L'Aurore Boréale
Dédicacé à tous les membres d'Animation Source.
Préface
Cette fanfiction a déjà été écrite en 2010 et est récrite aujourd'hui. Les raisons sont les suivantes. Premièrement, les fanfictions précédentes étaient pleines de fautes… (ce dont j'espère, il y aura moins ici !) Deuxièmement, il y avait pas mal d'incohérences. Troisièmement, mon style d'écriture à beaucoup changé et je considère que cette histoire mérite une bien meilleure écriture. Dernièrement, il était nécessaire je pense, de refaire un seule fanfiction complète sur cette histoire. Je vous souhaite donc une excellente lecture et sachez que tous les commentaires bons et mauvais sont la bienvenue !
Introduction
23heures. Le vent soufflait sur la ville la plus au nord du monde. La neige et la glace frappait le toit des maisons, faisait un vacarme assourdissant. Une chienne, dans sa maison, allongée sur le tapis, respirait rapidement. Une autre chienne, une amie, à ses côtés, la rassurait. Elle s'appelait Sylvie. La famille de la chienne apportait des serviettes, de l'eau, un peu de viande et du réconfort. Quelques minutes plus tard, c'était fini, et la chienne était accompagnée de 3 petits. Un chiot, plus âgée que les autres se prénommait Nikki. Il était de la portée précédente, d'un autre chien qu'avait rencontré la chienne. Il regardait la scène avec curiosité. Il était le seul de sa portée à être resté à ses côtés.
A l'abri dans un petit coin de la maison, elle était maintenant seule avec ses trois petits. Un loup, discrètement, entra par la fenêtre laissée ouverte par la chienne pour permettre à celui-ci de rentrer. Il observait amoureusement les petits avant de les dévisager. Le chienne prit peur et demandait, pourquoi une telle réaction de sa part.
"Ils ne me ressemblent pas, se sont des chiots, pas des louveteaux, tu m'as trompé ils ne méritent pas de vivre."
Suivirent quelques insultes.
Il en prit deux dans sa gueule, avant que la chienne ne puisse réagir. Le temps qu'elle s'en rendit compte, les deux étaient déjà morts. Elle cacha le dernier petit avant qu'il ne l'attrape. Nikki c’était caché sous un meuble. Les humains arrivèrent, et le loup s'enfuit à temps. La chienne pleurait, un des plus beau moments de sa vie venait d'être gâché et pourtant, le loup était bien le père contrairement à sa portée précédente. La raison de cette réaction du loup ? Les petits ressemblaient en tout point à des chiots. Il aurait été impossible d'en penser autrement. Et pourtant ils étaient bien chiens et loup. Enfin, on devrait parler au singulier à présent. Le dernier petit, Barrow, appelé comme le nom de sa ville natale, se cachait, aveugle, sous le pelage de sa mère, ne comprenant rien à ce qu'il se passait. Il ne se rendait pas compte qu'il était fils unique à présent. Comme on est plus fort a deux, la mère réussi à convaincre Barrow et Nikki qu'ils étaient frères. Et ils y crurent.
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PREMIERE PARTIE
Nome, 1925
Le ciel était magnifiquement bleu et le grand soleil qui faisait était trompeur. Les températures étaient arctiques. La neige, immaculée, brillait et réfléchissait les rayons du soleil. Soudain, des bruits se faisaient entendre. Des aboiements des hurlements...le bruit devenait plus important, le sol commençait à trembler. Les deux traineaux en compétitions traversèrent l'étendue enneigée à une vitesse folle. Steele, un chien noir et blanc, menait le premier traineau. Barrow, un chien aux dégradés de marrons, était à la tête du second. Les deux ennemis étaient au coude à coude. Aucun dépassant l'autre. Un canyon. Un seul traîneau avait la place de passer.
Barrow: Aller les gars donner le max !
Les chiens courraient aussi vite qu'ils le pouvaient, regardant tantôt à leur droite pour voir où en était leurs adversaires. Nikki faisait partit de l'équipe de Steele, l'ennemi de toujours de Barrow. En effet, le chien avait toujours raflé la victoire sur lui. Barrow n'avait jamais gagné contre lui et le fait que son frère fasse partie de son équipage, faisait qu'ils ne se parlaient plus jamais. Même pas pour se dire bonjour.
Ils étaient de plus en plus serrés mais un seul traîneau pourra traverser. Barrow ne fit pas attention à ce que fit Steele et avant qu'il ne sache pourquoi il se sentait tiré en arrière par une force colossale, comme retenu, comme si on tirait sur sa laisse, et tous les chiens de l'attelage tombèrent, un par un comme un château de cartes. Steele avait essayé de mordre le chien derrière Barrow et par reflexe, celui-ci esquiva faisant perdre le contrôle à l'attelage. Barrow se releva et se secoua pour se libérer de la neige. Il regardait l’étendue glacée, déçu et furieux en même temps. Steele s'en était encore tiré et tout le mérite sera pour lui, encore une fois. Le soit disant "meilleur chien de course" n'était qu'un tricheur aux yeux de Barrow.
Chien: Je suis désolé c'est ma faute...
Barrow: Mais non…c'est pas si grave. Rentrons.
Le traineau avançait lentement jusqu'a Nome. Tous regardaient leurs pattes, tête baissée. Détachés, les chiens partirent à leurs occupations tandis que le Musher allait dans le bar de la ville.
Homme: Alors sa fait quoi de perdre ?
Musher: C'est la faute des chiens qui savent pas tenir sur leurs pattes imbécile !
Homme: Oh soit pas susceptible ! Un petit poker ?
Musher: Ouais ok.
Le musher avait des problèmes de jeu. Il jouait trop et ne savait pas s'arrêter ce que l'homme en face de lui savait parfaitement. Le perdant de la veille regarda ses cartes. Il avait 4 cartes de 8. Un carré. Une super main ! Il joua toute son argent mais l'homme misa plus gros que lui.
Musher: Et si je joue euh...un tour en traineau ?
Homme: Faudra plus que sa.
Musher: Le traineau ?
Homme: Plus...
Musher: Un de mes chiens alors ?
Homme: Le meilleur alors.
Musher: Mon chien de tête !
Homme: Mouais sa ira.
Le musher sûr de lui serra la main de l'homme.
Musher: Carré de 8 ! Que dis tu de sa ?
Homme: Je dis carré d'as.
L'homme montra ses cartes et il avait, en effet, 4 as. Le musher, désemparé, mit sa tête dans ses bras en racontant des injures.
Homme: Bon ben je vais chercher mon dû.
Musher: Il doit être dans la chaufferie avec les autres chiens...
Homme: On rejoue quand tu veux l'ami.
L'homme parti, un grand sourire aux lèvres. Il se dirigea vers la chaufferie et appela Barrow. Le chien, à l'appel de son nom, alla voir celui qui l'interpellait.
Homme: Tu es à moi maintenant.
L'homme le mit en laisse, ce que l'ont faisait presque jamais à Nome en ces temps. L'homme s'appelait Stan. C'était un redoutable chasseur, sanguinaire qui avait pour réputation de changer souvent de chien pour une raison inconnue. Il vivait dans une petite cabane, un peu à l'écart de la ville mais pas trop loin. Juste assez pour que personne n'ailles voir ce qui s'y passait. Et d'ailleurs, personne n'allait voir.
Traîné assez brutalement jusqu'à la maison, Barrow n'appréciait guère cet homme. Il ne savait pas vraiment qui c'était, ce qu'il allait faire de lui. Barrow était un chien de course, pourquoi ne restait-il pas avec les autres comme d'habitude? C'était louche et Barrow s'en doutait. Stan l'enferma dans un sous sol. Il n'y avait pas de lumière qui entrait. Tout était noir et le chien ne voyait rien. Même pas sa patte.
°Mais que m'arrive-t-il ? Pourquoi suis-je ici qu'ai je fais ?°
Le chien commençait à paniquer, au fur et a mesure les heures passaient et il était toujours emprisonné. Il commençait à penser qu'il n'en ressortirait jamais. Il repensa à ses amis qui se demandaient où il était et à Balto qu'il avait promis de voir tantôt.
Les heures passaient, interminables. Barrow s'allongea sur le sol humide et sale et s'était endormi, espérant que tout ceci n'était qu'un cauchemar. Une lumière
lumière pénétra soudain la pièce. Le chien ouvrit les yeux pour voir le chasseur, armé de son fusil lui criant des choses qu'il ne distinguait pas très bien. Barrow se leva et se dirigea vers la lumière. Quand il arrivait un niveau de la porte, d'où provenait la source lumineuse, tout s'éteignit et redevint noir. Barrow sentait une mince odeur de nourriture. Il ne savait pas trop ce que c'était et refusa de manger ce qu'il semblait être là pour lui. Quelques minutes plus tard, Stan revint et emmena le chien avec lui. La lumière du jour aveuglait Barrow, mais sentir la neige sous ses pattes le rassurait.
Stan: Aller montre moi de quoi t'es capable.
Barrow regardait l'homme avec incompréhension. Montrer quoi ? Stan pointa son fusil sur Barrow pour lui faire comprendre. Sous la peur, il s'exécuta et chercha une piste d'un animal.
°Cela fait maintenant des mois que je vis ainsi. Mis a part 3-4 heures le matin à l'aider à tuer des bêtes innocentes, je moisi ici dans la pénombre. Sa pue, c'est humide on y voit rien je ne compte même plus les fois où je me suis cogné. Je crève de faim. Il est temps d'agir°
Le lendemain, alors que Stan allait le chercher pour la chasse habituelle, Barrow grogna et ne bougea pas.
°Je fais grève !°
Stan: Sale cabot tu vas bouger oui !?
Le monstre semblait bien énervé et n'arrêtait pas de vociférer. Barrow ne bougeant toujours pas, il partit un instant et revint...
Quelques minutes plus tard, ils ressortirent pour chasser, comme d'habitude, sauf que Barrow était balafré de partout, blessé ici, saignant là. Stan n'hésitait pas à le rouer de coups dès que le chien se montrait hostile. Barrow n'arrêtait pas de penser à ses amis, à la course, il aurait même préféré voir Steele que Stan arriver le matin. Ses amis en revanche, ne pensaient presque plus à lui. Ils remarquèrent évidemment sa disparition sauf par quelques chiens qui disaient avoir vu son fantôme et alors qu'on conclut qu'il était mort, arrivait l’épidémie de diphtérie. Barrow n'était pas au courant, il ne savait rien. La ville aurait pu être déserte qu'il ne s'en rendrait pas compte. Il ne savait pas les exploits de Balto faits pendant qu'il se lamentait dans l'ombre. Le chien en avait plus qu'assez. Il ne représentait plus rien. Il n'était rien. Un vulgaire instrument de chasse. Une machine à tuer. Cette idée lui était insupportable. Il fallait qu'il réagisse encore une fois, quitte à se prendre des coups encore une fois peu importe. Plutôt mourir à la limite. Mais plutôt que de se suicider bêtement, il fallait qu'il tente l'impossible. Non pas s'échapper car il se fera abattre de toute façon, mais essayer de tuer la cause de toute cette tourmente : Stan.
Plus fort car armé, il est très difficile de vaincre un ennemi plus fort que soit. La seule solution aurait été une embuscade mais c'était impossible de préparer quoi que se soit dans le noir complet. Il faudra donc improviser. Le temps se faisait encore plus long que d'habitude, le coeur de Barrow battait très fort, encore plus rapidement qu'en pleine course. Ce qu'il allait entreprendre était quitte ou double : la vie ou la mort. C'était risqué, mais il n'y avait pas réellement d'autres solutions au problème visiblement. Il se mit face à la porte, du moins là où il pensait qu'elle était et attendit, patiemment. Il essayait de se calmer, d'être serin, le plus possible.
Dehors, le soleil n'était pas encore levé que tout le monde se préparait. On allait célébrer les 1 ans de la course au sérum. On préparait les traîneaux, nourrissait les chiens, on allait refaire le même tracé pour célébrer avec à la tête d'un attelage, le concerné lui même. Les curieux et les enfants venaient les caresser, poser des questions aux mushers sur leurs techniques et encourager leurs équipes favorites.
La porte s'ouvrit. Un berceau de lumière blanche éclairait la pièce lugubre et sombre. Une grande ombre apparut, entourée de lumière. C'était lui. C'était Stan. C'était l'heure. Barrow fit mine de se baisser, alors qu'il se préparait en réalité, à sauter. Le chasseur descendit les quelques marches d'escaliers qu'il le séparait du canin. Le son de ses pas, un par un, résonnaient dans l'esprit de Barrow, comme une sentence irrévocable. Une fois assez près, contre toute attente de Stan, le chien recula, doucement, vers le fond obscur de la pièce. Stan, le suivait, avançant toujours au fur et à mesure où le chien reculait. Bien au fond dans le noir, le chasseur ne voyait rien et Barrow glissa entre ses jambes avant de courir vers la source de lumière. Stan, pas dupe, sentit la fourrure de l'animal glisser entre ses jambes. Stan se retourna et tenta de tirer mais le chien était déjà hors de vue.
Le chien courrait dans la maison. Il reconnaissait les différentes fourrures des animaux qu'il avait tué ce qui le dégoûtait atrocement. Il était perdu entre les meubles, ne sachant pas où aller. Par ici, non c'est une impasse. Le chien se retourna pour trouver l'homme en face de lui, l'air furieux, encore plus que d'habitude. Un robot sans âme qui ne pensait qu'à chasser. Comment les humains pouvaient-ils être tous aussi différents ? Le moment n'était pas aux questions sans réponses. La machine était équipée d'un couteau dans la main gauche, un couteau à dépecer, et dans sa main droite, son fusil qu'il chérissait tant, plus que tout le reste. Comme quoi, il avait des sentiments....envers une arme.
Barrow décida de sauter au dessus du monstre avec une grande force. Légèrement éventré par le couteau au passage, il atterrit derrière Stan. Il perdait pas mal de sang.
°Au moins il va galérer à tout nettoyer°
Le canin faisait du salon du chasseur un vrai chantier en changeant de direction a chaque recoin pour trouver une sortie. Il parvint finalement à la porte qu'il n'arrivait pas à ouvrir. Il essayait de l'enfoncer, utilisant sa tête et ses épaules comme bélier mais elle tenait bon. Une idée risquée lui vint un l'esprit. Il mit sa tête juste au dessus de la serrure. Comme prévu, Stan tira et Barrow se baissa à temps. La balle percutant la serrure, la détruisit et Barrow sortit en trombe de la maison.
Alors que le signal de départ allait être donné, tout le monde regarda en direction du bruit de la détonation. Rapidement, tous étaient autour du chien, au pas de la porte, avec Stan, pointant son fusil droit entre ses yeux.
La scène était effroyable. La neige autour du chien blessé était rouge. Les parents cachèrent les yeux des enfants avec leurs mains et les chiens cachaient les yeux des chiots avec leurs pattes.
Les yeux de Barrow étaient pleins de désespoir. Ils brillaient de larmes qui ne trouvaient pas la force de couler tandis que le chasseur se réjouissait à l'idée de réduire le chien en miettes d'une balle entre les deux yeux. Dans un dernier élan d'espoir, il se jeta sur le chasseur, ne sachant que faire d'autre. Celui-ci tira et ne manqua pas sa cible, la balle atterrit dans le ventre du chien. Néanmoins, le chien non plus n'avait pas raté sa cible. Il atterrit sur le torse du monstre, le faisant tomber à la renverse, sur le dos. Il tentait de le mordre au cou, comme le font généralement les loups. Barrow ne se sentait plus normal il était au delà, perdu dans sa rage et l'envie du combat. Il parvint à mordre par endroits l’homme et son sang chaud coulait entre les canines donnant à la bête l’envie d’aller encore plus loin. Il faisait penser à un loup... un loup terrible qui ne ferait pas de pitié à celui qui l'attaquerait. Il grognait furieusement, montrant ses crocs acérés à la figure de l'homme. Le chasseur essayait de le dégager mais le loup exerçait une telle force venue du plus profond de lui même qu'il ne parvenait pas à faire face à sa furie. La bête sauvage était toute proche du cou du chasseur mais la douleur à son ventre ralentissait sa démarche. Ajouter à cela la force de Stan, Barrow perdait du terrain.
On aurait dit deux monstres qui se battaient. Un monstre au sens moral et un monstre agressif qui en réalité, n'en est pas un. C'était surtout, une âme en peine à soif de revanche qui ne contrôlait plus sa rage accumulée pendant plus d'un an. Comme ses blessures physiques libéraient son sang, ses blessures intérieures libéraient sa haine.
Les autres chiens ayant vu la scène avaient accouru et faisaient un cercle autour du chasseur. Les hommes tentaient de les séparer, en vain. Un homme fort tentait même de libérer le chasseur en tirant sur le collier de Barrow (pour les attelages qu'il avait gardé) mais sans succès, le loup tenait bon, coriace, déterminé à en finir avec le chasseur.
Stan avait peur, le regard du loup était terrifiant. Son grognement féroce, ses pattes sur son torse, ses crocs près de la nuque....il récoltait ce qu'il avait semé: la haine.
C'était long, et rien ne bougeait. Pourtant, il fallait une fin à cette fin. Barrow n'avait plus de force. Certes, il avait la volonté, plus que jamais, de tuer ce fou, mais les forces lui manquaient et, de plus en plus, il sentait la balle logée dans son ventre le faire souffrir. Cette balle tirée par Stan mettra fin à la scène et Barrow s'écroula sur le chasseur, à bout de forces. La première idée des humains était d'isoler le chien qui visiblement, était plus que sa. Mais la plupart des humains n'osaient pas l'approcher et si un humain touchait à une arme, tous les chiens se mettaient à grogner.
Balto, Jenna et Nikki, qui fût tout de même concerné pour son demi-frère, l'emmenèrent à la chaufferie, comme avant pour tenter de le soigner.
Jenna: Je vais tenter de faire venir le vétérinaire.
Elle partit. Arrivée près du veto de la ville, qui n'était pas loin puisqu'il assistait à la scène, il était évident qu'il n'accepterait pas de soigner la " bête ". Jenna s'approcha de lui et faisait mine d'être blessé.
Veto: Bah qu'y a-t-il ? Tu as mal à la patte ?...mais reviens !!
Jenna trottinait vers la chaufferie, l'air de rien, faisant semblant de boiter. Une fois à l'intérieur elle se mit à aboyer près du chien, qui souffrait le martyre. Le vétérinaire ne pouvait qu'être touché en voyant Barrow à l'agonie. Il s'approcha très doucement. Le chien respirait doucement, plaintivement.
Barrow: Laissez...tombez, finissez moi je ne tiens pas à mourir en souffrant soyez sympa.
Balto: Certainement pas !
Nikki: Tu vas t'en sortir.
Barrow: Si seulement je pouvais être aussi optimiste.
Veto : Voyons voir sa.
Il regarda la plaie. Le pelage du chien était rouge autour de la balle qui semblait bien logée et qui ne semblait ne pas vouloir s'en aller.
Barrow: Non mais sérieusement finissez-moi là.
Les autres ne répondaient pas et laissaient faire le vétérinaire.
Veto : Bon sa va faire un peu mal.
Barrow n'aimait pas le "un peu" qui semblait 100% faux. Il prit son os, qui trainait là et se mit à le serrer comme jamais entre ses crocs.
Veto: 1...2…
Le compte à rebours était insupportable mais heureusement, très bref. Au troisième chiffre, le veto retira la balle d'un coup sec et l'os se fendit en deux sous la puissance des crocs de Barrow. Mais au moins, sa vie n'était plus en danger et il faut le dire, il en était plutôt content sur le moment. Un très court instant puisque presque immédiatement après, il s'évanouit.
Balto: Je crois qu'il se réveille. Barrow ? Eh oh du bateau !
Barrow: Hein ? Quoi ?
Le chien se leva et regardait son ami. Il avait des courbatures partout. Après un bref regard aux alentours, il remarqua qu'il était sur le bateau abandonné de Balto.
Balto: Tu vois je t'avais bien dit que...
Barrow: Merci, mais je crois que j'ai envie d'être un peu seul, si sa te déranges pas.
Balto: Ah...très bien vas-y mais fais attention tu n'as pas complètement cicatrisé.
Barrow: T'inquiètes !
Le chien partit, faisant comme si tout allait bien, très bien. La réalité en était tout autre. Un flot continu de questions l'inondait. Hier soir...quelle matinée éprouvante...et dire que c'était tout juste ce matin, qu'il y a quelques heures, il était dans cette cave glauque et sombre. Et le voilà maintenant qui marchait dans la neige fraîche en direction de la forêt. Visiblement, la course avait été annulée. Il entendit un couple d'oiseaux qui n'avaient pas migré que c'était pour demain. Les questions se succédaient. Pourquoi avait-il réagit d'une telle façon, lui, si timide, réservé, pacifiste. Cela le dépassait. Il était donc différent ? En quoi ? Pourquoi ? Et pourtant, il aimait bien cette sensation, de perte de contrôle de lui même, l'envie de violence, de combat de victoire. Il n'en savait trop rien. Le maux de tête arrivait. "Barrow....Barrow...." Il entendait des voix à présent ? Non on l'appelait bel et bien. Il se retourna, c'était Sylvie, une chienne, une vague connaissance qui semblait toujours mal à l'aise près de lui.
Sylvie: Attends !
Barrow: Mais que fais-tu là ?
Sylvie : Il faut que je te dise quelque chose. Ta mère m'avait dit de ne pas te le dire, mais je n'ai pas vraiment le choix aujourd'hui.
Barrow: Comment ? Tu connais ma mère ?
Sylvie: Connaissait. Ecoutes, il faut à tout prix que tu saches, Nikki et toi vous n'êtes pas vraiment frères.
Barrow: Mais qu'est ce que tu racontes ? Si c'est une mauvaise blague ce n’est vraiment pas drôle.
Sylvie : Ah si je t'assure, vous êtes demi-frères.
Barrow: Je t'écoute. Et alors ?
Sylvie: Ton père...
Barrow: Mon...père ?
Sylvie : Oui ton père.
Barrow: Oui bah quoi mon père qu'est ce qu'il a mon père ?
Sylvie: Tu pourrais être plus sympa quand même !
Barrow: Désolé j'ai l'impression que tu me fais perdre mon temps.
Sylvie: Pourquoi t'a une course à faire ? *
*une course à faire. Expression très commune chez les chiens d'Alaska qui pourrait se traduire par "un train à prendre" en français courant.
Barrow, soupirant, Allons bon continue.
Sylvie: Ce n'est pas celui que tu crois.
Barrow: S'il te plait crache le morceau parce que là...
Sylvie: C'est un loup.
Barrow: C'est un loup oui bien sur...un quoi ??!
Le loup avait fait un léger bond en arrière. Un loup. Son père. Pendant un moment, il pensait qu'elle était bel et bien devenue folle ou qu'elle se fichait de lui et pourtant, sa semblait coïncider avec ce qui c'était passé le matin même.
Sylvie: Oui un loup je te l'avais pas dit parce que ta mère voulais pas que tu te sentes différent des autres.
Barrow: M..merci pour...ça.
Il se retourna, toujours ébahi et continua sa route alors que Sylvie hochait la tête et retournait en ville.
Un loup. Lui. Un loup ! Il n'en revenait toujours pas. Il était comme Balto alors. Un hybride. Mais non c'est pas possible elle raconte sûrement n'importe quoi. Il est né chien et restera un chien puis mince ! Et pourtant...l'idée était logique. Il chassait très bien, cela a été confirmé avec son année avec Stan. Bon et alors ? Il savait chasser sa ne prouvait rien du tout. Rien de rien. Il n'y prenait pas de plaisir à chasser de toute façon. Sa ration quotidienne lui suffisait amplement. Et pêcher ? Il ne l'avait jamais fait. Il vit un petit ruisseau. Il s'approcha, doucement et regardait les poissons passer dans l'eau. Il tenta d'en attraper un, sans succès. Il réessaya. Raté.
°Bah voilà je sais pas pêcher du tout c'est bien la preuve que...°
Plouf !
En pensant cette phrase, il tenta d'attraper un poisson et maladroitement tomba dans l'eau. Il ressorti, trempé, frigorifié, et bien énervé. Il s'arrêta avec stupeur en découvrant un raton laveur devant lui qui était, complètement mort de rire, affalé.
Barrow: Haha très drôle.
Il se secoua.
R-laveur: Désolé mais c'est vraiment trop drôle.
Barrow: Bah vas-y toi.
R-laveur: Ah pas possible.
Barrow: Alors rit pas !
R-laveur: Ah bah si c'est marrant.
Barrow, grognant: Tu commences à me gonfler.
R-laveur: Oula calme toi le loup, j'ai rien fait de mal moi je suis qu'un honnête raton laveur.
Barrow s'approcha très près.
Barrow: Comment-tu m'as appelé ?
R-laveur: Euh...Mr le loup ?
