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Flitzalys
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Sujet du message: L'aube dans la nuit Posté: 08 Mar 2011, 02:14 |
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Enregistré le: 30 Nov 2010, 10:12 Messages: 164
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Bonjour, Cette fanfic est un mélange de deux oeuvres, qui sont Balto, et Wolf's Rain. Donc certains éléments sont pris dans ces deux oeuvres
~~ L'aube dans la nuit ~~ Résumé :
Flitzalys est un loup qui vivait en meute avec son fils, Barrow, un jeune loup à peine âgé de 2 ans. Les humains, toujours habités par cette haine des loups, brulèrent la forêt où la meute y avait trouvé refuge. Dans l'incendie, Flitzalys est impuissant, voyant son fils encerclé par les flammes. Pensant l'avoir perdu à jamais, il nourrira un sentiment de vengeance envers les humains, et décide d'attaquer la ville de Nome. C'est alors qu'en route pour la ville, il trouva un jeune loup, du même âge que Barrow, dans une tanière et semblant être mal en point. Le loup au caractère endurcit, détestant plus que jamais les humains, va donc passer le reste de sa vie avec Dave, le jeune loup trouvé dans la tanière, et qu'il adoptera comme son fils... et enfin, un autre loup, du même âge que Dave, très lié à Flitzalys. Je remercie tout particulièrement Barrow07 et Dave the wolf of 95, qui m'inspirent et qui me soutiennent dans l'écriture de cette fanfic, avec leur accord de m'inspirer d'eux et de leur personnage. ( Si vous le désirez, vous pouvez accompagner la lecture de ce texte avec cette musique.  ) --------------------------------- Le Rakuen. Cet endroit dont le nom me semble si familier, et que pourtant je ne connais pas. L'on raconte que c'est une sorte de paradis, où les loups y mènent une vie sans moindre sentiment sombre, sans peine. Mais existe-il pour autant ? Je pense que non, qu'il n'est qu'une invention sortie de l'imagination des loups plus âgés pour les raconter aux louveteaux. Si le paradis existait, alors jamais je n'aurais été sur cette Terre. Je n'aurais jamais perdu ce qui était le pilier central de ma vie, ce qui me donnait chaque jour une raison de vivre. J'avais hérité naturellement d'un cadeau de la vie, d'un présent qu'un loup se doit de garder. En clair, j'étais père. Oui, je l'étais. Sans doute le destin a-t-il bien fait les choses, mais je reste persuadé qu'il n'a été qu'une erreur de la vie, un fait qui contrôle sans doute nos vies. Chaque nuit, je me confie à la lune, à cet astre qui de son clair de lune renforce ce sentiment de tristesse en moi. Je hurle jusqu'à l'épuisement, pensant qu'où qu'il puisse se trouver, il m'entendrait, il me reconnaîtrait. Quelle ignorance, il me fallait faire une raison : mon fils n'était plus là. Mais fallait-il pour autant que j'abandonne tout espoir ? Cet espoir, je le nourris aussi avec ma haine, cette haine que je porte envers les humains. Ce sont eux qui m'ont prit ce que j'avais de plus cher au monde. Leur ignorance les a poussé à brûler la forêt où nous vivions. A travers les flammes, je le voyais là, figé, et encerclé. Toutes les nuits donc, je hurle à la lune, lui implorant son aide vaine.
Peu avant un matin comme les autres, je me levais à l'aube, me rendant sur le lieu où cette forêt avait périt. En toute franchise, cet endroit, je le détestais. Et pourtant, je pouvais y rester des heures, pleurant sur mon sort. J'allais donc faire un choix, un choix qui conduirait sûrement ma vie, mon avenir. Je devais le faire, pour Barrow, pour ce fils que j'avais perdu sans rien demander au destin. Là bas, à quelques kilomètres après les montagnes, se trouvait une ville appelée Nome. La seule chose qui me poussait à aller là bas était la présence d'humains. Il fallait que je me venge, que je leur fasse subir mon chagrin éternel.
Après plusieurs heures de marche, je m'apprêtais enfin à sortir du domaine montagnard. Je m'étais trouvé une tanière dans une de ces montagnes, là où je pourrais prendre une pause, aussi infime soit-elle. Pourtant, je ne me doutais guère qu'il y avait déjà une présence dans cette tanière. Rentrant à l'intérieur, je ne voyais que moyennement la silhouette d'un loup. Il semblait couché au sol, les yeux fermés. Je décidais instinctivement de m'assoir devant lui, tentant de mieux le distinguer dans cette tanière sombre. Ce fut que lorsque le soleil se leva plus haut dans le ciel que je pouvais enfin mieux le voir, dans un endroit qui semblait alors plus lumineux. Là, couché sur ce sol froid, se trouvait un jeune loup, au pelage blanc en majorité. Seules ses pattes, ses oreilles, une partie de son museau et l'extrémité de sa queue semblaient immaculées d'une rouge, aussi vif que le sang. Alors qu'il avait l'air de dormir, j'eus pour réflexe de sortir de la tanière, pour rester posté devant l'entrée. Je regardais le ciel, le paysage... rien ne semblait me distraire. Ce louvard ne semblait guère m'intéresser. Après tout, je ne le connaissais pas, et je ne voyais point pourquoi je devrais porter de l'attention sur lui. Soudain, je cru entendre un bruit de pas, et naturellement, je me retournai. A quelques petits pas de moi se tenait ce louvard, grognant faiblement. Par instinct, il était évident qu'il m'aurait prit pour un loup malsain. Et dans un sens... peut être l'étais-je. Mais son regard attirait mon attention. Ce regard, ces yeux verts tel un émeraude, ces yeux qui semblaient contenir un chagrin intérieur, une peur que je n'aurais su décrire sur le moment. Je le voyais tenir difficilement sur ses pattes, puis son corps bascula sur le côté. Avec vitesse je courut vers lui, pour finalement le rattraper sur mon dos, afin qu'il ne s'écroule guère à même le sol. Ses yeux s'étaient fermés, mais il continuait à respirer.
