Un passé oublié

 


Depuis trois jours après avoir perdu ses parents, notre pauvre petit balto marche tout seul dans la neige glacée. Il est gelé. C'est à peine si il arrive à bouger ses pieds! Il n'a plus de force. Et c'est là, face au vent, que balto s'écroule tout tremblant! Ses yeux sont fermés. On aurait pu croire qu'il était mort! Croyant que ce serait ses derniers jours, Balto fit un dernier effort. Il ouvrit ses yeux et regarda tout ce qui l'entourait !  Puis, au loin, il aperçu une silhouette : une silhouette a peine perceptible. Alors, Balto referma les yeux, puis, avant de s'endormir, il entendit le cri puissant d'un loup ; un loup hurlant à la mort!

 


Au bout d'un moment, il se réveilla. Il faisait noir !
" Peut être suis-je mort?" pensa t-il. C'est là qu'il sentit une présence. Mais il ne l'a voyait pas : il la sentait. Puis, il sentit une langue lui parcourir tout le corps. Il regarda attentivement... c'était une louve toute noir. Quand on regardait son pelage, on pouvait y voir quelques reflets bleues. Ses yeux était jaunes ; plus jaunes que le soleil lui même! Et puis c'est là que balto entendit:

 


« Ah tu es réveillé, c'est pas trop tôt! J'en avais marre de rester là, planté à faire le chien de garde!

 


-Où... où suis-je? demanda balto avec une voix toute faible.

 


- Tu es faible et tu gaspilles de l'énergie pour dire de telles débilités ! Tout ce que je peux dire, c'est que t'es en sécurité ici! »

 


Puis, elle prit dans sa gueule une bouteille de lait qu'elle avait trouvée. Balto bu entièrement la bouteille. Puis ce fut le silence... et c'est là que la louve lui posa une question:

 


« Que faisait tu tout seul ?

 


-J'ai perdu mes parents.

 


- Oh... Et bien : bienvenue dans la famille! »

 


Balto avait été accepter très vite par la louve. C'était la nuit, Balto n'arrivait pas a dormir à cause des hurlements que projetait la louve noire. Elle était sur la colline. Balto la rejoint en lui demandant:

 


« Pleures-tu quelqu'un ?

 


- Pourquoi cette question? demanda la louve.

 


-Parce que toutes les nuit, tu hurles à la mort!

 


-Tu a raison, je pleure mon passé.

 


-Ton passé ?

 


-Si tu veux, je peux te le raconter :

 


Il y a 2 ans de cela, ma petite fille "Tagnia" était très agitée! Chaque jour, il fallait que je joue avec elle, c'est à peine si j'arrivais à m'occuper de moi! Un beau matin, elle me réveilla en me disant "Maman, viens jouer !". Etant fatiguée, je lui avais répondu non ! C’est là qu'elle s'énerva et s'enfuit ! Je lui ai couru après. Devant ma fille, il y avait un chemins de fer… Ma fille passa dessus et au même moment le train arriva. Elle fut écrasée par cet engin. A cette vitesse, le corps de ma fille fut réduit en purée! En voyant cela, je me mis à hurler. A hurler de tristesse, puis je m'effondra. Je restai ainsi trois jours car je voulais protéger le corps de ma fille… enfin, ce qu'il en restait !  Je savais qu'elle était morte, mais mon instinct animal me disait de le faire. Et oui, l'instinct… une chose que les humains ont oubliés ! 

 


- Et voila. Si seulement je ne lui avais pas dit non, elle serait une grande fille à présent.

 


Balto retourna se coucher.

 


Cela faisait maintenant trois jours qu'ils étaient ensemble mais ils avaient l'impression que cela faisait une éternité! Ils étaient heureux! Balto aurait voulu que cela dure éternellement… mais cela ne dura pas : leur bonheur se brisa en une nuit! Balto dormait tranquillement avec Noiraude (c'est ainsi qu'il avait surnommé la louve). Soudain, la louve se réveilla après avoir entendu un coup de feu! Elle sortit dehors faire le gué, et c'est là  qu'elle vit des chasseurs! Ils se dirigeaient vers leur habitat ! Noiraude prit Balto dans sa gueule et courut se cacher. Les chasseurs les avaient repérés, Noiraude courait toujours jusqu'au moment où elle se retrouva coincée !  Derrière elle s'approchait les chasseurs et devant elle se trouvait une montagne! Elle vit un tout petit trou et elle cacha Balto la dedans en lui disant:

 


«  Ecoutes, quoi qu'il arrive, ne sors pas du trou tant que les chasseurs ne sont pas partis d'accord?

 


- Oui ! répondit Balto.

 


Il vit alors Noiraude en train de partir.

 


-Hé!  Ne pars pas ! Où vas-tu?! Ne me laisses pas tout seul, viens te cacher avec moi!

 


-Le trou est trop petit! Je ne pourrais pas passer! Je vais revenir t'inquiète pas!

 


- Mais.... mais... » disait Balto en pleurant.

 


Les chasseurs arrivèrent ! Pour qu’ils ne voient pas Balto, Noiraude se jeta sur un d’entre eux !  Les copains viennent alors aider, et c'est là que l'on entendit un coup de feu! Le silence dura... Depuis son trou, Balto voyait Noiraude allongée par terre. Elle ne bougeait plus. C’est à ce moment là que Balto vit se répandre sur le sol une immense flaque d'un rouge très vif. Les chasseurs emportèrent leur butin. De loin, Balto voyait Noiraude et les chasseurs qui s'éloignaient. Le pelage de Noiraude était devenu mate, ses yeux étaient passés de jaune à gris. Ses souvenirs de ses moments passés avec Noiraude lui montèrent à la tête : quand il la vit pour la première fois, sa langue qui lui parcourait le corps, quand elle lui avait racontée son passé et ses derniers mot qui disait "Je reviendrais"… Elle lui avait mentie...

 


« Pourquoi... snif, pourquoi aurait-elle fait ça ?!....POURQUOOOIIII!?!?!?!?!

 


Et il se mit à hurler à la mort, exactement comme Noiraude quand elle était triste! Puis, le choc étant trop violent et trop lourd pour lui, il oublia tout... il oublia Noiraude et tous les souvenirs passés avec elle...

 


Balto se remit en marche comme si rien ne s'était passé. Tout était flou dans sa tête et il ressentait le besoin d’hurler. C'est là qu'il vit un jar. Il s'appelait Boris. C'est ainsi que le jar l'avait élevé dans un petit village s'appelant Nome. Même s’il avait oublié Noiraude, la tristesse ne partirait jamais. Il fera de nombreux cauchemars à propos de son passé oublié… Même s’il avait oublié Noiraude, Noiraude, elle, ne l'oubliera jamais…

 


Ceci est un passé oublié....

texte corrigé par Nakou.