Une pluie fine tombait à présent sur toute la savane. Satina venait de finir son antilope et regardait tomber la pluie. Elle paraissait mélancolique.
- Zouzou, appela t'elle
- Qu' y a t'il?
- Qu'est qu'il y a, plus loin que notre royaume?
La question étonna beaucoup Zazu.
- Eh bien, d'autres royaumes je suppose.
- Avec d'autre rois?
- Oui.
- Des lions?
- Peut-être.
- ...
Zazu finit de ranger les restes de la nourriture et annonça:
- Je doit y retourner.
Satina se précipita pour faire un calin, mais Zazu l'arrêta
- Désolé, mais je vais devoir ne plus te toucher pendant un moment.
- Ah... t'as des puces?
- Non, pas du tout, rit il, et il lui expliqua l'épisode de la matinée. Elle fît la moue et marmonna " il est méchant Scar "
- Tu n'as pas idée. soupira Zazu. Alors à ce soir.
- à ce soir! Lança Satina en se gratant contre un rocher.
Zazu repartit donc en direction du rocher au lion.
Arrivé là-bas, il vit toutes les lionnes rassemblées devant la grotte; intrigué, il se posa derrière elles, aussitôt, toutes firent volte-face et le regardérent.
- Qu'y a t'il? Demanda t'il étonné
Elles avaient l'air angoissées, Nala semblait même lui faire signe de partir; il sourit alors et dit:
- Aaah, c'est parce que Scar vous a dit que je fréquente une lionne, c'est ça? ne vous inquiétez pas, je...
Une voix nascillarde l'interrompit soudain
- Je ne suis pas tout à sûr que sois pour ça...
Il reçu un violent coup à la tête qui l'envoya rouler sur quelques métres, un peu sonné, il entendit un rugissement au loin, ainsi que des ricanements, les hyénes semblaient avoir maîtrisée Sarabi pour qu'elle n'intervienne pas; il sentait quelque chose de poisseux couler entre ses plumes; soudain, il ne parvint plus à respirer: Scar avait posé sa patte sur lui et s'appuyait de presque tout son poid.
- En ce moment, les hyénes me rapportent le lionceau caché dans la grotte, demain soir, exécution publique.
- N... Non, murmura Zazu, cherchant de l'air
- Oh que si, ricanna Scar en voyant Zazu s'étouffer avec du sang, même protéger un bébé tu as échoué, comme tout ce que tu as entrepris.
Il leva la patte, griffes sorties, et pour Zazu ce fut le trou noir.
Il se réveilla dans les branches d'un baobab, avec une sérieuse migraine.
- C'est bizarre, le paradis ça ressemble beaucoup au baobab de Rafiki...
- Sans doute parce que tu es dans le baobab du vieux Rafiki, mon garçon! S'exclama alors le vieux singe, descendant des cîmes.
- Je ne suis donc pas mort?... Marmonna Zazu, découvrant les nombreux bandages en feuille qui entouraient son corps.
- Non!... Quand le vieux Rafiki t'a trouvé, hier soir, c'est bien le seul qui a vu que la vie était toujours en toi; c'est vrai que ce n'était pas joli-joli.
- Hier soir! s'exclama Zazu, Non! Satina, l'éxecution...
- Calme-toi, il n'est que midi.
Zazu soupira et se recoucha, il dit les larmes aux yeux " Je n'ai pas su la protéger... "
Rafiki, armé de son bâton, lui administra un coup sur la tête, pas asser fort pour lui faire vraiment mal, mais asser cependant pour raviver la blessure de la veille.
- Aaaaaah! Mais ça vas pas?! Z'êtes fou?!
- Tu insinus que tu vas la laisser mourir? que tu ne vas rien tenter pour la sauver?
- ... Que voulez vous que je fasse? Lui, c'est un grand lion; et moi, je ne suis qu'un tout petit calao...
- Justement! S'exclama Rafiki, il fonça de l'autre côté de la piéce et ramena une coupe en bois, avec à l'intérieur un liquide bleu azur.
- Boie.
- Qu'est ce que c'est?
- ça te permettra de devenir aussi fort qu'un lion; aller, boie.
Zazu leva un sourcil, il avait toujours trouvé le vieux sorcier un peu chtarbé, mais la... Il soupira, aprés tout, au point ou il en était, les choses ne pouvaient pas empirer.
Il bu donc la potion.
Tient, il se sentait bizarre, tout à coup, et il n'avait plus mal, d'ailleur tout tournait autour de lui, il dû fermer les yeux un instant. Quand il rouvrit, tout avait changé; Rafiki n'était pas si grand que ça en fait, et l'intérieur du baobab non plus, " Pourquoi je ne sens plus mes ailes? " Se dit il, " Et pourquoi j'ai ce truc noir qui me tombe devant les yeux? "; Rafiki le regardait en souriant.
- Eh bien, je n'en espérait pas tant!
- Que s'est il passé?
- Tu n'as pas deviné, petit calao?