A cet instant, que venais-je de faire ? Quel sentiment me poussait à faire ce geste, à lui faire éviter une chute aussi moindre ? Qu'est-ce qui me poussait à faire revenir cet instinct... paternel ? Non, il ne pouvait y avoir d'instinct paternel, je l'avais perdu cette fameuse nuit. Mais il était là, écroulé sur mon dos. Je ne pouvais bouger, j'étais comme figé, couché sur ce sol froid, ayant le poids de ce louvard sur mon dos. Sans cesse, je me demandais ce que je venais de faire, et pourquoi. Relevant un peu la tête, je voyais au dehors de la tanière que cette journée semblait passer si vite. Il m'aurait été impossible de pouvoir atteindre Nome pour la soirée... j'avais l'impression de n'en avoir guère le choix. Le choix de rester ici, et d'attendre que ce jeune loup se réveille, ou celui de le laisser tel quel. Avec une décision qui me laissa sur le moment plus qu'indifférent, je décidai pourtant de rester, déposant ma tête à terre.
--------------------------------- Bien sûr, je posterais au fur et à mesure les suites N'hésitez pas à commenter et à critiquer mes écrits ! Merci de m'avoir lu.
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Kovu91
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Sujet du message: Re: L'aube dans la nuit Posté: 08 Mar 2011, 13:58 |
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| Petit chiot |
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Enregistré le: 08 Jan 2011, 13:56 Messages: 7 Localisation: France
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tres belle histoire flitz!!! avec cette belle musique, on plonge vraiment dedans! c'est construit, et agreable a lire! siceres felicitation mon ami! tu te surpasse!
vivement la suite
kovu91
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Barrow
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Sujet du message: Re: L'aube dans la nuit Posté: 08 Mar 2011, 18:12 |
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| Chef de meute |
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Enregistré le: 14 Mai 2010, 13:07 Messages: 804 Localisation: Toundratown
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C'est superbe, vivement la suite. L'histoire a l'air vraiment bien mais tu nous rends tous impatients ! =)
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The darkest night has a bright ending
Volt de la signature (c)Nakou
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Flitzalys
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Sujet du message: Re: L'aube dans la nuit Posté: 08 Mar 2011, 22:55 |
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| Nouveau Fan |
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Enregistré le: 30 Nov 2010, 10:12 Messages: 164
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Merci beaucoup ! Et voilà la suite. ------------------------------ Je comptais atteindre Nome avant la nuit, et pourtant, les ténèbres prirent possession des environs... et je me trouvais toujours à l'intérieur de cette tanière. J'étais pitoyable, venant de louper mon objectif pour simplement rester avec un jeune loup inconnu. Dans un sens, pourquoi devrais-je rester en ce lieu ? C'est alors qu'à cette réflexion, je déposai doucement ce louvard au sol, me relevant alors pour m'étirer. Il fallait que je parte d'ici. Rien ne m'attendait ici, ma présence n'avait aucune raison d'exister dans ces parages. Il me fallut enchaîner quelques pas pour ainsi me retrouver devant la tanière. Levant la tête au ciel, je pouvais observer cette lune si belle, si claire, élevée parmi les autres astres. Étrangement, je ne hurlai guère ce soir là. Je n'en avais pas l'envie, je ne voulais pas. Alors, qu'attendais-je pour partir loin d'ici et atteindre la ville de Nome ? Qu'est-ce qui m'empêchait d'utiliser mes pattes, et de les laisser m'emmener ? Qu'avais-je à gagner en restant une minute de plus ? Je l'ignorais, et ce fut pour cela que mes pattes ne bougeaient pas. Elles ne m'obéissaient pas, elles figeaient mon corps.
