Prologue
L'aube se lève peu à peu sur les Terres du Dehors, des plaines aussi appellées Outlands, mais le ciel restait d'un gris pâle-de-mort tandis qu'au loin, sur les Terres Hautes, nommées aussi Pridelands ou Terre des Lions, un ciel bleu pastel vient colorier le ciel. Le soleil orangé vient se mêler à son tour à ces belles teintes digne d'un tableau de grand maître, mais, sur les Outlands, l'astre de jour vient jeter des rayons rouge-ardent, presque couleur de sang, comme lorsque dans une battaile, le sang des morts venait teinter les uniformes sales des vivants.
Le décor de ces terres ne présagaient pas la présence d'une quelconque vie, même la moindre, dans ce jardin fané, mais au loin, se détachant du ciel de sang, une silhouette se mouvoie fort rapidement. C'est un lion, un mâle, on le devine à sa crinière qui ondule grâce à la force du peu de vent du jour. Il regarde à droite et à gauche, comme à la recherche de quelqu'un ou de quelque chose. Il n'a pas peur, non, il guette, il cherche à bien se placer si quiconque vient l'attaquer. Il est toute griffes dehors et répète à voix basse un nom : " Fahari ". En fait, il répètait son nom, comme une chanson de guerre qui l'entraîne et peut jusqu'à lui donner force et courage, même si lui-même sait qu'il n'a pas besoin de ça pour être fort et courageux car il l'est naturellement...
Soudain, Fahari entend des bruits de pas, il se cache alors immédiatement derrière un gros tronc creux où se trouvait dissimuler une carcasse de crocodile en pleine décomposition, l'odeur forte qui se dégageait de la cachette camouflait les effluves de Fahari.
" Allez Tani ! On y va !
- Mais que dira Simba ? ,
- A ce que je sache, Père n'est plus Roi des Terres Hautes depuis bien longtemps, et ton frère passe aujourd'hui le pouvoir à son fils.
- Oui, à l'UN de SES fils". Termina Vitani avec une pointe d'amertume.
Fahari se retint de sauter sur les deux lions, ils les connaissait bien car ils étaient son oncle et sa tante. Il les suivait en douce après être passé sur la chair délabrée du crocodile couché dans le tronc. On ne l'apercevrait pas, on ne décélerait pas les arômes du jeune lion....
Ses yeux verts suivaient chaque mouvement du couple de lion, jusqu'à la frontière Outlands / Pridelands qui fut bien vite atteinte. Là, Fahari s'arrêta, il était fixe dans l'ombre et soulevait des nuages de poussières en battant sa queue contre le sol. La colère l'envahissait peu à peu, puis la peur, la vraie peur, celle qu'il n'avait connue qu'une fois dans sa vie, enfant.
D'autres lions arrivaient en petit groupe : un vieux lion doré ouvrait le cortège, c'éatit Simba. Il était accompagné de sa fille, la reine Kiara. Le roi Kovu suivait de près sa moitié. Seule Nala était absente, trop occupée à préparer le futur roi, l'aidant à répéter chaque minutes de la cérémonie qui aurait lieu d'ici un cycle.
" Tout est prêt ? Demanda Simba de sa voix chevrotante.
- Oui, Papa, il ne manque plus que...
- Mufasa..." Continua Kovu.
Un léger coup de vent vint soulever un nuage de poussière qui imita la silhouette de l'ancien roi, des feuilles jaunes vinrent se placer à l'endroit des yeux et une plume noire vint se placer là où le museau devait se trouver.
Depuis quelques cycles, il fallait l'approbation du Roi Mufasa pour qu'un prince soit nommé futur roi, une tradition qui avait eu - quelques temps auparavant - fortement fâché Fahari...
Pourquoi ? Allez vous me dire...
Tout simplement parce que Fahari était fils de Kiara et Kovu, et que Mufasa avait catégoriquement refusé l'accès à Fahari au pouvoir...
Fahari, encore plus fâché que d'habitude - car il n'était pas d'un caractère facile - se retourna et courut en direction des Terres de Dehors, il poussa un puissant rugissement tandis que des larmes roulaient sur ses joues.
Ses plus profonds souvenirs refesaient surface, ainsi que les larmes qu'il avait si longtemps terrées, si longtemps cachées.... Il pleurait à chaudes larmes avant de s'écrouler. Une fois au sol, il se cacha la vue, montra les crocs dans ses râles....
Un sommeil lourd et innatendu emporta le Prince Déchu. Il fut comme aspirè par une tornade au premier de ses rêves, un rêve qui l'emportait vers le passé. Un passé bien lourd, si l'on puis dire, un passé que redoutait fort Fahari... Il avait beaucoup redouté le jour où son passé le rattrapperait, il avait même haït ce jour avant qu'il n'arrive, et il avait raison !
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