Salut à tous! Je débute avec plaisir l'écriture de fanfics avec l'histoire... comment dire... pour le moins atypique de mon personnage, Dave. Bonne lecture à tous ^^
Chapitre 1 : Malheur, tragédie et tristesse
Cette journée commençait si bien, j'ai pourtant encore du mal à m'en remettre aujourd'hui, deux ans après...
Je ne devais pas avoir 3 mois à l'époque, je n'étais qu'un petit loupiot incapable de se séparer de ses parents... Pourtant, la vie m'y força en abattant sur notre petite famille une terrible force qui a anéantie tous mes espoirs d'une vie paisible...
C'était une belle journée, si belle que je ne pensais pas avoir affaire au danger qui planait sur nous et qui se rapprochait de plus en plus à mesure que le temps avançait. Mon père s'était absenté, comme tous les jours, deux petites heures, pour aller voir quelqu'un, disait-il.
Mon père, Stanley, était un loup à fourrure noire, avec des reflets bruns clairs et blancs sur le buste, le ventre et le bas des pattes. Ma mère, Sirta, avait elle une fourrure blanche.
Maman s'occupait pendant ce temps de moi, en attendant le retour de mon paternel. Celui-ci se fit attendre plus longtemps que d'habitude, si longtemps qu'au moment où je découvris une paire d'yeux nous observant, je pensais qu'il s'agissait de lui. Ce fut là une erreur car, à peine arrivé à cet être supposé être mon géniteur, je fus pris d'une horrible douleur à l'épaule gauche, celle-ci en sang. L'on venait de m'accueillir avec une morsure!
Papa ne m'aurait jamais traité comme ça! Je me recula précipitamment d'un mètre avant de m'écrouler, pris de douleurs, au sol. Je vis alors une énorme masse noire bondir sur moi, puis ma mère surgir entre moi et cette chose pour me protéger. L'inconnu s'enfuit alors à vive allure, comme il était venu. Lorsqu'elle se retourna, je pus voir une large entaille au niveau de sa poitrine. Elle venait très certainement d'offrir sa vie à ce monstre en échange de la mienne…
Je me précipitais à son chevet alors qu'elle chutait sur le sol, perdant son sang en abondance. Mon premier réflexe, une fois à côté d'elle, fut de m'allonger contre elle au niveau de sa poitrine ensanglantée. Je pus entendre ce que je prenais alors pour ses dernières paroles.
-Dave, me disait-elle, j'aurais tellement voulu te voir grandir mais la mort va sûrement nous séparer, va retrouver ton père et continue à t'accrocher à la vie, fais-le pour moi.
Je la vis fermer ses yeux à ces mots, après quoi je partis retrouver papa, comme elle venait de le demander, en suivant bizarrement la trace de cette chose qui m'avait arracher l'une des choses les plus précieuses que j'avais à mes yeux. Je sentais confusément, à mesure de ma progression, l'odeur de mon père se faire de plus en plus importante, de même que cette "chose". Au détour d'un bosquet d'arbre, je vis cette
fameuse ombre qui avait un regard froid et haineux envers un individu posté dans la direction opposée. Je pus me rendre compte que c'était un loup, comme mes parents, comme moi, comme toi, d'un pelage sombre à un point tel que la lumière ne s'y reflétait pas. En portant mon regard de l'autre côté, je vis mon père sûr de lui, ne s'inquiétant pas le moins du monde. Je voulu le rejoindre, mais l'énorme loup de l'autre côté dit à ce moment des mots qui me révoltèrent.
-Te voilà enfin, Stanley, ton batard de fils est sérieusement blessé et ta compagne est déjà morte sous mes crocs, MAINTENANT TU vas REGRETTER le meurtre de MON FRERE!...
-Comme lui a regretté le meurtre de mes parents?
-C'est toi qui le dis!
Je le voyais se ramasser sur lui-même pour bondir, alors, guidé par mon amour pour mes deux parents, je fonça sur lui, l'arrêtant d'un faible coup de crocs dans ses manoeuvres... Faible, mais résistant, je tins bon plusieurs secondes avant d'être projeté à terre... Quelques secondes, c'est justement ce temps précieux que je gagnai qui permit à mon père d'attaquer. Je le vis mordre ca cible au cou, mais malheureusement pas assez profond pour tuer son adversaire. Il se retira un instant pour aller me mettre à l'abri... Malheureusement, l'autre loup l'attaqua par derrière sans qu'il ne le voie.
-P'pa, fais attention à toi!!!!!!!!! lançais-je à mon père voyant l'assaillant arriver sur lui.
Il put à peine me déposer par terre pour riposter, le sang gicla sur mon museau et mon ventre, je ne pus voir sur le moment qui avait subi le coup de l'autre... Finalement, le loup noir avait prit un sérieux coup, mais mon père était au sol, sa gorge entre les crocs de l'autre. N'hésitant pas, je fonça sur ledit loup pour essayer de lui faire lâcher prise; ce fut chose faite, mais en contrepartie papa saignait un peu à la gorge, ce loup avait eu le temps de serrer un peu sa prise avant que je ne l'atteigne. Se relevant avec peine, mon père bondit sur son adversaire, qui riposta sur un réflexe. Et les deux loups se retrouvèrent tous deux la gorge sous les crocs de l'autre. Ma réaction à cette vue fut rapide, je me précipita vers le cou du loup noir, le tailladant à des dizaines de reprises avec mes crocs. Un bruit me fit arrêter : un bruit d'os qui craque... Pas venant du loup noir, mais de mon père. Tandis que le loup qui m'avait causé tant de tort s‘écroulai au sol, sérieusement blessé, mais à peu près sûr de survivre, je vins instinctivement mettre mon oreille droite sur son buste. Ce que je sentis ne me réjouissais guère, car mon père avait beaucoup de mal à respirer. Je vins à côté de sa tête pour passer avec lui ses derniers instants, pour profiter de mes derniers instants avec un parent avant la solitude...
-Papa?... Que vais-je faire une fois que tu seras... mort?
Les larmes me montaient aux yeux à ce mot si dur à sortir.
-Va... le plus loin... possible,... ne te... retourne... surtout pas!... Essaye... de trouver... une meute... qui t'accueillera! Au revoir,... fiston.
-Au revoir,... p'pa...
Les derniers souffles de celui qui m'avait engendré, je les partagea, avant de m'en aller, celui qui avait ruiné ma vie lâchement parti après avoir accompli son acte...
Une fois éloigné de cette triste scène, fou de colère, je lançais soudainement.
-TU NE PERDS RIEN POUR ATTENDRE, OU QUE TU SOIS, JE TE RETROUVERAIS… ET JE TE TUERAIS!
Une fois ma colère déversé au dehors en ces paroles, je me remis à me fondre dans la tristesse.
Un dernier hurlement marqua mes premiers pas dans une vie où j’avais tout perdu, où je n’avais plus rien pour m’accrocher encore à la vie, si ce n’est une note d’espoir… L’espoir de retrouver les joies des moments partagés en famille…
Ce premier chapitre n'est pas fait pour les âmes sensibles ^^