tu le sais ! Avoir le respect, c’est du travail ! On n’en a pas en prenant des vies !

-Tu es peut-être le fils de mon meilleur ami, mais j’en ai tué d’autres avant toi, et à la longue, je t’oublierai. Mais chaque fois que je regarderai la blessure que Sean m’a faite … je penserai à vous. Et j’aurai plaisir à me rappeler qu’avant de mourir, tu as réalisé que tu te trompais … sur mon manque de cran. Adieu mon …

The Mystery allais commencer à s’avancer vers moi. Mais, Dimitri le retenu.

-Peut-être qu’il faudrait renoncer à ça maintenant …

-QUOI ?! Toi aussi tu me trahis ?! Oublis surtout pas que c’est moi qui t’as sauvé la vie ! Je t’ai sorti de ce piège à loup et tu m’as promis de me servir !

-Je suis très reconnaissant envers toi, en effet. Mais Stanley ne mérite pas de mourir, comme tous les autres loups avant. Stanley a raison, tu veux être respecté. Mais le respect ne se gagne pas en prenant des vies …

Avec une rapidité incroyable pour son gabarit, « The Mystery » agrippa le cou de Dimitri et il se trouver qu’on se situait sur le rebord d’une falaise haute de 10 mètres environ. Dimitri fut transporté vers ce bord s’en avoir eu l’occasion de se défendre et il fut déstabilisé pour se faire pousser par la personne en qui il faisait confiance et à qui il a donné sa vie. J’entendis un bruit sourd, je me mis à pleurer. The Mystery observa la chute.

-Un en moins ! A l’autre maintenant !

Sirta arriva devant moi.

-Tu ne le touche pas ! Si tu le veux, il faudra me passer sur le corps !

Je regardais la scène sans dire un mot, j’ai quand même tenté de retenir Sirta … en vain.

-Ecoute petite ! Enfuit-toi si tu veux vivre quelques jours de plus ! Tu ne peux plus rien pour Stanley, ce qu’il a découvert sur sa vie le traumatise déjà.

Sirta se mit à foncer sur The Mystery, mais au moment de le mordre. Il évita le coup et lui mord la patte avant gauche. Sirta allait encore tenté de lui mordre le cou mais elle fut encore une fois parer.

Inépuisable, Sirta fonça sur lui une nouvelle fois et cette fois-ci elle le toucha à la poitrine. Elle le heurta violement, arriva à peine à bouger son énorme masse. Il recula de quelques mètres. Mais il ne s’emblait pas si impressionner.

-A mon tour !

Il chargea sur Sirta, qui évita avec un bond agile au-dessus du loup noir, mais, entrainé comme il est. Il fit demi-tour très rapidement et heurta Sirta en l’agrippant avec ses crocs vers le haut de sa poitrine. Sirta recula, elle était sonnée et perdait beaucoup de sang.

-Tu en veux encore, petite ?

Elle secoua la tête et montra les crocs.

-Mauvaise réponse !

Le loup lui donna un incroyable coup de griffe à la tête. Sirta fut quelques pas en arrière et tomba au sol presque directement. Elle ne bougeait plus, je ne savais pas si elle était évanouie ou … pire.

Je me relève, la haine était présente dans tous le corps. J’avais qu’une seule envie, le tuer.

-Amène-toi !

-Allons Stany, sois raisonnable ! Dimitri et Sirta ne m’ont pas arrêtés, tu ne vas pas essayer de riposter, acceptes une mort rapide, sans trop de souffrance !

-Tu oses me dire sans souffrance : tu as tué mes parents et mes amis ! Je vais me battre pour te tuer et te faire réfléchir !

-Cette cicatrice, c’est ton père qui me l’a faite ! Tu as peut-être une chance de riposter, et j’espère que comme lui se sera un combat mémorable. Quoi que cela m’étonnerai que tu es la même force que lui !

Sur ces paroles, il me fonça dessus. Au dernier moment, je fis un bond et j’atterris sur son dos, je tentais de lui mordre la nuque mais il bougeait trop pour que je le blesse assez.

-Dois-je dire « Oh, ça fait mal ? ».

Il m’a envoyé valdinguer … de la neige molle amorti la chute. Voyons si mes prévisions se vérifient. Ce loup est très lourd. Mais en y allant fort …

… Je peux le déséquilibrer une seconde.

Je lui fonce dessus et je lui mis un violent coup d’épaule, j’ai eu plus mal que lui, j’en suis sûr mais il est à terre, et il faut en profiter.

Je devrai lui faire mal ! Je lui donne un coup de griffe en plein visage !

-ARRETE !

