Le lendemain, aucun nuages ne flottaient dans le ciel de l'Atlantique. Le soleil resplendissait merveilleusement et rendait le paquebot encore plus radieux. Au bord de la térasse où se situait la passerelle de navigation, le commandant Stuart et son second monsieur Weber admiraient l'océan à perte de vue.

Commandant Stuart : Capitaine, l'occasion est venue de prendre de la vitesse. En avant toute ! 

Monsieur Weber : Oui commandant.

L'officier pénétra dans la passerelle de navigation et transmit l'ordre de lancer le paquebot à pleine vitesse. L'ordre descendit vers la machinerie du paquebot ainsi que dans les chaufferies. Toutes les chaudières furent allumées et le Silverstar poursuivit son périple à travers l'océan à toute vapeur.

 

Animation Source - Je te le promets

Partie 3

 

Il était 10h ce matin là. Michelle s'était offerte un bon sommeil réparateur cette nuit, et n'avait même pas entendu Gabriel revenir dans leur chambre. Doucement réveillée par le soleil lumineux qui chauffait la pièce, Michelle s'étira longuement tout en profitant du confort que procurait ce matelas de première classe. Aujourd'hui était un nouveau jour, nouveau jour de voyage à bord du Silverstar. Comme elle avait apprécié la petite balade sur le pont du paquebot avec son fils, elle s'engagea à renouveler son effort pour ne pas passer la journée enfermée dans sa chambre, mais plutôt profiter de l'air marin et du ciel bleu.

Michelle : Tu es déjà debout?

La mère fut surprise de voir Gabriel déjà habillé et prêt à sortir. Le plus surprenant, c'était que son fils semblait heureux comme il ne l'avait jamais été auparavant. 

Gabriel : Oui, je vais sur le pont. Tu m'y rejoindras?

Michelle : Oui c'est promis. Mais...

Après avoir examiné son fils de haut en bas, elle remarqua qu'il avait pris la peine de mieux se coiffer, et même de rentrer sa chemise blanche dans son pantalon. Lui qui détestait faire ça, Michelle fut surprise de voir que Gabriel avait soigné son aspect.

Michelle : Tu as rendez-vous? Petit coquin !

Gabriel : Rho maman...

Le jeune garçon enfila ses chaussures, embrassa sa mère puis s'empressa de sortir de la chambre. 

...

Emilie et Gabriel s'étaient donnés rendez-vous à l'arrière du paquebot. La jeune fille tenait d'abord à s'excuser pour l'incident de cette nuit causé par les officiers. Mais elle désirait surtout connaître un peu plus la personne qui était l'auteur de ce fameux carnet de dessins. Les deux adolescents prirent le temps de marcher côte à côte sur le pont pour discuter, et parfois s'arrêter pour observer les dauphins qui s'illustraient en dehors de la surface de l'eau. De nature réservé et méfiant, Gabriel ne l'était plus avec Emilie à qui il n'hésitait pas à raconter son histoire.

Gabriel : Depuis que mon père est parti, on a vécu pas mal de temps dans le New Jersey avec ma mère. Parfois on dormait sous un pont, et d'autres on rencontrait des familles bien hospitalières qui acceptaient de nous héberger pour une nuit ou deux. Enfin bon, normalement toute cette galère devrait enfin se terminer une fois qu'on sera arrivé en France.

Emilie : Je l'espère aussi. Tu penses que je pourrais rencontrer ta mère?

Gabriel : Elle devrait nous rejoindre. Au pire je t'emmènerai la voir.

Emilie n'était pas comme les autres filles de ce paquebot dont Gabriel ne prêtait aucune attention. Ce qui l'attirait chez elle, c'était sa compassion et son ouverture d'esprit. Emilie s'était souciée de chaque aspect de l'histoire que lui avait contée Gabriel en lui posant différentes questions sur la manière dont lui et sa mère ont réussi à traverser toutes ces épreuves.

Gabriel : Sinon Emilie, on a fait que parler de moi, de tout et de n'importe quoi. Mais tu ne m'as encore rien dit à ton sujet. 

Emilie : Eh bien, mes parents ont joué dans une pièce de théâtre à Broadway. Du coup nous en avons profité pour passer une semaine de vacances à New-York. 

Gabriel : Tes parents sont comédiens?

Emilie : Oui,  Martin et Mathilde Gautier. Ils sont très célèbres en France, et ils viennent de débuter à l'international depuis quelques mois.

Gabriel : Il me semble avoir déjà vu leur nom dans les journeaux. C'est vrai qu'en y pensant tu ressembles beaucoup à ta mère. Et tu fais aussi des représentations?

Emilie : J'ai joué dans quelques pièces à Paris. Mais ce n'est pas grand chose, je ne suis qu'une débutante dans le domaine. Enfin bon, tu dois certainement me voir comme une fille de riche bornée et qui obtient tout ce qu'elle désire .

Gabriel : Non pas du tout. Je me demande seulement ce qu'une fille de riche fait avec un pauvre jeune vagabond.

