Prologue :
Le ciel était noir, pourtant, ce n'était pas la nuit. Les éclairs fendaient le ciel comme une griffe qui vient arracher la peau d'une quelconque proie. La pluie commença à tomber un peu, puis en seulement quelques minutes, c'était comme des lames qui tombaient du ciel sombre.
" Zira ! Fonce lui dessus !
- Scar, bloque-le bien ! "
Des cris étouffés, des grognements et de longs soupirs d'un mélange d'horreur et d'effroi sortaient de la geuele en sang de Fléau. Scar et Zira, alors adolescents voire même jeunes adultes, mordaient et griffaient le lion légendaire.
" Pourquoi fais-tu cela Scar ? Que t'ais-je donc fait ?
- Tu m'as fait changer du tout au tout... Quand tu as voulu me remettre dans le droit chemin... Et pour cela, je dois te remercier comme je le dois : en te tuant ! "
Scar fit des mouvements que connaissait bien Fléau, tout en lui isant " Tu n'as pas changé ni vielii d'un poil, mon vieux ! " , cette attaque portée par Scar rappellait à Fléau une histoire que lui avait raconté son père, plus jeune. Il sut l'esquiver et donner un coup assez puissant à Scar pour le faire voler à un mètre ou deux au-dessus du sol.
Scar retomba lourdemant, sa tête claqua sur le roc et du sang coulait de sa bouche.
" Oeil pour oeil..." Commença Fléau. " Dents pour dents ... ! " cria Zira d'une stridente voix en s'élançant sur Fléau.
Elle le mordit encore plus violemment que précedemment, le griffa comme jamais et le gifla à plusieurs reprises puis finit par le mettre à terre, le fixant toujours de ses yeux étrécits . Le sol devenait rouge, le sang jaillissait en plus grande quantité encore de la gueule presque cassée de Fléau. Il se releva, non pas sans peine, tituba quelque peu et remit ses idée en place après avoir fermé les yeux et s'être essuyé la bouche.
Scar était toujours à terre, inconscient.
" Si ton père savait que tu commet tous tes méfaits et autres plans machiavéliques hors de la terre des lions, il te ferait saigner ton arrière-train de par ses coups de pattes faites pour les sanctions ! "
Zira sauta sur l'increvable lion qui lui faisait face. Il la mit à terre et posa son énorme patte gauche sur la tête de la lionne dorée et de sa patte droite, il assena un coup à la fatale femelle qui était étendue à terre, maintenant sonnée comme une cloche.
Le tonerre grondait au-dessus de leur têtes, Fléau s'assura qu'aucun des deux ne pourrait se relever de sitôt, et de ce fait, ne pourrait le suivre. Il descendit du grand roc plat des terres interditeset esquiva avec peine les couteaux que formaient les rochers. Il passa sur les coteaux pour arriver là où la terre ferme est moins basse par rapport aux derniers passages des coteaux.
Fléau bondit, il atterissa lourdement sur le sol et, instable, tomba. Il se claqua une dernière fois sa machoire sur le sol, ce qui fit un bruit de jeu d'osselet. Il grogna en se relevant. Regarda une dernière fois derrière lui : pas la moindre trace de Zira ou Scar sur les coteaux...
Fléau prit la fuite. Blessé, il ne se déplaçait pas vite et se retournait assez souvent pour s'assurer qu'aucun des deux autres lions ne le suivait. Au bout de trois-quart d'heure, Fléau avait recouvert la moitié de ses forces et commençait à s'élancer de tout son être dans une course folle dont le but était de survivre. Il était lancé, ne s'arrêtait plus et se croyait à nouveau invincible... Mais bien vite un filet de sang sortit de la gueule de l'increvable et le ramena à la dure réalité : il n'était pas immortel, enfin, il ne le serait plus s'il mourait maintenant.
Après plusieurs kilomètres de course effreinée, le pauvre s'effondra. Sa vision se brouilla peu à peu, sa tête lui tournait, lui faisait mal et son sang battait à ses tympans. Il crut presque qu'on jouait du tambour faite d'une cage thoracique de gnou à son oreille. Le décor était si beau, oui, et si silencieux. Tout était paisble, à part dans la tête du pauvre Fléau qui se tordait au sol. Il battait des pattes arrières comme pour s'enfuir, mais chaque coup puissant qu'il donnait aboutissait rien qu'à son épuisement grandissant.
Au bout de plusieurs minutes, Fléau arrêta de battre l'air de ses pattes postérieures et ses muscles ainsi que ses nerfs finirent par lâcher. Il avait compris qu'il ne pouvait se relever et se résilia à ne plus rien faire, passer pour mort si au cas où Scar et Zira arrivaient après avoir retrouvé sa trace. Puis, peu à peu, le néant envahissait sa vue, il faisait noir et il commençait à faire froid, du moins, il en avait fortement l'impression. Il ne voulait pas mourir, pas maintenant, il devait assurer la relève et continuer la légende...
Il sentait son corps se refroidir et son âme quitter son enveloppe charnelle. Ses dernières pensées, c'était le fil de sa vie, du début de son existence jusqu'à ce moment précis de cette mort presque inévitable.... En moins d'un centième de seconde, il se retrouvait aux abords de la terre des lions, avec son père, Fléau...
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Sinon bon début x) mais tu laisse beaucoup d'énigmes x) j'ai trop envie de voir la suite ton Fléau me questionne.. (Un immortel qui peut mourir ?