Il se releva d’un coup, et il me donna à son tour un coup de patte puis un coup de boule dans les côtes.

-C’est ce qu’on appelle « douleur », Stany ?!!

Il fallait que je recommence ! Je me mis à courir mais une douleur surgit ! Mon épaule, la plaie s’est rouverte ! Il faut que je continus, mais voilà que j’ai une idée !

-Allons, Stany. Tes attaques sont trop drôles. Mais j’avoue avoir du mal à anticiper tes gestes, tu es rapide ! Je ne connais pas cette facette de toi.

Laisse-le parler. Ne serait-ce que quelques secondes encore.

Je saute par-dessus mon adversaire, et je recommence ! Je resaute par-dessus son énorme masse. Voilà qu’il regarde encore du mauvais côté, il faut continuer d’être rapide ! Je me positionne sous son ventre et il faut juste le soulever. Il est trop lourd et il risque de me mordre le dos, court Stan ! Je mets toute la puissance de mes pattes à rudes épreuves pour pouvoir prendre assez de vitesse et enfin le faire tomber.

Il tombe ! Il faut y aller, c’est maintenant ou jamais !

Je saute sur lui pour pouvoir mordre son épaule, celle qui est fragilisée par cette cicatrice !

The Mystery se met à hurlait de douleur, je sentais la chair se déchirer et le sang couler dans mon bouche !

-C’est ta mauvaise épaule ? Le défaut de ta cuirasse ? Vas-y crie ! Hurle, espèce de monstre ! Fais ça pour moi !

Il me donna un autre coup de griffe encore plus violent qui me faisait souffrir, plus que l’ours, plus que la balle.

-ASSEZ ! Pourquoi te donner tant de mal ? Tu vas mourir, de toute façon !

J’étais à terre, j’ai l’impression que je ne pouvais plus bouger !

-Je n’abandonnerai jamais !

-Tu es vraiment courageux, mais ton père aussi tu sais. Vous avez fait les mêmes erreurs !

Je me relève. J’ai le vertige, j’étouffe, il fait si chaud. Ultime assaut. Mon dernier chant. Je vais peut-être mourir. Mais en me battant …

… Pour ce que j’aime !

Je suis lancé vers lui, je saute et …

-N … Non … non !

Il me tient maintenant par la gorge, je sens ses crocs se serrer de plus en plus dans mon cou.

J’ai une vie agréable.

J’ai des amis super.

J’ai aussi eu de la chance.

J’ai réussi à vaincre une « maladie » dont certains ne se remettent pas,

Ou qu’ils n’admettent pas.

Et puis, ce n’est que ma vie

J’ai une vie agréable.

 

Hélas, c’est fini …

. . .

 

-Stany ?!!

J’ouvre peu à peu les yeux. Je me suis évanoui, The Mystery m’avait lâché. J’ai le cou en sang, j’ai mal partout, et pourquoi il ne m’a pas tué ?

-Stany, je veux que tu entendes ce que j’ai à te dire avant que je t’achève.

Je devais l’écouter, quelle mort horrible !

-Que se passe-t-il dans ta tête, Stany ?! Tu t’acharnes, alors que tu n’as plus personne et que si tu meurs, Stanley ne manquera à personne. Mais comme tu es vraiment un bon combattant et que tu m’as surpris, je veux bien te laisser une chance, deviens mon assistant et je t’aiderai à survivre. Tu ne peux plus vivre seul.

-… Plutôt crever !

-Je te donne une chance Stany, saisis là !

Je regarde derrière lui, il semblait y avoir du mouvement. Sirta bouge ! Elle était juste évanouie, mais elle n’a plus assez de force pour tenir debout maintenant !

-M’aider ? Non … Achève-moi ! Ne me … laisse pas … agoniser. Mourir, comme un héros ! Tue-moi ! Permets-moi de mourir avec dignité !

Sur ce coup de colère, j’ai eu un autre coup de vertige. Et le noir, puis une lumière blanche. Je marchais, je n’avais plus aucunes blessures, je me sentais très léger. Et je vis Spitz et encore mon père et ma mère ! Je me mis à courir vers eux mais une force m’empêcha de faire un pas de plus à quelques mètres d’eux ! Spitz s’avança :

-J’avais dit qu’on se reverrait ! Mais je ne pensais pas de sitôt !

-Je ne peux plus tenir, c’est trop dur et j’ai envie de vous revoir !

Mes parents s’avancèrent.

-Stan, Sirta a besoin de toi !

-Vous la connaissait ?

-Elle est passée elle aussi !

-Que dois-je faire ?!