Emilie : Eh bien, en réalité je n'aime pas trop fréquenter les milliardaires de ce paquebot, encore moins leurs enfants. C'est l'inconvéniant du show-business, on es amené à fréquenter des personnes maniérées à l'excès et qui pensent que tout leur est acquis. Et comme je suis inscrite dans une grande école à Paris, je ne vois que des gosses de riches autour de moi. Alors entre les cours et les représentations, je suis contrainte de vivre en permanance en pleine bourgeoisie. Ce que j'aimerai c'est de pouvoir vivre ma passion du théâtre tout en restant une fille ordinaire, me faire toute sorte d'amis, découvrir de nouvelles façons de parler, de manger, de danser.

Gabriel fut étonné d'entendre Emilie se confier à lui si aisément. Il fut néanmoins rassuré de voir qu'ils partageaient le même point de vue sur les riches, à la différence qu'elle s'en lassait, mais que lui les détestait.

Leur promenade dura des heures sans qu'ils virent le temps passer. Comme d'habitude, les bourgeois qu'ils croisaient regardaient le jeune garçon de travers mais d'une manière un peu plus insistante que les dernières fois. Ils se demandaient certainement ce que ce jeune homme sans intêret faisait avec l'une des leurs. Rien qu'à voir certains visages grimacer suffit à Gabriel et Emilie pour éclater de rire sous leurs yeux. Entre temps, à l'heure du déjeuner pendant que les passagers rejoignirent la grande salle à manger, Emilie resta déjeuner sur le pont avec Gabriel. Comme il n'avait pas d'argent sur lui, la jeune femme lui acheta volontier un sandwich bien garni. Gabriel en fut extrêmement gêné et avait même préféré retourner dans sa cabine y chercher de quoi grignoter. Mais il fut finalement touché par l'insistance et la générosité de sa nouvelle amie.

Ils terminèrent leur promenade au bord de la térasse supérieure où ils passèrent le restant de l'après-midi à discuter  alors que le soleil s'approchait lentement de l'horizon de la mer.

Gabriel : J'ai toujours aimé dessiner depuis tout petit, et avec du temps et de la pratique j'ai pu me perfectionner, surtout que du temps j'en avais beacoup à dépenser. Je trouve que l'art est un excellent moyen pour s'exprimer, faire ressortir ce qu'on ressent au plus profond de soi-même.

Emilie : C'est ce qui t'a aidé à tenir durant ton enfance je suppose?

Gabriel : Entre autre oui. Ca me faisait oublier que je vivais dans la rue, dans le froid ou sous la pluie. Dès que je pouvais je sortais mon carnet et je dessinais. Et quand je n'avais plus de feuille, je cherchais un autre support : carton, journal, voir même les murs. En tout cas ce qui est sûr c'est qu'une fois arrivé en France, je me lancerai dans une carrière artistique où je pourrais exprimer pleinement mes compétences.

Emilie : Dans quel domaine?

Gabriel : Je ne sais pas encore, c'est tellement vaste. Il y a beaucoup de choses à dessiner pour la société : les maisons, les transports, les vêtements.

Leur conversation fut écourtée par l'arrivée sur la terasse de deux couples.

Mathilde : Emilie?

Gabriel n'eut pas de mal à reconnaître les parents d'Emilie. Il reconnut notamment chez sa mère les mêmes yeux émeraudes décorés de cette soigneuse chevelure blonde. Avec son mari qu'elle tenait par le bras, un grand homme brun bien bâti, ils semblaient former un couple adorable. Gabriel fut d'ailleurs très admiratif du sourire naturel et chaleureux qu'ils montrèrent lorsqu'ils se



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Commentaires

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Derniers commentaires

19 Septembre 2019
Admin du Site, Constructeur de Site (Inf... France Fille
Grande Méchante Admin ~
Mdr ça m'arrive aussi :icon639: J'essaie de lire le dernier chapitre dans la journée :)

19 Septembre 2019
Ancien Modérateur
Ouch je pensais pas en avoir fait autant xD ! Merci pour tes remarques Nak, je ferai encore plus attention pour la prochaine xD !
Pour le "blanc frais", ça n'existe certainement pas, mais j'aime bien inventer des expressions qui sonnent bien XD !

18 Septembre 2019
Admin du Site, Constructeur de Site (Inf... France Fille
Grande Méchante Admin ~
"térasse " Kaitoooo, en 3 phrases je suis déjà bonne pour faire des cauchemars :icon645: *terrasse (surtout que t'es même pas constant, tu l'as écris différemment la 3e fois xD)
(Je relève pas les autres fautes mais y en a quelques unes x) Genre "accépter", pourquoi un accent ici? D= Et on dit *le rassurer pas "lui", non?).
Je ne connaissais pas l'expression "un blanc frais", c'est marrant x)
Je reprends la lecture après un moment, je ne me souvenais plus trop de Nicolas le pauvre x) Mais c'est beau de voir que tous les bourges ne regardent pas Gabriel de haut non plus :icon639:
On sent ton amour pour Titanic dans ta fic x)
J'aime bien le fait d'insister sur les costumes dans ta fic, ça rappelle / suscite l'intérêt de Grabriel pour sa future carrière. J'aime aussi le fait que Nathalie ait eu un rôle là-dedans! Ta description du repas me donne faim également :icon639:
Horrible la chute pour Michelle pendant que son fils s'élève dans la société. Tout au long de leur soirée, je me demandais si elle savait où il était, sa réaction, etc. Quelle fin affreuse pour ce chapitre! D=




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