Raaaaaaahhh, bord[autocensure : ON] !
J'avais écrit un pavé de la morkitue et ce sal[autocensure : ON] d'ordi m'a tout effacé ! è__é
Bon, je recommence en abrégeant (du coup, je ne répondrai qu'à deux des questions posées).
Peut-on accepter que la santé de l'animal soit compromise par des critères de beauté humains ?Non, en aucun cas les critères esthétiques ne doivent passer avant la santé de l'animal, et il semblerait que le monde des animaux de race en prenne conscience peu à peu. En tout cas au moins dans le monde du chien de race, j'espère que celui du chat de race suit également. A titre d'exemple, le fameux dos excessivement incliné du berger allemand, favorisant chez ces chiens l'apparition de problèmes de dos et de dysplasie de la hanche, est considéré comme un défaut depuis peu dans les expositions. De plus en plus d'éleveurs font des dépistages des tares et écartent de la sélection les chiens dont la santé est mauvaise.
Évidemment, rien n'oblige les éleveurs à suivre cette ligne de conduite et à éviter de reproduire dans l'hyper-type, d'où l'importance également d'informer les éventuels acquéreurs des risques de santé que peuvent donner certains hyper-types : problèmes respiratoires et/ou cardiaques chez les chiens (ou les chats) à museau trop aplati, problèmes de dos accrus chez les BA à l'arrière-train trop incliné, problèmes liés à la taille excessivement petite chez les chiens toy (en particulier chez les femelles, la reproduction est très délicate et dans certaines races la mise-bas est quasi impossible sans l'assistance d'un véto), etc., car tant qu'il y aura de la demande, il y aura de l'offre.
J'ai parlé là pour les chiens car je connais mieux ce milieu, mais il faut se souvenir pour les chats que, comme toute espèce domestiquée, ils l'ont été pour une utilisation bien précise : limiter la prolifération des rongeurs et autres nuisibles afin de protéger le grain et les denrées alimentaires stockées, et uniquement pour ça (contrairement au chien qui a été domestiqué pour la chasse et la garde, en passant par le trait, la conduite des troupeaux, etc.). A notre époque où le chat a été mis au chômage par les pesticides, la mort-aux-rats et les agences de dératisation, maître minou n'a pas d'autre utilité que d'être soit un animal de compagnie, soit un animal d'ornement, comme les oiseaux par exemple : la personne qui veut un animal de compagnie peut prendre un chat de gouttière ou de race, peu importe, mais celui qui veut un animal d'ornement veut un animal souvent d'apparence un peu exotique, qu'il choisira donc principalement en fonction de critères esthétiques. La sélection des chats de race s'est donc effectuée majoritairement pendant des années sur des critères esthétiques, parfois de caractère aussi (il ne faut pas oublier qu'il y a des gens qui veulent des chats de race pour la compagnie), mais reléguant ainsi la santé au second plan dans certains cas.
Bon, ensuite comme je l'ai dit je ne suis pas très familière du monde du chat de race, donc si j'ai dit des grosses conneries, ce serait gentil de me le faire remarquer .__.
Que pensez-vous de ces sélections ?En ce qui concerne les sélections de traits particuliers, tant que ça ne nuit pas à l'animal, pourquoi pas ? Si le gars est content d'avoir un chien avec une crête de poils à contre-sens dans le dos, comme c'est le cas des deux races de Ridgeback, ou d'avoir un chat sans queue comme le Bobtail ou le Manx, tant qu'il ne s'agit pas de traits présents grâce à un gène causant également des problèmes de santé, où est le problème ?
En revanche, les traits causés par une mutation qui engendre également des problèmes de santé parfois grave... Non. J'ignorais que les Scottish Fold souffraient de problèmes osseux, mais si c'est trop courant, il vaudrait mieux arrêter de les reproduire, si mignons soient-ils.
De même, avec les traits physique causant des problèmes, comme le museau aplati, il faut être très prudent. Pas forcément faire disparaître ces traits, mais ne pas tomber dans l'hyper-type avec un chat ou un chien qui n'a quasiment plus de museau et tous les problèmes de santé qui vont avec.
En ce qui concerne les hybridations, cela dépend des circonstances et du but recherché. S'il s'agit d'une hybridation afin d'améliorer la santé et les capacités physique d'un animal grâce à l'effet hétérosis, comme c'était le cas pour les croisements chiens/loups qui ont donné naissance au Saarloos, au chien-loup tchécoslovaque et au Lupo Italiano (race non reconnue par la FCI, gérée par le gouvernement italien et utilisée principalement comme chien de recherche en décombres ou en avalanche), ça ne me pose aucun problème, tant que c'est fait correctement par des personnes compétentes (tout le monde ne peut pas jouer à l'apprenti sorcier).
En revanche, hybrider un animal domestique avec un animal sauvage juste pour obtenir un animal domestico-sauvage à la maison est un souhait égoïste, à plus forte raison si l'hybridation elle-même est délicate et n'apporte rien d'un point de vue santé aux hybrides. J'ignorais que le croisement serval/chat domestique était si difficile à obtenir et comportait autant de risque, mais c'est assez logique quand on sait que, contrairement au chien et au loup qui sont de la même espèce, ces deux espèces-là sont relativement éloignées l'une de l'autre. Il ne s'agit même pas du même genre (
Felis pour le chat domestique et
Leptailurus pour le serval). A la réflexion, je me demande même comment on a réussi à obtenir des hybrides fertiles o__O.
Quoiqu'il en soit, l'hybridation entre un animal sauvage et un animal domestique n'est pas quelque chose d'anodin, les besoins des hybrides ne sont pas les mêmes que ceux de leurs ancêtres domestiques, ils sont souvent moins adaptés à la vie dans la société humaine et tout le monde n'est pas forcément capable de gérer un tel animal.
hécate a écrit:
( tout comme le Sarloos connu sous le nom de Chien loup Tchèque qui a la base est un croisement entre un loup et un berger allemand.
Attention : Chien-loup de Saarloos et chien-loup tchécoslovaque sont deux races différentes, autant par les origines et la sélection que par le physique et le caractère, même si à l'origine les deux races descendent bien d'une hybridation entre loups et BA (mais pas le même croisement ni à la même époque).
De plus, il s'agit de deux races de chiens, au comportement certes particulier (surtout pour le Saarloos) mais qui restent plus facile à gérer que certains hybrides de premières générations.
J'avoue qu'autant chez les chiens je suis passionnée par les Saarloos et les CLT, autant les Savannah, Bengals et autres chats hybrides ne m'intéressent pas beaucoup. Les races de chats qui ont ma préférence restent le Skögkatt et le Sibérien, des races dans lesquelles l'homme n'est quasiment pas intervenu dans la sélection ^^
Et pour tous ceux qui veulent un chat domestique à moitié sauvage, je vous présenterai Diane. Vous allez vite vous dire que finalement, c'est peut-être pas la peine d'hybrider des chats pour avoir des fauves à la maison *sbaff*