Introduction :
Dans la savane, sur les Terres Esseulées, Ash se pose des tas de questions qu'elle souhaite résoudre elle-même ces questions et par ses propres moyen.
Elle se prépare donc à un long voyage, sa destinée et sa conscience lui dit d'aller et de découvrir, de tout savoir ou presque et surtout avoir la réponse à une question primordiale pour elle.
Chapitre I : Un Grand Départ s'annonce.
Je restai muette face aux intentions qui m'étaient portées.
C'était bel et bien la seule fois où j'avais vu autant de monde se mobiliser autour de moi. Un sentiment nouveau me gagnait, fort et poignant.
Mais ma décision était prise je devais partir pour savoir, car quelque chose me rongeait le cœur à en crever, cette indescriptible chose était une charogne que je traînais derrière moi depuis ma plus tendre enfance.
Un dernier regard, un seul. Je ne veux pas que cet au revoir ne dure trop longtemps et qu'il ne soit trop déchirant. On vient me souhaiter bon courage et bonne chance.
Loca est triste, elle doit s'en aller pour la Terre des Lions dans l'immédiat tandis que l'une des chefs ne dit que ce n'est qu'un au revoir, elle a su lire entre les lignes, je trouve.
Esca pleure mais sait que je serais toujours là, comme si je vivais en chacun d'eux.... et ne lui ais-je pas dit que j'étais ce « plus petit que soit »qu'elle espérait et dont elle avait besoin ?
Le compagnon d'Esca secouait la tête de droite à gauche et de gauche à droite, signe qu'il désapprouvait mon départ et trouvait cela inutile. Mais avait-il vécu ce que j'avais vécu ? Ressentait t-il ce que je ressentait en tant que « moi » ? Je ne lui en voulais pas, tout du contraire. D'un sens il avait raison.
Certains tentaient de me retenir et d'autres encore se disait que ce n'était qu'un « au revoir » qui aboutirait à mon retour, mais cela n'était pas sûr, seul le temps et ce soit-disant destin pouvait dire ce qu'il adviendrait de Ash, de MOI.
Trois pas en avant, un sourire puis une larme et enfin, le soleil. L'astre définirait ma route, ma longue route pour cette recherche, ces réponses à ces questions ce serait l'astre des connaissances qui me les apporterai. Il allait éclairer ma lanterne et j'étais la flamme qui commençait à consumer le flambeau qu'était ma vie.
Je descendait du rocher qui surplombait les Terres Esseulées, je piquait un sprint pour m'éloigner et m'approcher un peu plus de mon futur qui m'aiderait sur mon passé et mon avenir, je regardai ce « guide » à la lumière éclatante qu'était l'astre solaire. J'eus une envie irrésistible de voir le panorama de mes terres une dernière fois, mais on m'appelait, le soleil, les nuages, les rivières et le chant des oiseaux m'appelaient pour que je découvre enfin, que j'étende mon savoir, mon savoir sur MOI.
« Qui sait, à bientôt peut-être, mes amis ! » lançais-je dans le vide qui m'entourait dès à présent.
Je courait vite, très vite, la poussière faisait des petits moutons marron clair autour de moi. La rivière que je traversait sans peine engloutissait mes pas. Je disparaissai de la circulation, on ne me reverrai plus avant un certain temps.... Pour combien de temps étais-je partie dans cette quête... Moi même, j'étais sûre de ne pas le savoir.
Chapitre II : Aux frontières du réel.
« Cours, allez cours, Ash ! » cette phrase cognait dans ma tête comme si il eut un tambour en mon crâne.
J'avais une impression de voler, de ne plus exister vraiment. Mes griffes sorties accrochaient cependant encore le sol de temps à autre, me ramenant et me tirant vers la réalité tous les deux ou trois cent mètres.
Après avoir couru pas loin de deux heures sans m'arrêter – mais ralentissant parfois la cadence pour garder des forces – je décidai qu'une pause bien méritée s'annonçait. C'était la fin d'après-midi et le ciel déjà commençait à devenir un peu plus sombre chaque minutes.
Je m'approchai d'un étang à quelques pas de moi – quelle aubaine ! - et je commençai à boire tranquillement quand soudain l'eau létale se mit à bouillonner comme les flots des torrents.
Je reculai de peur de m'y noyer. C'était étrange qu'une grande flaque soit le théâtre d'un aussi étrange phénomène.
Je regardai perplexe, et plongeait ma patte qui était comme prise dans les flots, happée comme les feuilles dont se délentaient les girafes lors des chaudes journées.
Un babouin arriva près de moi, je n'eus pas de peine à le reconnaître : il s'agissait de Rafiki.
« Je n'ai jamais vu ça ! Lança le chaman.
- Moi non plus pourtant Zeus sait que j'en ai vécu des choses... »
Le vieil animal me regarda et questionna les étoiles. Je le regardai faire, encore plus perplexe.
« C'est pour toi ! » Dit-il en pointant du doigt la flaque
Je m'insurgeait en répliquant « Et pourquoi cela serait-il pour moi ? ».
Il me regarda dans les yeux tout en annonçant que « cela venait de là-haut ». Il fit immédiatement le rapprochement avec la perte d'un être cher bien des années auparavant et un décès qui datait de quelques mois seulement.
« Il est vrai que tous cela m'est arrivé mais je ne vois pas en quoi cela pourrait m'aider !
- Plonge ta tête.
- Mais...que... ?
- Plonge la je te dis, mais prends ta respiration d'abord.
- Bien sûr vieux babouin, et après tu va me dire d'agiter mes pattes en sautant d'un rocher haut perché ? »
Il prit ma tête et la plongea sans hésiter dans la flaque tourbillonnante : j'y découvris un monde autre que le mien, recouvert de neige et bruité par des cris de chiens.
Rafiki me poussa tête la première dans la flaque, résultat, j'aterrissait dans le froid de la neige et déjà gelée, tandis que le vieux fou me cria : « A toi de voir comment tu pourra revenir ! »
Il me laissa là, au milieu d'un monde nouveau. Seule.
Ce n'était pas ce que je voulais dès le début ? Si, mais pas comme cela en tous cas.
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