La mort est abstraite… La mort est sans pitié, elle frappe n’importe où, n’importe quand, n’importe qui… Elle joue à la roulette russe avec madame la chance, malheureusement cette dernière ne nous fait pas toujours profiter de ces vertus. Cette sensation étrange que l’on ressent à l’égard d’une personne décédée, on pense qu’on aurait dû lui dire telle ou telle chose, que l’on regrette de lui avoir fait ou dis cela, si on avait réagit différemment, peut-être même serait elle encore ici… Nous devons tous un jour nous séparer d’êtres chers, les laisser partir pour qu’ils signent la fin de leur existence… Ils ont accomplis leurs tâches sur terre, c’est pour quoi ils avaient été envoyés, les étoiles reviennent les chercher pour accompagner leurs âmes d’une intense lumière chérissant à jamais leur bien court passage dans notre monde. Mais une personne ne disparaît que quand nous en avons décidé, elle reste toujours en vie en nous… La question est : ne vaut il pas mieux laisser une âme en paix que de s’obstiner à vouloir la faire survivre. Il faut que la plaie cicatrise, que le sang coagule, que la peau se reforme et que le cerveau nous dise que la douleur n’est plus là, seulement après cela nous pourrons terminer notre deuil. Une de mes hypothèse consiste à dire que l’être humain a inversé la signification de la vie et celle de la mort… Car quand vient notre naissance, nous ne commençons pas à vivre mais bien à mourir, notre corps vieillit de jour en jour et se dégrade jusqu’au jour où il s’éteint… Quand nous passons ce tunnel de lumière si caricatural nous commençons alors seulement notre vie, mais cela, ce n’est qu’un avis personnel… A moins que Mohatu ne partage mon avis ? Car ce dernier n’a pas fermé l’œil de la nuit, la passant à l’entrée de la grotte pour réfléchir avec l’aide réconfortante de la luminosité des étoiles. L’aube arrivait enfin, la vie allait reprendre dans la savane, le monarque partit tôt pour faire sa ronde habituelle et surtout tenter de s’apaiser l’esprit en marchant un peu. Les félins commençaient lentement à se réveiller après le tragique accident de la veille qui restait dans les mémoires.

Nia, ouvrit les yeux pour les poser sur son plus jeune fils Dembe qui dormait encore profondément. Elle avait mal dormis, faisant toutes sortes de mauvais rêves, elle avait elle aussi attendu avec impatience le petit matin. Seulement, une lionne manquait dans son champ de vision… La reine fit lentement basculer Ahadi qui s’était endormi sur son dos, et plaça ses pattes avec délicatesse sur le sol pour ne réveiller personne. Elle sortit de la grotte où elle fut accueillie par la douceur du vent qui tourbillonna autour d’elle, elle prit une grande inspiration en souriant et en redressa la tête vers le ciel encore rosée. Nia tourna sa tête sur son côté droit, en direction des plateformes où ils avaient trouvé le lionceau mort la soirée dernière… Elle s’y dirigea à pas lents, au bout de quelques instants  elle arriva au sommet de la colline qui lui permettait d’avoir une vue d’ensemble sur les plateformes ainsi que sur une partie de son royaume. A quelques mètres d’elle, une lionne couchait sur les froides plaques de pierre… Le regard de la reine s’emplit de peine, elle alla vers la lionne qui était de dos pour découvrir une mère encore sous le choc de la perte de son enfant. Cette dernière avait leana">La mort est abstraite… La mort est sans pitié, elle frappe n’importe où, n’importe quand, n’importe qui… Elle joue à la roulette russe avec madame la chance, malheureusement cette dernière ne nous fait pas toujours profiter de ces vertus. Cette sensation étrange que l’on ressent à l’égard d’une personne décédée, on pense qu’on aurait dû lui dire telle ou telle chose, que l’on regrette de lui avoir fait ou dis cela, si on avait réagit différemment, peut-être même serait elle encore ici… Nous devons tous un jour nous séparer d’êtres chers, les laisser partir pour qu’ils signent la fin de leur existence… Ils ont accomplis leurs tâches sur terre, c’est pour quoi ils avaient été envoyés, les étoiles reviennent les chercher pour accompagner leurs âmes d’une intense lumière chérissant à jamais leur bien court passage dans notre monde. Mais une personne ne disparaît que quand nous en avons décidé, elle reste toujours en vie en nous… La question est : ne vaut il pas mieux laisser une âme en paix que de s’obstiner à vouloir la faire survivre. Il faut que la plaie cicatrise, que le sang coagule, que la peau se reforme et que le cerveau nous dise que la douleur n’est plus là, seulement après cela nous pourrons terminer notre deuil. Une de mes hypothèse consiste à dire que l’être humain a inversé la signification de la vie et celle de la mort… Car quand vient notre naissance, nous ne commençons pas à vivre mais bien à mourir, notre corps vieillit de jour en jour et se dégrade jusqu’au jour où il s’éteint… Quand nous passons ce tunnel de lumière si caricatural nous commençons alors seulement notre vie, mais cela, ce n’est qu’un avis personnel… A moins que Mohatu ne partage mon avis ? Car ce dernier n’a pas fermé l’œil de la nuit, la passant à l’entrée de la grotte pour réfléchir avec l’aide réconfortante de la luminosité des étoiles. L’aube arrivait enfin, la vie allait reprendre dans la savane, le monarque partit tôt pour faire sa ronde habituelle et surtout tenter de s’apaiser l’esprit en marchant un peu. Les félins commençaient lentement à se réveiller après le tragique accident de la veille qui restait dans les mémoires.

s yeux grands ouverts, les joues encore collantes de larmes, et le corps de sa  fille collée à sa patte… Quel triste spectacle de voir la soudaine séparation entre une mère et sa fille, Nia fit preuve d’énormement de compassion, mais il lui fallait agir.

