Arraché

 

Episode premier


Cette nuit là, il faisait froid. Les animaux dormaient. Tout, même la lune sur sont haut perchoir de bleu semblait somnoler, ne veillant pas sur les créatures de la nuit. Ce manque d’attention, une louve le paie et le paieras plus tard.
La neige blanche avait un reflet bleuté clair, le reflet de la lune était présent. Aussi harmonieux que jamais. Pourtant, des jappements se faisaient entendre. Une patte, et bientôt toute une louve fut visible sur la grande pleine de neige bleu, sortant de la forêt. Cette louve était plus blanche encore que le paradis, elle avait des petits yeux jaunes. Ici, elle était comme une légende, la légende des loups. Tellement de croyance les entouraient. Entre autre Balto, un chien-loup qui avait sauvé des vies maintes et maintes fois. Pour quoi ? De l’amitié, de l’amour. Mais aussi des amis.
Mais cette louve qui courait depuis déjà des heures était bien plus. Elle était unique, légendaire, mais aussi rare. Non loin d’elle, trois chiens couraient. L’un était brun clair, ses deux yeux étaient entourés de noir. Il se nommait Kuti, fils de Kaltag. Un autre chien, plus menu, pas rapide, de couleur brun sombre lui recouvrant entièrement le corps le suivait de loin, Tenak, fils du fier Nikki. Et enfin un chien noir, noir comme les entrailles de la terre. Ce chien était bien arrogant. Squell, un nom bien étrange, comme ses maîtres… Fils de Steele, tout le monde se demandait comment avait-il eu un tel fils. Beaucoup de rumeur disait que sa mère était une louve.
 
 
Les trois chiens poursuivaient leur route s’en jamais freiner. Bientôt, la louve blanche disparu. Kuti s’arrêta en dérapant et tomba dans la neige bientôt suivit de Tenak. Squell, lui, eu un freinage bien amorti.
 
« Rah on la encore loupée celle la »
« On rentre ? » Demanda Kuti en se relevant.
Kuti, comme Tenak, était très peureux. Les deux jeunes chiens ne suivaient Squell que parce qu’il était fort et courageux, lui. Squell lança un regard assassin aux deux chiens. Battre en retraite, qu’elle idée ! Mais, malheureusement, la lune se recouchait, et le soleil de ses beaux reflets rose sortait de son lit. Il acquiesça d’un signe de tête et les trois chiens rentrèrent à Nome.
Arrivé là bas, ils tombèrent museau à museau sur Kodi qui passait par là.
« Kodi ? » S’exclama Tenak
« Qu’est ce que tu fais là ? » Aboya Squell
Kodi fronça mes sourcils.
« J’ai tous les droits, il me semble, de me promener ici !
-         Non ! »
A peine avoir fini sa réponse, Squell c’était jeté sur Kodi. Le chien rouge poussa un léger jappement aigu et tomba à terre sous le poids du gros chien noir. Ce dernier pris l’oreille gauche de Kodi entre les crocs pour l’arracher d’un coup de dent. Le jeune Kodi hurla la douleur. Squell ricana, la gueule noyée dans le sang de son ennemi. Il se lécha les babines pour serrer fort la gorge de Kodi. Enfin, il planta ses grandes griffes fines, robustes et pointues dans la poitrine du chien. Le chien-loup lâcha sa prise buccale et hurla. Ce hurlement fit sortir Tenak et Kuti de leur pétrification. Squell… un tueur ? Non, pourquoi ? Et surtout, une question leur perçait le ventre, brisait leur cœur, dégoûtait leur yeux : pourquoi avait-ils été ami avec… avec cette chose ?
Squell se tourna vers ses amis. Yeux plissés, gueule noyée, sang coulant sur le sol. Le corps de Kodi, lui, gisait, inerte. Le chien était mourant. Il respirait que faiblement. Tenak osa :
« Mais, qu’est ce qu’il te prend ? Pourquoi à tu fais cela ? »
Squell ne lui répondit pas. Il se jeta sur Kuti. Un coup de croc bien placé. Et le chien était au sol. Mourant lui aussi.
Un cri, un hurlement déchirant brisa le silence du matin. Kodi et Kuti restèrent immobiles un long moment. Leur respiration était très faible, si personne ne venait les soigner dans les douze heures qui suivaient, ils mourraient.
Squell regarda, d’un air assassin, le dernier des chiens : Tenak. Mais le chien ne pris la le temps de croiser son regard et parti immédiatement.
Squell regarda son œuvre : deux chiens mourants, yeux ouvert, saignant de toute part. Une marre de sang était visible tout autour, et des traces de pattes filait vers le nord : Squell fuyait.
 
