reste, Valitani agrippa son fils et le transporta accompagné de Simba jusqu'au Rocher afin de le rassurer et de le consoler. Irika encana un fou rire en repensant à la raclée que les hyènes venaient de prendre :

- Bien fait, bande bécasses, stupides et bouchées ! Haha !

- Tiens...Tiens..

Irika sursauta.

- Je vois qu'une spectatrice clandestine s'est moquée de nous ! Tu vas voir petite idiote !

Shenzi se jeta sur elle gueule ouverte mais Irika savait se défendre, elle esquiva beaucoup de coups, tenta quelques coups de pattes mais la vieille hyène prit rapidement le dessus. Heureusement pour elle, sa tante arriva au bon moment alertée par de nouveaux cris. Valitani s'acharna durement sur la hyène, elle lui infligea de grandes marques de griffures, l'envoyait valser à plusieurs mètres ! La jeune lionne la plaqua contre le sol et se tint alors face à elle, dominatrice :

- Il en va de même pour ma nièce !

Son regard rouge, avide et persant sembla chambouler Shenzi qui rétorqua à moitié étranglée :

- Tu...Tu ressembles à ta mère !

Valitani reçu ces mots comme une claque et relacha alors soudainement sa prise. La hyène s'enfuit alors de toutes pattes laissant Valitani dans sa réflection. Irika tremblante n'osa pas se rapprocher d'elle. Valitani se tourna en direction de sa nièce mais celle-ci fut terrorisée... Valitani affichait un regard noir, plein de folie, ses yeux jaunes et rouges étaient écartés d'une manière effrayante. La jeune lionne soucoua sa tête de plus belle et sembla retrouver ses esprits.

C'est alors que Simba arriva accompagné de Kura, il pris Irika avec sa patte comme il le faisait à sa fille quand elle était plus jeune et sans un mot lui fit signe de partir avec eux, laissant sa tante un peu seule. Kura regardait sa mère assise au milieu du terrain vague, respirant étrangement fort. Il n'osa poser aucune question tout comme sa cousine adoptive, Simba les emmena avec lui afin de leur apprendre une leçon.

- Vous savez, les personnes chères qui disparaissent peuvent toujours avoir un impact sur quelqu'un de vivant. Cependant ils appartiennent au passé, il ne faut jamais le laisser prendre le dessus sinon... Sinon tout devient obscur et il nous est impossible d'avancer.

- Est ce que... Est ce que c'est ce qu'il est arrivé à Maman...? Demanda Kura hésitant.

- Hum... En quelques sortes mais ne t'inquiète pas, tout va bien mon petit. Personne n'est jamais vraiment seul.

- Vraiment ? Dirent les deux petits lionceaux en choeur.

- Bien sur, la nuit lorsque nous dormons, les rois et reines des siècles passés sont au plus proche de nous et veillent sur nous tout le long de notre vie jusqu'à ce que nous allions les rejoindre. Vous ne serez jamais seuls dans votre vie, mes enfants.

- Simba ? Demanda Irika.

- Oui Irika ?

- Est-ce-que tu crois que Scar et Zira sont avec eux ? Ils sont toujours méchants ?

Simba paru soudainement mal à l'aise mais répondit de manière trés posée :

- Ils ont sans doute trouvé la paix, ils doivent bien veiller sur toi ainsi que tes autres cousins comme Kowa et Kwanescha.

- Elles sont méchantes ! Je les déteste ! Cria soudainement Kura. Je voulais jouer avec elles et la plus petite n'a rien trouvé de mieux que de me tirer les oreilles !

Simba rit un court instant :

- Elles sont perdues tu sais, leur père, votre oncle est mort... Par ma faute... Elles nous en voudront toujours un peu au fond mais ce ne sont pas des mauvaises personnes. Je crois en ce que Kiara nous a dis jadis : nous sommes Un.

Les trois lions entedirent alors Valitani arriver, elle affichait une mine sérieuse et quelque peu maussade mais n'en dit pas plus.

- Allez, rentrons. Dit-elle d'un ton ferme.

Les quatre lions rentrèrent donc au Rocher, la marche se déroula dans un grand silence. Les lionceaux craignaient pour leurs fesses sachant qu'ils avaient délibérément désobéis à leurs parents respectifs en ne prévenant personne de leur sortie. Si Irika n'avait pas été aussi alertée par ses sens que ce serait-il passé ? Si les adultes n'étaient pas arrivés à temps ? Et puis... Cette étrange sensation dans le coeur de Valitani, les mots que Shenzi lui avait rétorqué lors de leur second affront... A-t-elle les étoffes d'une criminelle née...? Elle avait laissé cette vie infernale derrière elle, le passé la ratrappait au galot ou bien... le naturel comme l'avait laissé entendre Shenzi...? 