Barrow: Je suis pas un loup !
R-laveur: Euh...si tu le dis. Oh regarde un chasseur Barrow se retourna. Il ne vit rien.
Barrow: Espèce de…
Mais le raton laveur était parti. Il regarda l'eau. °Maudit poissons je vais bien en avoir un !°
Il réessaya maintes fois finissant tous lamentablement. °Rien ne sert de s'énerver...° Il regarda attentivement les poissons. Quand il lève la patte, le temps qu'elle frappe l'eau le poisson est déjà passé. Il fallait donc frapper l'eau avant même que le poisson soit à son niveau. Il fit un essai. Trop tôt. Un autre. Trop tard. Il en fit un dernier et là, un saumon voltigea dans les airs et le loup l'attrapa en plein vol. °Enfin ! ° Il le remit à l'eau, satisfait. Il regretta rapidement ce geste. Il avait très faim. N'ayant plus de maître, ni la confiance des humains d'ailleurs, il fallait qu'il se trouve à manger seul pour le moment. Non, trop de mauvais souvenirs. Il rentra à Nome, en évitant le plus possible de rencontrer un humain. Cette tentative échoua puisqu'il rencontra un jeune homme qui devait avoir une vingtaine d'années tout au plus que Barrow connaissait déjà que l'on appelait Mr S. S pour simpson. Barrow ne savait pas grand chose de cet homme, comme de tous les autres hormis son ancien musher. De toute façon, sa ne l'intéressait pas trop à vrai dire. Toujours est-il que l'homme ne semblait pas avoir peur. C'était un apprenti musher parait-il. Cela fit penser à Barrow qu'après les évènements de la veille, les humains le regarderaient différemment à présent. Ils n'auraient plus confiance en lui et il ne pourra plus courir ! Non, c'est trop horrible. Le chien n'y croyait pas. Quitter Nome ? Et les autres ? Il ne pouvait pas les oublier tous ainsi comme sa. Il fallait faire un choix. L'envie de quitter cette ville et ses souvenirs était pesante. D'un côté, il y avait ses amis, c'est vrai, mais de l'autre, il ne fera rien de ses journées, devra fuir les hommes et se nourrir sans eux. C'était trop compliqué. Quasiment impossible. Il fallait qu'il trouve au moins un homme qui n'aurait pas peur de lui. Il alla voir son ancien maître, là où ils se voyaient avant, mais il n'était plus là. Il demanda à un de ses compagnons de course. On lui répondit qu'il était parti on ne sait où pour essayer de faire fortune ailleurs. Barrow reparti sans plus aucun espoir avant de rencontrer de nouveau le jeune homme de la veille.
Mr S : Suis- moi.
Le chien obéit, ne sachant que faire d'autre. Il resta sur ses gardes tout de même, ne pouvant faire confiance à un humain autant qu'avant. L'homme l'invita dans sa petite maison, très petite, très modeste à vrai dire, mais suffisante pour un homme seul. Mr S retira ses gants et les posa sur une table en bois, située au centre de la pièce avant de fouiller dans ses placards. Entre temps, Barrow reniflait les meubles, observait la pièce. Aucune fourrure ni trophées de chasse étaient présents, à son plus grand soulagement. L'homme revint finalement avec une sorte d'assiette remplie de viande.
Mr S: Tiens, tu dois avoir faim.
Le chien le regardait droit dans les yeux. Ses yeux brillaient à la lumière du jour tellement qu'il n'y croyait pas. Cela faisait un an au moins qu'il n'a pas eu un repas digne de ce nom. Il se hâta de manger et en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, l'assiette était vide. Mr S ria.
Mr S: Tu peux rester ici si tu veux, le temps que tu ailles mieux.
Tant de générosité était assez louche. Il était évident que Mr Simpson, attendra quelque chose en retour. C'est un humain après tout, faut pas rêver. Barrow lui fit tout de même confiance, il n'avait guère le choix.
Quelques semaines plus tard, il allait bien mieux et le printemps arrivait. Les courses de traîneau c'était arrêtés, puisque les bateaux peuvent venir de nouveau. Barrow c'était lié d'amitié avec l'homme. Cela c'était fait progressivement et personne ne s'en étonnait sauf quelques amis de Stan qui disaient que c'était un fou. Stan. Le monstre, qu'est-il devenu ?
Après l'incident, l'homme était fou de rage, honteux d'avoir perdu contre le loup. Quand Barrow avait été emmené à la chaufferie par les chiens, Stan tellement furieux, commençait à frapper les gens sans raison. Impossible de le maîtriser, il se sucida d'une balle dans le cœur quand un agent tenta de le raisonner.
Tué par balle. Ironique.
Mais tout ceci était du passé ! Une nouvelle vie commençait pour le chien et son maître. Certains humains reprirent leur traque à l'or, d'autre restaient toujours assis sur leur chaise à faire de la paperasse. Tout était calme, un peu monotone mais ce n'était pas désagréable, un repos bien mérité. Barrow n'était pas trop sorti, sous les conseils du vétérinaire. Mais il avait bien eu le temps de réfléchir et il acceptait bien cette idée d'être moitié-moitié à présent.
Il sortit pour aller en forêt, ne faire qu'un avec la nature, comme un loup le ferait. Les feuillages et les conifères, accompagnés de fleures printanières, quel plaisir ! Il se sentait léger. Il avait bien envie de chasser un petit quelque chose, pour son déjeuner. Il se mit à renifler. Un lièvre. Sa fera parfaitement l'affaire. De toute façon ils pullulent littéralement en ce moment.
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"Ataciara où est tu ?!"
C'était la voix rauque et menaçante de son père. Alpha de la meute, il l'avait toujours bien guidée. Autoritaire mais compatissant, il n'avait peur de rien. La jeune louve bailla et s'étira a l'intérieur de la tanière, elle venait encore de dormir toute la matinée. Ses yeux était d'un azur splendide et son pelage gris/blanc rappelait le brouillard au petit matin. Elle sortit de la grotte qui servait de tanière et regardait autour d'elle à la recherche de son père. Elle vit le loup massif, imposant, fort au pelage Noir comme la nuit. Il s'appelait Arran.
Ataciara: Me voilà père.
Arran: Va voir comment va ta mère!
Elle partit aussitôt. Ataciara n'était pas du genre a discuter les ordres de son père ni de personne d'ailleurs. Elle était calme douce et gentille un peu trop peut-être. D'autres jeunes loups comme elle en profitait pour lui demander de faire toutes sortes de choses a leur place mais Ataciara n'arrivait pas a dire "non". Mais la situation s'améliorait peu a peu au fur et a mesure qu'elle grandissait, elle prenait plus d'assurance. Elle partit donc voir sa mère qui venait d'être frappée par une maladie assez sévère que les loups n'ont pas parvenu à identifier.
Ataciara: Maman sa va mieux ?
Mère: Comme hier...
Ataciara: Repose toi je vais t'apporter a manger.
Aussitôt dit aussitôt fait, en quelques minutes, elle revint avec quelques poissons dans la gueule. Après cette visite à sa mère et avoir rapporter son état a son père, elle devait faire tout ce qu'on lui demandait de faire c'est à dire, repérer les troupeaux qu'ils pourraient éventuellement attaquer, vérifier que le territoire n'a pas été enfreint et toutes sortes de petits-boulots pour améliorer la tanière. Cela ne lui plaisait absolument pas d'être la bonne à tout faire mais son père ne s'en rendait pas compte et elle ne voulais pas qu'il le sache pour ne pas le blesser non plus. Mais les autres loups la menaçait plus où moins. En effet, Arran pensait du mal de sa fille comme si elle ne serait jamais capable de faire grand chose et laissait la chasse et les batailles, ce qu'il y a de plus intéressant à ses frères et soeurs. Elle n'osait rien dire.Elle faisait qu'accepter et faire. Mais elle rêvait...elle rêvait de s'échapper de cette prison qu'est devenue ce territoire et ses geôliers que sont devenus sa meute. Après avoir fait tout ce qu'on lui ait demandé et manger ce qu'il restait de la chasse du jour, elle se coucha seule au fond de sa tanière comme à son habitude loin de la vie sociale des autres loups et elle rêvait. C'était son seul vrai moment de détente. La seule louve qui la comprenait, c'était sa mère et elle était bien incapable de faire quoi que se soit dans son état.
Mais un évènement décisif allait changer sa vie.
*****
C'était l'hiver. La vie pour les loups étaient difficile et la moindre erreur pouvait leur coûter la vie. Des humains avaient trouver la tanière et il fallait donc partir avant qu'ils ne les atteignent. Tous les loups avaient peur des humains et de leurs armes, mais en réalité, très peu parmi eux en avait déjà vu un. Mais les plus âgées, racontait des histoires terrifiante a leur sujet. Que c'était tous de monstres sans pitié qui ne savaient plus où se donner de la tête pour faire souffrir les animaux. Ils avaient même, d'après la légende, "corrompu" certains loups pour en faire des chiens domestiqués pour leur rendre service. C'est ces chiens qui aident les chasseurs dans leurs sombres traques. Ainsi, chien et humains étaient redoutés et la moindre occasion d'en éliminer serait la bonne. Certaines histoires disait même que si le loup tentait de se débattre et donnait du fil a retorde aux humains, alors ils coupaient leurs pattes une par une pour l'entendre souffrir.
Ces histoires faisait peur a tous les loups, bien que les jeunes aimait en rire. Ataciara ne faisait pas exception et naïve comme elle l'est, elle croyait tout ce qu'on disait, à leur sujet. Mais toutefois certains affirmations ne lui semblaient pas claires. Comme corrompre des loups, cela lui semblait étrange néanmoins elle ne posait pas question et n'osait contredire les récits des anciens.
Il ventait et il neigeait. La meute avançait lentement sous la tempête. Les plus faibles, par la faim le froid et quelques maladies, mourrait en chemin. La mère d'Ataciara a été caché avec une autre louve pour la nourrir dans un terrier bien caché. Ataciara n'était pas spécialement robuste et elle aussi faiblissait de la même manière que d'autre on faiblit et finalement, tombés, dans la neige, sans vie. Après une journée entière de marche, on comptait déjà 3 loups en moins. 2 jeunes et le doyen. Cela faisait de la peine a tout le monde mais il ne fallait pas s'arrêter. Tous avaient faim encore plus que d'habitude et le blizzard n'arrangeait rien. Ils durent faire une pause après une dizaines d'heures de marche.
Arran: On doit être assez loin des humains maintenant.
Tous formèrent un cercle dans une grotte, Ataciara un peu à l'écart comme d'habitude. Les canins discutèrent de ce qu'ils allaient faire par la suite et le premier sujet abordé était la nourriture. Les loups étaient tellement énervés que Arran devait en corriger quelques uns malgré la fatigue. La nuit venue, Ataciara faisait de terribles cauchemards. Elle voyait tous les loups tomber un par un et un humain souriant machiavéliquement au loin accompagné de chiens féroces qui semblaient tout droits venus de l'enfer. Le feu brûlait dans leurs yeux et leur fourrure était noire.
Cet idée qu'elle c'était faite des humains et des chiens lui faisait froid dans le dos et lui donnait encore moins envie d'en rencontrer. Le lendemain, il fallait reprendre la marche. Il n'y avait pas un seul nuage et la journée était radieuse. Les loups venaient de chasser un élan et tous n'avaient plus faim. Tout allait pour le mieux, semble-t-il. Mais Ataciara s'inquiétait beaucoup pour sa mère. Et si les monstres l'avait trouvée ? Malgré sa timidité et sa peur, le fait était si important pour elle qu'elle décida d'aller demander à son père.
Ataciara : Père il faudrait peut-être voir maman maintenant.
Arran: Non.
Ataciara : Mais pourquoi les humains on du laisser tombé maintenant.
Arran: J'ai dis non ! Il commençait à montrer les crocs.
Ataciara: Tu vas la laisser seule comme ça ?!
Arran: Elle doit être morte a l'heure qu'il est, inutile d'insister.
Ataciara: Comment peut-tu en être sûr ?!
Arran: Tu commence a me gonfler !
Ataciara: Mais maman...
Arran lui mordit le cou pour lui faire comprendre qu'il ne voulait rien savoir. Ataciara s'étala au sol. Déjà qu'elle était assez fatiguée, elle n'avait vraiment pas besoin de cela. Ataciara s'inquiétait terriblement pour sa mère a tel point qu'elle décida de la trouver, toute seule, malgré les risques élevés. Aussitôt que son père s'en alla, elle se retourna et partit en courant vers la forêt. A son grand étonnement, Arran ne l'interpella même pas.
Elle s'en alla donc dans la forêt enneigée. Elle s'arrêta de courir assez rapidement, la fatigue la gagnait. Ataciara reniflait les pistes et prenait le chemin inverse de celui que elle et la meute, avaient pris à l'allée. Après quelques heures de marche pénibles, ses os étaient gelées, sa fourrure était blanche, couverte de neige froide et de glace. Son souffle même était glacial, aussi froid que le bleu dans ses yeux. Déterminée, la louve continua son chemin. Elle crut a un miracle quand elle trouva une carcasse d'une bête qu'elle ne pu identifier, car elle était déjà dévorée par des charognards. La bête est sûrement morte de froid et de faim. Elle réussis tout de même a manger un peu de ce qu'il restait et reprit sa route. Les odeurs disparues, elle se fiait a son instinct. Ses pattes avançait lentement, s'enfonçaient dans la neige. Chaque pas était douloureux, mais au fur et a mesure, le froid servait
servait d'anti-douleur et Ataciara ne sentait même plus le sang couler entre ses vaines. A la tombée de la nuit, elle aperçut des traces de sang dans la neige, pas encore recouvertes. Elle crut au pire. En suivant petit a petit les traces infâmes dans le blanc, une odeur forte lui parvint au museau. Une odeur qu'elle n'appréciait pas.
Elle vit la louve qui était sensé protéger et nourrir la mère d'Ataciara. Elle gisait au sol, inerte, le ventre entaillé par des morsures : cela devait être des chiens. On voyait clairement l'intérieur du ventre de la louve ce qui était atroce. Quelques rapaces venaient manger le corps de celle qui a du se défendre en vain. Ataciara tentait de faire fuir les rapaces mais il venaient toujours plus nombreux. Elle remarqua que par endroit, sa fourrure a été découpée. Elle hurla sa mort. Son hurlement était cristallin, clair, doux sans fautes.Elle continua son chemin jusqu'au terrier, pleine d'inquiétude. Elle mit son museau et vit sa mère. Elle ne semblait pas blessée. Elle n'avait rien.
Ataciara: Maman ? maman sa va ?
Elle la renifla tenta de la réveiller gentillement mais elle ne bougeait pas. Elle avait soudain une impression terrible qu'elle ne vivait plus mais elle entendit un murmure.Elle pensait que cela venait de sa mère: "pars". Elle tourna les yeux comme si elle cherchait quelque chose qu'y n'était pas là et après avoir réfléchi un long moment, en un éclair, partit en courant. Où? Elle ne savait pas.Mais la voilà partie. Heureusement c'était bientôt le printemps et se nourrir ne devrait pas lui poser de problème pour le moment mais qu'allait elle faire seule comme sa dans la nature mis a part survivre ? Elle ne serait jamais heureuse seule car un bonheur n'existe que s'il est partagé. Mais que faisait elle ? Elle allait droit vers sa mort et pourtant....n'était-ce pas la seule issue ? Peut-être croiserait elle une autre meute où elle trouverait sa place ou même en fonderait elle une avec un loup solitaire qu'elle rencontrerait a tout hasard ? Qui la comprendrait ?
******
Cela faisait des heures qu'elle marchait entre les nouvelle pousses du printemps, l'herbe fraîche et les dernière neiges fondaient sous ses pattes. Elle était fatiguée,avit mal au pattes et son ventre se plaignait de n'avoir rien a faire. Au loin, elle voyait le soleil se lever. "j'ai marché toute la nuit ?" se dit elle.
Il serait temps de se rassasier. Sa première idée était de traquer une petite proie mais elle entendit un ruisseau et décida donc en même temps de s'abreuver, de pêcher un poisson. Oui un poisson, cela suffirait. L'endroit était magnifique. Dans une petite clairière en pente, entre herbe fraîche, fleurs et neige, un petit ruisseau coupait cet espace et le soleil se levait derrière les montagnes au loin. "Libre" dit elle enfin. Elle mit la patte dans l'eau au bon moment pour attraper un saumon qui gigotait hors de l'eau dans un dernier espoir. Elle le mange et prit une bonne gorgée d'eau, puis se remit en route.
En fait, elle errait, jusqu'à ce que quelque chose lui arrive, quoi que se soit. Quelques heures plus tard, cette première chose arriva. Elle sentit un odeur forte, qui ne lui était pas agréable. Repoussante même. Mélange de transpiration, de cuir et...d'humain. Elle se tourna et retourna mais elle ne le vit pas. Son premier réflexe était de partir en courant mais après avoir réfléchit un instant, c'est peut-être ce que l'humain attendait d'elle. Elle n'en avait jamais vu, personnellement, mais toutes les histoires terrifiante des ces êtres maléfiques suffisait pour qu'elle soit vigilante. Elle était a découvert, si cet homme est armé de ce qu'ils appellent des "fusils", alors elle est perdue. Il fallait faire quelque chose, mais quoi ? Après un bref regard autour d'elle, il convenait de se cacher. Ataciara parvint finalement à se cacher dans un tronc d'arbre creux.
La louve entendit au dessus d'elle les pas silencieux du chasseur qui la traquait. Ses yeux se fermèrent et elle attendit, sagement et silencieusement que le chasseur passe. Le croyant parti, elle sort son museau du tronc, juste assez pour se faire repérer. De nouveau a découvert, le chasseur lui jette un filet dessus et la voilà prise au piège. Paniquée, elle regarde partout autour d'elle, cherchant l'infâme humain qu'elle ne vit pas. Du moins, pas tout de suite. Peu après, le chasseur arriva. C'était la première fois qu'elle voyait un "humain". Ils n'avaient pas l'air si terrible. Le chasseur n'avait ni griffes, ni dents ni même de queue. Il marchait sur deux pattes.
Comment pouvait-il courir vite ? Comment cela-ce fait-il qu'ils soient aussi craint alors qu'ils ne peuvent ni attaquer ni se défendre ? La réponse était dans le filet. Les humains construisaient des armes voilà d'où venait leur force ! A sa grande surprise, il ne la tua pas. L'homme se contentait de la traîner quelques heures dans la neige.
Ils arrivèrent dans une des ces "maisons" en bois où ils vivent. Ataciara fût mis en cage dans le sous-sol. L'humain n'était pas seul, il y avait une femme aussi avec lui. Ils avaient l'air très heureux, peut-être a cause d'Ataciara. On lui donna tout de même un morceau de viande a manger mais elle était très salée. Après ce maigre repas, on entendit une dispute....
Femme: Tu ne vas pas la tuer quand même ?
Chasseur: Tu n'as donc pas vu sa fourrure ? Une prise comme sa y'en a pas deux !
Femme: Mais justement se serait vraiment un crime de lui faire du mal !
Chasseur: Je t'en prie, met tes sentiments de côtés et pense à l'argent un peu tu veux !
Femme: Je continue a penser que c'est cruel.
Cruel ? Elle osait dire que la tuer était cruel ? Par contre la capturer et la gardée en captivité était normal ! Ah s'en était trop, il fallait qu'elle s'échappe mais il n'y avait aucune issue. Ataciara espérait de tout son coeur que le chasseur aussi avait quelques sentiments.
Chasseur: On peut peut-être avoir un prix en la vendant a un zoo.
Femme: Oh oui elle serais bien plus heureuse dans un zoo.
Plus heureuse dans un "zoo" que morte ? Que-ce donc un "zoo" ? Elle n'avait jamais entendue ce mot de sa vie. Etrange comme mot d'ailleurs. Un zoo...
Femme: Elle y trouvera d'autres loups en plus.
D'autres loups ? Un zoo...une cage..des loups ! Un zoo serait donc un endroit où l'on garderait des animaux ? Ah non elle veut être libre ! Et c'est plein de pensées qu'elle s'endormit sur le sol froid et humide de sa cage.
Le lendemain, elle fût réveillée tôt par le chasseur qui venait la chercher. Voyant qu'il avait des couteaux a la ceinture, un filet a la main et une corde dans une autre, elle savait que c'était pas maintenant qu'elle s'échapperait. Traînée dehors, l'humain l'attache contre un poteau, pour "prendre l'air" comme il le disait. Elle s'allongea dans l'herbe et rêvait encore et toujours. Elle entendit soudain un voix qui lui était familière....
Arran: Bouge pas !
Ataciara: Papa ?
D'un cou sec des dents, il brise la corde et pousse légèrement sa fille pour l'inciter a le suivre, ce qu'elle fit. Quelques minutes plus tard, hors de danger loin des humains...
Arran: Alors comme sa tu pars, sans prévenir ?
Ataciara: J'en avait marre de rester et d'être la bonne a tout faire !
Arran: Pourquoi ne l'as tu jamais dis ?
Ataciara: Parce que...je voulais pas te faire de tort...et puis que viens tu faire ici ? Me suivre jusqu'ici ?
Arran: Si je n'étais pas la tu serais encore attaché a ton poteau !
Ataciara: Je m'en serais sorti toute seule.
Arran: C'est cela oui,tu n'en aurais jamais été capable....
Ataciara: Et voilà j'en suis pas capable comme d'habitude je suis capable que de faire ce que les autres refusent de faire !
Arran: Tu exagères tout de toute façon.
Ataciara: Eh bien tu sais quoi puisque je gène autant, il est préférable que je sois loin de la meute.
Sans même attendre la réponse elle tente de partir en courant. Arran la rattrape rapidement et la mort au cou sans serrer pour la faire chuter.
Arran: Non tu vas rentrer !
Ataciara: Et si je refuse ?
Arran: Tu ne refuseras pas
Ataciara: Si je refuse. Je suis bien mieux libre
Arran: Mais tu va de nouveau finir entre les pattes d'humains !
Ataciara: Je me demande si ce n'est pas mieux d'être entre les pattes d'humain qu'entre les tiennes ! Tu ne t'es jamais vraiment intéressé à moi de toute
e toute façon sauf pour me donner des ordres.
Arran: Tu en fais trop et pourquoi je serais venu jusqu'ici pour te chercher si je me désintéresse de toi ?
Ataciara: Parce que sans moi il y a trop de choses qui doivent être faites là bas et qu'il ne le sont pas.
Arran: Je peux tout arranger je t'assures !
Ataciara: Je veux pas je suis bien plus heureuse ici alors si tu m'aimes vraiment laisse moi.
Le loup ne savait plus quoi dire. Comment répondre a cela ? Elle était bien plus maline qu'il ne le pensais. Elle ne reviendra pas c'est sur...il faudra faire autrement. En tentant une dernière embrassade d'adieu, Ataciara tourne la tête pour l'éviter, pour lui faire savoir que c'est fini. Il repart donc la laissant au milieu de la forêt, seule.
*********
Quelques semaines passèrent ainsi. Maintes fois, a t-elle eu envie de revenir sur ses pas à la "maison". Mais elle ne pouvait pas. Elle sentait qu'elle se rapprochait des hommes. Elle en croisait de plus en plus et voyait ces machines volantes au bruit assourdissant. Cela ne lui plaisait pas mais curieuse qu'est Ataciara, elle c'est mise en tête de voir une ville, la tanière des humains. Mais encore une fois, son ventre criait famine. Elle ne pouvait chasser que des petites proies.En haut d'un rocher elle reniflait et cherchait son prochain déjeuner quand elle sentit l'odeur d'un lièvre qui ferait très bien l'affaire. Une fois a vue en haut de son rocher... elle s'apprêtait à sauter quand elle vit un chien le faire a sa place, plus vite qu'elle et finir le lièvre rapidement.
Ataciara: Eh mon déjeuner !!
Elle sauta a sa rencontre, assez mécontente. C'était la première fois qu'elle vit un chien et ils ne semblaient pas si effrayants que ce qu'on lui racontait. Le chien semblait même plus effrayé qu'elle.
Barrow: Ah pardon je ne savais pas, tenez je vous le laisse... je m'appelle Barrow.
Ataciara, très surprise de voir que le chien ne l'attaquait ni même grognait, ne savait pas quoi dire. Elle pensa après qui'il avait peur d'elle et que peut-être,elle pourrait en savoir plus sur eux. Il bafouillait légèrement.
Ataciara: Moi c'est Ataciara. Que fait un chien en pleine forêt ?
Barrow: Je me promène. J'apprécie le calme et la tranquillité, sa change de la ville bruyante.
Ataciara: Tu vis en ville ?
Barrow: Oui a Nome, tout près d'ici. D'ailleurs tu ne devrais pas rester si près d'une ville humaine. Et toi que fais tu ?