 

Nia : Achana… Il faut que tu te lèves.

 

Achana : …Non…

 

Nia : Tu ne peux pas rester là, tu as passé la nuit ici dans le froid, si tu continues tu ne survivras pas.

 

Achana : Qu’il en soit ainsi…

 

Nia : Tu ne peux pas dire cela, ce qui s’est passé n’est pas de ta faute… Il faut que tu la laisses partir…

 

A ces mots, Achana redressa légérement la tête pour regarder Nia, les yeux emplis de larmes et de désespoir. La reine vint coller sa tête à celle de la lionne pour la rassurer et la consoler… Elle était mère fallait agir.

 

Nia : Achana… Il faut que tu te lèves.

 

Achana : …Non…

 

Nia : Tu ne peux pas rester là, tu as passé la nuit ici dans le froid, si tu continues tu ne survivras pas.

 

Achana : Qu’il en soit ainsi…

 

Nia : Tu ne peux pas dire cela, ce qui s’est passé n’est pas de ta faute… Il faut que tu la laisses partir…

 

elle aussi, perdre un enfant elle imaginait bien ce que cela pouvait être et en avait le cœur brisé rien que d’y penser. La meilleure solution dans ces situations est de s’entraider et d’accepter la mort… Achana embrassa une dernière fois sa fille et se redressa, sa fourrure était tâchée de sang maintenant sec ce qui accélèra le rythme cardiaque de Nia qui regarda la lionne s’éloigne péniblement vers la grotte aux lions pour y prendre un peu de repos. Elle regarda le corps meurtrit du lionceau… Qui était assez ignoble pour faire une chose pareille ? Ce ne pouvait être l’œuvre d’un lion, personne n’était assez cruel ici pour faire cela, et ils avaient une excellente entente avec les royaumes voisins. Mais toute vérité fini par se savoir bien qu’elle ne soit pas toujours bonne à entendre… Le corps de la petite devait disparaître, sacrilège serait de le laisser ici et d’attendre les charognards. Ce serait un spectacle bien trop horrible pour tout le monde… Nia attrapa le corps dans sa gueule et se dirigea en trottinant vers le lac où après être rentrée presque entièrement dans l’eau, elle y déposa le cadavre qui coula en ne laissant que pour dernier adieu des petites bulles d’oxygène qui éclatèrent à la surface de l’eau. La reine regarda la scène avec peine, elle redressa la tête et quel fut sa surprise en voyant sortir des hautes herbes… Une hyène ! Sur le coup la lionne glissa et se retrouva la tête sous l’eau, lorsqu’elle remonta elle se tourna vers l’endroit où elle avait vu le mammifère… Il n’y était plus… Devenait elle folle ? Son imagination se mettait à lui jouer des tours… Elle aurait pourtant juré… Peu importe. Nia fit demi tour pour rentrer au rocher.  

 

Je ne vous ferais pas la chronologie des évènements au rocher jusqu’à l’heure du déjeuner. Les habitants de la terre des lions s’était, presque, tous réveillés et voguaient à leurs occupations habituelles. Les lionnes avaient été chasser et une fois de plus étaient revenues victorieuse, leur trophée était cette fois une antilope adulte qu’elles avaient piégé grâce à une stratégie qui leur avait pris des heures de camouflage dans les hautes herbes. Les lionceaux étaient donc en train de manger goulûment sous la surveillance des adultes, et cette fois les trois héritiers étaient là pour se remplir la pense. Le plus goinfre n’étant pas forcément le plus âgé, Dembe poussait tout le monde, grimpait sur les autres pour pouvoir avoir autant de viande que son estomac pouvait en contenir alors qu’Ahadi mangeait tranquillement et qu’Eyldon, rusé, s’était pris son morceau et grignotait dans son coin à l’abris du chahut. Mohatu était brièvement rentré au rocher il y a peu, il prit avec lui Kipo et une lionne connue pour ses talents de guerrière, sans oublier Zuzu sa conseillère et amie qui aurait vite fais de parcourir la terre des lions en cas de danger. Ils étaient tous les quatre partis sans aucune explication de la part de leur roi, tout cela dans la plus grande discrétion pour ne pas



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Commentaires

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Derniers commentaires

25 Août 2008
France Fille
La partie 3 est sublime, pleine d'action et d'émotion !
Génial,
Luchadora !
Vivement la parie 4 !!!




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