Dans le fin fond des terres interdites... 

Shenzi revint en titubant bien derrière ses confrères. La vieille hyène se laissa tomber aux pieds de Banzaï qui tenta de la rumuer :

- Hé tu nous fais quoi là ?! Magne toi, tu vas te faire dis... Banzaï s'arrêta net quand il entendi les grognements intenses de Calironi et qui les surplombait de son Rocher sombre, entourée du reste de la population des hyènes.

Ses yeux verts et démunis de sentiments se baissèrent en direction du trio qui revenait encore bredouille et cette fois-ci chargé en blessures. La horde de hyènes se dispersa et certains commencèrent à vouloir aider leur consoeur Shenzi.

- Halte-là ! Ne vous approchez pas d'elle...

Calironi sauta d'un bond élégant de son piédestal et se mit à chasser violemment les hyènes autour de Shenzi. Elle était affalée, respirant rapidement, couverte de plaies surtout à l'arrière train. La leadeuse de la troupe était en mauvaise posture et elle n'était pas dupe, elle savait qu'elle était en grand danger si elle ne se relevait pas vite.

Calironi se mis à tourner autour d'elle lui lançant un regard doublé d'un sourire narquois.

- Je reconnaitrais entre mille la manière d'attaquer de ma soeur, Valitani. C'est elle qui t'a fait cela n'est ce pas ?

- Oui...

- Attaque par derrière, morsures au niveau de la gorge, griffures sur les flans, elle met en application les techniques que nous apprenait notre défunte mère... Elle a fait du bon boulot mais...

Une certaine lourdeur d'atmosphère prit possession du lieu.

- PAS TOI !

Calironi sorti ses griffes et se jeta sur la pauvre hyène au sol, Banzaï voulu intervenir mais quelques autres hyènes y comprit Ed le retinrent. Il allait se faire réduire en charpie si cela continuait... Le vieux mâle regardait sa soeur se faire martyriser impuissant.

Calironi plaquait au sol Shenzi, une patte avant sur sa trachée menaçant de la lui écraser.

- Je ne suis pas gentille comme mon père l'était avec vous. Je tiens ça de ma mère ! Donc, comprenez bien que si vous échouez encore une fois, je tue votre leadeuse. Pas de place pour les faibles, je veux des attaques, des conquêrants, vous la voulez oui ou non notre terre ?!

Les hyènes se mirent à japper de plus belle puis se détournèrent de Shenzi pour à nouveau suivre Calironi qui ricanait et laissa la pauvre matriarche couchée livrée à ses blessures. Elle ressenti comme une trahison de la part de son clan, ceuc-ci préféraient suivre cette lionne que leur propre cheffe depuis des années ! Elle tenta de s'appuyer sur une de ses pattes avant mais retomba tout aussi sec avec douleur.

Banzaï et Ed se précipitèrent alors vers elle tentant de la redresser en vain... Les deux mâles tournaient autour de leur soeur désespérés. Ils cherchaient par tous les moyens de la redresser ou de la faire marcher mais les forces l'avaient comme abandonné.

- Ne vous fatiguez pas pour rien... Mon temps est venu...

- Non Shenzi ! Ne dis pas ça ! On va réussir, tu vas te reposer !!!

Ed commença à pleurer à chaudes larmes. Banzaï eu une idée et solicita Ed, ils partirent chercher une grande cage toracique afin d'y placer Shenzi et de la transporter dans un endroit plus sûr, à l'écart des autres car des jeunes hyènes ambicieuses ce n'est pas ce qu'il manquait et voyant leur leadeuse mal en point quelques idées pourraient dépaper. Les deux mâles arrivèrent à hisser Shenzi dans son abris osseux et poussèrent le tout dans une petite grotte trés sombre. La vieille Shenzi était sauvée mais pour combien de temps.

Calironi avait conscience d'être sans coeur mais elle ne devait en aucun cas se montrer tolérante, c'était pour les faibles. C'est ce qui avait fait tomber son oncle Mufasa, il avait toléré que son père Scar reste malgré son avidité connue du roi. Celui-ci a payé le prix de sa gentillesse, son père a saisi l'occasion c'était la loi du plus ingénieux. De plus, elle n'accordait aucune réelle sympathie aux hyènes, après tout, elles avaient aussi trahi son père en l'abandonnant



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