Ataciara: Je chasse pour vivre.
Barrow semblait inquiet d'un coup, et Ataciara devina tout de suite ce qui le préoccupait:
Ataciara: Ne t'inquiètes pas, je suis seule.
Barrow: Ah je croyais...
Ataciara: Je suis seule.
Barrow: Ok ok ....
Ataciara: Alors comme sa t'es un chien ? Elle lui tourne autour comme pour l'inspecter
Barrow: C'est pas que sa me dérange mais...
Ataciara,s'asseyant,: Parle moi des humains
Barrow: Des humains ? Que veux tu savoir d'eux ?
Ataciara: Je sais pas a voir tes blessures on dirait que t'a eu des problèmes avec eux. Ils sont aussi méchants que ce que l'on dit ?! Parce que moi ma seule expérience avec un humain n'était pas très joyeuse.
Barrow: Je ne sais pas ce qu'on ta dit ou vécu mais il ne sont pas tous méchants.
Ataciara: Comment sa pas tous ?
Barrow: Y'en a des cruels et des adorables. Faut savoir les différencier c'est tout. Certains vous tire dessus volontiers et d'autres feront tout pour vous sauver.
Ataciara: Comment se fait-ils qu'ils soient tous si différents ?
Barrow: Se sont des créatures fascinantes. Il peuvent construire des édifices de plusieurs étages en coupant des arbres entiers, allumer des feux, voler.... Moi je suis un chien de traineau.
Ataciara: Un chien de quoi ?
Barrow: Traineau. On est plusieurs chiens a courir pour tirer un traineau sur lequel un humain nous dirige. Comme une équipe quoi. On fait des courses ou on délivre des marchandises entre les villes humaines.
Ataciara: Je me demande en quoi sa peut-être amusant de tirer un tas de bois
Barrow: C'est pas que c'est amusant, mais sa aide les humains.Faut le vivre pour l'aimer
Ataciara: Moi je suis une louve...solitaire qui erre dans la forêt
Barrow: Que comptes tu faire ? rester ainsi au milieu de la forêt a survivre ? C'est pas un peu ennuyant comme vie.
Ataciara: Oui, il faut que je rencontre d'autres loups....
Barrow: Eh bien je n'ai rien a faire alors je peux te tenir compagnie cet après-midi si tu veux....
Ataciara: Je peux te demander quelque chose alors ?
Barrow: Dis toujours
Ataciara: J'aimerais bien voir...une ville.
Barrow: Une ville ?
Ataciara: Ouais la ou tu habites quoi.
Barrow: Eh ben je suppose que c'est possible mais l'ennui c'est que le loup sa se sent et si des chiens te repère tu es morte et moi aussi.
Ataciara: Juste de loin alors.
Barrow: C'est possible...
Ataciara: Aller s'il te plait je suis si curieuse de savoir a quoi sa ressemble. De toute façon j'irai toute seule sinon...
Barrow: Non non je t'accompagne.
Ataciara lui sourit et Barrow lui montra le chemin. Arrivé en haut d'une colline quelques vingt minutes plus tard, on apercevait très bien Nome vue de haut. Ataciara émerveillée, regardait avec attention tout ce petit monde qui s'agite en dessous d'elle.
Ataciara: Ces batiments là, c'est du bois ?
Barrow: Oui, ils le coupent à l'aide d'outils tranchants.
Ataciara: C'est incroyable ! A moi maintenant ! Je vais te montrer un endroit magnifique que ta "ville" n'a pas.
Ils partirent ainsi discutant de tout ce qu'ils avaient vécus jusqu'ici, des histoires qu'on leur avait raconté sur les loups, et sur les chiens, et tous deux apprirent beaucoup de choses. Quelques heures plus tard, ils arrivèrent au lieu magnifique tel qu'Ataciara l'avait décris. Il y avait des cascades de partout, des fleurs de toutes les couleurs qui poussaient autour et l'eau était poissonneuse.
Ataciara: T'a faim ?
D'un coup de patte dans l'eau elle jeta un saumon qui atterrit sur le museau de Barrow et pendant quelques minutes, ils ne purent s'empêcher de rire au éclats. Ils grimpèrent en haut d'une montagne pendant la fin d'après-midi et arrivèrent au coucher du soleil en haut de la montagne encore enneigée et s'allongèrent dans la neige. Ils se regardèrent, les yeux dans les yeux et approchèrent leurs museaux....Ataciara mit ensuite sa tête dans la nuque de Barrow et remontait doucement pour sentir sa fourrure. Les deux amoureux se regardaient encore une fois, souriaient bêtement puis après avoir contemplé le coucher du soleil, redescendirent de la montagne et entrèrent dans une tanière abandonnée. C'était une petite grotte contre la montagne bien protégée, assez difficile d'accès et à l'abri des intempéries et y passèrent la nuit......(je vous laisse imaginer ce qui c'est passé;))
*********
Ataciara pleurait légèrement cette nuit là.
Barrow: Pourquoi pleure tu ?
Ataciara: Quand j'ai quitté ma meute pour partir a l'aventure et rencontrer quelqu'un, je m'attendais a rencontrer un loup et fonder une meute. Mais/
Barrow: Mais je suis un chien c'est sa ?
Ataciara: Oui....donc/
Barrow: Donc tu crois que je vais t'abandonner et te laisser t'occuper de batards et tu te retrouveras de nouveau seule c'est sa ?
Ataciara: Oui mais/
Barrow: Mais sa n'arrivera pas...regarde moi, je te le promet que je serais toujours auprès de toi et on fondera une meute comme tu le veux, même si se sera une meute un peu spéciale.
Il lui souriait et la léchait affectueusement pour la rassurer. Bien que cela marchait un peu, elle ne cessait d'avoir l'impression d'avoir trahi sa race, tous les loups du monde. Mais elle aimait Barrow et elle sentait que lui aussi l'aimait profondément et que lui aussi cela le tourmentait de s'être accouplé avec une louve. Elle parvint tout de même a trouver le sommeil.....
*****
Le jour se lève, et Ataciara comme d'habitude, a dormi toute la matinée. Elle bailla et s'étira avant de remarquer que Barrow n'était pas là. Elle commençait a paniquer. "Il ma menti il voulait juste me.." Avant que ses pensés n'aillent plus loin, elle vit Barrow qui arrivait la gueule pleine de poissons.
Barrow: Je me suis dis que tu aurais faim. Eh ben tu n'es pas du genre lève-tôt dis donc !
Ataciara: Tu..tu as eu le temps d'aller pêcher ?
Barrow: Sa fait des heures que je suis levé.
Ataciara: Mais on c'est endormi si tard !
Barrow: J'ai l'habitude de me lever tôt, même si je m'endors tard.
*****
Les mois passèrent et Barrow venait
tous les jours, comme il l'a promis. Le ventre d'Ataciara grossissait de jour en jour. Et c'est un jour d'été que l'on est passé près de la catastrophe. Désormais, Barrow dormait avec Ataciara la nuit, au lieu de dormir a la chaufferie comme il le faisait avant. La petite grotte où ils avaient passé leur première nuit, avait été élue domicile.
La matinée était bien avancée et les deux amoureux dormaient l'un contre l'autre. Un loup étranger rentra reniflant frénétiquement l'air. Voyant les deux dormir, il pensait que se serait facile de se débarrasser du chien. Sa en fera un de moins sur Terre. Il s'avança très doucement, à pas légers. Et alors qu'il allait atteindre son but, ouvert la gueule laissant apparaître ses crocs bien en évidence,à quelques centimètres du cou de Barrow, celui-ci ouvre très rapidement l'oeil et contre-attaque si rapidement que le loup se retrouve dos a terre, les pattes du chiens lui serrant le coup. Ataciara, se réveillant :
Ataciara: Que se-passe-t-il ? Cairne ?
Cairne était fou d' Ataciara. C'était pourtant le plus odieux avec elle. Il ne faisait rien pour elle. Il était assez imposant. Son pelage était brun. Il n'avait rien de spécial mais il était plutôt robuste pour un loup. Il tenta maintes fois de la séduire mais elle la toujours refusé.
Ataciara: Barrow lâche le !
Barrow: Comment ?
Ataciara: Lâche le !
Barrow: Mais...
Cairne: Oui fais ce qu'elle te dit, lâche moi.
Barrow,agressivement, à Cairne: Je verrais vraiment pas pourquoi !!
Ataciara : Lâche le !
Barrow retire sa patte mais reste néanmoins sur ses gardes.
Ataciara: Que fais tu ici ?
Cairne: Bah quoi j'ai pas le droit de faire une petite visite ?...
Ataciara se baissait pour ne pas mettre son ventre trop en évidence.
Ataciara: Eh ben non justement !
Cairne: Par contre ce qui m'étonnes c'est la présence de ça. Le "ça" désignant Barrow.
Barrow: "ça" ? Tu sais ce qu'il te dit "ça" ?
Cairne: Non quoi?
Ataciara: Arrêtez ! Cairne je t'en prie pars d'ici.
Cairne: Mais j'ai pas fini le travail !
Ataciara: Travail ?
Cairne: Oups
Ataciara: J'ai tout compris !
Cairne: Non tu n'as rien compris je viens simplement dire bonjour....
Ataciara: C'est mon père qui t'envoie m'espionner c'est sa ?
Cairne: Bon ok t'as gagnée. Mais moi je ne t'ai pas espionnée j'ai juste été envoyé pour tuer le chien.
Ataciara: Mais pourquoi veut-il le tuer ?
Cairne : Tu es si bête que sa ?!
Ataciara: Je fais ce que je veux je n'ai pas a être dictée par n'importe quel loup ou chien ou qui que se soit !
Cairne: Bon puisque tu es têtue je vais faire mon boulot sinon je vais me faire disputer par ton père.
Ataciara: Alors vas-y tue le...
Barrow: Hein ?
Ataciara: Mais je suis assez sure que c'est lui qui va te tailler en pièces.
Cairne: Tu sais ce qu'il me plaît le plus chez toi ? C'est ton sens de l'humour ...
Sans plus attendre le loup se met au "travail". Tentant a maintes reprise de morde son adversaire qui esquive de peu a chaque fois.
Cairne: Si tu veux t'enfuir dis le tout de suite sa me fera gagner du temps.
Barrow: Pourquoi m'enfuir ?
Cairne: Parce que tu vas perdre !
Barrow: Raison de plus pour ne pas m'enfuir...
Ne comprenant pas tout de suite ce que vient de dire Barrow, celui-ci profite que Cairne soit en pleine réflexion pour lui donner un coup de tête dans le thorax le faisant perdre son équilibre. Il se restabilise rapidement et réplique en lui mordant la patte avant gauche. Le chien donne alors un coup dans le vide avec sa patte gauche faisant voltiger le loup qui ci-accrochait, puis retomber lourdement sur le sol.
Cairne: Tiens un chien qui sait se battre ? Comme c'est étrange...
Barrow: Tu n'as encore rien vu !
Cairne se relève, saute sur le côté pour essayer d'atteindre le flanc du chien. A peine eu-t-il le temps de sentir la fourrure de Barrow entre ses crocs qu'elle avait disparu. Barrow se mit sous le loup a sa grande surprise et se dressa lançant ainsi Cairne dans les airs. Une fois de nouveau au sol, Barrow se précipite sur son cou sans pour autant le mordre. Il lui chuchote à l'oreille :
Barrow: Tu vas lui dire d'aller voir ailleurs et que s'il essaye de l'approcher encore une fois il entendra de mes nouvelles!
Le loup se contenta d'hocher la tête et de s'enfuir en courant.
*****
Arran: COMMENT ?
Le visage du loup était marqué de colère. Des flammes ardentes brûlaient dans ses yeux et ses crocs se seraient alors qu'il n'avait rien dans la gueule.
Cairne; Il m'a battu je n'ai pas eu le choix... je ne fais que rapporter son message.
Arran: Eh bien j'ai bien envie d'entendre de ses nouvelles...
Cairne: Il est très fort et j'ai vraiment eu l'impression qu' Ataciara était heureuse avec lui.
Arran: Tu les défends maintenant ? Il grogne en sa direction.
Cairne: Non non pas du tout...je dis simplement...
Arran: Alors arrête de dire simplement et dis moi plutôt où ils se cachent !
*****
Ataciara: Tu vas bien ?!
Barrow: Oui oui rien de bien grave...
Ataciara: Je suis désolée vraiment.
Barrow: C'est pas grave...mais faut pas rester ici.
Ataciara: Pourquoi ?
Barrow: Parce que je sens que ton père va vouloir venir et je tiens pas a le tuer ou à moi mourir.
Ataciara: Il nous trouvera de tout façon où qu'on aille. Je n'ai pas peur de lui.
Barrow: Mais si sa fini mal ?
Ataciara: Alors sa finira mal.
Elle s'allongea au fond de la grotte et s'endormi. Barrow était très étonné de tels propos. C'est pas un chien qui aurait dit une chose pareil. En fin de compte il y avait peut-être bien une différence entre loups et chiens. Il se coucha près d'Ataciara et tenta de s'endormir malgré tout.
******
Barrow n'a pas dormi de la nuit. Il pensait à tout ce qui allait se produire les jours qui allaient suivre. Il était curieux de voir a quoi ressemblait le père d'Ataciara espérant qu'il n'était pas trop fort bien qu'il en doutait puisque d'après ce que lui a raconté Ataciara, il est alpha. Il se leva au milieu de la nuit, pour sentir l'air frais et essayer de se changer les idées. Une fois sorti de la grotte, il voyait au loin les lumières de la ville qui lui manquait de plus en plus. Mais désormais il ne pouvait presque plus laisser Ataciara seule une minute car elle était devenue trop fragile. Il fallait donc que tout le monde sache qu'il serait absent un long moment pour éviter tout soupçons. Il commençait a faire froid, il faisait nuit et Ataciara était bien protégée. Il pouvait donc s'absenter un moment.
Après quelques kilomètres à pattes, il arriva finalement à Nome. Tout était calme. Il n'y avait pas un homme dans les rues. Il décida de voir Balto. Ayant quelques différents avec son frère, Nikki, il convenait de l'éviter et par conséquant, éviter les autres chiens. Arrivé au bateau abandonné, Barrow chercha le chien-loup. Mais il n'était pas là. Il ne trouva que Borris. Borris fera bien l'affaire. Barrow lui donna un petit coup de museau délicatement pour ne pas le réveiller brusquement. L'oie ouvrit les yeux...
Borris: Ahhh!!!
Barrow: Du calme Borris c'est Barrow.
Borris: Ah peur que j'ai eu ! Et qu'est ce qu'y te prend de réveiller en pleine nuit ?
Barrow: Juste pour que tu préviennes Balto que je serais pas là un moment.
Borris: Tu vas où encore ? On te vois presque plus ici.
Barrow: J'ai....;des choses a faire.
Borris: Tu es bien mystérieux que caches tu donc ?
Barrow: T'occuppes, préviens simplement Balto.
Borris: Ok mais il faudra que tu en parles un jour ou l'autre des ses choses a faires.
Barrow ne répondit pas et se dépêcha de retourner dans la forêt, le soleil allait se lever. Après quelques dizaines de minutes de course, la grotte était en vue. Le jour allait se lever. Alors qu'il ne restait que quelques rochers a gravir avant d'arriver à la grotte. Il entendit une voix derrière-lui l'interpeller.
Arran: Où vas tu-comme sa ?
Barrow fut si surpris qu'il manqua de tomber. Il redescendit les quelques roches qu'il venait de monter et se mit a chercher celui qui lui a parlé.
Arran: Je suis derrière toi.
Barrow se retourna et vit le loup, bien plus imposant que lui qui le regardait sévèrement.
Arran: Barrow c'est cela ?
Barrow: Comment vous savez que...
Arran: C'est moi qui pose les questions ici ! Qu'est ce qu'un chien fait avec une louve vous m'expliquez ? Qu'est ce qu'y tourne pas rond chez vous?
Barrow,rassemblant son courage, Vous voulez dire qu'est ce qu'y tourne pas rond chez vous ?
Arran: Quoi ?!
Barrow: Vous privez votre fille d'être heureuse !
Arran: Non je la protège d'imbéciles comme vous.
Barrow: En la rendant malheureuse ?
Arran: Elle pleurera sans doute votre mort quelques temps mais dès que les petits seront morts aussi elle pourra reprendre une vie normale.
Barrow: Comment voulez vous qu'elle reprenne une vie normale sachant que vous avez tués ses petits et son compagnon ?
Arran: Parce qu'elle est ma fille et elle fera ce que je lui dit, point.
Barrow: Cela me dépasse complètement. Qu'un père puisse faire des choses pareils.
Arran: Je pourrais dire que vous verrez ce que c'est qu'être père, mais je ne vais pas le faire, puisque vous serez mort d'ici là.
Barrow: Peut-être...
Arran: Sûrement. De toute façon Cairne n'était pas en forme ce jour là. C'est impossible qu'un chien sache se battre.
Barrow: Vous serez étonné...
Arran: Vous les chiens vous pouvez toujours courir mais vous ne pourrez jamais nous battre.
Barrow: Mais pourquoi devrons nous nous battre ?
Arran: Parce que..;parce que...parce que c'est comme ça !
Barrow: C'est pas un peu léger comme explication ? Après tout, nous ne sommes pas si différents.
Arran: Si au contraire. Ton amour pour ma fille t'aveugle, tu ne vois pas les différences entre elle et toi.
Barrow: Et si vous vous trompiez ?
Arran: Saches jeune chien que je ne me trompe jamais.
Barrow: Vous avez peut-être raison.
Arran: Evidemment que j'ai raison ! Content de voir que ton esprit s'éclaire et...
Barrow: Mais je ne vais pas laisser Ataciara pour autant.
Arran: Me voilà fort déçu. Mais j'espère que vous allez m'offrir un combat digne de ce nom !
Barrow: Vous ne serez pas déçu je vous le promet....
Arran: On va bien voir si Ataciara vous a bien choisi.....
En une fraction de seconde, le loup qui était calme et serein voir même sympathique au premier regard, se transforme en une bête sauvage grognant furieusement, laissant apparaître ses crocs. Barrow en fit de même, mais à plus petite échelle. Il était très concentré, il fallait deviner où son adversaire allait attaquer. Barrow sentait que Arran cherchait une faille .
Finalement, le loup sauta haut devant Barrow. si haut qu'il parvenait a peine a le suivre du regard. Arran atterit derrière Barrow, se retourna et lui morda la patte droite assez sévèrement. Barrow se retourna a son tour et donna un coup de patte sur le flanc d'Arran qui lâche prise. Arran est bien plus rapide que Barrow. Il lui inflige coups après coups. Barrow parvient à en esquiver qu'une moitié. Arran n'avait presque rien subit alors que Barrow était déjà épuisé de sa course qu'il avait faite auparavant.
Arran: Décevant.
Il lui sauta de nouveau dessus pour le finir. Barrow comprit qu'il ne pourra pas user de la force mais qu'il fallait être plus malin que lui et être stratégique. Il ne pouvait pas éviter cet assaut. Barrow fonça alors tête baissé, à la grande surprise d'Arran. Barrow se cogne alors contre son torse et le loup tombe a terre sous le choc. Il se relève vite pour préparer sa prochaine attaque.Barrow fit mine de lui sauter dessus. Mais il était en réalité, décallé vers la droite. Arran pensait l'éviter en sautant vers sa gauche c'est à dire la droite de Barrow. Il se trouvèrent donc face a face, très proches. Arran déstabilisé, se fait mordre au cou.
Barrow ne se contrôlait plus pendant le combat. Il était pris dans cette tourmente. Il n'agissait que par instinct et ne réfléchissait presque plus. C'est comme si il n'était plus lui même et que son unique but était d'en finir, peut importe le prix. Il était pris de frénésie comme son adversaire, berserk. Cela lui donnait plus de force, plus d'envie, plus de haine. Il voulait maintenant se battre. Il en avait envie. Il voulait aller encore plus loin il se sentait....comme un loup.
**************
Ataciara se réveilla brusquement. Elle venait de faire un horrible cauchemar. Elle avait rêvé que Barrow et Arran se battaient. Elle entendit au loin quelques grognements. Barrow...où était-il ? Il n'est pas contre elle ? Est-il retourné pêché ? Ou en ville ? Ou... non il ne l'aurait jamais laissée seule. Ses grognements, ses hurlements, ses gémissements...
Elle sortit en courant de la grotte et vit les deux bestiaux sauvages se battre sans répit. Dès qu'un était a terre, il se relevait et ils continuaient. Arran donna cependant un coup tellement violent sur le flanc de Barrow qu'il tomba mais ne se releva pas. Ataciara regardait la scène de haut. Horrifiée par ce qui allait se passer elle sauta entre Barrow à terre et Arran qui s'apprêtait à sauter.
Ataciara: Arrête laisse-le je t'en supplie !
Arran: Dégage! je m'occupes de ton compte tout à l'heure.
Il poussa Ataciara sur le côté et sauta sur Barrow.
*************
La fin du combat approchait. Barrow voyait le loup lui sauter dessus. C'était comme si le temps était au ralentit. Puis il vit Ataciara. La louve qu'il aime tant...elle lui donna encore un dernier espoir. Il fit une roulade juste à temps pour éviter le monstre. Et se releva difficilement, saignant de part et d'autre, avec quelques os brisés ici et là et d'anciennes cicatrices reouvertes. Arran n'était pas en bon état non plus, il respirait très rapidement et saignait lui aussi. Finalement, ce combat lui fût assez distrayant, mais lui aussi est fatigué. Les deux ennemis sont maintenant face à face pour un dernier affront. Ataciara, en désespoir de cause, se remit encore une fois entre les deux suppliant qu'ils arrêtent. Ils restèrent sourd à ses prières et attendait qu'elle se dégage pour en finir.
Elle ne savait pas qui regarder, son compagnon ou son père. Pourquoi fallait-il que sa lui arrive à elle ? Pourquoi elle se tapait toujours les ennuis pourquoi n'avait elle pas le droit non plus à une vie normale ?! C'était injuste et sa finissait au point ou son père et son ami allaient tous deux mourir. Oui, tous deux, car le gagnant, quel qu'il soit, serait bien trop faible pour survivre. Mais dans son coeur, Ataciara voulait que son père perde ce combat. Pour qu'il comprenne les erreurs qu'il a fait.
Les pattes des canins étaient toutes fléchies, prêt à bondir quand le moment se présentera. Ataciara ferma les yeux et se dégagea, ne sachant que faire d'autre, ses yeux d'azur pleurant. L'entendant pleurer, Barrow détourna son regard et compatissait. Il s'en voulait a présent, de la faire souffrir ainsi. Il ne savait plus quoi faire, Arran était déjà dans les airs, sur de lui. Barrow était fait. Ataciara reouvra ses yeux, ne pouvant s'empêcher de regarder la scène tragique. Arran était à quelques centimètres de Barrow qui restait immobile, attendant l'attaque. Un violent coup de vent, accompagné d'une brume étrange repoussa alors Arran de Barrow le projettant à quelques mètres de là, sans le blesser. Barrow était abasourdi. Il s'attendait vraiment pas à cela. C'est comme si une présence ne voulait pas sa mort. Que son heure n'était pas venue et qu'il avait encore beaucoup à faire. Il secoua sa tête pour se remettre les idées en place et vit Arran se relever, plus loin.
Barrow, haletant, Je crois..qu'il vaudrais mieux...s'arrêter là.
Arran: S'arrêter ? Mais tu es fou ? Tu as vraiment un problème ! T'es complètement givré !
Barrow: C'est vrai ...qu'il fait froid.
Arran: Tu fais de l'humour ?
Barrow :Ataciara...en...souffre..vous avez vu...maintenant...que j'étais capable de la protéger et de l'aimer alors ...pourquoi me tuer...maintenant ?
Arran s'arrêta et regardait sa fille en pleures. Il ne pouvait s'empêcher de ressentir, un peu de compassion pour elle. Mais il ne voulait pas abandonner le combat. On n'abandonne jamais un combat ! Il revenait à la charge et Barrow eut alors une idée. Arran courrant assez lentement à présent, Barrow le vit arriver de loin. Alors qu'Arran était près de lui, Barrow lui donna un coup, pas très violent, sur la tête et Arran s'éffondra mais il n'était pas mort, simplement évanoui.
Ataciara s'en rendit compte et regarda Barrow plein de bonheur. Sa première idée était de se était de se frotter contre lui, mais voyant que dès qu'elle le touche il gémissait, elle pensa plus sage d'attendre qu'il aille mieux. Les deux canins étaient dans un piteux état, laborieux même. C'est tous juste si Barrow s'accrochait encore à la vie. Leurs corps étaient mordus,déchirés, ils saignaient de partout, le combat fût rude et violent.