 
Quelques semaines plus tard…
 
Un chien noir se promenait à la périphérie des bois. Ses yeux étaient entourés de rouge. Il avait pleuré jusqu’aux sang il y a plusieurs jours de cela. Ces marques là, elles resteraient toutes sa vie. Le chien, c’était Squell. Renommé, par les habitants de la forêt : Le loup au yeux rouges.
Squell arrêta sa marche, il pleurait toujours, des larmes transparentes, noires et rouges se succédaient. Le chien était accablé par se qu’il avait fait. Il planta sa patte dans la neige. Pleurant, hurlant la douleur du cœur.
« Non ! Pourquoi ? Pourquoi suis-je comme sa ? Toi là haut ! »
Il leva son regard humide au ciel :
« Pourquoi t’as fait sa ? Faire de moi un tueur… pourquoi ? »
Il rabaissa la tête. Pleura, longuement, dans le silence insoutenable de la forêt. Pourquoi ? Pourquoi lui ?
Il resta un moment immobile, comme une statue. Mais il repris finalement sa marche.
 
 
Bientôt, il atteignit une montagne. Une louve blanche dormait. Mais elle se réveilla en sursaut en entendant les pas mélancolique du chien.  
« Qui est-tu ? Que fais tu ici ? »
Lui demanda t-elle d’un air peu sympathique. Elle avait reconnu l’un des chiens qui la poursuivait la nuit où la lune dormait.
« Je… je suis désolé. » Supplia le jeune chien, au bord des larmes.
La louve ce radoucie en voyant le chagrin du chien. Elle s’assit tranquillement.
« Qu’a tu fais ? »
Demanda t-elle d’une voix douce. Comme une chienne parlerait à son rejeton.
« Eh bien… oh ! j’ai fait une chose horrible. J’ai… j’ai tué un chien d’attelage, et un de mes amis. »
Il s’enfonça dans le pelage de la louve et pleura les larmes de son corps. La louve fut choquée. Ce chien, tuer ses amis. Elle resta silencieuse un long moment.
« Dites quelque chose ! »
S’impatienta le chien affolé. Mais la louve ne savait pas quoi faire. Squell s’écarta et la poussa.
« Dites quelque chose ! »
S’exclama t-il de nouveau. La rage le reprenait. Il sauta sur la louve, lui mordit le cou profondément. Le sang coula jusqu'à dans sa gueule. Le loup pris d’un plaisir immense alla fermer sa mâchoire entre les yeux de la louve, mais cette dernière était expérimentée. Trop expérimentée pour le pauvre chien. Elle se releva et lui mordit férocement les pattes avant. Le chien tomba à terre. Il lança un regard suppliant à la louve. Cette dernière approcha son visage taché de sang vers celui du chien. D'un ton menaçant, elle s'exclama.
« Ne recommence Jamais ça ! »
Elle grogna et s’écarta pour laisser le chien ce relever.
« Mais… » supplia de nouveau celui-ci.
« Non ! Vas t’en ! »
Hurla la louve. Folle de rage elle sauta sur le chien qui esquiva l’attaque de peu et s’enfuit. La louve resta immobile, les pattes baignant dans le sang. Le regard tourné vers la boule noir qui s'éloignait.
 
 
Squell courait que depuis quelques minutes et se trouvait déjà loin. Il s’arrêta, à bout de souffle. Il se trouvait en bas d’un petit ravin. Des arbres le cachaient de partout. Le chien s’affala sur le sol. Pleura de nouveau.
 
