Sur la Terre des Lions, le soleil se couchait lentement. Kovu, le lion brun, sortit de la grotte du Rocher de la Fierté et fila dans la savane. Il marchait d’un pas souple et rapide. Il aperçut soudain trois petites silhouettes qui couraient et bondissaient. Il soupira, à la fois de soulagement et d’agacement, puis il s’approcha. Les silhouettes étaient en fait trois lionceaux : une femelle au pelage jaune très clair, tirant sur le blanc, avec des yeux marron, un lionceau au pelage doré, aux yeux bleus un peu cachés par une mèche brune et une lionçonne au pelage marron et aux yeux verts. Kovu s’approcha tranquillement ; les petits ne l’avaient pas remarqué. Soudain, la lionçonne jaune clair, Luna le vit. Aussitôt, elle plongea dans une profonde révérence, toujours un peu gênée quand elle se trouvait près du roi. Ce dernier regarda ses enfants, Swala et Dhahabu, qui sourirent et s’approchèrent de leur père.
-Papa ! s’exclama la lionçonne marron, Swala, avec enthousiasme, avant de lui sauter dessus (enfin plutôt d’essayer, car elle était petite par rapport à son père).
Dhahabu, le mâle, était plus réservé que sa sœur, mais pas de beaucoup ; il se mit debout sur ses pattes arrières en s’appuyant sur la patte avant de son père, un grand sourire aux lèvres. Kovu sourit, puis il demanda :
-Où étiez-vous passés ? Il commence à faire nuit, vous devriez être rentrés depuis longtemps !
Si Luna eut l’ait piteux, les deux autres affichèrent un air faussement désolé, pas gênés le moins du monde.
Kovu eut un grognement amusé, puis il se retourna et fit signe aux lionceaux de le suivre. Ils rentrèrent au Rocher, et virent un attroupement. Kovu fronça les sourcils, légèrement inquiet, puis il força le pas. Il grimpa sur le rocher en trois bonds et vit alors ce qui mobilisait l’attention de tout le monde. Il avait là six lions adultes, dont quatre assez vieux et deux plus jeunes, qui devaient avoir son âge, ainsi qu’un jeune lionceau.
Kovu arriva plus près et détailla un peu les inconnus. Il avait un mâle gris aux yeux bleus, une femelle marron clair avec des yeux verts, un mâle orange-marron aux yeux bleu clair, une femelle couleur sable-rose aux yeux marron, un jeune mâle beige clair, à la crinière roux clair et aux yeux orangés, une femelle au qui était le portrait craché de la lionne marron aux yeux verts, et enfin le petit lionceau qui avait un pelage gris et des yeux bleus.
-Bonjour, les salua le roi. Qui êtes-vous, que venez-vous faire ici ?
-Bonjour, répondit le grand mâle gris. Je m’appelle…
-Jiwe ! Les interrompit soudain une voix. Kovu se retourna et vit Simba qui venait vers eux. Il s’arrêta une fois près de Jiwe, et ses yeux s’écarquillèrent en voyant les autres félins.
-Tama ? Tojo ? demanda-t-il après une légère hésitation. Nala, qui était montée à la suite de son compagnon sur le Rocher, s’approcha elle aussi.
-Oui ! confirma le mâle, apparemment Tojo.
Nala et Simba se frottèrent contre leurs amis d’enfance, heureux de les revoir après tant d’années de séparation.
-Je suis si content de vous revoir ! Mais que faites-vous avec Jiwe ?
-Eh bien, nous l’avons rencontré dans la jungle où nous habitions. Nous avons rapidement compris qu’il était ton frère, Simba, comme eux ont deviné que nous étions des amis à toi. Nous vivions assez proches les uns des autres, nous étions heureux.
Kiara, qui avait remarqué l’usage de l’imparfait, fronça les sourcils. Qu’était-il arrivé La réponse à cette interrogation intérieure survint immédiatement après.
-Et puis un jour, alors que Ronan-il désigna le lionceau de la tête-, avait juste quelques mois, il y a eu un gigantesque incendie. Toute la jungle a été dévastée, et Kijani a failli mourir ! Alors nous sommes partis, parce que la jungle n’était plus habitable mais aussi parce que Jiwe voulait tous vous revoir.
-Je vous accepte immédiatement, si vous le souhaitez ! s’exclama Kovu.
Jiwe s’inclina pour le remercier.
-Bon, il serait peut-être temps d’aller se coucher, non ? Il se fait tard, dit Nala.
Tout le monde bailla de concert et ils rentrèrent dans la grotte.
Le lendemain matin, Simba sortit de la grotte. Son frère le suivit, heureux de le retrouver. Ils allèrent se promener.
Le prince et la princesse sortirent de la grotte, laissant dormir leur amie Luna. Ils virent arriver Zazu, une petite silhouette derrière lui. Bientôt le calao se posa sur un rocher devant, suivi de près par une jeune calao violette avec un bec orange. Elle leur sourit, avant de faire une profonde révérence.
-Swala, Dhahabu. Dit-elle avec respect.
-Prince et Princesse ! Corrigea Zazu aussitôt.
Les deux lionceaux se regardèrent, surpris.
-Ah, c’est vrai sourit Zazu. Je vous présente Keïa, mon apprentie ! Elle me remplacera en temps voulu en tant que majordome du roi.
Swala et Dhahabu la saluèrent.
-Mais tu n’as pas obligée de nous appeler prince et princesse, Keïa. Grimaça Swala, qui détestait qu’on la surnomme princesse.
-C’est le protocole. Rappela Zazu.
-On n’est pas obligé de le suivre tout le temps ! protesta Dhahabu.
-Enfin bon, nous on va jouer, hein ! S’éclipsa Swala.
Zazu et Keïa les saluèrent tous deux avant de s’envoler à la recherche de Simba, voulant l’informer du choix de Zazu à propos de la jeune calao. Swala eut un petit sourire.
-Je sais pas toi, mon lionceaunounet, mais je crois qu’avec Keïa, on s’amusera plus qu’avec Zazu !
Dhahabu sursauta et répliqua, furieux que sa sœur l’ait appelé « mon lionceaunounet », surnom qu’il détestait.
-Je suis bien d’accord avec toi… Princesse ! répliqua le jeune mâle avec un sourire malicieux, guettant la réaction de sa sœur. Celle-ci ne se fit pas attendre. Elle lui sauta dessus. Surpris, Dhahabu se retrouva plaqué au sol. Il réussit quand même à se dégager, l’étreinte de sa sœur n’étant pas très forte. Il se jeta sur elle avec grognement faussement furieux, et ils roulèrent sur une pente, avant de se retrouver étalés en bas, morts de rire. Puis ils se relevèrent et partirent tranquillement jouer, comme si de rien n’était.
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Non non, je sais qu'on dirait, mais Ben m'a dit la même chose, et j'ai répondu, j'explique tout dans les coms de Keïa. =)