Ils transportèrent tant bien que mal Arran jusqu'a leur grotte où ils prirent soin de lui. Si il y a une chose qu' Ataciara faisait mieux que tout le monde, c'était prendre soin de quelqu'un. En quelques jours, Barrow allait déjà mieux et pouvait de nouveau chasser car ils mourraient tous de faim. Arran voyait ces blessures guéries mais il ne se réveillait pas ce qui était problématique.
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Une semaine plus tard, Arran se réveilla enfin. La première chose qu'il vit c'était une flaque d'eau et un peu de viande. Il bu et avala aussi rapidement qu'en quelques secondes il ne restait plus rien.
Ataciara: Papa...tu vas mieux ?
Arran regarda ses blessures, il ne saignait plus. Il regarda ensuite sa fille, radieuse, le ventre bien rond, lui souriant. Il tenta de se lever sans réussir. Une pensée lui vint soudainement à l'esprit. Qui a pu chasser la viande qu'il venait de manger, si Ataciara était enceinte...alors cela voulais dire que....
Barrow,à Ataciara, Il c'est réveillé ?
Ataciara: Oui et il va bien mieux.
Barrow: Tant mieux.
Arran: Comment ça ? Vous !
Ataciara: Arrête il t'a pratiquement sauvé la vie tu devrais lui être reconnaissant.
Arran: Je...je ne sais pas quoi dire.
Ataciara: Papa, as tu au moins compris maintenant ? Ma place n'est pas auprès de vous, mais ici, avec Barrow.
Arran: Mais...
Ataciara: Oui c'est un chien mais il me comprend, il m'aime et il peut me protéger et surtout, je suis heureuse avec lui. Ce n'est pas ce que tu veux ?
Arran: Si....mais je le voulais...autrement.regardant Barrow, Je crois que..je vous dois des excuses. Mais quel combat...
Barrow: Merci...
Arran: Je sais maintenant que vous êtes capable de la protéger mieux que moi et si vous la rendez heureuse...alors je peux rentrer la conscience tranquille.
Ataciara: On se reverra, je te le promet.
Arran Si quelqu'un te veut du mal..., il regarde Barrow de nouveau en souriant, il entendera de ses nouvelles !
Il parvint finalement à se lever et se dirigea vers la sortie, avant de disparaître dans le brouillard du matin.
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Quelques semaines plus tard, l'évènement tant attendu arriva. Ataciara mis au monde deux louveteaux. L'un brun, et l'autre gris. Ils furent appelés Blaze et Seattle. Alors que Blaze ressemblait clairement à un loup, Seattle faisait penser plus à un chien mais la différence était imperceptible.
Le lendemain de leurs naissance, les première neiges tombaient et avec, les courses de traîneaux. Absent, Ataciara devait se débrouiller un jour sur deux sans Barrow. Il fallait qu'elle chasse et s'occupe des deux louveteaux seule ce qui la déplaisait énormément. Mais elle savait aussi que Barrow n'abandonnera jamais son travail. Elle se promenait longtemps avec ses petits, pour commencer leur éducation de loup à savoir comment se cacher, marcher silencieusement, attraper de petites proies, ce qu'il faut savoir sur les dangers de la vie de tous les jours. Un jour, ils croisèrent un attelage. Curieux, les louveteaux tentèrent de le suivre mais ils furent vite interpellés par leur mère qui ne voulait rien savoir.
Quand ils voyaient leur père, il était alors assommé de questions mais il ne dit jamais rien de peur qu' Ataciara ne lui en veuille. Seattle ce montra pourtant très insistant. Barrow voulait lui faire découvrir le monde des humains, assez sur qu'il serait plus proche d'un chien que d'un loup mais quand il en parla a Ataciara, celle-ci ne répondit même pas. Ataciara voulait que ses louveteaux soient des loups et rien d'autre. Néanmoins, elle aimait être seule avec ses petits aussi. Elle pouvait profiter pleinement d'eux avant qu'ils n'aillent voir ailleurs. Elle savourait chaque instant et aussi, les peu qu'ils avaient tous les quatre. En plus de leur éducation, ils passèrent le reste de leur temps à jouer à diverses jeux. Comme à "ours" qui consistait qu'un des loups était un ours et il fallait qu'il touche les autres et alors il devenait un ours. Ou à cache cache mais ce jeu perdait d'intérêt car les adultes utilisaient leur flair développé ce qui était considéré comme de la triche. Sinon ils jouaient tout simplement à se battre ce qui faisait également partie de leur éducation. Barrow abandonna vite l'idée qu'un deux viendrait avec lui à Nome et devenir un chien parce que les deux, il le vit, étaient des loups et non des chiens.
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Steele : Il dit qu'il part se balader en forêt mais il y va tous les jours !
Le chien marmonnait et grognait. Il c'était mis en tête de suivre Barrow ce jour là. Trop curieux de savoir ce qu'il pouvait bien faire en forêt. Le suivant de loin du regard, il était fort surpris de le voir chasser, pêcher et courir avec aisance dans la montagne, comme si il y vivait.... Au bout d'un moment, ses soupçons fût fondés: Barrow avait bien une vie hors de Nome. Il le vit entrer dans une grotte et sortir, quelques petits sur le dos, riant et souriant puis partir en courant vers la forêt. En s'approchant un peu il vit aussi une louve avec eux qu'il n'avait pas remarqué au premier coup d'oeil. Cela voulait donc dire... Il souria machiavéliquement quand une idée terrible lui traversa l'esprit.
Il partit comme une fusée vers Nome. Il fallait faire vite. Voilà un bon moyen de se venger de Balto, Barrow étant son ami et en même temps de se débarrasser de lui puisqu'ils étaient ennemis depuis toujours... Il entra dans une petite maison en bois, à l'écart des autres. Un homme barbu, très sale, habillé chaudement, nettoyait ses fusils qu'il avait en grand nombre. A vrai dire, entre deux fusils, la pièce était couverte de peaux de bêtes et de trophées plus monstrueux les uns que les autres. Steele fut adopté par un chasseur après ce qu'il avait fait puisque personne ne voulait de lui. Il prenait plaisir a tuer les animaux de la forêt pour les exhiber devant tout le monde où les vendre ensuite. Il pouvait ainsi défouler sa rage sur ces bêtes innocentes qu'il croquait sans ménages. Il sautait de joie en tournant autour du chasseur pour essayer de le convaincre de le suivre.
Chasseur: Mais enfin qu'est ce qui te prend ?! Tu as trouvé quelque chose ? Attends laisse moi prendre mon fusil et on y va.
Le chasseur faisait une confiance aveugle en son chien qui ne le trompait jamais. Il sortirent rapidement et se mirent en marche, Steele reniflant devant et l'humain le suivant de près, fusil en main, prêt à appuyer sur la détente.
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La petite "famille" dormait paisiblement. Les louveteaux exténués d'avoir joué toute la matinée et les parents fatigués de leur courir après a chaque fois qu'ils se mettaient en danger passait le début d'après-midi a roupiller dans la grotte paisiblement. Barrow contre Ataciara, et les louveteaux se calant entre les deux, bien au chaud. Tous confortablement installés, il ne restait plus qu'a s'endormir paisiblement. Avant que cela n'arrive, Ataciara dressa ses oreilles et se leva reniflant l'air.
Barrow: Un problème ?
Ataciara: Oui sa sent l'homme.
Barrow: C'est possible y'en a un qui m'a caressé ce matin même.
Ataciara: Non non c'est nouveau et c'est très fort.
Barrow se mit à renifler lui aussi et distingua l'odeur particulière de Steele.
Barrow: Et mer...
Ataciara sentant le danger, prit rapidement Blaze dans sa gueule. Elle sorti sont museau de la grotte regardant à droite, à gauche, ne voyant rien. Tout était calme, silencieux et pourtant l'odeur forte d'humain était là. Il ne fallait pas rester ici ! Avec toute la puissance que ses pattes pouvait lui donner, elle s'élança hors de la grotte. Le chasseur n'attendait que cela, et une fois en plein dans sa ligne de mire, il tira. La balle atteignit sa cible parfaitement et la louve s'écroula dans la neige, lâchant le louveteau. Il roula dans la neige jusqu'à faire une chute dans une crevasse. Barrow attendait encore, Seattle dans la gueule, n'arrivant pas à rassembler ses idées suite a ce qu'il venait de se passer.
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Le petit Blaze s'était accrocher miraculeusement au bord mais personne ne s'en aperçut. Il s'accrochait désespérément à la vie malgré sa faible force. Ses muscles brûlaient, il allait devoir lâcher. Il regarda rapidement le vide sous lui. Il criait en vain l'aide de ses parents. Il commençait a glisser...ses pattes lâchaient les forces le quittaient.Il ferma les yeux, puis, lâcha tout....
Seattle: P'pa tu me fais mal !
Le chien se contentait de grogner et Seattle se tut. Le chasseur alla voir sa belle prise, assez content de lui. Steele lui, cherchait Barrow. Il alla donc dans la grotte et vit le chien, Seattle dans la gueule qui le regardait furieusement, un regard tueur. Steele lui accorda un sourire mesquin. Avant qu'il n'aie eu le temps d'aboyer pour prévenir le chasseur, Barrow lui fonça dessus le percutant de plein fouet et l'envoyant valser à quelques mètres avant de partir en flèche vers la forêt. Le chasseur voyant son chien a terre a à peine le temps de voir le chien qu'il avait disparu. Le chasseur prit immédiatement son fusil et Steele qui eu le temps de se relever partit à sa poursuite. Ataciara, étendue sur la neige sentait son corps se refroidir, et ses muscles se relâcher. Elle était presque sûre que Barrow et Seattle allaient mourir, comme elle et Blaze et que tout serait fini. Qu'ils se retrouveront peut-être là haut, si il y en a un. Sa dernière vision fût celle de Barrow, partant a travers les arbres sans feuilles et les conifères, poursuivit par le chasseur. Et quand une détonation retentit, ses yeux d'Azur se fermèrent et son corps de Brume se décontractait, son coeur arrêté, mais pas son âme. Le chasseur tira. La balle effleura le loup qui continuait sa course. Il tira une seconde fois, dans les pattes. Encore une fois, il avait raté, mais la balle percuta la neige très instable qui, ajoutée au poids de Barrow, s'effondra. C'est une petite avalanche qui c'était déclarée et quelques instants plus tard, les canins étaient ensevelis.
Chasseur: On ne survit pas a ça...de toute façon on a la louve, aller on rentre.
Le chasseur se trompait. Barrow sortit de la neige, peu après. Le chien avait mal partout mais il s'en était sorti, sans trop de "dommages". Le froid n'avait pas atteint le louveteau fort heureusement, et bien protégé par son père, il n'avait rien. Sans plus attendre, Barrow se dirigea vers Nome. Malgré l'interrogatoire de son fils.
A la nuit tombée, Barrow déposa son fils au pied d'un arbre et tous deux se couchèrent. L'interrogatoire de la veille reprit:
Seattle: Papa pourquoi on est là ? Qu'est ce qu'il c'est passé ? Où est maman ?
Le père restait sans réponse, le regard vide, tout comme son esprit. Il était inerte. Il ne pouvait pas ignorer son fils plus longtemps.
Barrow: Plus là.
Il restait bref et sans état d'âme, de peur qu'il soit envahi par la peine. Malheureusement cela arrivait, bien qu'il voulait se montrer fort devant son fils, et en peu de temps, les premières larmes commençaient à couler. Ces petites gouttes d'eau chaude et salée qui glissaient le long des joues avant de frapper la neige et de geler comme une pluie verglaçante. Une peine et une tristesse infinie qui tombait de haut. Le louveteau quant à lui, ne semblait pas comprendre la situation.
Seattle: Tu veux dire qu'on ne la reverra plus ?
Barrow: Oui...;
Seattle: Et Blaze ?
Barrow: Aussi....
Le louveteau commençait à pleurer.
Seattle: Non !
Il commençait à partir en courant il ne sait-où mais son géniteur le rattrapa en quelques secondes.
Barrow: Pourquoi partir ? Tu essayes de fuir quoi ? Il n'y a plus rien à faire...
Seattle: Et on va faire quoi ?
Barrow: Tu as toujours voulu voir la ville non...
Seattle: Maman disait...
Barrow: Maman n'est plus là.
Seattle: Mais c'est pas ce qu'elle voulait.
Barrow: Je le sais bien, mais je n'ai pas le choix !
Le petit se tût sous l'autorité de son père. Barrow soupira et continua de faire couler des larmes, son fils à présent dans ses bras. Il n'avait pas le choix, il ne peut pas élever Seattle comme un loup comme le voulait sa mère, il est né comme un chien et bien qu'il soit hybride, il ne connaît que les mœurs des chiens et non des loups. Par conséquent, il avait résolu d'emmener son fils en ville. Il ne savait pas vraiment comment s'y prendre mais il pensait qu'il dirait qu'il avait rencontré une chienne et qu'elle est morte d'ou le petit et ses absences. Enfaite, il ferait passer Ataciara pour une chienne. Mais il y avait un ennui : Steele ne c'était sûrement pas gêné pour aller tout raconter a tous. Enfin...il verra bien.
Pour le moment, tout deux pleuraient au pied de cet arbre, un pin blanc sous la neige. La perte d'un être cher est peut-être la pire chose que l'on peut vivre, surtout lorsque cette mort était trop tôt, que d'autres êtres avait encore besoin de cette personne. La peine, la souffrance de cette disparition était omniprésente dans l’âme infligée des canins qui se lamentaient alors que quelques flocons tombaient en même temps que la nuit.
Barrow : Tout va bien se passer, tu verras sa va aller… °Tu es tout ce qu’il me reste°
Le lendemain, il arriva au bateau de Balto. Il voulait y passer avant d'aller plus loin, pour le prévenir, lui dire à lui la vérité, il avait confiance en lui plus qu'en n'importe qui à Nome. Il monta sur l'épave lentement, alors que le soleil se levait à l'horizon. Le bois craquait sous le poids de l'animal. Le petit suivait discrètement derrière les pas de son père.
Barrow: B...Balto ?
Le chien-loup venait de se réveiller.
Balto: Barrow ! Sa fait un bail !
Barrow: Oui je sais....
Balto constata le petit et se hâta de poser là question :
Balto: C'est....
Barrow: Mon fils oui, Seattle, voici mon ami Balto.
Seattle: B..b...bonjour m'sieur.
Balto: Tu m'avais jamais dit que...
Barrow: Je sais...la situation est pour le moins...compliquée....et Aleu, elle n'a toujours pas été adoptée ?
Balto: Non..ah bah là voilà...
Aleu: Salut !
Barrow: Bonjour Aleu.
Aleu: Oh il est trop chou !!!
La louve sauta sur le petit. Elle était un peu plus grande que lui.
Seattle: Eh !
Borris : Barrow ! Je savais bien que tu cachais quelque chose ! Je suis content de toi mon garçon !
Il faisait un clin d'œil comme pour dire familièrement "bon boulot"...
Barrow: Salut Borris... Dites les enfants vous voulez pas jouer faut que je parle à Balto et Borris.
Aleu: Bien sûr allez viens...
Seattle: Seattle.
Aleu: Seattle !
Les deux petits partirent jouer.
Barrow: Balto je suis un peu dans la m**de.
Balto: Comment ça ?
Barrow: Mon fils...
Borris: Ce n'est pas le tien ?
Barrow : Si si mais il est trois quart loup.
Balto: Trois quart ???
Barrow: Oui je suis moi même à moitié loup d'après Sylvie.
Balto: Et tu as...avec une louve ?
Barrow: Oui je sais...je ne sais pas trop quoi faire pour lui j'ai besoin d'infos sur ce qu'on sait de moi à Nome vue que je ne viens plus souvent.
Balto: Tout le monde te croit mort en fait. Steele a dit qu'il t'avait vu avec une louve et des louveteaux et que vous êtes donc morts.
Barrow: C'est ce qu'il croit, mais moi et Seattle on a survécu...je vais lui en faire baver à ce fils de...
Borris: Aye mais tu te crois pour qui tu vas te faire critiquer dès ton entrée en ville !
Barrow: Oui....
Balto: Ecoute, je m'y connais en adoption, il paraît qu'une famille cherche à adopter un petit chien d'ici avant de repartir pour bah..Barrow. Je pensais à Aleu, mais je pense que t'a situation est plus critique.
Barrow: Ce serait sa seule chance. Il faut que je fasse tout pour qu'il réussisse... c'est tout ce qu'il me reste je ne supporterais pas de le perdre. Moi je m'en fiche de crever, tant que mon fils sera en sécurité.
Borris: Pas sa dis pas sa !
Barrow, les larmes aux yeux, Que les esprits nous aide...
Balto: Comment tu comptes t'y prendre ?
Barrow: Un, trouver la famille, Deux faire sauter Seattle dans l'avion, Trois ils l'adopteront forcément ainsi. Quatre : Tuer Steele et le faire le plus souffrir possible.
Borris: Et que pense Seattle de ça ?
Barrow: Il pensera rien c'est moi qui en décide. De toute façon c'est la seule solution que je vois. Quand est-ce qu'ils doivent partir ?
Balto: Dans une demi-heure je crois.
Barrow: Une demi-heure !!!???
Le chien partit en courant chercher son fils.
Barrow: A plus Aleu.
Il prit le louveteau dans sa gueule et courra vers l'entrée de la ville, où était posé le biplan.
Seattle: Quoi encore je m'amusais bien avec elle !
Barrow, qui tentait de parler malgré le petit dans sa gueule: Tu vas vivre le moment le plus incroyable de ta vie.
Seattle: Je comprends pas Papa explique moi !
Barrow: Tu me remercieras.
Le chien-loup courrait le plus vite possible mais Steele barrait la route.
Steele: Et tu crois que tu vas où comme ça ?
Barrow posa son fils entre ses deux pattes avant.
Barrow: La où je pense !
Seattle, chuchotant ,: c'est pas très poli sa papa.
Barrow ne lui répondit pas. Rapidement d'autres chiens arrivaient curieux de l'affrontement. Barrow: Tu vois je ne suis pas mort comme tu le disais.
Steele: Tu t'en es sorti n'empêche que t'as toujours ton battard.
Barrow: Ne parle pas de lui ainsi !
Steele: Ah ouais et tu vas faire quoi ?
Barrow: Ne tentes pas le diable.
*Plus loin*
Humain: Tout est prêt ? Allez montez à bord.
Barrow°Oh mince vite°
Barrow: Tu permets ?
Steele: Dans tes rêves.
Barrow: Tu me laisses donc pas le choix.
Steele: Oh que j'ai pe..
Il ne put finir cette phrase que Barrow lui avait déjà sauté à la gorge. En un instant, le chien était mort. Enfin pas tout à fait, le loup avait pris soin de le blesser mortellement tout en lui laissant quelques minutes d’agonie. Barrow se retourna rapidement vers son fils et toujours à une vitesse fulgurante, dit :
Barrow: Je t'aime fiston m'oublie pas je t'oublierais pas j'espère qu'on se reverra je suis fier de toi jet 'aime de tout mon cœur, tu comprendras plus tard.
Bien qu'il avait encore du sang dans la gueule, il prit pour la dernière fois de sa vie le louveteau, courra à l'avion, mit le louveteau dans la place arrière de l'avion juste au moment où la famille montait à bord.
Tous installés, l'hélice commençait à tourner, les volets à sortir, et une minute plus tard, l'avion était dans les airs. Les autres chiens ne regardaient que le cadavre de Steele. Barrow n'avait aucun remords. "C'est tout ce qu'il méritait."
Les mois passèrent, bientôt ce fût l'automne de nouveau. L'année était passée. Aleu c'était enfuie, paraît-il. Le chien-loup n'avait plus sourit, rit depuis un an. La peine l'affligeait, la haine n'était pas justifiée. Il se fichait bien de tous ses actes. Un jour, il ne sait pas pourquoi, peut-être s'ennuyait-il, il voulait parler à son "frère" et lui dire qu'ils ne le sont pas. Il est concerné après tout. Quand celui-ci lui eu dit, il n'était pas très surpris, ils étaient très différents après tout. Néanmoins il ne lui tourna pas le dos complètement, il tentait de le faire sourire, sans n'y arriver et il laissa tomber. Barrow était une tombe ambulante. L'hiver arrivait et heureusement, les courses de traîneaux aussi. Cela faisait changer les idées au chien qui se croyait quelques années plus tôt, quand tout allait bien. Il ne cessait de se demander pourquoi tout cela lui était arrivé. Il aurait pu être un chien comme les autres et être très heureux ainsi, mais le destin en avait voulu autrement. "Saleté de destin" ne répétait-il sans cesse. "Il m'en veut je ne sais pourquoi." Toujours aussi performant et Steele hors d'état de nuire, il gagnait la plupart des courses mais encore une fois, il s'en moquait.
L'hiver passa rapidement. Rien ne c'était passé et les jours se ressemblaient atrocement. Une nouvelle année commençait. Qu'allait-il encore ce passer ? Toujours rien ? Eh bien non. A partir du nouvel an, Barrow ne cessait d'avoir des rêves bizarres. Il voyait des sortes de loups et un sentiment paternel. Je sais, sa ne veut rien dire pour vous alors j'explique : Barrow croyait voir son père dans ses rêves, celui qui abandonna sa mère et tua ses vrais frères et sœurs. Un désir de vengeance encore une fois. Mais pas que ça, la curiosité de rencontrer son père et de tenter une aventure loin de tout cet ennui et de tous les bâtiments, même les arbres qui lui rappelaient de lointains souvenirs. Il savait que Balto avait lui aussi eu des rêves qui ont guidé sa fille, d'après lui. Barrow alla donc le voir. Cette fois il en était sur, quelque chose l'attendait, il ne savait trop quoi. Il voulait renouer avec son côté loup, comme il le faisait avec Ataciara.
Balto: Alors tu veux vraiment partir ?
Barrow: Oui je crois, je n'ai pas vraiment le choix si ?
Borris: Non je crois.
Barrow: Tu vois Borris le dit.
Balto: Oui enfin...comme tu voudras mais tu reviendras ?
Nikki : Y'a intérêt !
Nikki et Jenna venaient d'arriver car Barrow leur avait donné rendez vous la veille.
Barrow: Je ne sais pas. J'espère.
Jenna: Comment ça j'espère ?
Barrow: Bah je ne peux rien te promettre je ne sais même pas où je vais.
Nikki: T'es tombé sur la tête frérot !
Barrow: Peut-être, mais vaut mieux que je me perde dans l'immensité que de souffrir ici en repensant sans arrêt au passé.
Borris: Pas tort le gamin.
Barrow: Gamin toi même ! (Il sourit pour la première fois depuis longtemps)
Nikki: Si tu penses que c'est ce qu'il y a de mieux.....
Balto: Essaye tout de même de revenir en un seul morceau !
Barrow: Je vais essayer !
Nikki: Tu vas nous manquer.
Barrow: Vous aussi.
Le canin sourit à chacun d'entre eux et s'en alla marchant tout droit vers là où le destin l'emmènera.
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DEUXIEME PARTIE
"Où suis-je?" Le louveteau regarda autour de lui. Quelle endroit mystérieux ! C'était une grotte, humide. Certaines roches étaient..bleues, d'autre rouges ou vertes et d'autre tout a fait normales. Les roches colorés éclairaient les impressionnantes stalagmites/tites. C'était...merveilleux, apaisant, reposant, rassurant. Mais où était-il ? C'était donc ça, le paradis des loups ? Pourtant il se sentait bel et bien vivant. Il l'était. "Salut toi" Une voix chaude et douce, très mélodieuse venait de se faire entendre. Le louveteau chercha du regard, mais la grotte n'était pas assez éclairée pour ses yeux. Soudain, une louve, jeune, apparût. Son pelage était noir et ses yeux, d'un violet clair assez étonnant. Jamais il n'avait vu d'yeux pareils.
??? : Tu l'as échappée belle petit..
Blaze : Mais où suis-je et qui êtes vous ?
Lounaris: Je me prénomme Lounaris.
Blaze: Moi c'est Blaze. Vous m'avez sauvé ?
Lounaris: Oui. Je me promenais quand tu m'es atterrit dessus.
Blaze: Excusez moi je n'ai pas fait exprès...
Lounaris: Mais c'est rien voyons. Mais comment a tu fais pour te mettre dans une situation pareille ?
Blaze : Je ne sais pas je n'ai rien compris a ce qu'il se passait !
Lounaris: Je vois...peut-être y'a a t-il un lien entre ce que j'ai entendu et ce qui t'es arrivé.
Blaze: Tout ce dont je me souviens, c'est que mes parents ont été pris d'inquiétude. Ma mère ma pris dans sa gueule et est partie en courant. Ensuite y'a eu un bruit horrible et je me suis retrouver en train de rouler dans le neige et après, au bord de la crevasse. Vous pourriez m'aider a retrouver mes parents peut-être !
Lounaris: Je ne crois pas non..
Blaze: P..pourquoi ?
Lounaris: Vois tu, petit, je crois que tu ne reverras pas tes parents de si tôt.
