deux ? Demanda Kiara.
Ouf... ouf, on a... on a découvert quelque chose d'important. S'exclama Meytak dans un souffle.
Ca on s'en doute, bredouilla Kovu, mais de quoi s'agit-il.
Kiara, tu te souviens de cette histoire que tu m'as racontée, sur ton frère aîné que tu n'as pas connu.
Tu veux parler de Kopa ? S'étonna-t-elle. Mais il est mort depuis très longtemps, alors je ne comprends pas pourquoi... non. Non, non, non, ne me dis pas que...
Si, soupira Minaï, Kopa est vivant, et Meytak peut vous l'assurer.»
Cette nouvelle était des plus invraisemblables. De plus, une grande question se posait. Comment Meytak pouvait être au courant de ce qui était réellement arrivé au prince ? A cette question il a simplement répondu :
«Maintenant que je m'en souviens, je devrais vous raconter un peu mon enfance.»
* * *
Je me souviens de cette rencontre. D'ordinaire la matinée, je la commençais avec mon maître qui devait m'apprendre les rudiments de la survie en territoire hostile. Mais ce jour là, il n'était pas à l'heure. Je l'ai attendu bien sûr, et quand il est revenu, il portait quelque chose sur son dos. Lorsque je me suis approché, j'ai pu voir que c'était un lionceau avec un début de crinière dont la couleur était indescriptible, blessé, probablement du même âge que moi. Le pauvre était complètement déboussolé et mon maître nous a dit qu'il fallait qu'il reste ici, qu'il ne pouvait pas rentrer chez lui pour l'instant. Du coup, ma mère s'est portée volontaire pour s'occuper de lui. Plus jeune, je ne comprenais pas pourquoi il ne s'ouvrait pas aux autres et pourquoi il sanglotait la nuit, maintenant je le ressens, ce sentiment d'impuissance et cette incapacité de se défendre tout seul qui sont vecteurs de terreur et de frustration. Alors, il est venu s'entraîner avec moi, car mon entraînement incluait une formation au combat, dans un but à la fois offensif et défensif. Au fil des semaines que l'on a passé à s'entraîner, on a finalement commencé à se rapprocher, pour finalement être lié par un esprit de fratrie. On s'est juré, surtout depuis la fois où l'on a failli se noyer dans la rivière, de se serrer les coudes, comme deux frères le ferait.
* * *
«Alors c'est comme çà que tu l'as connu, murmura Kiara. Kopa, mon frère, tu es en vie. J'espère pouvoir faire ta connaissance, un jour.»
Tout le monde était abasourdi par cette annonce, mais la plus touchée restait quand même Nala. Ce n'était pas une émotion agréable qu'elle ressentait mais une douleur, une douleur qui lui donna la sensation que son cœur se comprimait au point de l'étouffer. Et dans un dernier soupir, elle s’abattit sur le sol, à la surprise de toute les personnes qui se trouvaient dans la grotte, qui accoururent vers elle inquiets.
* * *
Une lionne traînait dans le cimetière d'éléphants, puis partit en direction des grottes aux geysers soufrés. Arrivée à l'intérieur elle vérifia que personne ne l'avait suivi, et lança aux murs de la grotte :
« Hey Seb, tu es là ? J'ai besoin de toi.»
C'est alors que Shenzi, Banzai et Ed sortirent des méandres de la cavernes pour au final s'adresser à la lionne sur un ton plutôt familier :
« Vitani, alors comment ça va, la forme ? Lui lança Banzai.
Mon pauvre tu n'a aucune manière. Lui glissa Shenzi. Traiter de manière aussi rustre celle qui nous offre du gibier frais en échange de nos services.
C'est gentil de dire çà mais passons, s'interposa Vitani. Vous avez fait de l'excellent travail avec Meytak.
Tu veux parler du lion que l'on a assommé avec une pierre ? Demanda Banzai. C'était une idée de Ed et à la base, et à ce propos, nous n'étions pas supposé le tuer ?
Non, comme çà c'est parfait. Amnésique, il va pouvoir nous servir. Lui expliqua Vitani.
Je suis désolé, mais si il se souviens de tout, sans exception je dis bien, il prendra sûrement parti chez les siens, ceux là même qui ont décimé le clan de la gosse qui est devenu l'ami de la princesse.
Pas si il tombe amoureux de la lionne. J'ai prévu le coup même si là, c'est un pari risqué.
Oh je vois, ça a l'air d'un bon plan. Lui dit Shenzi. Mais parlons d'autre chose. C'est au sujet de nos honoraires.
J'y viens, j'y viens. Soupira la lionne. Trois antilopes ça vous convient ?
Trois ? Que se passe-t-il ma grande, il ne faut pas nous habituer à autant.
La troisième, c'est pour une requête un peu spéciale. Il s'avère que... Kopa est vivant, et j'aimerais que vous alliez voir ce qu'il est advenu de lui, dans ce clan vivant au delà de ce cimetière. Il ne ferons pas attention à vous alors que moi, étant une lionne, j'attirerais l'attention trop facilement. Est ce-que vous êtes partants ?
Bien sûr petite, déclara Shenzi, tu as été d'une gentillesse avec nous, pourquoi refuserions nous ta demande alors que ton cœur est aux abois.
Merci, du fond de ce cœur qui vous appelle, merci. Bon moi du coup je vais y aller, je compte sur vous.»
Elle s'arrêta un moment pour réfléchir sur comment ces deux nouveaux finiraient par tomber amoureux, puis se retourna vers Shenzi avec un sourire assez doux et lui demanda :«Au fait comment vont tes petits monstres.»
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