Soudain, tout fît "tilt" dans son esprit, il sursauta et faillit faire tomber l'inpréssionante collection de fruit de Rafiki.
- Vous... vous... vous m'avez... nan quand même pas... vous m'avez... TRANSFORME EN LION?!!
- Et j'avoue être trés fier du résultat, répondit Rafiki, en découvrant un passage dans l'arbre, ou il y avait une flaque d'eau.
Zazu partit se regarder dans l'eau, mais à peine eut il jeté un coup d'oeil qu'il balbutia:
- Mais, mais, maimaimais...
- Eh bien, quoi encore?
- Mais, dit il en se regardant cette fois en entier, je suis bleu! Et blanc! Et mon museau est jaune et rouge... Mes pattes sont jaunes!
- Hé oui, ce sont de trés jolies couleurs, pour un calao...
- Mais pas pour un lion!
Rafiki lui donna un petit coup de bâton
- N'oublie pas qui tu es! Des que tu auras sauvé la petite princesse, tu retrouveras ta forme originale!
- ... Trés bien, merci Rafiki, il s'approcha du bord de bord de la branche, faisant face au rocher au lion, Scar, à nous deux.
Il allait y aller lorsque quelque chose l'en empêcha, surpris, il se retourna et vit Rafiki qui le tenait par la queue.
- Avant que tu ne fasses une bêtise, l'escalier c'est par là, dit Rafiki en lui indiquant la position opposée, trés pratique lorsqu'on ne posséde pas d'ailes.
Zazu eu un petit rire et un " merci " géné, et se rua vers les escaliers.
Du haut de son baobab, Rafiki le regarda partir.
- Qu'est ce que tu en dis, Mufasa, tu crois que ce garçon réussira?
Un vent doux lui caressa le visage, Rafiki sourit
- Oui, tu as raison, on peux lui faire confiance.
Zazu courait à toute allure à travers la savane, il ne restait plus beaucoup de temps, mais il était sûr d'y arriver, il était prés à en découdre.
Enfin, il arriva aux abords du rocher au lion, trois hyénes étaient en train de creuser des mini-geysers, Zazu les reconnuent comme étant Shenzie, Banzaï et Ed; en voyant ce drôle de lion, ils furent comme figés; Zazu leur cria "Bouh!" et les trois compères tombèrent en glapissant dans les geysers.
- Alors, c'est qui maintenant qui fait piou-piou dans la cocotte moineau? Lança t'il alors que les hyénes jaissaient de leurs trous en criant.
Pendant ce temps, Scar se tenait en haut du rocher, en hauteur par rapport aux lionnes, avec, recroquevillée devant lui, la petite Satina; elle avait froid, elle avait peur, elle ne savait pas ce qui se passait... Les hyénes avaient appelées ce lion "Scar", c'était donc lui, ce fameux Scar...
- Sarabi, tu fus coupable d'aldultère envers mon bien-aimé et hélas défunt frére Mufasa, de ce fait, ton enfant, fruit de ton adultère, doit mourir.
- C'EST FAUX! Hurla Sarabi, maintenue par des hyénes, SATINA EST LA FILLE DE MUFASA!
- SILENCE! Rugit Scar, ce qui doit être fait sera fait.
Il baissa son regard vers Satina. Effrayée, elle demanda:
- Où est Zazu?
- Il est mort. Dit Scar, d'une voix dure, sans émotion. Et tu vas bientôt le rejoindre.
Il leva sa patte et sortit ses griffes, Sarabi hurla...
Zazu arriva à cet instant; de rage, il rugit. Scar et toutes les lionnes se retournèrent vers lui, étonnés. Zazu, surpris, se demanda si c'était vraiment lui qui avait rugit aussi fort.
Scar se remit vite de sa surprise, certe, c'était un mâle et il avait une drôle de couleur... Cependant il lui semblait qu'il l'avait déja vu quelque pars. Il se gonfla pour paraître inposant et s'exclama:
- Qui es tu, étranger?!
Satina s'avança un peu
- Zazu? Fît-elle éberluée
- Ne dit pas de bêtises, fillette, grinça Scar en la poussant hors de la plateforme, je m'occuperait de toi plus tard.
Zazu s'avança. Il n'avait jamais été trés courageux, mais aujourd'hui il n'avait plus peur.
Scar jaugea son adversaire, celui-ci était plus petit que lui mais semblait néamoins plus fort; il réiterra sa question
- Qui es tu?
- Voyons Scar, tu ne me reconnaît pas?
Scar tressaillit, il connaissait cette voix...
Zazu sourit et dit d'un ton réprobateur:
- "Ta mère ne t'as jamais dit de ne pas jouer avec la nourriture?"
Scar, stupéfait, manqua de tomber de la plateforme, il continua à lui tourner autour, mais cette fois pour l'observer.
- C'est de la sorcellerie, marmona t'il, de la sorcellerie... je t'avais tué!
- Je ne suis jamais mort. Répondit calmement
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