Blaze: Je crois que je comprends. Des chaudes larmes commençaient à couler.
Lounaris: T'en fais pas Blaze, je vais t'aider.
Blaze: Merci vous êtes très aimable.
Lounaris: Tu peux me tutoyer voyons.
Blaze: o...ok.
Lounaris, regardant les alentours, sa te plait ici ?
Blaze: Oui c'est magnifique, mais pourquoi n'ai-je pas vu cet endroit plutôt ? C'est près de chez nous.
Lounaris: Tu m'en poses des questions !
Blaze: Excuse moi.
Lounaris: C'est un endroit bien caché, difficile à trouver où les loups égarés peuvent se ressourcer.
Blaze: Je comprends pourquoi.
Lounaris: Ce lieu n'appartient à personne c'est pour cela qu'il faut s'en aller.
Blaze: Désolé mais...je n'ai plus de forces. J'ai mal partout surtout aux pattes et j'ai faim et soif.
Lounaris: Sois tu meurs ici soit tu bouges tes pattes et tu survis.. tu as été trop choyé je pense la vie c'est pas papa maman qui te nourris tous les jours.
Blaze: Je le sais bien mais...
Lounaris: Pas de mais ! Allez viens on va voir ce qu'on peut trouver dans un temps pareil.
Blaze: Il fait beau non ?
Lounaris: Oui mais froid..c'est l'hiver. Rien a manger en hiver.
Blaze: Pourtant on mangeait bien nous.
Lounaris: Ils devaient se priver pour vous ta vie va rudement changer, Blaze et il va falloir t'y habituer dès maintenant.
Blaze: Ah....
Lounaris qui le regardait assez sévèrement depuis peu, lui souriait de nouveau.
****
Le temps passait et les deux loups marchèrent dans le neige depuis un long moment à la recherche de quelque chose à se mettre sous la dent. La louve voyait que le petit avait de plus de mal à continuer. Fort heureusement, ils trouvèrent le terrier de quelque lapin. Après c'être rassasiés, il reprirent leur chemin.
Blaze: Pourquoi on repart ?
Lounaris: Pourquoi tu veux rester ici ?
Blaze se tut puis suivit celle qui considérait à présent comme "mère adoptive" bien que Lounaris pensait tout autre. Elle avait eu pitié de lui mais rien de plus. Mais qu'allait-il devenir ? Elle c'était écartée de sa meute il y a quelques mois pour pouvoir être un peu seule et voilà qu'un louveteau lui tombe dessus ! Elle allait pas s'en occuper toute sa vie quand même. Et pourtant il ne semblait pas y avoir d'autres issues au problème. "Enfin, laissons le destin s'occuper de lui."
*******
Les mois passèrent. Blaze grandissait. C'était un magnifique jeune loup à présent plein de vigueur et de fougue, très curieux et assez robuste. Il avait un magnifique pelage brun/beige et ses yeux ambres étaient encore plus intenses. Blaze, en grandissant, oubliait peu a peu les évènements tragiques qui c'était passé plus tôt. Il n'y pensait même plus quant à Lounaris, elle s'y était attaché, au "petit" qui était aussi grand qu'elle dorénavant.
Blaze: Alors on y va ?!
Blaze adorait chasser. Rien que l'idée de partir le mettait hors de lui. Il faut dire qu'il se débrouillait pas trop mal dans cette discipline. Sa mère adoptive, lui avait appris comme beaucoup d'autres choses ce qu'un loup doit savoir.
Lounaris: Vas-y tout seul je suis fatiguée aujourd'hui.
Elle se recoucha et Blaze partit donc seul dans la forêt. Il était heureux comme tout, à gambader entre les les fleurs et les odeurs agréables qu'elles dégageaient. Son flair lui indiqua une proie. Sa sentait un lièvre, encore un. Il y en avait de plus en plus c'est presque comme si ils venaient tout seul dans la gueule du loup...Non il fallait quelque chose de plus "challenging" de plus difficile. Un élan par exemple. Au moins une petite. Il trouva son bonheur dans une clairière. C'était une femelle, comme il le souhaitait mais une adulte. Il n'avait jamais chasser d'élan auparavant. Il savait qu'ils étaient rapide et potentiellement dangereux, mais il voulait courir le risque !
Elle était seule, cette élan. S'abreuvant au bord d'un ruisseau. Il se cacha derrière un buisson, très près d'elle, à pas de loups. "Elle ne sait pas ce qu'il l'attend !" pensait-il. Il sauta sur l'élan atterrissant lourdement sur son dos mordant son cou. L'élan fit une ruade mais le loup tenait bon. "coriace !" L'élan continuait de se ruer et essayer de faire tomber le loup qui mordait son cou de plus en plus fort mais sans succès et quelques instants plus tard, l'élan tomba au sol inerte... "Yes ! haha pas si difficile et dire qu'ils attaquent sa en groupe..."
???: Un coup de chance oui !
Un grand loup, noir, au yeux bleus suivit de 3 autres mâles imposants derrière lui, venait d'apparaître, visiblement, un peu énervé de c'être fait voler leur proie.
Blaze: Eh touchez pas c'est moi qui l'est tué !
Perth : T'inquiètes petit! j'admire ton courage...hein les gars ? Il est plutôt doué le petit... Appelle moi Perth Appelle moi Perth !
Blaze: Moi c'est Blaze et je ne suis plus petit.
Perth: Je vois...alors si t'es plus petit tu peux rejoindre notre meute...on a besoin de loups vigoureux comme toi en ce moment.
Blaze: C'est vrai ?
Perth: Je ne t'en parlerais pas sinon...alors c'est d'accord ?
Blaze, pensant à Lounaris: Il faut que j'en parle a quelqu'un alors.
Perth: Je vois...écoute petit, on a pas tout notre temps alors se soir, ici à la pleine lune, si tu veux venir si tu viens pas on t'attendra pas.
Blaze: Entendu.
Les loups s'éclipsèrent et Blaze dégusta ce qu'il venait de tuer tout en réfléchissant. Quelle chance d'avoir rencontrer une meute! Il attendait ce moment depuis si longtemps et en plus, ils semblaient aimables, amicales et forts ! Ils ont même admirer son talent de chasseur ! L'occasion était trop belle mais comment allait régir Lounaris ? Arrivé à leur tanière, il l'appela, excité comme jamais :
Blaze: Louna !
Lounaris: Quoi donc ?
Blaze: J'ai tué un élan tout seul !
Lounaris,indifférente: Mais oui mais oui...
Blaze: je t'assure et des loups m'ont dit que c'était courageux de ma part.
Lounaris, se relevant, soudainement intéressé, un peu inquiète : D'autres loups ?
Blaze: Oui et ils m'invitent dans leur meute, ce soir.
Lounaris: Et tu veux les rejoindre.
Blaze: Eh bien...oui.
Lounaris: J'imagine que je ne peux pas te garder avec moi toute ma vie.
Blaze: Le rendez vous est ce soir là où j'ai tué l'élan.
Lounaris: Je viendrais, pour voir a quoi ils ressemblent, ces loups.
Blaze: J'espère bien.
****
La nuit tomba, et Blaze accompagné de Lounaris, arrivèrent au rendez vous comme prévu. Les loups de la meute étaient déjà là. Lounaris s'arrêta sur place quand elle les vit et pris Blaze a part :
Lounaris: Ne vas pas avec eux je t'en conjures !
Blaze: Pourquoi ?
Lounaris: Ils ont des méthodes qui ne me plaisent pas. Je les connais bien je suis née parmi eux. Je suis partie parce que je ne supportais plus les souffrances qu'ils causaient.
Blaze: Mais c'est la chance de ma vie et peut-être que je pourrais leur faire changer d'avis.
Lounaris: Je crois que tu saisis pas là c'est comme rejoindre les forces du mal !
Blaze: T'en fais pas un peu trop là ? Tu ne veux pas que je partes c'est tout.
Lounaris: Puisque c'est comme ça, découvre par toi même !
Elle partit énervée, laissant un Blaze un peu perplexe. Il rejoint les Loups qui souriaient. "Elle ne voulais pas que je partes c'est tout je ne vois pas en quoi ils sont dangereux".
****
Blaze s'habituait bien a sa nouvelle meute. On le félicitait de ses prouesse en chasse et il se faisait des amis, parmis les plus haut placés. Il se sentait bien, heureux et il ne voyait vraiment pas en quoi ils portent souffrance. C'est que quand l'automne arriva, avec un hiver en avance qu'il compris ce que Lounaris tenta de lui prévenir.
Perth: Blaze, aujourd'hui on va faire quelque chose d'un peu différent par apport à d'habitude.
Blaze: Ah bon quoi ?
Perth: Au lieu de chasser on va tout simplement prendre de la nourriture c'est simple non ?
Blaze: Je crois que je ne te suis pas.
Perth: Tu vas comprendre.
Quelques heures plus tard, ils aperçurent une petite meute de quelques individus, discutant autour d'une carcasse a peine entamé de caribou. Ils plaisantaient, se ventant de ce qu'ils avaient accomplit pendant la chasse. Les loups les plus fort de la meute de Blaze, l'entourait, cachés derrière les arbres.
Perth: Tu vois, nous, on est fort, on est nombreux, eux sont faibles et pourtant ils ont plus de nourriture que nous tu trouves sa juste toi ?
Blaze: Euh...non
Perth: Bien. Tu ne sens pas que tu as faim ?
Blaze: Si.
Perth: Alors ils suffit de les attaquer gentillement et prendre ce qu'on a besoin tu vois ? Cela paraît naturel tu ne trouves pas ?
Blaze, n'osant contredire: Euh oui.
Perth: Alors tu comprends on fait sa pour survivre. Tu n'es pas un lâche, tu n'as pas envie de mourir.
Blaze: Bien sûr que non !
Perth: Parfait alors fait comme nous et tous se passera bien.
L'alpha bondit au milieu de la meute qui s'amusait.
Perth: Salut la compagnie ! On ne fait que passer...
Les autres loups sortirent de leurs cachette prenant la petite meute par surprise, et prise au piège. Ils n'osèrent réagir et les loups se servirent prenant ce qu'ils voulaient; Quelques minutes plus tard, il ne restait plus rien.
Perth: Merci et a bientôt !
Ils repartirent aussitôt, laissant la meute, dans le dépit. Leur chasse si difficilement obtenue partie en fumée. Ils n'avaient de nouveau plus rien a se mettre sous la dent cette nuit là.
"Que vont-ils manger ?" se disait Blaze. Il n'osait pas demander à Perth. Mais sentant la viande dans sa bouche il se souvint des arguments de son alpha. Blaze avait faim, alors il ne se posa pas plus de questions.
*****
Ces vols qu'ils considéraient comme "normales" se répétaient plusieurs fois. Certaines interventions ne se passèrent pas toujours bien. Parfois, les loups volés répliquaient et tentaient de défendre leur maigre récolte. Blaze compris alors pourquoi ils voulaient de lui. Ils cherchent des loups forts, pour pouvoir s'occuper rapidement de ceux qui contestaient leur autorité. Rapidement, Blaze compris que sa meute étaient crainte part toutes les autres. Certaines venaient même les voir, apportant a manger pour éviter de se faire attaquer. Blaze trouvait sa inconcevable, anormal. C'est une sorte de mafia qui c'était mise en place pour l'hiver et Blaze compris alors, ce que disais Lounaris. Il pensa:
"Serais-je donc le seul lâche sur la terre ? Et avec quel effroi ! …Perdu parmi des dizaines de fous héroïques et déchaînés et armés jusqu'à la queue ? Grognant,sautant,mordant,griffant,percutant,frappant,tombant,saignant,blessant,mourant,morts. Nous étions jolis ! Décidément, je le concevais, je m'étais embarqué dans une croisade apocalyptique. Comment aurais-je pu me douter moi de cette horreur en quittant Lounaris ? Qui aurait pu prévoir, avant d'entrer vraiment dans cette histoire, tout ce que contenait la sale âme héroïque et fainéante de ces loups ?
Il n'y avait donc pas l'ordre d'arrêter net cette abomination ? On ne lui disait donc pas d'en haut qu'il y avait méprise ? Abominable erreur ? Maldonne ? Qu'on s'était trompé ? Que c'était des manoeuvres pour rire qu'on avait voulu faire, et pas des assassinats ! Mais non ! « Continuez mes amis vous êtes dans la bonne voie ! » Voilà sans doute ce que réponderait Perth.
Donc pas d'erreur ? Ce qu'on faisait à se mordre se griffer se frapper dessus, comme ça, sans même parler, n'était pas défendu ! C'était même reconnu, encouragé comme la chasse où les jeux des louveteaux. Rien à Dire. Ils pensaient que c'était Normal.Je venais de tout découvrir un un instant. J'étais à ramasser à la petite cuillère. On venait d'allumer la guerre entre nous et à présent, cela brûlait. Et il semblait pas c'éteindre le feu !!
Je voudrais êtres n'importe où même avec les hommes ! La torture physique, c'est bien mieux que la torture morale. Tout le reste, c'est des mots. Je ne supporterait plus ces scènes plus longtemps ! Il me faut du temps mais c'est trop tard, il n'y avait plus rien à voler."
Mais il s'y habituait et sous la doctrine de son alpha, comme les autres loups, il pensait à la fin que les autres meutes ne signifiaient rien et que c'est leur survie qui comptait. Il était devenu l'un des leurs.
*****
Il prenait plaisir a voir les autres loups mourir de faim. Sentir la viande entre ses crocs alors que les autres n'ont que leur fourrure sur leurs os. Cela ne l'affectait pas du moins, plus. Ils ne chassaient même plus. Trop fatiguant. Parfois, ils venaient voler a des meutes de 2 ou 3 loups, les autres étant morts de faims. Mais Blaze faisait des cauchemars. Il se voyait comme un démon répandant le mal autour de lui et en faite, c'est un peu ce qu'il était devenu. Parfois, sa mère apparaissait dans ses rêves, enfin, les vagues souvenirs qu'il avait d'elle. Il entendait des coups de feux, des cris puis sa mère, déçue triste, le regardant avec regrets tandis qu'il volait a manger.
Ses rêves allaient de plus en plus loin. Ils devenaient violents et ils voyaient ces scènes même en plein jours entendant des voix qui lui donnait des migraines. Blaze n'arrivait pas à s'en défaire. défaire. L'idée lui arriva enfin, que quelque chose n'allait pas.
Il se remit en question ainsi que sa meute. Il n'en parla qu'a sa meilleure amie pour qui il éprouvait, quelques sentiments particuliers. "C'est un signe. Quelqu'un essaye de te faire comprendre quelque chose" Lui dit-elle sans en ajouter d'avantage.
Sa ne l'aidait pas beaucoup sa. Qui pouvait lui faire comprendre quelque chose ?
Cette meilleure amie s'appelait Kate et il se trouvait que c'était la fille de Perth. Elle ressentait la même chose que Blaze ressentait au début mais elle le sentait toujours. Elle en a même parler à son père une fois, d'où une cicatrice sur son dos qui ne partait pas et du coup elle n'en avait plus jamais parler a son père.
****************
Il faisait maintenant très froid et nuit presque toute la journée dans le froid d'Alaska. Blaze c'était promené seul pour réfléchir a tout ceci. Idée stupide puisque maintenant il était pris dans le blizzard, ne trouvant plus son chemin. Il commençait à halluciner. Voyant des loups ici et là, des ours des humains même. Il croyait qu'il devenait fou. On ne voyait rien dans la tempête mais ce n'était pas la première fois qu'il vivait cela. Il parvint à s'abriter sous un rocher, à peine à l'abri, attendant le calme.
Il attendit des heures, des heures mais la tempête ne faisait que s'intensifier. Durant ce temps, il eut le temps de réfléchir. Il avait faim ce qu'il ne sentait plus depuis un moment. Terriblement faim et froid. Il était impuissant, seul face à la force de la tempête. Alors il compris.
Il vit un lapin: le pauvre lui aussi dans le froid, et surtout près de lui ! Il tenta de se lever mais se rendit compte que ses pattes arrières ne répondaient plus à ses ordres. Il voulait se lever et aller chasser ce qui pourrait le faire survivre mais il ne pouvait pas, ces pattes étaient ankylosés, gelées. Il Ne pouvait rien faire.
Comme lui face à la tempête, les meutes des alentours ne pouvait rien contre sa meute à lui et ils souffraient de la faim les faisant tous tomber, un par un sans pouvoir bouger. Alors, il compris ce que Lounaris lui disait, ce que ses rêves signifiaient et ce qu'il lui restait à faire.
Il retourna à la meute,le blizzard passé, une vague de chaleur l'ayant permis de se lever, fatigué et assez stressé. Il tremblait un peu. Il fallait qu'il en parle à son amie.
Kate: Tu es pas sensé ?!
Blaze: Je vois pas ce que je peux faire d'autre.
Kate: Mon père va te massacrer si tu fais sa regarde seulement mon dos !
Blaze: Je préfère sa que de continuer ainsi.
Kate: Réfléchis un peu !
Blaze: Il faut que je tentes ! Si je n'essaie pas comment je saurais si sa aurait marché ou non ?...
Kate: Je t'aurais prévenu.
Elle s'éloigna laissant couler quelques larmes, assez sûre de ce qui allait se passer. Sa l'affectait, mais Blaze décida de continuer quand même. Alors que la meute se rassemblait, la nuit tombé, il monta sur un rocher, au dessus d'eux, pas trop haut non plus, d'où on pouvait bien le voir et l'entendre. Ses yeux brillaient avec le reflet du soleil couchant. Sa fourrure n'avais jamais été aussi belle. Tout le monde se retourna pour voir ce qu'il faisait la haut. Grâce a ses talents, il était bien respecté au sein de la meute. Perth, qui était assez distrait, se retourna et dévisageait ce comportement et attendait la suite.
Blaze eut une angoisse soudaine. Mais il était trop tard pour reculer.
Blaze: Je vous annonce que j'en ai assez, assez de voler aux autres pour notre propre survie. J'ai compris, piégé dans le froid et la faim ce qu'ils ressentaient. J'ai vu ce que mes yeux autrefois aveugles ne voyaient pas...
Loup : Que raconte-t-il ?
Blaze: Nos méthodes ne sont pas morales ! Nous sommes des loups on devrait pouvoir survivre l'hiver comme tous les autres , en chassant, en se débrouillant et pas en abusant de notre supériorité au dépit des autres. Si on continue comme sa il n'y aura plus aucune autre meute dans la région. Vous ne les voyez donc pas ? Ils n'ont guère que leur fourrure sur leurs os alors qu'on se plaint de ne plus avoir faim ! C'est une honte ! On est la honte de tous les loups sur ce monde et moi je refuse de continuer ainsi !!
Perth, furieux lui saute dessus, le reversant appuyant ses pattes avant sur son cou.
Perth: Tu te prends pour qui hein ?!! J'ai toujours eu beaucoup de considération pour toi je t'ai même laisser approcher ma fille et voilà ce que tu nous sors je me suis lourdement trompé je suis déçu. Tu préfère mourir de faim et de froid l'hiver c'est sa ?!
Blaze rassemblant son courage sans se débattre,: Oui si le destin en décide ainsi.
Perth: Eh ben ton destin il a décidé du sort des autres loups c'est tout.
Perth: Tu ne te rends même pas compte des ravages que tu causes ? Alors moi je te le dis, a vous tous aussi qui me croient pas, allez y, dans le blizzard, seul sans force essayer de survivre. C'est ainsi que ceux que nous affamons vivent chaque seconde de leur existence a se battre pour la vie. Nous devrions en faire de même !
Perth: Mais t'es complètement givré !
Blaze: C'est vrai qu'il fait froid.
Perth: Tu fais de l'humour ?
Blaze: Vaut mieux rire de ton aveuglement qu'en pleurer non ?
Perth: Tu vas le payer pour avoir oser me dire sa !
Il s'apprêtait a mordre le cou de Blaze quand Kate s'interposa:
Kate: Arrête papa il a raison.
Perthn: COMMENT ?
Kate: Je ne fais que répéter ce qu'il a dit, mais tu ne vois donc pas que tu sèmes la misère autour de nous ?
Perth: Je fais ce que bon me semble maintenant pousse toi de là j'ai un boulot a terminer.
Kate: Je te l'en empêcherait !
Perth, calmement, Ma chérie...*en criant* dégage * la pousse violemment sur le côté et saute sur le cou de Blaze qui esquiva et se releva, mais fût vite de nouveau percuté sur le flanc et s'écroula par terre.
Perth: Sa devrait être rapide...
Loup : Laisse le !
Les autres loups venaient de les rejoindre grognant vers Perth.
Perth: Comment ?!
Loup: Il a raison il faut arrêter ce qu'on fait.
Perth était désormais seul contre tous, voyant cela, il s'enfuit dans la forêt, mais personne ne le suit.
Blaze: Sa c'est fait. Merci a vous.
Loup: Non, merci à toi, tu nous a ouverts les yeux. Tu as ce qu'il faut dans le ventre pour nous guider a présent.
Blaze: De qui moi ?
Loup: Bah oui toi !
Blaze n'en croyait pas ses oreilles. Un sentiment de fierté lui traversa le coeur, il se sentait fort, fier. Il regardait le ciel étoilé, comme pour remercier une étoile qu'il l'aurait guidé. Kate se frotta contre lui.
Blaze: Il y a juste une chose que je dois faire avant.
Il s'en alla rapidement, et quelques heures plus tard il y arriva. Il n'y était jamais retourné depuis le jour tragique, mais il était bien là cette fois, devant cette grotte où il est né et vécu quelques semaines. Des souvenirs anciens revenaient a chacun de ses pas.
***"Seattle c'est de la triche !" "Seattle bah quoi ?" "On a dit sans utiliser le flair pour cache cache !""Je suis un peu enrhumé alors je renifle c'est tout..."*** ****Maman! *détonation* Non! Ahh!! Aidez moi...****
Les bons souvenirs, et les mauvais surtout Le mauvais. Il entra dans la grotte, il s'y sentait comme chez lui. Rien n'avait changé. Chaque pierre était au même endroit. C'était comme si le temps s'y était arrêté. Quelques larmes de nostalgie coulait sur ses joues.
Perth: toi !
Blaze ce retourna, et vit le loup qui c'était enfuit plus tôt.
Blaze: Que fais tu ici ?
Perth: Je te cherches !
Blaze: Tu veux me tuer c'est ça ?
Perth: Perspicace mais cette fois tu es seul.
Blaze: Peut-être mais tu n'as pas gagné pour autant.
Perth,grognant serrant ces crocs : Tu vas ravaler tes mots insolant.
Blaze lui sauta par dessus le déstabilisant. En sortant de la grotte, il se cacha au dessus de l'entrée.Il voulait faire le même coup que sur l'élan qu'il avait vaincu seul, jadis. Comme prévu, Perth sortit et Blaze lui sauta sur le dos et mordant son cou.
Perth: Fils de/
Blaze: Louve.
Et il morda encore plus fort, mettant Perth à terre. Perth se secoua mais Blaze ne lâcha pas prise et continua de mordre son cou aussi fort qu'il le pouvait. Puis, les secousses s'arrêtèrent et tout était fini. Blaze regarda au corps de son ancien Alpha. Il le poussa jusqu'à la crevasse où, petit, il était tombé et poussa le cadavre dedans. "Pas de saletés ici".
Il monta en haut de la montagne où, petit, son père lui montrait les aurores boréales et racontait pleins d'histoires fabuleuses de créatures mythiques, de loups héroïques, de chiens de traineaux et des villes humaines prodigieuses où les bâtiments étaient aussi haut que 20 sapins de hauteurs peut-être même plus.
"Tu ne sais pas tout ce qu'il y a voir dans ce monde et moi non plus, mais si il y a une chose dont je suis a peu près sur, c'est qu'il n y a rien de plus beau qu'une aurore Boréale. Mon père a moi, disait que se sont les esprits quand ils partent et viennent et que chaque ch...loup, avait un esprit qui le guidait".
Il attendait là, assis sur ses pattes arrières. Elles arrivèrent enfin, les aurores boréales. Blaze entendit un hurlement au loin, il semblait venir de la pleine lune. Il était cristallin, clair, doux sans fautes. Sans pouvoir ce l'en empêcher, à sont tour, il hurla. Son hurlement fin,clair et doux, traversait les nuages, à travers les aurores boréales bleues,vertes, azures et brumes.
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TROISIEME PARTIE
Il marchait dans la neige depuis 3heures déjà et il y trouvait un réel plaisir. Cependant, la nuit tombait et il fallait trouver où dormir pour la première nuit, seul, dans la forêt. La grotte qu’il trouva était très sombre, un peu bleutée car il y avait aussi une rivière souterraine dedans. Barrow s’y endormit paisiblement.
