Hello ! Alors, voilà, cela fait quelques semaines que je travaille sur sa traduction ; et la voilà enfin terminée !
N'avez-vous jamais rêvé de savoir d'où venait l'Egoïste ? Et Mohatu, qui est-ce ? Qu'a t-il fait ?
Tout cela, découvrez-le ici ; dans The Brightest Star
(L'Étoile la plus Brillante).
The Brightest Star
n'est pas une des Six Nouvelles aventures mais un livre écrit à part, pour des enfants plutôt jeunes. Mais il reste un régal à lire pour des fans tel que nous ! 8D
Source :
http://lionking.wikia.com/wiki/The_Brightest_Star

Un froid soir d'hiver, Simba et moi, ensemble au sommet du Rocher de la Fierté, regardions les étoiles.
« Papa, regarde celle-là ! Elle est grosse et brille bien plus que les autres.
- Cette étoile, Simba, est l'esprit de ton arrière-grand-père.
- Le Roi qui a régné avant Grand-père ?
- Exact.
- Vraiment ? Et comment son esprit est-il devenu une étoile ?
- Écoute... Je vais te raconter l'histoire.
« Il y a longtemps, très longtemps, quand ton arrière-grand-père était Roi de la Terre des Lions, il y eut une terrible sécheresse. Il n'y eut pas de pluies des mois durant. Les points d'eau n'étaient plus que des flaques, et la fraîche, tendre et douce herbe verte que les animaux aimaient s'était envolée. Tout le monde suffoquait.
Arrière-grand-père Mohatu, Roi alors très juste, imposa une ration d'eau pour chaque animal. Il dit aussi que les lions ne devaient aller aux points d'eau uniquement quand tous auront bu puisqu'ils peuvent passer des jours entiers sans boire.

Cette nouvelle loi entra en vigueur et tous les animaux purent survivre.
Mais arriva un jour une terrible chose. Un égoïste et paresseux lion s'assit devant le minuscule point d'eau et buvait, buvait, buvait. Les animaux assoiffés gardaient leurs distances, attendant qu'il finisse. Il savait qu'ils étaient là, mais il prenait tout son temps, buvant bien plus que sa ration.
Finalement, une brave gazelle s'approcha de lui.
« Excusez-moi, Ô magnifique grand Lion, mais pourrais-je boire un peu ? »
Le lion, fâché, se jeta sur elle et le pourchassa, et tous les animaux s'agitèrent, effrayés.

Quand Arrière-grand-père Mohatu entendit les nouvelles, il fut outragé.
« Comment peut-on survivre à cette sécheresse si certains refusent de coopérer ? » Il savait que quelque de plus drastique devrait être mit en place... Mais il ignorait quoi. Pis encore, le point d'eau devenait de plus en plus petit.
Un matin, Roi Mohatu appela tous les animaux de la Terre des Lions.
« Je m'apprête à entreprendre un long voyage pour trouver réponse à nos problèmes. Je serai de retour dès que j'aurai la solution. »

Mohatu marcha des kilomètres. Il ascendit des plaines, gravit des monts, traversa des forêts. Il vit le paysage changer des dunes de sable en collines d'herbe verte, et sentit les odeurs se transformaient dans l'air. Finalement, il arriva au bord d'une rivière profonde, claire et bleutée.
Après y avoir bu, il chercha de l'ombre pour se reposer. C'est alors qu'il entendit des pleurs. Curieux, Arrière-grand-père Mohatu alla voir qui c'était.

Entre les joncs se trouvait un énorme crocodile verdâtre en sanglots. Mohatu l'appela :
« Oh, mon pauvre Croco, pourquoi pleures-tu ? »
Le reptile nagea doucement vers la rive. Dès qu'il l'atteint, Mohatu se rendit compte que c'était sûrement le plus grand, dodu et fort crocodile qu'il ait jamais vu. Et si Mohatu n'était pas un grand Roi, il aurait eu très peur de ce magnifique reptile.
Mais le pauvre crocodile avait les yeux rouges de larmes, et lorsqu'il atteint la rive, il sanglotait toujours.
« Tu es très gentil de me demander ça... Je pleure, car je suis tout seul et que je n'ai aucun ami. Tout le monde a peur de moi, et personne ne vient à la rivière. »
Mohatu étudia le crocodile du regard.
« Et... Les animaux ont une raison de te craindre ?
- Oui, une fois, j'ai mordu la queue d'Hippo, répondit-il d'un air coupable.
- Il n'y a pas d'étonnement à ce qu'ils aient peur, alors... N'as-tu jamais essayé de retrouver leur confiance ?
- Mais comment puis je faire ? Ils ne viennent jamais à la rivière...
- Laisse-moi faire alors. Je suis Mohatu, Roi de la Terre des Lions. »

Lorsque Mohatu s'éloigna de la rivière, il se cogna contre un hippopotame qui marchait dans l'herbe. Hippo !

