[Je ne sais pas encore si je mettrais autant d'images du dessin-animé que dans les parties précédentes, j'espère que, si tel est le cas, cela ne vous gâchera pas la lecture. Il est difficile de trouver à chaque fois des représentations ! Aussi, point de chapitre : cela ne faisait que m'embrouiller. Sur ce, bonne lecture. Il était temps ;)]
Kiara était bel et bien la fierté de la Terre des Lions. Non pas qu'elle fut aussi digne qu'Uru, aussi forte que Sarabi, aussi douce que Nala. On aurait même pu penser qu'avec un caractère juvénile comme le sien, elle n'était pas apte à monter sur le trône dés la naissance de ses petits. Mais par son innocence évidente en ce qui concerne le fait de regner, elle avait revolutionné le système. Oui, sa joie de vivre animait les autres habitants, carnivores comme herbivores, d'une ardente envie de la vie.
Mais il fallait tout de même avouer que depuis quelques temps, la luminosité de la lionne avait disparu ; son pelage aux reflets de soleil était devenu terne, et ses yeux n'exprimaient plus qu'une certaine mélancolie. Bien entendu, elle avait tout pour être heureuse, Kiara : ses parents étaient encore vivants, Kovu l'aimait toujours autant malgré les années ecoulées, et ses deux lionceaux avaient grandis, et étaient devenus très beaux. Mûo avait gagné en musculature, et, evidemment, une crinière fournie était apparue. Malara s'était effeminée, ses yeux emplis de malice s'étaient transformés en un regard prometteur, et sa démarche faisait songer à celle d'une reine. Sans compter que les hyènes n'avaient donné plus aucun signe de vie depuis le décés de Rafiki. Oui, Kiara devrait être heureuse. Mais l'inquiétude là tenaillait au ventre. Sa fille avait résolublement changé depuis la mort de la mère de Nala. Elle était devenue solitaire, ne partageant desormais son temps qu'avec Gréd, ce dernier l'admirant de plus en plus avec des yeux petillant d'amour. Bien entendu, la rupture de contact n'existait pas. Elle et Malara se parlaient, riaient ensemble parfois. Mais cela s'arrêtait à ça. La relation qu'elles avaient pu partager toutes deux lorsque Malara était petite n'était plus. La mort de Sarafina avait affecté tout le monde, surtout Nala et Mûo, celui-ci pour les cauchemars qu'il fit à répétition durant plus d'un an. Mais les blessures s'étaient cicatrisées, et l'on se rappellait desormais Sarafina avec joie et non avec desespoir. Ce qui attristait d'autant plus Kiara, était la cassure qui semblait s'être formée entre ses deux enfants. Malara et Mûo cohabitaient. Cela était tout. Et pour couronner le tout, la relation père-fille d'entre Kovu et Malara ne s'était pas arrangée avec le temps, la solitude volontaire de la jeune lionne n'ayant pas non plus très franchement contribuée à l'améliorer.
Ainsi, Mûo était celui qui était pressentit pour acceder au trône de la Terre des Lions. Qu'adviendrait-il de Malara ? Cette interrogation angoissait la reine. Mais Kovu ne cherchait pas à y répondre.
***
- Ah Mytis ... Mon enfant, que tu es belle !
Yandés admirait sa fille avec émotion. Qu'elle avait grandit la petite Mytis ! D'une beauté glaciale et d'un regard electrique, elle battait l'air de sa queue.
- Merci mère.
- Ah, mais tu n'es plus un lionceau à présent ...
- Je sais.
Du bruit au dehors de la grotte indiqua que Zira et Mouna arrivaient. Yandés s'approcha de sa fille unique et lui murmura :
- Quoiqu'il puisse se passer, sache que même si ce que te demande Zira ne s'accomplit pas, tu seras toujours ma fierté.
Mytis sourit à sa mère, et les deux autres lionnes entrèrent. Mouna, la lionne grise, n'avait changé en rien, mis à part quelques séquelles de guerre ça et là. La vieillesse avait tiré les traits de Zira, là montrant dans une agressivité plus présente.
- Je pense que j'ai achevé d'enseigner tout ce qu'il faut savoir à ta fille. Elle est prête, dit-elle.
- Ces bêtes de la Terre des Lions ont eu un répit assez long, clama Mouna.
- C'est vrai, répondit doucement Zira. Mais cela est révolu. Mytis est prête.
Mytis semblait jubiler et arborer un sâchera pas la lecture. Il est difficile de trouver à chaque fois des représentations ! Aussi, point de chapitre : cela ne faisait que m'embrouiller. Sur ce, bonne lecture. Il était temps ;)]
ourire radieux. Yandés examinait sa fille : Comment pouvait-elle avoir une âme aussi noire ? Même avant l'éducation privilégiée de Zira, comment cela était-il possible ? Mytis avait déjà hâte de tuer à l'âge le plus tendre. Cela effrayait Yandés, mais elle ne le montrait pas.
- Tu es, en quelquesorte, notre salut, dit Zira.
- N'exagérons rien, susurra Mytis avec déléctation. Je veux prouver ma fidelité à Scar.
- Yandés, tu peux être infiniment fière et orgueilleuse d'avoir une enfant aussi admirable.
- Je sais ... murmura Yandés.
Elle était fière de sa fille, certes ; mais par pour ces raisons-là.
- J'ai une grande mission à te confier Mytis, sourit Zira.
Quelques hyènes, au dehors, se disputaient un morceau de viande.
- L'un des bâtards.
- Mûo ? s'exclama Mytis.
- Non, répondit Zira avec patience, Malara.
Mytis parut surprise.
- Je pensais que tu me demanderais de séduire Mûo.