-Ecoute, moi et tes parents, on t’a montré le chemin à suivre quand Sirta, Dimitri et toi, vous étiez séparés, tu les as retrouvés grâce à cette petite lueur d’espoir. Tu dois faire pareil. Et maintenant bonne chance.

-Mais il va me tuer !

-Tiens le coup Stan, ça va être une autre douleur. On appelle ça le destin.

Tout mon poids est revenu et je vois maintenant The Mystery qui me regarde et me dit :

-Tu vas mourir si tu t’énerves trop, tu es trop faible, laisses-moi t’aider.

-Quel manque de cran ! Tu me fais pitié !

-Oui, tu as raison ! Finalement te tuer, te faire mourir en héros ! C’est très bien, on ne va rien changer ! Je n’ai pas besoin de toi ! Très bien Stany !

Je ferme les yeux et je serre les dents, ma dernière vision : La mâchoire de celui qui a tuer ma famille et mes amis foncer vers ma gorge, et aussi Sirta qui ne pourra pas se relever non plus, je supplie le monde pour qu’elle est une chance de s’en sortir.

. . .

La mort est si longue … je me demande pourquoi … je ne sais pourquoi, je me souviens des moments de ma vie, ma naissance, ma famille, mon aventure … ma vie.

Mais la chose la plus étrange, c’est que j’ai l’impression que la mort n’a pas envie de m’emporter. En fermant les yeux, j’ai entendu peu de chose, j’ai senti un contact, pas celui que je croyais. J’ouvre les yeux et je vis une louve entre les crocs de The Mystery. Je la connais :

-Lola !!!

Je me relève sous l’effet de la surprise et de la peur. Elle me regardait, elle était mourante désormais. La fureur me prit, instinctivement comme pour Sirta avec Dimitri, je donne un coup de dents sur le meurtrier et je l’ai touché à la jugulaire. Il recula vivement, son sang coulait à flot de la blessure causée. Tandis que Lola tomba au sol, le cou très gravement blessé, la plaie était incroyablement énorme ! Malgré cela elle était encore consciente. Je me retourne vers The Mystery avec une haine impossible, personne ne m’aurait reconnu, la haine et l’envie de faire souffrir se faisait ressentir. Il me regardait d’un œil plein de panique je lui dis :

-Je vais maintenant prendre l’avantage et tu vas m’écoutais ! Je vais te tuer, mais je ne veux pas que tu penses que je t’ai tué pour un simple affront, je veux qu’avant de mourir, tu prennes conscience de tout ce que tu as fait et ce que tu as causé ! Je te laisse tout ton temps et il t’en reste peu.

Je positionnai mes crocs sur sa gorge et j’entendis sans serrer. J’attendis environ cinq minutes avant qu’il dise enfin :

-Je m’excuse …

Je serre de toute ma force ma mâchoire contre son cou, le sang me gicla au visage et au bout d’un moment j’entendis un craquement, The Mystery était mort.

Je me précipite ensuite vers Lola, toujours consciente.

-Lola ! Je vais t’aider, ne bouge pas !

-Non … Stan … C’est fini ! Ne te fatigue pas pour moi …

-Mais pourquoi as-tu fais ?! Tu pouvais continuer ta vie normalement ! Sans te soucier de moi !

-J’ai fait ça parce que … je t’aime …

. . .

 

 

2 semaines plus tard…

-Quand j’y pense, elle ne nous a pas quittés, elle est restée par amour envers toi ! Je m’étais trompé sur son compte.

-Et oui, Sirta ! Comme quoi, on ne connaît pas les gens comme ça !

On marchait dans la forêt, jusqu’à allait vers une pierre, une pierre qui représentait un mémorial : celui de Lola.

-Tu devais être surpris …

-Je ne pensais pas que sa se terminerai comme ça pour elle …

-Tu as du souffrir de sa mort !

-Oui bien sûr mais … on appelle ça … le destin.

-ALORS LES DEUX !!! Vous venez ?! Je me sens seul ! Dit un loup gris avec une certaine marque de morsure cicatrisée au cou. Et oui, après sa chute, Dimitri a survécu aussi !

-On arrive Dim ! Alors mon Stany, tu viens ? Ah ! Et j’oubliais, je t’aime ! Je ne te l’ai pas dit aujourd’hui.

-Moi aussi je t’aime, Sirta.

 

J’ai une vie agréable.

J’ai des amis super.

J’ai aussi eu de la chance.

J’ai réussi à vaincre une « maladie » dont certains ne se remettent pas,

Ou qu’ils n’admettent pas.

Et puis, ce n’est que ma vie

J’ai une vie agréable.

. . .

J’ai une vie agréable.