« Excusez moi, Grand Hippo, mais pourquoi n'êtes-vous pas en train de nager dans la rivière ?
- Le crocodile vit dans la rivière ! J'ai peur de lui. »
Mohatu hocha de la tête et continua sa route. Il trouva alors un gnou.

« Cher ami Gnou, buvez-vous à la rivière ? » Demanda-t-il gentiment.
Le gnou tremblait face à Mohatu.
« Oh, Bon Lion, pour aller à la rivière... Je dois passer par le domaine d'Hippo. Et j'ai peur de lui. »
Oui... Hippo doit être trop imposant et l'effraie. Pauvre Gnou. Pensa Mohatu. Il continua.
Il rencontra alors un zèbre broutant l'herbe.
« As-tu des raisons de ne pas aller à la rivière ? »
Le zèbre regarda autour de lui, nerveux.
« Tous les lions ne sont pas si cléments que vous, alors je me cache d'eux. Et puisque les gnous ne vont pas à la rivière, je n'y vais pas non plus... »
Mes animaux ont sûrement les mêmes peurs que ces animaux-là... Et s'ils réussissaient à avoir confiance en chacun d'eux, ils pourraient boire à la Rivière !Mohatu savait que là était la réponse à son problème. Alors il r-entreprit son long voyage, traversant des forêts et gravissant des monts. Enfin, il arriva chez soi, et là ses sujets s'empressèrent de lui poser des questions :
« Qu'avez-vous trouvé, Roi Mohatu ?
- J'ai trouvé une grande Rivière où nous pourrions tous boire ! »
Des acclamations s'élevèrent dans les rangs. Les animaux sautaient et s'agitaient !
« Où ? Où ?
- Elle est à plusieurs lieues d'ici, après des plaines, des forêts et des montagnes. Si nous voulons y parvenir, nous devrions tous s'entraider. Pendant le voyage, personne ne devra laisser un autre derrière lui ou en difficulté. C'est la seule manière de survivre à cette sécheresse. »

Un zèbre brisa en premier le silence :
« Excusez-moi, sire, mais tout le monde n'a pas suivi la ration ces derniers temps. Et c'est un de vos lions qui fut le premier à la transgresser. Comment saurons-nous si tout le monde suivra les règles cette fois ? Je n'ai plus confiance en tous, surtout les gnous. J'irai donc à la Rivière sans votre protection. »
Un gnou soupira.
« Mon ami Zèbre, vous exagérez ! De plus, des hippopotames doivent vivre là-bas ! Je n'ai pas confiance en eux. C'est eux qu'il faut craindre, pas moi ! »

Un hippopotame se cabra en grognant.
« Ce ne sont pas mes semblables qu'il faut craindre ! Rugit-il. Ce sont les crocodiles dont il faut avoir peur ! Il vous attrape, vous mord, et vous garde pour leur dîner ! »
Arrière-grand-père, surpris, se remémora la même expérience près de la Rivière. Il tenta de l'expliquer à ses sujets, mais le brouhaha couvrait sa voix.
« SILENCE ! » Hurla-t-il dans un demi-rugissement.

Zèbre haussa la voix.
« Maintenant que nous savons où est la Rivière, je dis que c'est chacun pour soi. Chacun aura sa portion et celui arrivé en dernier, tant pis pour lui s'il n'a plus rien ! » Et le zèbre s'élança au galop.
Mohatu n'en croyait pas ses yeux et ne risquerait jamais d'oublier ce jour-là. Et tous les animaux, du plus grand au plus petit, les forts, les faibles, tous s'enfuirent du Rocher de la Fierté et s'élancèrent vers la Rivière.
Certains se bousculaient, d'autres tombaient... Zèbre était en tête, suivi des girafes, puis d'autres zèbres.
Derrière tous les autres se trouvait Guépard. Il piqua un sprint, passa devant les girafes et les zèbres, et doubla le zèbre en tête. Mais le ce dernier fut pris de colère et bouscula violemment Guépard, qui tomba à terre, et se fit doubler par tous les animaux. Il prit beaucoup de retard et suivit les autres loin derrière...
Ils traversèrent, comme dit par Mohatu, les forêts, les plaines, passèrent par les montagnes, et finalement... Arrivèrent à la Rivière.