- Que je fasse la même erreur que j'avais faite avec Kovu ? s'écria Zira.
- Je pensai simplement que tu me ferais plus confiance qu'à lui, grogna la jeune lionne.
- Ce n'est pas un problème de confiance, railla Zira, je ne veux pas te perdre.
- Oses-tu insinuer que je pourrai tomber amoureuse d'un lion pareil ? Du fils de Kiara ?
Mytis imita le geste pour vomir, ce qui fit rire Mouna, mais Zira là fit taire.
- Je n'ai pas dis ça. Je sais très bien que tu y parviendrais sans problèmes.
- Je le sais aussi.
La jeune lionne n'avait aucun scrupule, et se savait pertinnement séduisante, ce qui constituait le seul trait de caractère qui avait le don d'exasperer Yandés.
- Mais qu'importe, j'ai une autre mission pour toi.
- Concernant Malara ?
- Concernant Malara.
***
- Je savais que je te trouverais ici.
Malara tourna la tête. Un peu plus loin se tenait un jeune et beau lion, aux couleurs chaudes et au regard sombre. Il lui sourit, et elle lui sourit à son tour. Il s'avança alors vers elle.
- Gréd ... murmura Malara.
Il s'assit à son côté.
- N'aies pas honte de venir ici. Jamais.
- J'ai besoin de venir ici, là où les derniers battements du coeur de Sarafina prirent leur fin ...
- Je te comprends, tu sais.
Malara le regarda pendant un moment de silence.
- Je ne veux pas que tu t'en ailles ... Enfin si ... Non, je ne voulais pas dire ça ...
- Tu préfère être seule ?
La princesse fut surprise de découvrir le sourire si chaleureux de son ami, et non un regard de deception.
- S'il te plait, murmura t-elle.
- Ne sois pas trop longue, tu sais que ton père a prévu un petit discours lorsque le soleil sera couché, et cela ne devrait plus tarder.
- Oui, je sais.
Après un instant d'hésitation, Gréd lui donna une petite lèche timide sur la joue, se leva, et disparu entre les rochers du Grand Canyon. Malara regarda encore longuement l'endroit d'où il avait disparu bien après qu'il fut parti.
***
Simba s'approcha de Kovu, ce dernier s'étant assis sur le Rocher, sans doute pour y prendre un peu l'air frais du moment, ce moment d'entre chien et loup, le moment où le jour s'en va mais que la nuit n'est pas tout à fait installée. Ce moment où le ciel se teint d'une couleur rosée. Kovu sentit Simba près de lui.
- Te souviens-tu de ce temps lointain où je devais dormir ici ?
Simba parut perplexe. Kovu partit d'un grand rire.
- Tu m'interdisais l'entrée de la grotte.
Simba rit à son tour, vraisemblablement il venait de comprendre.
- Oh oui ... Je suppose que tu ne m'as toujours pas pardonné ?
- Et bien, ... Non.
Nouveaux éclats de rire. Puis les deux lions regardèrent le lointain, avant que Simba ne se racla la gorge pour prendre la parole.
- Ton petit discours de tout à l'heure, concerne t-il ta succession future ?
- En effet.
- C'est bien, dit Simba. Il faut partager équitablement la terre et le trône entre tes deux enfants.
- Mûo me succedera dans quelques années.
Simba ecarquilla les yeux, mais Kovu fit comme si il ne s'en était pas aperçu.
- Et Malara ?
- Elle n'est pas apte à gouverner.
- Je ne veux pas te froisser, mais tes deux enfants sont autant aptes l'un que l'autre. Mais cela reste mon opinion.
Puis, après un instant d'hésitation.
- Malara le sait ?
- Elle le saura ce soir.
- Tu risques d'entraîner une declaration de guerre entre ton fils et ta fille, se scandalisa le vieux lion.
- Merci de t'en inquiéter, mais je suis sûr qu'il n'en sera rien.
- Mon père et Scar ont ...
- C'était différent, coupa Kovu. Différent.
Kovu se tourna vers son beau-père.
- Malara ne veut pas devenir reine.
Le roi se leva et partit seul vers la grotte, laissant Simba à la fraîcheur du soir.
- Qu'en sais-tu ? murmura le père de Kiara.
***
La nuit se devoilait peu à peu sur la savane africaine. Malara était sur le chemin du retour, et il ne lui restait pas beaucoup à parcourir. Tant mieux se dit-elle, ses pattes étant engourdies et commençant à lui faire mal.
- Non, lâchez-moi !
- Dégage !
La jeune princesse se retourna brusquement, en position instinctive de défense. Elle fronça les sourcils, puis les releva brusquement avec effroi : trois hyènes brutalisaient une lionne qui lui était inconnue.
Des hyènes ... Des hyènes ...
- Malara, garde ton sang-froid, se dit alors la jeune lionne pour elle-même.
Un nouveau cri déchirant là ramena d'un coup à la réalité.
- On ne veut plus de toi, sale gosse.
Une des hyènes avait mordu encore une fois la lionne qui gémit. Malara, n'écoutant que son bon coeur, et surtout sa rage en distinguant des assassins de Sarafina, s'élança dans leur direction. Lorsque l'une d'elle vit Malara et la fureur sur son visage, elle cria aux autres de deguerpir, ce qu'elles firent sans se faire prier. Malara ne chercha pas à les poursuivre. Qui sait ce qui l'attendrait alors ? Sans doute beaucoup plus qu'elles trois ... La lionne se précipita vers celle allongée sur le sol.
- Ca va ?
L'inconnue poussa un grognement indiquant qu'elle était bel et bien vivante.
- Je m'appelle Malara. Et toi ?
- Mytis,