Le lendemain matin, il fût réveillé par un grognement. Barrow sentit une fourrure douce contre lui et prit peur. Il leva la tête, mais ne voyait rien cependant les grognements continuaient, de plus en plus féroces. Il sentait l’air bouger autour de lui et se prit une raclée jusqu'à la sortie de la grotte. La lumière se faisait présente et un ours noir gigantesque n’avait pas l’air de bonne humeur. Barrow l’avait-il réveillé de son hibernation ? Le chien s’enfuit mais avait mal aux côtes à présent. Il se retourna la patte dans la course folle et continuait de courir malgré tout, l’ours furieux à ses trousses. Sa patte avant droite, le torturait, cassé, il commençait à en saigner et la douleur devenait insupportable : forcé de courir avec une patte cassée. L’ours tentait de le frapper mais manquait de peu. Mais la douleur était telle qu’il fût obligé de ralentir et d’un coup sec de l’ours balança le chien dans une rivière glacée. L’ours fit demi-tour et Barrow s’accrocha à un bloc de glace. Il regarda sa patte meurtrie, l’os ressortait presque, la douleur était affreusement insupportable et le sang coulait à flots. Epuisé, le chien s’endormit…
Le lendemain, il se retrouvait dans une grotte décorée par diverses peintures : des loups, des ours, des caribous, il y avait aussi des humains, des montagnes de dessinés. Il vit une vielle chamane qui chantait en cuisinant quelques remèdes. Barrow regarda sa patte, il y avait une croûte grisâtre épaisse autour qui l’empêchait de la bouger. Il tentait de la mordiller .
Chaman ; Pas touche !
Le chien arrêta et la regarda. Il ne pouvait plus du tout marcher à présent.
Chaman : Dans une semaine se sera comme neuf mais tu ne dois pas bouger.
Le chien en avait déjà assez du voyage maintenant, doutant de lui, de sa capacité à continuer, mais l’idée d’affronter de nouveau les chiens de Nome le rendait fou de rage et il préférait mourir que de rentrer. La chamane était pleine d’affection pour lui, le nourrissant, le cajolant, il n’avait pas ressenti autant d’amour d’un humain de sa vie ce qu’il le perturbait assez. Au bout d’une semaine, il était guérit. D’un coup de canne, la chamane brisa la croûte et la patte de Barrow, bien qu’encore un peu sale, se trouvait comme neuve. Il s’empressa de courir vers la sortie sans dire au revoir à là chamane, tellement l’air lui manquait.
Cela faisait environ une semaine qu’il était parti. La température avait augmenté considérablement de plusieurs degrés et trouver de la neige à basse altitude n’était plus possible. Le loup marchait entre herbes et fleurs vers là où il le voulait. Chassant et pêchant pour vivre, il privilégiait dorénavant les baies qu’il trouvait des plus en plus : Myrtilles, airelles, mûres et tout le tralala. Il appréciait de découvrir à chaque pas un nouveau paysage, d’entendre les oiseaux chanter, des écureuils se chamailler ou même un vieille élan qui essaye de draguer. Cela le faisait rire et il ne s’était jamais senti aussi libéré de ses maux.
ses maux. C’était comme une purification de son âme, il se sentait plus léger, plus rien ne semblait pouvoir l’atteindre, le freiner, lui faire du mal. Cette monotonie de bien être et de satisfaction sera interrompu alors que le soleil était à son zénith. Il était en train à ce moment là d’écouter un vieil hibou raconter des histoires :
Hibou : Et alors surgit de la montagne un aigle géant qui faisait la taille des sapins qui nous entoure et il pouvait transporter des troncs entre ses griffes. Il prenait bien trois ou quatre ours noirs pours son petit déjeuner !
Les petits qui écoutaient cette histoire semblaient terrifiés et Barrow ne cessait de rigoler. Soudainement, il vit une bestiole passer devant lui, noire, à une vitesse folle, visiblement très remonté. Les gamins s’affolèrent :
« C’est l’aigle géant ! »
Ils criaient et s’en allaient. Un fût même happé au passage, un petit mulot qui finit visiblement dans la gueule de la bête. Barrow le suivit par curiosité. Quelques minutes plus tard, le loup arriva en face de ce qui paraît être une tanière. Quand Barrow arriva, il venait de sérieusement amocher une louve blanche comme la neige. Il écouta la conversation :
Louve : Niju tu es tombé sur la tête ?!
Niju : Pourquoi ?!
Louve : Pourquoi tu m’attaques tu es fou !
Niju : Cela fait des jours que je ne t’ai pas vu dans la meute je suspecte quelque chose de louche.
Louve : Je m’occupais tout simplement de la petite, de notre petite, Neige.
Niju : Notre petite, notre petite, alors pourquoi ne me laisse tu pas la voir ?
Louve : Je te l’ai dis tu n’as rien voulu savoir.
Niju : Cela m’étonnerait.
Louve, qui saignait de plus en plus, : Je t’avais dit que j’allais m’exiler quelques temps pour mettre bas et m’occuper de notre petite fille.
Niju : Et moi je t’avais dit de rester ! Et puis c’est quoi ce nom à la c*n qu’est Neige ?
Louve : C’est un merveilleux nom.
Niju : Et les autres ?
Louve : Les autres ?
Niju : Oui les autres.
Louve : Elle est venue seule.
Niju : Seul ?
Son égocentricité le dépassait. Il refusait d’avoir qu’un seul enfant, c’était comme une honte pour lui, un fiasco. Il était dans une colère noire pour pas grand-chose finalement mais sa colère le rendit fou. Il commençait à mordre de plus en plus la louve déjà affaiblie pas la mise bas et par l’allaitement d’où elle n’a pas mangé depuis plusieurs jours. Elle tomba à terre, se défendant point. Niju quant à lui, avait senti l’odeur de l’observateur et n’eut aucun mal à trouver Barrow qui s’était approché imprudemment.
Niju : Qu’est-ce que tu regardes toi ?
Barrow : Bah là je te regarde.
Niju : Tu te prends pour quoi ?
Barrow : Pour moi.
Niju, grognant : Tu te fous de moi ?
Barrow : Que vas-tu faire de Neige ?
Niju : C’est pas tes affaires sale chien.
Barrow : Oh excusez moi Mr le Loup de la Montagne si noble d’esprit. Vous-ai-je irrité au point de vouloir vous astiquer les crocs ?
Niju : Il se paie ma tête !
Barrow : Tu parles à toi-même ?
Niju : Je vais te réduire en miettes et après je vais tuer la louveteau et la louve sa fera sa de problèmes en moins.
Barrow : et si…je te tue, et moi, la louve et la louveteau reste en vie ? C’est plutôt un bon plan.
Niju : Essaie toujours.
Barrow : Est-ce une incitation à la violence ?
Niju : Tu as déjà perdu.
Barrow regardait en effet la louve qui était à l’agonie et Niju se retourna et courrait à présent vers la tanière. Le chien-loup le rattrapa rapidement car plus rapide et l’interrompit alors qu’il allait gober l’innocente enfant. Pendant une petite minute ils se battaient puis voyant que Barrow avait plus de force que lui, Niju commençait à fuir.
Niju : Tu me le paieras, bientôt tu seras avec elle.
Il désignait la louve et s’enfuit. Barrow courra au près d’elle.
Barrow : Vous allez bien ?
Louve : Rah un chien dégage !
Barrow : Quel accueil.
Louve : Dehors oust loin de ma petite !
Barrow : Du calme je viens de vous sauver la vie à tout les deux.
Louve : C’est donc…toi qui te battait contre lui ?
Barrow : Oui.
La louve était dans un état catastrophique.
Louve : Je vais mourir.
Barrow : Je…ne sais pas.
Louve : Sa m’ennui de vous dire sa mais
Barrow : Quoi ?
Louve : Ma petite…. Sans moi elle va mourir aussi.
Barrow : Sûrement.
Louve : Occupez vous d’elle.
Barrow : Quoi ?!!
Louve : Elle sait déjà parler vous aurez pas de mal à lui trouver une meute.
Barrow, apitoyé par l’état de la louve : Je.je…je sais pas…
Louve : Promettez le moi…
Barrow, dans le feu de l’action, je…le promets.
Louve : Votre nom avant que je meurs…
Barrow : Barrow…je m’appelle Barrow…
Louve : Moi c’est…C’est…
La louve ne finissait pas cette réponse. Barrow n’en revenait pas de ce qu’il venait de se passer. Il alla dans la tanière et trouva la petite, terrorisée, blottie au fond, les larmes aux yeux. Barrow s’approcha et la petite hurlait « maman ! » mais aucune réponse ne venait. Barrow s’assied devant la louveteau et la regarda. Il avait promis de s’en occuper. Comment pourrait-il, lui, s’occuper d’elle ? Il n’avait pas pu pour son propre fils….mais il avait fait la promesse. Quel idiot ! Le voilà dans de beaux draps. Non seulement cela compromettait ce qu’il entreprenait, mais en plus c’était là une lourde responsabilité que Barrow jugeait presque impossible à assumer. Il regarda la louve morte, la petite en pleurs, et se souvint du loup. °Rien que pour l’ennuyer je vais la protéger…° Barrow trouvait désormais assez de raisons pour tenir sa promesse. Il s’approcha de la petite qui était effondrée.
Barrow : Arrête de pleurer ….Neige.
Neige , entendant son nom, Non je veux ma mère
Barrow : Elle n’est plus là ta mère, partie.
Neige : Maman partie ?
Barrow : Oui…
Neige : Maman…morte ?
Barrow : Oui…
Neige, à la grammaire encore sommaire pleura encore plus et s’engouffra sous la fourrure de Barrow, un peu gêné.
Barrow : Doucement là ! Je vais m’occuper de toi.
Neige : Mais tu n’es pas maman.
Barrow : euh..non
Neige : Alors tu es mon papa ?
Barrow : Non Non ! pas du tout !
Neige prit sa pour un oui, car c’était le seul lien logique que son jeune esprit parvint à faire. Dans son monde, il n’y avait que sa mère, et l’absence de père. Alors sa mère étant disparue, il ne restait que le père. Elle se colla à lui et sous l’émotion, s’endormie. Barrow la prit dans sa gueule et continua sa route.
Après quelques heures de marche, il s’arrêta derrière une petite cascade où se trouvait un endroit abrité. Il ferma les yeux pour s’endormir mais alors qu’il allait plonger dans un sommeil mérité, la petite se réveilla.
Neige : P’pa j’ai faim.
Barrow ouvrit les yeux et vit la petite qui souriait, queue battante. Il se retourna et grogna
Barrow : Demain. Dors.
Neige : Mais j’ai dormi ! et j’ai faim maintenant.
Elle commençait à mordiller son oreille. Dans un long soupir, il se leva.
Barrow : Ok…ok…tu veux quoi ?
Neige : Bah du lait tiens.
Barrow : Du..mais j’en ai pas !
Neige : Maman en avait.
Barrow : Je suis pas ta mère…
Neige : Moi mange que lait.
Barrow, s’énervant, : Je veux bien chasser pêcher cueillir mais j’ai pas de lait !
Neige : Alors je vais mourir de faim et je vais m’enfuir parce que tu es un méchant papa et je tomberais je vais me faire très mal et je vais me faire tuer par un humain.
Barrow : Tu vas te taire oui ?! °Mais dans quelle m**de je me suis mit moi !° Ecoutes, je t’ai déjà dit que je n’ai pas de lait et je n’ai aucun
n’ai aucun moyen d’en avoir.
La petite se mit à gémir et pleurer. Barrow la mit dans sa gueule et alla vers une cabane qu’il avait vu tantôt. Il la cacha dans un trou.
Barrow : Je vais chercher ton lait…
Il repartit et regarda par la fenêtre, la cabane était vide. Il entra par la porte qui n’était pas fermé à clef et fouilla la cuisine car il savait que les humains avaient du lait. Il trouva un sceau plein mais le lait ne semblait pas de bonne qualité. Qu’importe. Il prit le petit sceau et s’en alla rapidement. De retour au trou, la petite dormait et le chien entrait dans une colère noire….
Le lendemain matin, après que la louveteau eu bu du lait, ils reprirent la route.
Neige : P’pa on va où ?
Barrow : Je t’ai déjà dit que je ne suis pas ton père.
Neige : P’pa c’est quoi ça ?
Barrow : Un écureuil.
Neige : P’pa et ça ?
Barrow : Un autre écureuil.
Neige : Et ça ?
Barrow : Un oiseau….
Neige : Et…
Barrow : Ecoute, tu peux te taire parfois ?!
Neige : Je veux juste savoir.
Barrow : C’est un nuage point et arrête de me faire…de m’ennuyer.
Neige : Roh làlà
Barrow : Et ne rouspète pas.
Neige : Si je veux .
Barrow : Non pas si je veux tu ne rouspète pas point.
La petite se tût et suivit son père adoptif. Il avait faim, il n’aimait pas le lait lui. Il dénicha un petit lapin et alors qu’il allait lui mettre le coup de grâce, la petite hurla.
Neige : Naaaaaaaaaaaaaaaaaan !
Barrow, surpris, lâcha prise : Et voilà mon déjeuner qui s’en va…
Neige : Papa pourquoi tu fais ça ?
Barrow : euh…parce que j’ai faim ?
Neige :Maman chassait pas.
Barrow : J’en suis pas si sûr.
Neige : Si si, je l’ai jamais vu.
Barrow : Tu l’as déjà vue manger ?
Neige : Non…
Barrow : Tu crois qu’elle est à la diète ou quoi ? Evidemment qu’elle chasse, tout les loups chasse et toi aussi tu chasseras.
Neige : Oh ! Mais c’est si horrible.
Barrow : C’est la vie.
Ils reprirent leur chemin et le chien trouva des myrtilles au passage qu’il commençait à manger.
Neige : C’est quoi ?
Barrow : Des myrtilles.
Neige : Et c’est quoi des mytulles ?
Barrow : C’est ça...
Neige en avale une et la recrache : C’est pas bon !
Barrow : Bah forcément tu m’empêche de manger de la viande…
Neige : bah vaut mieux chasser que manger sa !
Barrow : Enfin tu raisonnes bien !
Neige : Et ça aussi c’est mytulles ?
Barrow : Myrtilles ! Et non ça c’est des airelles.
Neige : C’est bon sa.
Barrow : Tant mieux.
Neige : Meilleur que du lait.
Barrow fût ravit de l’entendre.
Barrow : Alors mange tout ce que tu peux !
La petite se goinfra.
Les jours passaient, les deux canins marchaient côte à côte dans la montagne. Sous les interrogatoires oppressants de Neige, Barrow lui enseigna tout ce qu’elle devait savoir et l’apprenait par la même occasion, comment s’exprimer correctement. Malgré tout, elle appris aussi quelques mauvais mots. Quand Barrow ratait quelque chose et qu’un gros mot sortait, Neige le répétait toute l’après-midi au désespoir de l’adoptant. Au bout de deux semaines, ils étaient devenus vraiment père-fille, bien que Barrow refusait de l’admettre et ne cessait de répéter qu’il n’était pas son père.
Neige : C’est quoi ce bruit ?
Barrow : Un cascade sûrement.
Neige : Oh vient on y va !
Barrow : On doit être en haut de la cascade, tu pourrais tomber.
Neige : Juste pour voir aller viens !
Barrow : Bon bon
Au milieu de la forêt ce trouvait en effet une grande cascade. L’eau devenait brumeuse à son arrivée dans un éclat de flots qui cassaient le plat du lac qui se trouvait en dessous. La cascade était très haute, plusieurs mètres, voir dizaines des mètres. La petite était émerveillée.
Barrow : Ne t’approches pas trop.
Soudain, il sentit une odeur familière, désagréable, peu encourageante. Il prit Neige dans sa gueule subitement et se hâte de la jeter littéralement dans un buisson, pile quand Niju fit son apparition.
Niju ; Je suis de retour pour vous faire payer !
Barrow : Il est de retour pour nous faire chi**.
Niju : Tiens tu fais des rimes maintenant ?
Barrow : Il n’y a rien de plus énervant.
Niju : Je sais qu’elle est là !
Barrow : Non elle n’est pas là.
Niju : Si, je la sens.
Il se dirigeait vers le fameux buisson d’où Neige observait tout. Mais Barrow s’interposa.
Niju : Dégage !
Barrow : Courage.
Niju : Vas-t-en !
Barrow : J’ai tout mon temps.
Niju : Tu te paies ma tête ?
Barrow : Je n’aurais pas assez d’argent !
Niju : C’est quoi de l’argent ?
Barrow : Ce que tu n’as pas.
Niju : Tu te fous vraiment de ma gueule.
Barrow : Evidemment ! T’en a mis du temps.
Niju : Pff tu n’es qu’un crétin et ton cou finira très bien au travers de ma gorge.
Barrow : Pourquoi tant de violence ?
Niju : Ha ! me fait pas rire, tu parles de violence, toi ?
Barrow : Comme tu l’as vu.
Niju ,grognant de plus en plus, Tu me les brises !
Barrow : Tant mieux tu ne pourras plus faire de gamin que tu essaieras de tuer !
Niju : Alors la tu vas me le payer cher sale chien.
Barrow : Au contraire je me trouve très propre comparé à toi.
Niju lança l’attaque, fou de colère le mordant ici et là, puis , mordu à son tour. Barrow tentait ces stratégies qui étaient inefficaces contre les chiens, mais dons les loups n’avaient pas forcément connaissance et qui faisait des ravages comme utiliser le poids de son adversaire. Mais Niju, furieux, était plus fort que la dernière fois et Barrow se trouvait cette fois en difficulté. Il dût reculer jusqu’au bord de la cascade, Niju lui barrant le chemin.
Niju : Tu vas faire un petit coucou aux poissons.
Barrow : Tant mieux je suis presque sûr qu’ils sont plus intéressants que toi.
Niju : C’est ça fait de l’humour, t’en aura besoin pour ta mort.
Barrow : Tu n’auras quand même pas Neige !
Niju : Oh que si ! Alors que tu moisiras dans les enfers, elle sera sous mes crocs entrain de gémir.
Barrow : Mais tu es un monstre ! Et tu crois que c’est moi qui vais aller en enfer ? T’as de l’espoir !
Niju : Que veux tu, les loups bon vont aux cieux et les saloperies de chiens comme toi crèvent en enfer.
Alors que Barrow préparait une contre –attaque qui pourrait lui sauver la mise, il entendit son nom au loin. Une jeune louve grisée, accompagnée d’une meute entière venait de le crier.
Aleu : Barrow ?!
Barrow, détournant le regard, Aleu ?!*
Pour justifier le retour d’Aleu sur ce continent, nous allons dire qu’ils ont retraversés la mer
Niju en profita pour lui donner un coup de la tête alors que Barrow regardait la louve et le chien tomba dans la rivière, puis dans la cascade et l’on ne pouvait même pas distinguer sous le fracas de l’eau, le chien-loup plonger.
Neige : Non Papa !!
Aleu, près de Niju à présent : Non Barrow !
Niju : Haha finalement c’est une belle revanche.
Neige, se cachant sous Aleu, Il a tué papa !
Aleu, ° Barrow, papa ? °, Niju tu va souffrir pour sa !
Niju : Oh mais je suis très heureux. Regardant Neige, je reviendrais juste pour toi, quel honneur.
Le loup s’enfuit comme la dernière fois, mais victorieux. Neige en revanche, était inconsolable. Des rivières coulaient de ses petits yeux accompagnés de gémissements plaintifs. Aleu aussi était triste, elle qui avait tellement envie de le revoir. Sûrement avaient-ils plein de choses à se dire.
Neige : Tout le monde meurt avec moi…
Aleu : Mais non, tu va rester avec nous.
La louveteau regardait Aleu de ses petits yeux et continuait de pleurer.
Barrow : injures
Il ressortait de l’eau et se secoua. Le loup avait mal partout, surtout à la tête. Il était épuisé, à bout de forces. Il n’avait plus envie de continuer, il en avait assez, il en avait marre de tout : rien n’allait comme il le fallait, rien ne se passait comme prévu. Neige était peut-être morte par sa faute, il n’a donc pas tenu sa promesse, il a échoué. Barrow pensa alors à Aleu. Etait-ce-bien elle qu’il avait vu ? Le loup s’écroula sur la terre humide et ferma les yeux, en repensant à tout cela.
A l’aube, il était déjà reparti, cette fois il a pu chasser et il allait mieux. Il se mit en tête de retrouver Aleu qui lui manquait mine de rien. Cela faisait tellement de temps qu’il ne l’avait pas vu. Ses souvenirs d’elle était la petite loupiote qui courait et la dernière fois qu’il l’a vu datait déjà. Il pensait ensuite à Balto et aux autres. Eux aussi lui manquait. Il avait l’impression avant, qu’ils l’ennuyaient plus qu’autre chose mais il se rendait compte à présent à quel point il était dépendant d’eux, de leur sympathie de leur compagnie. La course aussi lui manquait, et les caresse affectueuse s des humains. Bref, toute sa vie passée lui manquait. Il se remémorait tout ce qu’il pouvait tout en suivant les traces de la meute d’Aleu. Sa brève enfance, ses premières courses, Steele qui lui dérobait toutes les victoires, Stan, Ataciara, Blaze, Seattle…. Beaucoup étaient morts, et il était tout à fait logique que se serait bientôt à lui de franchir cette dernière étape. Finalement, il a vécu une vie chargée. Peut-être trop malheureuse, mais le peu de bonheur qu’il eut rattrapait. Il aurait aimé faire d’autres choses, il aurait peut-être pu faire autre chose. Il aurait pu ne rien faire et rester un chien à Nome sans histoires, mais le destin en a voulu autrement. Il aurait pu s’enfuir vers une autre ville, découvrir le reste du monde, voyager avec un maître important où il verrait le monde entier. Il aurait pu monter à bord de ces appareils volants ou de ces appareils roulant ou encore, flottant. Comme cela aurait-été merveilleux ! Mais il était là, au milieu de la forêt à chercher une louve pour il ne sait quelle raison. Il l’avait raté, sa vie, pensait-il.
Mais ce qui était fait était fait, et il ne pouvait qu’aller de l’avant à présent bien que cela ne le motive guère. Il fallait qu’il tue Niju, il fallait qu’il retrouve Aleu, il fallait qu’il retrouve son père. Beaucoup de choses à faire finalement, et peut-être étaient elle liés. C’était écrit dans sa destiné, c’était ce qui devait se passer, c’était ainsi et surement allait-il se passer encore d’autres choses aussi imprévisible quoi soit la vie, aussi douloureuse et merveilleuse soit-elle.
Après des heures de marche, il parvint à trouver quelques odeurs qu’il tentait de suivre. Le bois dans lequel il s’aventurait à présent était bien sombre. On n’apercevait presque plus le ciel alors que la nuit tombait. Les arbres étaient immenses et serrés. Les canopées colossales de ces arbres étaient tellement vastes que même la Lune ne parvenait pas à faire irruption à travers les branches épineuses ou feuillues. Le sol était couvert de végétation, de buissons, de mauvaises herbes. Un sol peu encourageant à avancer dedans. Il n’y avait même pas d’animaux mise à part peut-être, quelques insectes et quelques oiseaux qui ne pouvaient plus retourner haut dans le ciel à cause des arbres. Les sapins étaient bleutés, sublimes, mais cachaient l’espoir que procurait la lumière. Les minutes passaient, interminables dans cette pénombre infinie. Enfin, un rayon de lune, la sortie. Non, faux espoir : une clairière seulement, un ruisseau, et une meute de loups. Une clairière dont il n’en ressortira jamais…
Barrow s’approcha discrètement, toujours couvert par les arbres. Il les observait dormir. Il reconnut Aleu, puis, Neige. Les autres il ne les connaissait pas. Tout à coup il entendit une voix l’interpeller derrière lui :
Niju : T’es du genre coriace toi. Mais cette fois tu ne m’empêcheras pas de finir ce que j’ai commencé.
Barrow se retourna, le loup noir était là, hideux dans sa violence. Visiblement il n’avait pas tué Neige au plus grand soulagement de Barrow. Mais il était temps d’en finir. Il ne voulait même pas lui parler, se serait trop lui accorder comme importance. Niju se jeta sur lui et dans un roulé boulé, ils finirent au milieu de la meute, réveillant tout les loups dans leurs grognements.
Niju : Je dois dire que je suis étonné, je n’ai jamais vu un chien aussi bien se battre.
La bataille reprenait. Quand un loup essayait de les rejoindre, Barrow et Niju, ensemble, le repoussait violemment. C’était un combat entre eux deux, un duel, et personne d’autre.
Les grognements étaient furieux, le bruit des crocs qui claquaient dans le vide, les hurlements de douleur et le sang qui s’étalait faisait une vision d’horreur. Neige n’en cru pas ses yeux de voir son père adoptif vivant, Aleu non plus. Mais trop affaiblit par ce qu’il venait d’endurer, Barrow avait du mal à se battre, il était infligé de plus de blessures que lui en infligeait. La bataille s’annonçait difficile.
