Dans cette caverne sombre, la tension était palpable. Personne ne pouvait savoir ce qu'il allait advenir de la reine. Tout le monde était à son chevet, attendant l'arrivée de Rafiki, le seul qui pourrait tirer les choses au clair. A son arrivée, il était sur les rotules, mais guidé par son devoir envers le roi et la reine, il trouva la force de se rapprocher de Nala afin de l'examiner. A la fin, Simba, mut par l'impatience, lui demanda :
«Alors, peut-on savoir ce qu'elle a, à la fin ?
Fort heureusement, elle n'a rien de grave. Ce qu'il s'est passé vient surtout du choc émotionnel qu'elle a eu à la suite de cette nouvelle.»
Minaï et Meytak, eux ne disaient plus rien. A force de culpabiliser, ils se demandaient si ils avaient bien fait de révéler ce qu'ils savaient. Ce fut Kiara qui pris la parole au nom de son compagnon et de ces deux derniers :
«Maman est hors de danger, c'est ce qui compte. On va donc vous laissez tout les deux. Je crois que vous avez des choses à vous dire.»
Alors que Kiara sortait de la grotte, Minaï, Kovu et Meytak lui emboîtèrent le pas. Puis ce fut au tour de Rafiki et de Zazu. A la fin il ne restait plus que le couple royal. Il se passa bien une vingtaine de minute avant que Nala ne commence à rouvrir les yeux.
Lorsqu'elle se réveilla, son regard se porta sur Simba. Puis, étant allongée sur le côté, elle sentit une larme chaude couler sur son museau, pour ensuite laisser la place à un flot tout entier se déversant, expression d'un cœur déchiré. Elle alla se lover entre les pattes de Simba, qui lui demanda :
«Tu te sens mieux ? Tu nous as fait une belle peur, tu sais.
Je m'en doute. Mais tu dois savoir ce que ça fait de perdre un enfant. Et maintenant, moi qui pensais avoir fait mon deuil, j'apprends qu'il est toujours en vie après tout ce temps. C'est comme si... c'est comme si une blessure dans mon cœur, que je pensais cicatrisée, s'était rouverte. C'est douloureux, peut être plus douloureux encore que le jour où nos parents se sont éteins.
En effet, ça l'est pour moi aussi. Personne ne devrait avoir à enterrer ses propres enfants. Aucun parent ne mérite qui lui arrive une telle chose, pas même quelqu'un comme Zira.»
Sur ces dernières paroles, ils restèrent là, enlacés, à repenser à celui qu'ils avaient mis au monde ici même.
* * *
«Allez Vitani, réfléchis. Comment vas tu t'y prendre? Il est vrai qu'en se débrouillant bien on peut arriver à caser deux personnes qui viennent de se rencontrer, mais quand elles ne peuvent pas se voir, même en peinture, alors là ça relève du casse-tête. Quelle idiote. Upendi, le pouvoir de l'amour, les fruits que j'ai mangé étaient fermentés ou quoi ? Mais ce ne serai pas eux là-bas? Qui arrivent à rester l'un à côté de l'autre sans se tourner le dos. Il y a peu être une chance. Comme quoi ma grande, ne doutes jamais de toi comme çà. Comme me l'a dit le vieux singe, quand j'étais plus jeune, tout peut arriver. Je comprends mieux à présent ce qu'il a essayé de me dire, au delà du fait que je ne pensais pas revenir ici un jour.»
* * *
« Hey, salut Vitani. Quoi de neuf ? Lui demanda Kovu, l'air ailleurs.
Moi ça va, je suis en forme. Mais vous, vous m'excuserez, vous avez une mine affreuse. On peut savoir ce qu'il vous est arrivé?
La culpabilité, lança Meytak, voilà ce qui nous est arrivé.
C'est à dire, continua Kiara, qu'il se sentent mal. En fait, quand ils ont annoncé que Kopa était vivant, mère n'a pas supporté le choc. Nous avons eu peur sur le moment, mais elle va bien, c'est ce qui compte.
Mais, du coup on se sent un peu responsable de ce qui lui est arrivé, intervint Minaï.
Vous savez, leur dit Vitani, je connais un endroit qui peut vous aider à lâcher prise. Vous connaissez l'oasis où vivent les deux bouffeurs d'insectes, le nabot et son pote le phacochère? C'est là bas que nous allons. Ca devrait vous remonter le moral. Allez venez, j'insiste.