« Pourquoi ? Encore un meurtre que j’ai manqué de commettre, j’en ai marre, pourquoi me faire sa à moi ? »
Personne ne lui répondit. Il était seul.
 
 
Un craquement éveilla pourtant ses réflexions. Un chien à la carrure forte et au pelage noir et blanc apparu : Steele.
« Mon fils… »
« Papa je … je… je suis désolé! »
Mais Steele ne lui laissa pas le temps de s’expliquer. Il frappa Squell de la patte. Le chien, sous le choc, perdit connaissance et tomba à terre. Steele pris les poils de l’encolure de son fils et regarda les alentours. Rien. Il parti en marche, vers la ville de Nome. Trainant le corps inconscient de Squell.
 
Les ruelles étaient silencieuses. Seule les lumières éclairait la rue principale. La forme de Steele, et de son fils entre ses crocs, apparent progressivement et lentement dans la rue. Il tourna dans une minuscule ruelle entre deux maisons. Il déposa son fils et aboya.
 Squell se réveilla en sursaut. Autour de lui se dressait Steele et Nikki. Mais aussi Balto.
« Papa je… »
« Silence !! »
Hurla son père. Balto s’approcha de lui et passa sa patte devant Steele.
« Vas-y doucement quand même. »
Squell fixa les deux chiens un instant. Des regards sympathiques, des gestes lents, doux et confiants. Les deux chiens, après l’accident, c’était sûrement ralliés… Des amis impossible à imaginer, mais pourtant, quelque chose les mettais en commun : Un accident très grave entre leurs fils. Balto pris la parole.
« Tu as gravement blessé Kodi »
« Il n’est pas mort ? » Demanda le chien à bout de souffle.
« Non…
-         … Un veine pour toi. » Coupa Steele.
Balto lui lança un regard dur. Mais Squell compris rapidement qu’il n’avait plus sa place ici, à moins de se racheter. Mais il ne voulait pas, il ne pouvait pas.
« J’ai compris ! je pars ! »
S’écria t-il. Il parti en avant, cognant son père et Balto en passant entre les deux.
 
 Il coura de nouveau loin, très loin. Mais rapidement, la faim et la fatigue furent plus fortes. Le chien-loup, à bout de force tomba au sol. Il s'endormit aussitôt…
 
Lorsqu’il se réveilla, tout était vert, la neige avait fondu. Une louve brune au ventre blanc était assise non loin, elle mangeait des pintades bien appétissantes. Squell se leva mais retomba aussitôt. Il était bien maigre, sa gueule était sèche, il sentait encore le terrible goût du sang.
« Où suis-je ? que c’est t-il passé ? »
Murmura t-il à la louve. Cette dernière leva la tête. Elle avait les yeux verrons, mais l’un deux était recouvert d’un fin voile blanc. Elle eu un sourire, pris une pintade dans sa gueule, se leva et s’approcha du loup. Elle déposa le gibier au sol. Squell ne se dit pas prier et commença son festin.
« Nous sommes dans la grande plaine, on est au printemps. Je t’es trouvé l’hiver dernier. »
Elle s’assit.
« Tu a dormi pendant des mois. »
Elle eu un sourire, visiblement, elle ne savait pas tout se qu’avait fait Squell. Elle se baissa.
« Loup au yeux rouge, quel est donc ton nom ?
- Je m’appelle Squell »
Déclara ce dernier en se levant. Il avait mangé, c’était déjà ça, mais il avait encore faim, et surtout, très soif. Il vit, en face de lui, un court d’eau. Il s’y précipita, suivit de la louve. Entre deux gorgées, il lui demanda son nom.
« Je m’appelle Alascha
-         Alascha ? Ce n’est pas commun »
Dit-il dans un sourire. Cette louve l’apaisait beaucoup. Quelque chose en elle, faisait de lui un ange. Il savait, qu’à ses côtés, il ne commettrait pas d’autre crime, quelque chose le lui disait… Mais combien de temps encore allais t-il rester au près d’elle ? Il priait pour que personne qu’il a agressé ne viennent.
« Alascha…
-         Oui ? »
Demanda la louve et se relevant, elle venait de boire.
« Hum… Tu as veillé sur moi depuis combien temps ?
-         Oh, depuis bien trois mois »
Dit elle en rigolant. Squell esquissa un sourire.
« Tu as une meute ?
-         Bien sur, d’ailleurs, je doit rentrer, tu veut venir ? Ils t’accepterons, l’alpha est très gentil
-         Je veux bien »
Dit-il, au moins, cela l’écarterais du monde des chiens et des humains, et donc de son père, mais peut-être pas de Balto. Mais avec l’odeur de tous les loups qui allaient l’entourer, il ne craindrait rien.
 