Naturellement, Zèbre fut le premier à arriver à la Rivière. Il s'y jeta sans réfléchir, sauf qu'elle était... Pleine de boue ! Il ne put atteindre l'eau fraîche et claire et s'enlisa...
Il était dans un mauvais pas ! Alors arrivèrent tous les autres animaux.
« Restez en arrière ! Je m'enfonce dans les sables mouvants ! »
Girafe s'arrêta juste à temps, manquant de tomber elle aussi dans la boue. Elle tenta de tirer Zèbre par la queue, sans succès. Tous les animaux se prirent et formèrent une chaîne, ils tirèrent... Mais Zèbre était toujours coincé ! Il cria, déséspéré.
« Aidez-moi ! S'il vous plaît ! Quelqu'un ! »

Mais personne n'y arrivait. Ils ne pouvaient qu'observer Zèbre s'enliser encore plus.
Mohatu arriva alors, portant Guépard sur son dos.
« Aidez-le ! Aidez-le ! » Criaient les animaux.
Mohatu ne pouvait rien faire pour Zèbre. Mais il eut une idée.
« Mon pauvre Croco ! Viens à la Rivière ! » Appela t-il de sa puissante voix.
Les animaux se regardèrent, perplexes. Mais qui Mohatu appelait-il ?
« Croco ! C'est ton ami, Mohatu. »

Le crocodile apparut lentement. Son regard effrayait tout le monde. Les yeux de Zèbre s'emplirent de peur et il tenta de s'enfuir, mais s'enlisa de plus belle.
Le crocodile s'arrêta à quelques mètres de Zèbre. Il ouvrit sa large et énorme bouche et la pointa vers Mohatu :
« Mohatu ! Qu'est-ce qui t'amène, mon ami ?
- Comme tu le vois, Zèbre est coincé dans les sables mouvants... ! Il mourra si personne ne l'aide. Tu peux faire quelque chose ? »

Croco nagea vers Zèbre et l'examina.
« Oui, dit-il, je pense pouvoir l'aider. »
Il nagea vers la rive, et de ses pattes musclées, se posta sur la terre solide. Il pointa sa queue vers Zèbre pour qu'il grimpe dessus. Zèbre l'attrapa et fut retiré de la boue dans une long bruit de succion.

Zèbre bondit sur la rive et courut, tout heureux, de long en large.
« Merci Croco ! Merci, merci de m'avoir sauvé la vie. »
Le crocodile sourit.
« Mais de rien. »
Zèbre s'apprêta à partir, mais Mohatu l'arrêta.
« Un moment, Zèbre. J'ai entendu que tu avais poussé Guépard lors du voyage - et tu n'as même pas fait attention à lui. »
Zèbre rougit et baissa le regard devant Guépard.
« Je... Je suis vraiment désolé, Guépard. Je n'aurais jamais dû faire ça.
- C'est... Ce n'est pas grave. Je te pardonne. »

Guépard monta sur le dos de Zèbre et ils se dirigèrent vers la Rivière.
Et tous les animaux, prenant garde de ne pas s'enfoncer dans la boue, s'en furent boire et se baigner.
Une fois que tous eurent fini, ils se tournèrent vers Croco ;
« Merci beaucoup, l'ami. Au revoir ! »
Depuis ce jour, les animaux continuèrent de revenir à la Rivière. Et le crocodile les y attendait, empli de joie.
Puis un jour, la pluie revint à la Terre des Lions. Les points d'eau se remplumèrent, et l'herbe repoussa de bon cœur. Et il ne fut plus nécessaire de retourner à la Rivière.
Mais Mohatu n'oubliait jamais un ami ! Il vint toujours voir son ami le crocodile, ainsi qu'Hippo, Gnou, et l'autre zèbre à la Rivière.

Arrière grand-père Mohatu continua de régner durant années suivantes. Tout allait à merveille...
Mais il vieillissait de jour, et, un froid soir d'hiver, sa fin arriva. Tous les animaux furent très attristés.
Ils étaient frustrés d'avoir perdu leur Roi, et beaucoup d'entre eux recommencèrent à se battre.
Mais une mystérieuse chose arriva. Peu après la fin de l'ère de paix qu'avait maintenu Mohatu, une étoile apparut dans le ciel. C'était une étoile très brillante, et personne ne l'avait jamais vue auparavant ; et les animaux, sans Mohatu pour les guider, y trouvèrent une paix et une harmonie certaines. Ils savaient que ce qu'ils avaient fait à la Rivière était juste. »

« Les animaux savaient que cette étoile était leur roi adoré, le très juste Mohatu. Ton arrière-grand-père.
- Papa ? J'aimerai tellement que Mohatu soit là, près de nous.
- Mais il est là, Simba. Il est près de nous, comme un esprit, et c'est pourquoi son étoile apparaît. Pour veiller sur nous, et faire régner la paix. Mais maintenant, c'est l'air d'aller dire bonne nuit à ta mère, non ? C'est l'heure d'aller dormir.
- D'accord, papa... »
Simba leva la tête vers le ciel.
« Bonne nuit, Mohatu ! J'espère qu'un jour, je serai comme toi. »
Je souris, fier, en voyant mon fils, et nous partîmes vers la grotte pour nous coucher.