Le sol devenait rouge de sang mêlé, et le combat devenait plus lent, la fatigue prenant le dessus, le sang se perdant. Les deux canins étaient au bord de la fatigue, leurs blessures à la limite de l’hémorragie, mais aucun ne voulait perdre la face, aucun. Tout deux avaient leurs raisons d’agir, de se venger.
Autour d’eux, il y avait un silence de mort. Tout le monde observait, inquiet, et se taisait. Certains rigolos pariaient, mais très peu parlaient à voix haute. Les louveteaux eux étaient terrorisés, Neige en particulier qui ne voulait pas perdre une seconde fois son père adoptif. Malheureusement Niju parvint à attraper le cou de Barrow et le faire trébucher tout en le mordant très fort. Un flot de sang s’en allait de son cou et l’animal ne bougeait plus. Niju se retourna vers le petite, rapidement, la pris dans sa gueule et s’en alla plus loin. Aleu sauta sur le loup pour intervenir mais celui si la fit valser dans les airs. Les autres n’osèrent pas.
Niju : Enfin…
Barrow n’était pas mort. Il voyait rouge mais il n’était pas mort. Il ne voulait pas mourir, pas ainsi, pas maintenant. Il n’avait pas fini son travail. D’un reflexe instinctif, vif, rapide, violent, il se retourna et d’un saut, dans un éclair, attrapa la gorge de Niju qui lâcha prise et serra si fort, ne commettant pas la même erreur que le loup noir, le tua, perçant ses artères et ses veines jusqu'à le vider du liquide rouge de la vie et le loup mort s’écroule au sol dans un silence mortuaire. Au même instant, une fumée épaisse envahie les lieux.
Barrow°quoi encore°
Bientôt, des flammes ardentes aux couleurs des enfers jaillissaient de la forêt, faisant écrouler des arbres entiers. Accompagné de vent, le feu se propageait à une vitesse folle et bientôt les loups seront morts carbonisés.
Aleu : Courrez !
Les loups prirent leurs pattes à leurs cou sauf Barrow qui regardait les flammes.
Aleu : Qu’est ce que tu fous allez viens !
Barrow : Je …tiens même pas sur mes pattes.
Aleu : Allez vite !
Barrow : Comme tu as grandis.. ..tu es alpha en plus ?
Aleu : Oui mais viens on en discutera !
Neige : P’pa
Barrow : Je ne suis pas ton père ! Je t’ai adopté mais je ne suis pas ton père !
Un arbre tomba entre les deux. Barrow se retrouvait encerclé par les flemmes avec Neige qui pleurait depuis un bon moment.
Barrow : Arrête de pleurer !
Neige : On va mourir !
La chaleur était ardente. Avec un effort surcanin, il prit la louveteau dans sa gueule. Un seul tronc couché n’était pas envahi par les flammes et semblait être la seule issue, mais il était en hauteur. Barrow sauta dessus, a bout de forces. Ses pattes avant tenaient le bout du tronc alors que ses pattes arrières brûlaient déjà. Barrow lança d’un coup sec du cou, bien que blessé, Neige dans les airs, au dessus des flammes et lui retomba sur le sol brûlant. Il ne voyait plus que les flammes autour de autour de lui.
Neige : Papa !
Barrow : Je t’ai déjà dit que je ne suis pas ton père ! Ton père je viens de le tuer.
Neige n’en revenait pas, mais elle était trop préoccupée par Barrow pour y réfléchir.
Barrow : Va-t-en c’est pas beau a voir et le feu avance vite, va t’en je te dis.
Neige : Mais...mais…
Barrow : C’est un ordre !
Neige s’en alla, mais se cacha pour voir ce qui allait se passer.
Barrow : Désolé Balto, je reviendrais donc pas…je vous aime tous. Je vais bientôt vous rejoindre, mon amour, mon fiston. Ataciara, Blaze, je serais bientôt là, avec vous. Je n’ai jamais été un père ou un compagnon parfait mais je suis toujours là et je vais bientôt être encore plus proches de vous aussi loin que vous pouvez paraître être. Soit fort Seattle, ton père sera toujours là toute ta vie auprès de toi. Comme j’aurais aimé que nous soyons là, tous les quatre, ensemble, mais le dessin ne l’avait pas écrit. Mais voilà que je vais a votre rencontre, où que vous soyez, vous serrez toujours dans mon cœur.
Les flammes avançaient, le chien-loup c’est allongé et fermait les yeux, à l’attente de l’heure fatidique. La chaleur insoutenable des enfers semblait l’attirer vers les bas fonds des profondeurs de la terre, la fumée noir cachait tout espoir, l’air chaud et irrespirable, retirait toute vie et c’est alors que sous un craquement sourd, le bois se fendit et le cèdre embrasé s’effondrait, ardent de lave sur le chien-loup qui se sentit alors transporté dans un air frais et léger.
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Quatrième Partie
Le chiot, sur l'épaule du petit garçon,tenu par la main de celui-ci, regardait fixement son père qui s'éloignait de plus en plus. Un petit signe de la main, et il disparût. Peut-être et surement pour toujours. Maintenant il était seul. Enfin pas tout a fait, il y avait le petit garçon, sa famille aussi. C'était une famille modeste tout ce qu'il y a de plus normal. Ils étaient seulement de passage à Nome. Apparemment, ils étaient en route pour la ville de Barrow, tout au Nord de l'Alaska. Le moyen le plus rapide, et quasi unique, était d'utiliser les dernières inventions de l'Homme. Ces machines que certains décrivaient de "merveilles technologiques" et qui disaient que c'était un tournant de l'histoire de l'Homme. D'autres disaient que cela ne durerait pas, que c'était une mode et que sa gagnerait jamais les esprits. Ceux la se trompaient visiblement, car aujourd'hui, l'aviation est dans la vie de tout les jours. Et oui, ils allaient prendre l'avion. A l'époque ce n'était pas tout a fait comme de nos jours, c'étaient de petits biplans avec peu d'espace. Cependant, le père du petit garçon était pilote. C'étaient les premiers avions, ceux qui allaient jouer un rôle primordial dans la Première Guerre Mondiale. Mais revenons a l'histoire. La petite famille monta a bord, avec le nouveau venu. C'était un petit chiot, gris mais qui semblait tout a fait robuste. Le moteur se mit a tourner, et l'avion s'envola. Seattle, le chiot, était terrorisé, mais dans les bras de son nouveau maître, il n'avait pas peur. Il faisait beau se jour là, beau mais froid. C'était magnifique, on voyait tout les glaciers, la minuscule ville de Nome, éclairée par les lumières rouges et oranges du coucher de soleil. C'était a couper le souffle. Il faisait froid et malgré sa fourrure relativement épaisse, Seattle avait froid, très froid même. Le petit garçon s'en aperçut et blottit le canin dans son manteau. Les heures passèrent. Toujours à regarder le paysage merveilleux de l'Alaska. Au fur et a mesure, cependant, la météo changeait. A l'époque, il n'y avait pas de radio, de centre météo, de radars, de centres de contôle aérien. Le Pilote devait tout faire visuellement. Le pilote de l'avion, regardait la météo s'aggraver, les nuages de plus en plus nombreux, le vent se lever. Ils étaient si près de Barrow et, aucune autre ville n'était plus proche que Barrow. Il fallait donc continuer. L'avion descendit.. descendit... au niveau des nuages. Il faisait très froid, il neigeait à présent. Le temps était si mauvais, qu'on voyait même pas à une nautique du nez de l'appareil. La petite famille, hormis le pilote, ne s'inquiétait guère. Ils ne savaient pas que la situation était critique. Il fallait pourtant, atterrir.Des feux... la piste! L'approche était délicate. Le vent de travers imposait un atterrissage de travers, en crabe. Les avions de l'époque n'étant pas très performant...l'avion tenta tout de même. Juste quand les roues allaient toucher la piste gelée, une rafale de vent perturba l'avion en le projetant vers la gauche. l'aile toucha le sol et se disloqua. Suivit tout l'appareil, qui termina dans un crash horrifiant, plein de fumée noire, de débris volant et de cris sourds. Les quelques humains qui étaient là, se ruèrent vers les débris. Le petit chiot fût propulsé dans les airs.
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Seattle reprit connaissance au milieu de la nuit. Il était couvert de neige. Il ouvra ses petits yeux dans le blizzard avec difficulté. Puis dans un élan d'énergie, sauta hors de la neige et regarda autour de lui. On ne voyait rien. Le chiot paniqué s'enfuit. Il ne savait même pas où il allait, tout droit c'est tout ce qu'il savait. Toujours tout droit à travers le froid,la neige et la glace. Au milieu de la forêt d'arbres endormis, toujours dans le blizzard, il marche sans s'arrêter ne pensant qu'a marcher vers l'inconnu. Il trouve finalement un petit terrier dans la neige et en désespoir de cause, s'y réfugia et s'endormi.
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? : Eh toi !
Le chiot se réveilla et regarda autour de lui. Un petit renard roux le regardait fixement. Il semblait avoir un peu peur mais pris son courage a deux mains:
? :Sors de mon terrier!
Seattle le regardait, encore endormi et sans force. Il s'écroula de nouveau. Le renardeau pris pitié de lui. Il semblait petit, peut-être que lui aussi, avait perdu ses parents, comme lui. Il lui sourit comme pour se faire pardonner.
_Excuse je ne devrais pas être si méchant, il fait si froid dehors. Tu t'appelles comment?
_Seattle
_Moi c'est Park. Comment tu t'es retrouvé dans ce pétrin ?
Seattle lui raconta l'histoire brièvement. Park lui tendit un peu de viande qu'il avait gardé pour lui et l'offrit à Seattle. Il voulait refuser par politesse mais il mourrait de faim et l'avala en une fraction de seconde.
_Ta une faim de loup ouais. T'es tout seul dans la forêt ?
_Oui. Je suis perdu. Je suis tout seul maintenant...
_Moi aussi..eh! On a qu'a rester ensemble on chassera et tout tu verras sa va être stylé!
Seattle ne comprenait pas certains mots du renard mais se dit qu'il ne pouvait que lui faire confiance. Il accepta et c'est ainsi que commença une belle amitié.
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Les années passèrent. Les deux amis vivant toujours ensemble et découvrant chaque jours de nouvelles choses. Seattle avait 2 ans a présent. Il était presque adulte, de même pour le renard. Celui-ci venait de quitter Seattle pour quelques heures le temps d'aller chasser. Sur le chemin il croisa une renarde. A peu près du même âge. Le renard en tomba fou amoureux a tel point qu'il en oublia Seattle. Le soir quand il se rappela de son ami, il ne pouvait l'abandonner. D'un autre côté, il ne pouvait abandonner la renarde qu'il aimait tant. Il voulait fonder une famille et se dit que de toute façon leur amitié n'était que temporaire. Il retourna donc au terrier ou vivait les deux amis, lui expliqua tout et s'en alla avant même que Seattle n'aie eu le temps de parler. Malgré tout, le chien comprit tout a fait le choix de son ami et pensa que lui aussi, il fallait faire quelque chose de sa vie. Ce n'était pas facile, il était chien et loup. Il ne connaissait rien aux chiens et les humains, et rien aux loups. Il était pour ainsi dire, a peu près coincé. Mais il n'allait pas rester dans la forêt seul ainsi jusqu'à sa mort: il faut partir. Au début il n'avait pas d'idée précise d'où aller. Mais il partit vers l'aventure et se dit que pour qu'il arrive quelque chose, il faut provoquer ce quelque chose.
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Quelques jours plus tard, toujours a marcher vers le sud pour éviter de se retrouver à Barrow, il eut soudain l'idée d'aller a Nome. La seule ville qu'il connaît et peut-être retrouver Balto, Aleu et tous ceux qu'il l'ont aidé. Seattle considérait Balto comme un Oncle et Borris comme un ami. Aleu comme une grande soeur (celle-ci étant plus agée que lui). Mais contrairement a ce que l'on pensait, Seattle détestait son père.
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_Où vas-tu encore ?" le louve ne semblait pas agressive dans ses paroles, c'était plutôt pour taquiner la jeune louve blanche qui tentait de s'éloigner discrètement.
_ Bah pêcher. Y'a une loi qui l'interdit ?
_ Neige, je t'ai déjà dit de me prévenir quand tu pars et de partir toujours accompagnée d'un adulte.
_ Je ne suis plus une petite maintenant je suis grande.
_Bon. Mais sois prudente.
La louve toute heureuse s'en alla en courant vers la rivière. Au milieu d'un immense lac gelé, une rivière encore liquide coulait et les poissons nageaient en abondance vers les eaux du Pacifique. Il n'y avait qu'a tendre la patte pour attraper quelque saumons où truites qui avaient le malheur de se trouver là. A sa grande surprise il y avait déjà quelqu'un là. Un chien où un loup peut-être regardait l'eau en attente d'un moment propice.
_ Tu sais pêcher ?
Seattle d'un bond sous la surprise, tomba en arrière. Neige se mit à rire et le regardait essayer de se relever.
_Désolé je voulais pas te faire peur.
_Euh..ce n'est rien. Il se reconcentra sur la rivière. Il mit la patte rapidement sorti un saumon énorme qui gigote. En tentant de le rattraper, il tombe à l'eau et ressort trempé d'eau glacée de la tête à la queue mais avec le gros saumon dans la gueule. Neige éclate de rire une seconde fois.
_Tu es plutôt doué.
_C'est sa moque toi en attendant je l'ai eu le poisson moi.
_Tu vas voir !
Elle s'approcha de la rivière, scrute l'eau claire et d'un coup de patte, fait jaillir un autre saumon hors de l'eau juste devant Seattle qui ne dit rien.
_Alors ?
_Autant pour moi...
_Elle est où ta meute?
_Euh eh bien je suis solitaire pour le moment.
_Mais t'es si jeune ! Que c'est-il passé ?
Seattle, la trouvant trop curieuse et ne voulant pas faire mauvaise impression décida de dire qu'il préférait ne pas en parler pour le moment. Celle-ci n'insista guère et tout deux reprirent la conversation. Quand le chien dit qu'il s'appelait Seattle, le nom a tout de suite parlé à Neige mais elle ne ce souviens plus d'où elle l'avait entendu. Ils restèrent ainsi toute l'après-midi ensemble à discuter. Puis il jouèrent comme si ils étaient encore des louveteaux, à courir et sauter, à chasser de petites proies et à raconter des exploits. Aucun des deux cependant ne parla du passé de chacun. Neige parlait de sa meute, Seattle son voyage jusqu'ici. Il a rencontré quelques loups, des cerfs, des lapins très peu, et même un ours polaire qui manqua de le tuer, sois disant. Ils arrivèrent en fin d'après midi sur la montagne d'ou l'on pouvait voir le lac gelé avec la rivière serpentant au milieu. Le soleil se couchait. Il était d'un rouge orangé et faisait scintiller la neige. Enfin, Neige dit ce qu'elle pensait déjà depuis un long moment:
_Ton père, il s'appelle Barrow non?
_C..comment tu sais ???
_Il m'a sauvé la vie.
_Tu le connais ? Il est où ? Je peux le voir?? son coeur battait d"exitation.
_Il en est mort.
_Ah...
_Désolé..
_ Sa ne fait rien.
_C'était un vrai héros, tu dois être fier.
_Oui, c'était un héros.
_Sa te dis de venir voir ma meute ? Cela serait super tu ne crois pas?
Seattle: Je sais pas.. me retrouver au milieu d'inconnus..
Neige: Mais les inconnus sont si drôles! *
*vous avez bien compris la référence ? *rit* bon reprenons:
Seattle: je ne veux pas faire irruption... je verrais mais pour le moments j'ai d'autres projets en tête.
Neige: Ah bon quoi donc?
Seattle: Malheureusement je dois continuer mon chemin vers Nome.
Neige: Qui te force ?
Seattle: ben personne
Neige: Alors reste un peu avec moi !
Seattle: Eh bien...
Neige: Super je savais que tu resterais ! Aller viens je vais te présenter Aleu.
Seattle: Aleu tu dis ?
Neige: Ouep. Notre Alpha.
La surprise de Seattle était telle qui ne pouvait pas refuser maintenant. Sur le chemin, Neige lui raconta son épopée avec Barrow, du moins, ce qu'elle s'en rappelle. Arrivé a la tanière des loups, Seattle avait décidé de se cacher pour le moment et de voir Aleu à part. Neige n'y voyait pas d'inconvénient. Le visage d'Aleu c'est éclaircit quand elle vit Seattle. C'était incroyable, jamais elle et lui aussi n'aurait imaginé se revoir si tôt. Aleu était une grande louve a présent et la retrouver ainsi, au milieu de la forêt, chef de meute ! La surprise est d'autant plus grande pour Seattle.
La surprise était d'autant plus grande pour Seattle.
*je vais sauter les retrouvailles ennuyeuses si vous le permettez....*
Seattle resta pour la nuit avec la meute d'Aleu. Il c'était écarté et regardait la vallée de haut. La tanière était en effet située en haut d'une montagne. La lune dans le ciel sans nuages éclairait la vallée d'une lumière blanche mystique. Seattle ne pensait a rien. Il se contentait de regarder la neige scintiller et les arbres danser au gré du vent. Les étoiles lui rappelait le chemin qu'il doit prendre. Neige qui ne dormait pas, était étonnée de son absence. Il sortit de la tanière et vit Seattle qui regardait bêtement l'horizon.
Neige: Que regardes tu comme sa ?
Seattle : Je n'arrive pas a dormir.
Neige : Pourquoi ?
Seattle :Je sais pas.
Neige: Ok.... tu penses a quoi alors ?
Seattle: A tout et a rien.
Neige: Au pire tu m'expliques !!
Seattle: Je ne sais pas moi même. Je pense a toi maintenant.
Neige: Moi aussi je pense a toi. C'est pas génial qu'on se soit rencontré !
Seattle: Neige faut que je t'avoue quelque chose.
Neige: Bien ou mauvais ?
Seattle: Euh...bien je crois. enfin bref. Tu sais Barrow que t'arrêtes pas de raconter...
Neige: Oui
Seattle: Il a un fils unique il te la déjà dis.
Neige: Oui . Moi aussi je suis fille unique. On est des cas rares....mais tu es en train de me dire que
Seattle: Je suis son fils oui.
Neige: C'est trop cool sa !
Seattle, le regard étonné : Pourquoi ?
Neige: J'ai toujours rêvé de te rencontrer.
Seatte: Bah voilà c'est fait.
Neige: Je te voyais plus...chien.
Seattle: Je peux rien y faire la dessus.
Une brise d'air frais viens caresser leur fourrure épaisse. Neige et Seattle se regardent profondément et tendrement. Leurs museaux se rapprochent. Dès l'instant où ils se touchent, neige tourne brusquement la tête.
Seattle: Un problème ?
Neige: Non non c'est bon excuse je sais pas ce qui ma pris.
Seattle: Euh...ok
Seattle retente et la même chose se produit.
Neige: Oh je suis vraiment désolée c'est juste que...
Seattle: Quoi ?
Neige: Je sais pas. C'est comme si y'avait quelque chose qui me dérange.
Seattle: Sympa...
Neige: Je crois que c'est parce que t'es en partie
Seattle: Un chien ? N'en dis pas plus.
Neige: Mais....
Seattle commence a partir mais pas vers la tanière, vers la forêt.
Neige: Où vas-tu ?
Seattle: Je n'ai plus de raisons de rester ici. A plus.
Avant que Neige n'ai pu rajouter quelque chose, Seattle avait disparu. Elle essuya quelques larmes et alla se coucher, toute pensive.
Seattle continuait a courir dans la forêt sans vraiment savoir vers où. Il savait que cela lui allait jouer un mauvais tour un jour et ce jour est arrivé. La louve qui l'aime ne veut pas de lui parce qu'il est en partie un chien. N'importe quoi se disait-il. Je vais lui prouver que je ne suis pas un chien. Il regarde les étoiles pour s'orienter vers le sud: Nome. Il se remit en route. Quelques minutes plus tard, Seattle voit une lumière orangée dans la forêt. Le loup décide d'observer derrière des buissons. Il y avait un tente, un homme habillé confortablement et des chiens qui dormaient autour du feu. Il étaient 6. Un d'eux semblait familier. Celui-ci ne dormait pas et montait la garde scrutant les moindres recoins a la recherche de danger. Seattle imprudent comme cela ne lui arrive jamais, glisse sur une plaque de verglas et avance de quelques mètres. Le chien a fourrure rousse le perçoit mais ne sonne pas l'alerte comme il devrait. Seattle ne bougeait plus d'un millimètre. Le chien s'approcha. Il n'avait pas l'air d'avoir peur du tout de Seattle ce qui le déstabilisa un peu. Il se repris et dressa ses oreilles en arrière et se baisse près a sauter au cas où.
Chien: Je te conseil de déguerpir.
Seattle: Vous êtes un attelage ?
Chien: Oui pourquoi ?
Seattle: Ne crais rien de moi je suis juste curieux c'est tout. Comment tu t'appelles ?
Kodi: Kodiak mais on m'appelle Kodi. Fils de Balto et Jenna. Et toi ?
Seattle: Seattle fils de... Balto tu dis ? Ah bah je connais ton père et ta soeur.
Kodi: Comment sa ?
Seattle: Mon père était le meilleur ami du tient et je viens tout juste de quitter la meute de ta soeur.
Kodi: Elle est loin d'ici ?
Seattle: Oui assez. y'en a pour 1 heure allée 1 heure retour.
Kodi: Dommage. Peut-être une autre fois alors.
Seattle: Elle est toujours dans le coin *souris*
Kodi: Et toi que fais tu ?
Seattle: Je sais pas trop. Je pensais aller a Nome voir Balto justement.
Kodi: Je ne vais pas te proposer de m'accompagner sa risque d'être difficile.
Seattle: Je crois aussi. En fait je cherche a me trouver moi même. J'essaye de voir si je suis vraiment un loup ou un chien.
Kodi: En te voyant je dirais un loup tu en as tout l'air.
Seattle: Tu crois?
Kodi: Tu sais hurler.
Seattle: Je n'ai jamais osé.
Kodi: Tu devrais. Sa répondra a ta question assez rapidement.
Seattle: Je dois partir maintenant. Bonne continuation et à bientôt peut-être.
Kodi: Ouais a bientot.
Seattle s'en va rapidement dans la forêt.
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Le lendemain a la tanière. Neige mange rapidement et s'étira avant de partir en hate vers la forêt.
Aleu: Où vas tu comme sa ?
Neige: Retrouver Seattle !
Aleu: TU ES FOLLE !
Neige: QUOI ?
Aleu: TU ES FOLLE !
Neige: JE SERAIS BIENTOT DE RETOUR FAUT QUE JE LUI DISE QUE JE L'AIME !
Aleu: C'est inutile elle est trop loin. Quel est têtue.
Têtue en effet. Elle voulait absolument s'excuser auprès de Seattle. Quelle idiote elle a été ! Il faut qu'elle lui dise qu'elle l'aime même si il est en partie un chien. Mais où peut-il bien allé ? Elle réfléchit. Si j'étais lui, vers où j'irai ?.. Vers Nome ! C'est parti. Plus vite que jamais, elle s'élance dans la forêt en direction de Sud.
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Le soleil se couche. Seattle a changé de direction. Il est allé autre part : la tanière de son enfance. En essayant de rassembler ses souvenirs, il cherche les moindres indices qui peuvent l'aider. Après des heures de recherche il la retrouve enfin. Rien n'avait changer. Il rentre dedans et des centaines de souvenirs rejaillissent. Il revoie tout les bon moments passés et aussi les pires. Il n'y avait plus rien a part des rochers. Cette vie...;c'était le bon temps. Bien trop courts. Il grimpe en haut de la montagne. Regarde Nome au loin. Se posa un instant et avec toute sa volonté et son énergie, la pleine lune derrière lui, hurle un magnifique hurlement de loup.
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Neige perdue dans la forêt, entend ce beau hurlement. Guidée par ces hurlements a répétitions et sa curiosité. Elle cours dans cette direction. Excitée a l'idée de retrouver Seattle, elle cours vers le haut de la montagne. En pleine course elle se fait attraper dans un piège metalique. En un clic elle était coincée et sa patte meurtrie. Les dents du piège s'enfonçaient dans sa peau et elle hurle de douleure
Homme: Héhé sa rate jamais. Le loup d'avant a eu de la chance.
L'homme avait un grand fusil et une hache formidable accrochés a sa ceinture. Il souriait machiavéliquement .
Homme: Punaise la fourrure ! J'en ai du bol sur ce coup la ! La vache...les potes du Nebraska vont jamais me croire je vais la vendre une fortune.
Dans un dernier espoir, Neige hurle a son tour espérant être entendue. L'homme armait sa hache.
Homme: Ne hurle pas comme sa c'est bientôt fini va.