Ils marchaient que depuis quelques heures en courant de temps à autres, jouant un peu en chemin, chassant, lorsqu’un hurlement lointain se fît entendre. Un hurlement fin, doux et harmonieux, un hurlement de bienvenue. Alascha hurla à son tour. L’autre loup lui répondit de nouveau. Squell n’avait pas compris les deux derniers hurlements, mais il devinait bien que Alascha leur avait dit qu’elle emmenait un petit nouveau. Bientôt, une grande plaine herbeuse se fit voir.
« Nous venons ici tout les ans, arrivé au printemps, nous repartons par le lac gelé. »
Squell pris un air entendu par un geste de la tête.
« Mais cette année, le pont de glace ne s’est pas formé »
Squell hocha les épaules, comprenant qu'à moitié. Il ne connaissait pas les habitudes, ni les croyances des loups sauvages. C’est alors que l’alpha fît son entré, tout les loups qui avait des airs dominants avec les autres se baissèrent. L’alpha arriva vers Squell et Alascha. L’alpha était une louve, brune clair aux beaux yeux bleus.
« Bonjour Aleu » Salua Alascha.
« Aleu ? » S’étonna Squell. La louve le regarda d’un air interrogateur.
« Vous êtes la fille de Balto ?
-         Comment sais-tu ce que je suis ?
-         Se que vous êtes ? Qui vous êtes ! Enfin… je veux dire oui. Je suis Squell, le fils de Steele !
-         Le fils de Steele ? »
Hurla Aleu en se jetant sur le loup noir. Elle le plaqua au sol.
« Je ne veux pas de toi ici. Tu entends ?
-         Mais… mais… »
Alascha, d’une voix douce demanda.
« Mais Aleu, pourquoi ?
-         Tu le sais très bien »
Répliqua sèchement cette dernière. Elle se dégagea de Squell et lui mordit la patte arrière droite pour le faire partir. Ce dernier s’enfuit sans broncher, suivit d’Alascha. Arrivés à plusieurs mètres, peut-être kilomètres, des terres du clan. Squell s’arrêta. Alascha le rattrapa.
« Hey…
-         Laisse moi, grogna Squell, Aleu à raison, vas t’en… je… je suis dangereux.
-         Quoi ? S’exclama la louve, je te connais depuis trois mois maintenant, toi peut-être que depuis quelques heures, mais en trois mois tu n’as pas été dangereux une seule fois !
-         Normal, j’étais dans les pommes ! S’écria Squell, tu ne sais pas se que j’ai fait… tu ne sais pas qui je suis.
-         Alors dit le moi ! »
Squell eu une bouffer de larmes qui lui montèrent au yeux. Il secoua la tête. Il s’excusa et voulu repartir droit devant lui. Mais Alascha lui bloqua le chemin.
« Je t’en supplie, chuchota t-elle, dit moi tout tes pêchés.
-         Tu ne voudras plus me parler… et puis je ne te connais pas ! La dernière fois que je me suis confier à quelque je l’ai…
-         Oui ?
-         Laisse tomber ! S’il te plait »
Le loup noir eu un soupire, Alascha lui laissa le temps de se remettre de ses émotions.
« Pourquoi ne veux tu rien me dire? »
Squell baissa la tête
« Tu… tu ne comprendrais pas.
-         Tu crois que je suis qu’une louve comme les autres ? Idiote, qui ne sais pas nager ?
-         Les loups ne sont pas idiots… si ?
-         Heu, non, mais dans la meute on en a certain qui s’en approche… Mais la n’est pas le sujet ! Ne te défile pas !
-         Bon, soupira Squell, alors parle ! Qu’a tu de différent ?
-         Je… j’ai des crises d’épilepsie. Confia t-elle avec beaucoup de gène, et grâce (elle eu un sourire bref) grâce à ça j’arrive à… voir l’avenir en quelque sorte. Lorsque je suis au sol et que je tremble, je vois mon avenir. »
Squell resta bouche bée. Et dire qu’il se plaignait d’être un quasi meurtrier… mais qu’est ce que sa devait être de voir son propre avenir ? Et si elle voyait qu’elle mourrait… cela devait être horrible. Mais la curiosité fût plus forte que lui.
« Tu as vu quoi ?
-         Quoi ? Demanda la louve interloquée. Bah tu sais, j’ai vu tellement de chose. »
Elle baissa les oreilles. Squell la fixa attentivement. Tout se qu’elle voyait ne devait pas toujours être joyeux… Squell baissa la tête.
« Désolé de t’avoir crié comme ça dessus. »
Alascha sourit tout de même.
« On a tous nos petits secrets.
-         Je suppose qu’après sa tu veuille que je te dise se que je cache ? Demanda t-il.
-         Prend ton temps. »
Elle lui fit un clin d’œil. Squell se demanda si elle ne se savait pas. Si il l’avait rencontré, peut-être que Alascha le savait, peut-être aussi qu’elle savait qu’il lui dirait. Squell secoua la tête.
« Vas rejoindre ta meute maintenant !
-         Non, je resterais avec toi, après ça, Aleu ma rejetée en même temps que toi !
-         Comment le sais-tu ? Demanda Squell.
-         Devine…
-         Quoi ? S’étonna t-il, tu as vu dans le futur que tu te ferais chassée ? »
Alascha fit un oui de la tête. Squell s’en voulais. Jamais il n’aurais dût dire oui à la proposition de Alascha : rejoindre son clan. 
 