Bon! S'exclama Meytak. Je crois que de toute façon ça ne peut pas être pire.»
Cette remarque souleva un léger rire chez Minaï, ce que Meytak remarqua tout de même :
«Qu'y a-t-il de drôle? Lui de demanda ce dernier.
il n'y a rien de drôle, s'offusqua la lionne, c'est nerveux, ce n'est pas pareil. Et puis, ne commence pas, sinon ça risque d'être pire. Lui dit-elle en lui lançant un regard noir accompagné d'un sourire en coin le décrédibilisant.
Bon les tourtereaux, lâcha Vitani blasée, si vous voulez nous mettre en retard, je peux vous dire que vous tenez le bon bout.»
Les deux lions rougirent sur le coup, si bien que Vitani remarqua qu'elle avait touché une corde devenue sensible avec le temps. Elle se contenta de relever le détail sans aller plus loin :
«Bon ne perdons pas de temps, suggéra-t-elle, l'oasis nous attend.»
Et c'est ainsi que tout le groupe partit en direction du lieu où Simba a passé une partie de sa vie. La traversée du désert n'était pas de tout repos, mais les trois lions du rocher connaissaient les bon itinéraires, de manière à passer par des points d'eau pour éviter toute déshydratation pouvant entraîner la mort, ça va de soi. A leur arrivée, Minaï et Meytak étaient stupéfaits par la végétation. Kiara remarqua leur tête puis glissa à Minaï :
«Tu n'avais pas çà, dans tes montagnes, n'est-ce pas?
En effet, c'est magnifique. Répondit Minaï dans son émerveillement.»
A mesure qu'ils avançaient, ils s'enfonçaient dans la jungle, puis finirent par tomber sur Timon et Pumba qui, surpris de les voir, les accueillirent à bras ouverts :
«Kiara, c'est génial de te voir, s'exclama Timon, tu as amené des amis?! Puis il se tourna vers Vitani et lâcha : et tu l'as amené elle aussi.
Elle, comme tu dis, c'est celle qui a amené tout ce petit monde ici et ELLE, va te bouffer tout cru si tu continues à parler d'elle sur ce ton.
Ok, ok, oublies ce que j'ai dit. Fit-il effrayé. Et donc tu les a amené pour...?
Pour qu'ils se détendent un peu, tête de nœud. Regarde moi cette bande de gros stressés. Ils ont besoin de se détendre, et je me disais que toi, mon cher Timon, et toi, mon cher Pumba, vous saviez quoi faire contre le stress et la culpabilité, et aussi accessoirement contre toute envie irréfrénable de travailler.»
Ce dernier mot était à l'intention de Minaï et Meytak, qui repensaient à Nala. Se dire que c'est à cause de son imprudence qu'ils l'ont mise dans cet état là, ça a de quoi vous gâcher la journée :
«Oh, pour çà, Pumba et moi, on connaît une chose qui peut remonter le moral de n'importe qui. Notre princesse, ici présente, ne pourra vous en dire que du bien. Au sujet de cette chose, nous avons ici deux mots pour la décrire. Ces mots sont...
...Hakuna Matata.»
Le groupe entier ayant compris que celui qui a dit cela n'était pas l'un d'eux, cherchèrent la provenance du bruit, puis virent dans un bassin d'eau claire, un lion au pelage doré et à la crinière châtain qui se relaxait. Le groupe, intrigué se questionnait sur qui il était, tous sauf trois personnes. Meytak était impassible et Pumba se contenta d'ajouter :
«Oh, c'est toi qui a dit ça. Ne faites pas attention, ça fait un moment qu'il est ici et comme il ne fait pas de vagues, ça ne nous gène pas qu'il reste.
Dis donc, je suis ici depuis trois jours et vous ne me reconnaissez toujours pas. Lança-t-il en sortant du bassin. Etant jeune, j'avais remarqué que vous n'étiez pas des flèches vous deux, et je vois que ça ne s'est pas arrangé avec le temps. Dis leurs qui je suis à la fin, ne restes pas planté comme çà, Meytak.
Attends, il te connaît? S'exclama Minaï. Ca veux dire que c'est...
Bien vu la minette. Je suis Kopa, originaire de la terre des lions. Et je vous annonce officiellement que je suis revenu d'entre les morts. Acheva-t-il avec un sourire.
Kopa ? S'interposa Timon. Mais tout le monde, Pumba et moi y compris; tout le monde pensait que tu étais...
Mort ? Je dirais plutôt que
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