Il lève sa hache et donne un grand coup. Bien qu'elle soit immobilisée , Neige arrive a esquivé quelques coups.
Homme: On fait la maligne hein ?
Il continue et Neige parvient à le mordre le faisant perdre sa hache. Elle grogne furieusement en sa direction. Il lui donne un coup de poing et arme son fusil.
Homme: Comme sa tu va pas y échapper.
En un instant Seattle se place devant elle comme en disant qu'il était prêt à encaisser le choc.
Homme: Ah le revoilà lui. On veut protéger sa louve ? Tant mieux sa fera 2 fourrures pour le prix d'une ...
Le chasseur tire un coup dans le torse. Seattle grimace mais ne bronche pas. Le temps que le chasseur arme de nouveau son fusil, il lui saute dessus et brise son arme en deux. Le chasseur en réflexe, attrape sa hache et frappe Seattle avec le pommeau de celle-ci. Le chasseur continue de plus belle en frappant la neige avec sa hache que Seattle évite a chaque fois de justesse. Il fut tout de même blessé mais parvient a se mais parvient a se relever et *pour te faire plaisir dave ^^* le fait trébucher et mort sa jugulaire violemment. Il se retourne et regarde Neige .
Seattle: Tu vas bien ? Que fais tu ici tu cherches a te faire tuer ?!
Neige: Je suis venue pour toi.
Seattle,en mordant le piège : Pour moi ? J'ai cru que tu voulais pas de moi.
Neige: Je suis désolé je t'aime vraiment...
Seattle: Moi aussi.
En hésitant cette fois Seattle ose quand même se rapprocher d'elle et cette fois-ci, elle ne tourne pas la tête...
Seattle: Je n'arrive pas a défaire le piège il doit y avoir un moyen pourtant.
Neige: Si faut couper ma jambe je préfère mourir.
Seattle: Tais toi donc.
Il fouille le corps encore chaud du chasseur et sort une clef de sa poche.
Seattle: Sa peut-être ?
Il essaye, la clef ne rentre pas.
Neige: Laisse tomber y'a rien a faire.
Seattle: Non non on va trouver quelque chose.....
Il essaye d'écarter les dents d'acier du piège avec la force ses bras sans succès.
Seattle: C'est un truc d'humain alors faut penser humain. Que ferais tu si tu faisais un piège.
Neige: J'en sais rien moi mais sa fait mal sa c'est sur.
Seattle: Et si l'on /
Il s'arrête net. La balle continuait d'avancer dans sont torse.
Neige: Sea sa va ?
Seattle: Ouais ouais. ... même très très bien !!
Il saute sur le piège.
Neige: Mais t'es fou !
Il saute sur son extrémité déclenchant le système inverse et le piège se reouvre.
Neige: Libre ! Elle saute dans les bras de Seattle
Seattle: Doucement aie...
Neige: Il faut te soigner maintenant.
Seattle: Ah oui. Nouveau problème.
Neige: Ecoute on est juste a côte de Nome tu penses que l'on pourra trouver de l'aide la bas ?
Seattle: Je t'ai pas sauvé pour rien tu sais.
Neige: Pas grave il faut te soigner au plus vite ! Je connais un moyen de ne pas aller à Nome et de guérir.
Ils marchèrent ainsi au milieu de la nuit dans la neige mais le temps était calme heureusement. Seattle semblait plutôt bien résister au choc. Ils arrivèrent enfin quelques heures après par on ne sait quelle miracle, a trouver une petite caverne où une lumière orange sortait.
Seattle: C'est ici que mon père fut soignée par une chamane ?
Neige : Oui !
Seattle: Une chamane. C'est une indienne en lien avec la nature qui a des sortes de pouvoirs ? Tu crois en sa toi ?
Neige: Ton père ne ma jamais menti.
Ils entrèrent dans la mystérieuse caverne.
Chamane: Je t'attendais mon petit. Après le père le fils hein ? Mais qui est-ce ? Ton amie ?
Neige: Comment elle sait tout sa ?
Seattle: Tu as vu c'est très impressionnant !
La chamane examine attentivement les différente plaies. Elle met une pâte de plantes sur la patte de Neige mais ne fait qu'essuyer et désinfecter la plaie de Seattle.
Chamane: Ta patte va vite guérir. Quel pelage magnifique... par contre toi je ne peux rien faire. on a trop attendu et la balle va continuer d'avancer jusqu'a ta mort... Mais ne t'en fais pas. Tu mourras de vieillesse avant de la balle. Elle ne va pas heurter d'organes. Mais elle peut te faire mal par moments. Mais pas grand chose. Je vous conseil de rester ici au chaud ce soir. J'ai de délicieux poissons pour vous. Aller bonne appetit....
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Le lendemain matin, quand les loups se réveillèrent, la chamane n'était plus la. Les blessures de Seattle ne laissaient plus qu'un trace légère et la patte de Neige semblait comme neuve.
Neige: Rentrons, ils vont s'inquiéter.
Seattle: Oui.. nous n'avons qu'a prendre le chemin inverse de l'allée.
Ils partirent donc rapidement vers le Nord.
Quelques heures après ils arrivèrent a une splendide cascade. Une vapeur en sortait. L'eau venait des entrailles de la terre. Elle était chaude et faisait fondre la glace autour. Voyant qu'elle était chaude, Neige sauta dedans pour se réchauffer. Elle barbotait dans l'eau alors que Seattle restait sur la rive.
Neige: Tu viens ? Elle est chaude.
Seattle: Je nage pas super bien
Neige: Ne t'inquiètes pas c'est pas profond et puis se sera l'occasion de t'entrainer
Seattle: Bon alors pour te faire plaisir...
Neige: Peureux
Seattle: Pas du tout
Neige: Attrape moi !
Elle plonge au fond du bassin et Seattle la rejoints. Bien que le lieu était absolument magnifique avec la cascade et les stalactites de glaces a côté, de la vapeur et de l'eau cristalline, Seattle avait un mauvais sentiment de ses stalactites.
Seattle: Tu devrais t'éloigner des stalactites.
Neige: Arrête de t'inquiéter pour rien, elle sont si jolies.
En jouant dans l'eau, des gouttes d'eau chaude éclaboussait la glace qui commençait a fondre d'avantage.
Seattle pousse Neige hors de l'eau et sort aussi avant que les stalactites s'écroulent dans l'eau.
Neige: Tu avais raison désolé. Je suis si heureuse. Et puis maintenant tu me protégeras pour toujours pas vrai?
Seattle: Euh pour toujours ?
Neige,le dévisageant, quoi ?
Seattle: Non rien...
Neige,souriant, T'inquiètes pas.
Elle l'embrasse puis ils reprennent leur route. Quelques heures plus tard enfin, ils arrivèrent a la tanière avec un accueil très chaleureux. Tout le monde félicite le nouveau couple et fête sa par un festin de caribous !
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Maintenant que Seattle faisait partie de la meute, il fallait qu'il participe comme tout les loups à la vie a la communauté en commençant par prouver de quoi il est capable.
Ran: Un petit combat pour voir ce que t'as dans le ventre ?
Ran était le compagnon d'Aleu et donc le deuxième loup le plus important. Il était fort et robuste fier et noble. Peut-être ne réfléchit-il pas assez avant d'aller au combat. Il fait partie de la meute depuis toujours. Il avait un pelage gris noir et son ventre était blanc grisé. Seattle voulait bien, mais il ne savait pas vraiment où était les limites d'un combat "pour s'amuser". Mais bon il n'avait pas trop le choix. Il attendra de voir comment attaque Ran.
Seattle: Ok
Ran et Seattle se place face a face. Ils se mettent a tourner en rond. Ran lance l'assaut quelques secondes plus tard assez rapidement en lui sautant dessus visant les côtes mais Seattle esquive habilement.
Seattle: Si je peux juste te demander de ne pas frapper ma plaie sur mon flanc gauche....
Ran n'écoute pas vraiment, trop absorbé par son combat qu'il considère comme relativement facile.
Loup: Un saumon que Ran gagne
Loup2: J'en parie deux!
Ran repart a la charge et Seattle esquive encore. Ran commençant a s'agacer retente une dernière fois. Seattle n'esquive pas et préfère charger tête baisser alors que Ran est en l'air le frappant ainsi dans son ventre et le faisant tomber a terre. Ran se relève rapidement et mort la patte avant de Seattle qui parvient a se libérer. Après quelques autres minutes de combat, Seattle parvient enfin a bloquer Ran avec ses pattes avant sur son cou. Celui-ci pour sa libérer frappe le flanc gauche de Seattle, sur sa plaie faisant avancer la balle qui était restée plus profond dans Seattle qui s'écroule de douleur. Ran met ses dents autour de son cou et se déclare vainqueur.
Ran: C'était pas mal mais je jouait facile.... Seattle ?
Celui-ci ne répondait pas et grimaçait sous la douleur.
Neige: Imbécile tu lui a frapper dans sa plaie !
Ran: Quelle plaie ?
Neige: Celle don't il ta parler avant le combat ?...
Ran: Oups
Seattle se relève avec un peu de peine, la douleur était passée.
Seattle: Sa va mieux. Mais je crois que la balle a avancé.
Neige: Quand la plaie se sera refermée on ne pourra plus te l'avancer d'avantage.
Seattle,soupirant, espérons. Bon je vais voir si je peux pas ramener quelque chose a manger.
Aleu: Ok mais fait attention a ta blessure.
Seattle s'en alla en forêt a la recherche d'un petit gibier. Le temps changea vite et le vent se leva. L'air était glacé. Et il commençait a neiger.
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* A partir de maintenant, je tiens a signaler que la partie suivant viens d'un Role Play avec Dave que je remercie beaucoup. J'ai modifié quelques passages parce que voilà je ne suis pas un éléphant ! Il y aura aussi beaucoup de dialogues ....Merci pour votre attention et bonne fin de lecture !*
La nuit tombait et tout était blanc. C'était un vrai blizzard, une tempête de neige! Il neigeait de la neige mais aussi de la glace. Seattle était sur son chemin du retour un peu déçu de ne rien ramener quand il ramener quand il ressent une douleur passagère de la balle dans son torse. Il se baisse alors et dans sa grande surprise voit quelque chose bouger dans la neige. Au moment où il se dit que c'est un rongeur il s'approche et le renifle.
Louveteau: Aidez moi !
Seattle découvre avec stupeur le petit loup qui perdit connaissance. Seattle sans vraiment réfléchir, prend le louveteau dans sa gueule. La chaleur de sa gueule garde le louveteau en vie. Il parvient a s'abriter sous un rocher et pose le louveteau qu'il essaye de couvrir avec sa fourrure pour le réchauffer. Le petit devait avoir très faim .Le petit ne bougeant pas la situation était compliquée. Il ne pouvait le laisser seul sinon il allait mourir mais sans sa machoire, difficile de chasser. Il était confronté a un vrai dilemne. Le temps de rentrer, le petit sera mort de faim, c'est sur. Il fallait autre chose... des racines! Il prit le petit encore une fois et ce mis a renifler avec frénésie le sol. Près d'un if, il parvint a déterrer un tubercule qui fera bien l'affaire. Il retourna a la caverne avec la racine. Il tente de réveiller le louveteau.
Seattle: Allez debout petit gars !
Louveteau: Hein quoi ?
Seattle,montrant le tubercule: mange, c'est pas de la première qualité mais bon... Au fait petit tu t'appelles comment ?
Dave: Merci monsieur. Je m'appelle Dave.
Il avale le tubercule rapidement en manquant de s'étouffer.
Seattle: Que fais tu ainsi tout seul en forêt ?
Dave: Mon père est mort et je ne retrouve plus ma mère.
Seattle: A quoi ressemble-t-elle ?
Dave: Elle est blanche comme neige et a l'air assez féroce.
Seattle: Je ne vois pas désolé. Ecoute, le temps se calme, faut pas rester ici. Je peux t'emmener voir ma meute si tu veux.
Dave: D'accord
Seattle: Allez monte sur mon dos.
Il se baisse et dave saute sur son dos.Quelques heures après, ils arrivèrent enfin dans la tanière. Les loups étaient partis chasser. Seuls Neige et Aleu gardaient les louveteaux et attendaient le retour de Seattle. Aleu avait subit quelques jours auparavant la perte d'une de ses filles, Aliu et voyant Dave, s'approche de Seattle.
Aleu: Que fait ce petit sur ton dos ?
Seattle: Je l'ai trouvé dans la forêt seul alors je l'ai aidé et je l'ai amené.
Dave: Gardez moi j'ai plus de parents.
Seattle: Euh eh bien je sais pas
Aleu: Ce petit me rappel Aliu.... d'accord.
Seattle: Tu es sure ? Tu as déjà beaucoup de responsabilités et de travail ici.
Aleu: J'en suis certaine. Tu es d'accord ....
Dave: Dave
Aleu: Dave ! Je serais ta mère dorénavant
Seattle: En quelques sortes.
Neige: Je t'aiderais si tu veux.
Aleu: Ton aide sera toujours la bienvenue.
Seattle : Bon tout sa ma fatigué je vais me coucher.
Neige : moi aussi
Elle souris a Seattle qui comprend et souris a son tour. Pendant ce temps, les autre loups revenait de la chasse qui fut assez difficile vu les conditions météorologiques. Il apportait un caribou entier.
Ran: On est de retour
Aleu: Tant mieux car j'ai une grande nouvelle a vous annoncer, on a un nouveau louveteau dans la meute. Je m'en occuperai.
Ran: C'est pas mon problème.
Seattle, réveillé par le bruit,: Y'en a du monde.
Aleu: Oui. J'ai annoncé que Dave faisait parti de la meute. C'est le deuxième louveteaux abandonné qu'on accueil.
Elle revois coup sur coup les images terrifiantes des morts d'Aliu et de Barrow.
Aleu, voulant se changer les idées : Au fait Nuk, aucune présence suspecte sur notre territoire ?
Nuk: J'sais pas c'est Sumac qui devait vérifier.
Sumac: Hein quoi ?
Aleu: Tu as bien vérifié comme on te la demandé ?
Sumac: je sais pas
Aleu: Quelle bande d'imbéciles !!
Seattle: Je cours vite je vais vérifier
Ran, s'opposant dans l'élan de Seattle: Je suis plus rapide
Seattle se contente de le dévisager et laisse Ran partir en courant.
Aleu,à Sumac: Quand a toi je veux des explications valables !
Sumac: J'ai oublié ?
Aleu: Mais quel crétin de première !!
Seattle se roule par terre.
Aleu: Que signifient ses roulades Seattle ?
Seattle: Pardon mais c'est trop marrant.
Sumac rit aussi
Nuk : Il se fiche de toi imbécile...
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Plus tard...
Seattle: Mais que fais Ran ? Je vais voir
Aleu: S'il te plait merci.
Neige, se réveillant après qu'on lui ait tout dit : J'espère qu'il n'y a pas de problème.
Aleu: Ils sont plus rapide que sa a se que je sache.
Ran déambule alors ensanglanté *il dit des injures violentes envers Sumac mais pour pas choquer le publique je pense qu'il vaut mieux passer cette irruption malsaine. Ou en étions nous ? Ah oui* Sumac se cache
Ran: JE VAIS L'ETRIPER
Aleu: Calme toi voyons ! Et ou est Seattle ?
Ran: Je pensais qu'il m'avait suivit .Sumac si t'avais vérifié t'aurais vu qu'on nous préparais une attaque du clan de l'ouest. Ils meurent de faim et venait nous piller. Ils étaient en pleine approche quand je les ai vu. Naturelment ils m'ont sauté dessus. Après Seattle c'est ramené et je ne sais pas trop j'ai perdu connaissance un moment et quand je suis revenu a moi ils étaient parti. Mais il me semblait même qu'un autre loup marron est venu nous aidé mais je ne me souviens plus.
Aleu: Se comportement... est-ce possible ? Non il est mort devant nos yeux voyons.
Neige: Il faut faire quelque chose !
Aleu: Oui. D'abord pourquoi ils nous pillent
Neige: Mais non pour Seattle !
Aleu: Ah oui j'ai oublié.
Neige, commençant a partir, : Je vais pas laisser Seattle en danger plus longtemps.
Elle se met a renifler frénétiquement le sol. Aleu décide de rejoindre Neige. Quand ils arrivent au lieu de la bataille ils remarquent une trainé de sang dans la neige et décident de la suivre.
Ils arrivent finallement dans une petite cuvette où tout le clan adverse discutaient de ce qu'il fallait faire. Ils formèrent un cercle autour de Seattle alongé et sang. Un hurlement se fait entendre alors que Neige sanglote. Dans sa folie est saute dans la cuvette et se met a mordre le loup le plus proche de Seattle.
Aleu: Neige! !!
A ce moment, une meute toute entière sortit des buissons pour l'aider, menée par un grand loup blanc.
Alpha du clan adverse surpris ordonne a ses loups d'attaquer.A la fin de la bataille, Aleu était légerment blessé, ainsi que plusieurs autres jeunes loups sans experience, le clan de l'ouest n'existait plus et Seattle avait besoin de soins urgents. Neige se précipite sur Seattle et met sa tête contre sa nuque.
Neige: Je crois qu'il vit. Dites il va s'en sortir ?
Loup Blanc: Oui j'en suis sur. Au fait, je ne me suis pas présenté, Tarak, fils de la très célébre Aniu et alpha de la plus puissante meute de la région.
Neige: Pourquoi nous aider ?
Tarak: Nous avons des différents avec cette meute.... notamment sur leurs manières d'agir.
Aleu: ... Aniu tu dis ? C'est ma grand mère !
Tarak: Alors nous sommes liés. Regardant Seattle: Nous allons le soigner.
Après environ 20 minutes après avoir été guérit par des loups de la meute de Tarak, Seattle se réveilla et se contenta de murmurer le nom de son père.
Neige: Etrange qu'il parle de son père il n'aime pas en parler d'habitude.
Tarak: Peut être que le souvenir de son père le hante encore aujourd'hui ?
Un brouillard se leva subitement.
Seattle: Tiens je suis aveugle maintenant ?
Neige: Un jour, Barrow m'a dit qu'un loup mystérieux apparait sous cette forme.
Tarak: Le seul loup qui fait sa, c'est ma mère qui m'éleva jusqu'a ma mort. Sa me rappelle quelque chose....
Neige: Sa existe donc ? Je croyais que ce n'était qu'une histoire pour les louveteaux.
Seattle: Papa je te croyais mort...
Aleu: Mais il est mort . Il délire complétement. Il a reçu un choc trop important.
Aniu la grande louve mystique apparaît de la brume : Non il est vivant
Aleu: Aniu ! Tu crois qu'il est vivant ?Mais c'est impossible....
Aniu: Alors tu devras découvrir par toi même la vérité.
Neige: Non il est mort vous devez vous tromper.
Aniu : Doutes tu de moi ?
Neige: Un peu oui ...
Aniu: Eh ben moi je suis morte et pourtant je te parle maintenant.
Neige s'évanouie puis se relève: c'est trop en une journée
Aniu: Tu ne me crois pas donc je préfère te le prouver autrement.
Elle disparait et la meute de Tarak s'éloigne dans la brume blanche. Une silhouette sombre arrive. Peu a peu éclairée par la lumière blanche de la lune, on découvre un loup au pelage magnifique d'un marron splendide mais marron splendide mais brulé de partout avec des marques de batailles partout notamment au niveau du coup très marqué. La moitié de son visage est brûlé sans compter son oeuil droit. De ce fait, il ne voit que d'un seul oeil.
Barrow: Rien est impossible.
Aleu: Mais.. non tu es mort... sous nos yeux !
Barrow: Es tu sure ?
Neige: Oui ! Les flammes... l'arbre...
Barrow: Je t'avais pourtant demandé de ne pas ...il s'arrête un instant sous la douleur, puis reprend, regarder.
Neige: Tu es bien naif.
Barrow: Bon je vous dois des explications je suppose.
Neige: Un peu oui ?
Barrow: Bon. Quand l'arbre tombait je n'attendais que sa a vrai dire. Je commençais a bruler sous ses flammes c'était invivable. Mais j'ai trouvé la paix en moi sachant que je t'ai sauvé Neige, et que j'ai tué cet infame Niju. Avant que l'arbre ne tombe sur moi, une brume blanche épaisse m'entoura et par je ne sais quel miracle je me suis retrouvé hors des flammes. Aniu m'attendais là. A croire que les esprits ne voulaient pas ma mort. Aniu m'expliqua que c'est parce que je suis un héros mais je ne le pense pas... je pense avoir fait mon devoir et que dans mon destin il était écrit que je devais mourir ainsi. Guérit par cette meute qui me porta assistance, je ne vivais que dans l'optique de vous revoir, vous 3. J'aurais aimé voir Nome mais je n'ai pas eu le temps ni le courage a vrai dire. Notre meute cherche une tanière en ce moment, et en passant je t'ai vu, Seattle, en train de te battre avec un autre loup, contre une dizaine ! Je n'ai pas attendu une seconde pour t'aider. J'ai pu le sauver assez difficilement mais alors que je me battais pour toi, ils étaient trop nombreux même pour moi. Mais te voilà sauvé et tu va vite guérir. Maintenant que je vous ai vu, il ne me reste plus qu'a accomplir ma quête.
Seattle: Quelle quête ?
Barrow: Comme toi tu ma retrouvé, je dois retrouvé mon père a mon tour.
Seattle: Il est où ?
Barrow: Oh, un peu partout.
Seattle: Hein ?
Barrow: venez vous aller comprendre.
Aleu: Tu ne veux pas aller a Nome ? Tu pourras rejoindre Balto et les autres.
Barrow souris puis gravement: Regarde moi regarde donc. Je préfère mourir. Je ne vois que d'un oeil et je souffre en permanence sa me brûle toujours.
Seattle: Meurs pas voyons c'est stupide après tout sa.
Barrow: Au risque de te décevoir...
Ils arrivent en haut d'une colline et Barrow regarde le ciel en attente de quelque chose.
Aleu: Tu attends quoi la le déluge ?
Barrow: Peut-être.
Neige: T'es obligé d'être aussi enigmatique ?
Barrow: J'ai pas le droit de m'amuser un peu moi aussi ?
Seattle: C'est encore long ?
Barrow: Bon eh bien ne perdons pas de temps alors. Je vais vous dire au revoir.
Aleu: Au revoir ?
Barrow: Aleu, si tu vois ton père, dis que j'ai réussi mais en plusieurs morceaux, il comprendra. Je suis sur que tu es une excellant Alpha mais fait attention a ton ami.
Aleu: Euh oui....
Barrow,en riant, Pas besoin de calins je suis assez repoussant comme sa !
Voyant neige et seattle l'un contre l'autre: J'ai hate de voir mes petits enfants. Je ne regrette pas de t'avoir sauvé Neige. Et pourtant je dois t'avouer que j'ai hésité un moment.
Seattle: Des petits enfants ? Déjà ?
Barrow: Je disais sa comme sa.
Une magnifique aurore boréale apparaît dans le ciel étoilé
Barrow: C'est le moment! Mon fils, je suis fier de toi continue comme sa. Mais il est temps que je finisse ma quête c'est a dire, rejoindre mon père.
Seattle: Tu vas revenir ?
Barrow: Rien est impossible...
L'aurore boréale bleue devient orangé et laissant les 3 loups sangloter derrière lui, sans regarder derrière lui il marche vers le vide.
Seattle: Il est fou !
Barrow cours dans le vide mais ne tombe pas, il se transforme en une lumière orangée jusqu'à disparaitre dans les cieux. Et quelques instants plus tard, l'aurore boréale repart aussi vite qu'elle est arrivée dans le ciel étoilé. En fait, sa vie était une aurore boréale: un flot discontinu de lumières, de couleurs différentes, dégradés, magnifiques et énigmatique. Peut-être reviendra-t-il, on ne sait pas. Mais sa présence ne restera pas méconnue des loups et des chiens d'Alaska, l'histoire sera racontée au fil des années, partagée et deviendra une légende certes, mais une vraie.
Fin
Remerciements particuliers à tous mes amis de Balto Source pour leur soutient, à Grey pour la correction, et à tous les lecteurs qui font vivre cette histoire. Crée à partir des personnages de Balto, chien-loup héros des neiges propriété d’Universal Studios et de mes personnages fictifs. Tout le monde est autorisé à utiliser mes personnages pour fanfictions, dessins, vidéos et autre. Pour toutes suggestions, faites le moi savoir, les commentaires sont la bienvenue qu’ils soient bons ou mauvais. Merci encore d’avoir lu et faites découvrir cette histoire à ceux que vous connaissez ! Je serais ravi de voir votre commentaire même si vous n'avez pas tout lu etc...merci aussi a Dave pour le role play que j'ai repris (dont l'un des personnages vient de Cpat) parce que j'y tenais beaucoup. J'espère que l'histoire vous à plu, plus ou moins !