Les deux loups prirent donc la route. Mais où ? Ils ne savaient pas. Ils ne savaient pas où aller, donc ils décidèrent de rester aux alentours des terres de la meute au cas inimaginable du changement d’avis d’Aleu. Alascha raconta beaucoup de chose sur la meute à Squell. Son histoire passée, Niju, Nava, Aleu, et même Balto. Les exploits que Alascha lui racontait à propos de Balto et sa fille n’étonnaient pas Squell.
Ils marchaient tout les deux tout les jours autour des terres, toujours sur les mêmes chemins. Mais un jour, un loup un peu bizarre de la meute - une fripouille qui aurait un bon surnom de « Hors la loi », ce loup était blanc, il se nommait Splash et était le frère aîné d’Alascha -  ce pointa, une mauvaise blague dans la tête. Lorsqu’il fût à leur hauteur, il regarda sa sœur d’un air arrogant. Alascha l’envoya balader, mais Splash ne bougea pas.
« T’es venu pour quelque chose ? Demanda la louve impatiemment.
« Eh c’est bon. Dit le loup blanc en tendant la patte pour calmer la louve. Je vient vous emmener une bonne nouvelle !
-         Et quoi dont ? Demanda Aslasha en regardant ailleurs.
-         Aleu a changé d’avis ! Vous pouvez revenir, tout les deux ! »
Squell eu un sourire qui lui monta jusqu’aux oreilles. Alascha, elle, resta méfiante. Elle connaissait bien son frère.
« Pourquoi n’a-t-elle pas demandé à un messager plutôt qu’a toi pour nous l’annoncer ?
-         Je suis ton frère ! Excusa le loup. C’est une raison valable non ?
-         Ouais… »
Mais, non. Alascha savait qu’il y avait un truc qui clochait, et elle ne se trompait pas, non, pas comme Squell qui lui était persuadé du contraire. Les deux jeunes loups suivirent donc Splash. Arrivés aux frontières. Splash leur annonça que Aleu aurais quand même voulu les voir pour leur parler près du lac. Squell et Aslascha s’y rendirent. Arrivé au bord du lac, là où Aleu aimait être seule à médité, il s’assirent et attendirent que Splash revienne avec l’alpha. De son côté, Splash alla voir l’alpha en trottinant joyeusement.
« Que t’arrive t-il ? Demanda Aleu, un sourire en coin.
-         J’ai une surprise pour vous ! Oh, c’est une mauvaise certes, mais… Nous avons des visiteurs ! »
Splash lui demanda de le suivre, Aleu accepta. Arrivé non loin du lac. Aleu ne voyait pas encore les loups. Elle se tourna vers Splash.
« Splash, pourquoi des invités viendraient près du lac ? Tout le monde sait que c’est mon coin…
-         Tout le monde sauf eux… »
Splash s’était écarté du chemin. A présent, Aleu voyait Squell et Alascha qui bavardaient. L’alpha ne pris même pas le temps de demander des explication à Splash : elle se précipita sur Squell. Alascha se retourna à temps pour voir l’alpha arriver à toute vitesse. Courageusement elle se mit entre les deux loups, mais Aleu lui fonça dessus, Alascha se retrouva au fond du lac. Squell se leva alors, mais Aleu lui avait déjà sauté dessus. Les deux loups roulèrent au sol. Lorsqu’ils furent stoppés par un rocher qui fracassa le dos de Squell, Aleu pris la gorge du mâle entre ses crocs. Elle sera de toutes ses forces en griffant le visage du pauvre loup. Squell hurla la douleur mais réussit à mordre le front de la louve. Aleu lâcha prise et s’écarta pour laisser une chance à Squell de se relever. Elle grognait fortement ayant attiré l’attention des loups aux alentours. Ces derniers s’étaient un peu avancés pour voir le massacre. Squell regarda les autres loups. Il voyait dans leur regard leur envie de le voir mourir.  
« Oh non je vous ferais pas ce plaisir »
Murmura t-il pour lui-même. Alors que Aleu allait se jeter sur lui, Squell fit un bond de côté. Aleu alla s’écraser sur le rocher, inconsciente, le sang sortait dangereusement de son poitrail. Squell se tourna vers le lac et vit Alascha. Elle était trempée et fixait l’alpha, la gueule grande ouverte. Elle fronça les sourcils et se tourna vers Squell. Elle s’approcha, de mauvaises intentions en tête.
« Non, attend je peut t’expliquer !
-         Ah oui ! Il n’y a rien à expliquer ! » Hurla cette dernière.
Contre toute attente, Alascha s’approcha d’un pas rapide vers Squell, mais elle le contourna, en réalité, c’est à Splash qu’elle s’adressait.
« Comment à tu oser faire ca ? »
Elle ne lui donna pas le temps de s’expliquer et se précipita vers lui. Mais Splash la prit entre ses crocs et la lança au plus loin qu’il le pouvait. Squell accourra vers Alascha.
« Alascha ! »
Cette dernière lança un dernier regard à Squell. Sa tête tomba lourdement au sol, ses yeux se fermèrent… Squell grogna. Ce grognement, jamais il ne l’avait poussé. Il se tourna vers Splash qui riait. Oui, il riait, fier d’avoir blesser Squell autrement que physiquement. C’est alors que tout se passa très vite. Squell fonça droit sur Splash. Un coup de gros bien placé et le loup blanc était au sol, le sang teintait son pelage et le sol d’un rouge brillant. Les mouches ne tardèrent pas à s'inviter. Squell se stoppa, haletant. Son premier crime… Mais, d’un sentiment étrange, il ne s’en voulait pas. Non, ce n’était pas sa folie qui avait tué ce loup, mais son amitié pour Alascha. Il se tourna vers elle et accourra vers la louve. Il vit avec malheur que la louve était tombée sur un caillou. Mais elle respirait encore. Fou de rage il hurla aux autres loup qui le regardait d'un ton menaçant.
« Quoi vous êtes jaloux ? »
Demanda t-il en lançant un regard vers le corps de Splash. Aucun loup ne répondit, le choc était trop brutal : l’alpha était mort. Mais en réalité, non. Alors que Squell allait mettre Alascha sur son dos pour partir, il reçut un loup sur lui. Ce loup, c’était Aleu. Elle était blessée comme jamais. Sa cage thoracique sortait. Quelques côtes avait percé son épaisse fourrure. Si les autres loups ne savaient pas que c’était leur alpha, jamais ils s’en seraient douté. La louve grogna peu de temps et passa à l’attaque. Plus folle qu’un volcan en éruption, elle attrapa les pattes arrière de Squell pour les mâcher en arrachant la peau. Squell hurla. Le sang se faisait couler à flot et il ne sentait plus les muscles de sa patte. Mal en point, il continuait toujours sa survit comptant plus que l’attaque. Mais alors qu’Aleu allait porter le coup final, un loup brun sauta sur elle. Les loups retenaient tous leur souffle. Le brouillard était venu depuis un moment déjà. Mais lorsque le nouveau loup fit son entré, la pluie tomba à verse. Les loups présents partirent sous des arbres pour s’abriter tout en regardant la scène horrible qui défilait sous leur yeux. Le nouveau loup mordait férocement Aleu. Non pour la tuer, mais pour la faire lâcher. Aleu lâcha donc prise et alla rouler sur le côté. Squell ne se releva pas, il ne pouvait pas. Alors il rampa vers Alascha, mais une patte brune lui bloqua le chemin. Balto se tenait devant lui. Il n’était pas près de le laisser passer. Squell leva les yeux pour voir le chien-loup. Il soupira et posa sa tête au sol, à bout de souffle. Balto jugea bon de ne pas l’attaquer, c’était inégal. Il se précipita alors vers Aleu. Mais la malheureuse au torse ouvert avait perdu trop de sang. La pluie le rendait plus liquide, bientôt toute l’herbe où Balto, Squell, Aleu et Alascha se trouvait fut plongée dans un bain de sang. Le héros de Nome fixa Aleu. Il grogna. Elle était morte. Sans vie. Elle avait souffert, oh ça oui, Squell était bien bon pour faire souffrir les autres. Balto ne réfléchit plus et mordit férocement dans la carcasse de sa fille. Après quoi il se précipita sur Squell qui c’était rapproché d’Alascha. Mais il n’attaqua pas le jeune loup directement, non, il voulait lui faire mal au cœur comme le jeune loup lui avait fait mal. Il attrapa Alascha par la gorge pour la soulever et la lancer plus loin. Squell regarda le corps d’Alascha se relever puis retomber lourdement au sol.
« Non… »
Murmura t-il. Il fit volte-face et sans crier gare se jeta sur Balto. Ses blessures lui firent un mal atroce, mais Squell n’abandonnerais pas. Non, Balto venait de tuer sa seule et meilleure amie, Balto paierait… Balto mourrait…Squell ne tenait plus sur ses pattes, mais la rage lui redonna des forces. Il sauta sur Balto et lui mordit la tête. Le chien-loup brun se tourna pour lui mordre la gorge. Il donna un violent coup de patte au jeune loup. Squell roula au sol, Balto le suivit et lui sauta dessus.  
« Vas t’en ! part, part très loin ! »
Il se dégagea.
« VAS T’EN SQUELL !!!! Tu as fait assez de mal comme ça !
-         Je ne partirais pas ! »
Balto grogna, il claqua sa mâchoire tout près de la tête du loup pour le faire fuir. Squell ne se fit pas plus présent et partit, les larmes aux yeux. Balto retourna à sa fille. Une folie étrange s’empara de lui. Il arracha alors le cœur de sa fille et pour le déchiqueté. Pourquoi ? Balto voulais être sur qu’elle était morte, il ne voulais pas regretté d’avoir rejeter se petit, d’avoir laissé Alascha seule et pour morte aux yeux de Squell… Surtout que dorénavant la louve n’aurais plus d’amis, personne ne voudrais comme amie l’ancienne camarade d’un assassin. 
Squell parti loin. Mais il savait qu’un jour il reviendrais, ce jour n’était peut-être pas si lointain…


 

A suivre…