En me retournant, j'observais ce louvard, endormit dans cette tanière sombre et petite. Par réflexe, je pense, je laissai s'exprimer un long soupir. Après tout, il fallait que je me repose. Oui, c'est cela. Je devais reprendre des forces... quelle excuse des plus grotesques ! Rentrant à nouveau dans la tanière, je m'approchai doucement du jeune loup, tout en tentant de ne pas penser à ce froid qui m'agressait. La nuit était obscure et froide, et ne laissait rien qui pourrait lui échapper. Devant moi se trouvait le loup endormit, grelotant doucement par la faute de ce froid vengeur. Que pouvais-je faire ? J'étais près de lui, débout, immobile, ne réagissant guère sur le moment.Il grelottait encore et encore, toujours porté dans un certain sommeil. Un nouveau soupir, ainsi qu'un moment de silence si firent ressentir. Je ne savais quoi faire, sauf que mon instinct paternel voulait me pousser à aider ce louvard. Pourtant, je ne le connaissais pas ! Il n'était point... mon fils. Mais sans vraiment réfléchir attentivement, et sur le coup, je me couchai soudainement à côté de lui. Je sais que j'étais particulièrement gêné de la situation, comme si je témoignait d'un caractère pudique. Pourtant, je n'étais guère comme cela avec Barrow, naturellement, puisqu'il était mon fils. C'est alors que j'étais couché contre le louvard, et ce dernier n'avait pas l'air de réagir à ma présence. Sûrement était-il dans un sommeil profond...
Après quelques minutes, je ne le voyais plus grelotter de froid, comme si finalement je le réchauffais du fait que j'étais près de lui. Je ne pouvais cesser de le regarder, même si je pensais ne rien ressentir. Pas le moindre sentiment d'amitié, de pitié, rien. Mais par mon ignorance, je ne m'étais guère rendu compte qu'un petit sourire s'esquissait sur mon visage pendant que je le regardais, encore et encore. Ce n'est qu'après un petit moment que j'eus ce sentiment de bonheur. Subitement, je secouai ma tête pour faire partir ce stupide sourire. "Quel idiot !" pensais-je. Alors que je venais d'orienter mon regard vers ce qui n'avait rien de particulier, j'eus le réflexe d'observer à nouveau le jeune loup dormant à côté de moi.
Je ne pourrais jamais oublier ce visage, cette nuit-là. Ce visage qui avait une expression triste, et où j'avais l'impression d'apercevoir une fine goutte d'eau perler à un de ses yeux. Je ne pourrais jamais m'effacer ce visage de ma mémoire, celui d'un loup si jeune, dormant avec sans doute une tristesse dans son cœur. Et j'étais là, un loup au caractère endurcit, me lamentant tel le loup le plus ignorant de ce monde. Ce visage, cette expression... ce fut à présent le mien qui prit une autre expression, celui d'un loup dans l'incompréhension.
- Que t'est-il arrivé, gamin... ? dis-je d'une voix très faible et désolée.
Je parlais seul, mais j'en ressentais comme un besoin. Sans doute me remettais-je en question, connaissant mon caractère devenu si sombre depuis le plus triste jour de ma vie. Dans la nuit noire et glaciale, j'avais l'impression d'observer ce louvard comme s'il était un nouvel aboutissement... et qu'en sais-je, je ne pouvais rien prévoir. Il m'était totalement inconnu, il n'était pas mon fils. Peut-être ne devais-je guère l'aider à ne pas mourir de froid dans cette maudite tanière, qu'en sais-je...
Dans ce lieu ténébreux, je ne pouvais pas me douter que ce louvard serait un lever de soleil dans ma vie.
Qu'il serait... l'aube dans la nuit.
------------------------------ La suite très prochainement !
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Kovu91
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Sujet du message: Re: L'aube dans la nuit Posté: 08 Mar 2011, 23:23 |
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| Petit chiot |
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Enregistré le: 08 Jan 2011, 13:56 Messages: 7 Localisation: France
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Ralala...de mieux en mieux^^ la suite! la suite!...^^
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Flitzalys
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Sujet du message: Re: L'aube dans la nuit Posté: 09 Mar 2011, 12:56 |
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| Nouveau Fan |
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Enregistré le: 30 Nov 2010, 10:12 Messages: 164
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Merci encore Voici une autre suite. --------------------------- Le matin semblait se lever, laissant tout d'abord venir l'aube après une nuit où je n'avais guère trouvé le sommeil. Durant toute la nuit, je gardais les yeux ouverts, en pleine réflexion sur ce qui bouleversait doucement ma vie. Tournant la tête tout en me relevant, je regardai le jeune loup, toujours transporté dans son sommeil. Pour une raison que j'ignore, je sortais de la tanière et me dirigeai vers une rivière à quelques pas de là. Et toujours sans raison, je me trouvais pour divertissement la pêche aux poissons, pour repartir avec quelques uns dans la tanière, les déposant près du jeune loup. Quoi que j'aurais pu le laisser dormir, je voulais le réveiller et enfin savoir qui il était, son identité. M'approchant doucement vers lui, je m'assit devant, près des poissons au sol.
- Eh gamin, réveille toi.
A cet instant, je le vis là, ouvrant doucement les yeux pour faire apparaître la couleur émeraude de ceux-ci. C'est avec surprise qu'il se releva subitement, me fixant du regard. Pour la première fois, j'entendis le son de sa voix, accompagné d'un faible grognement.
- Qui êtes-vous ?
C'est alors qu'avant de lui répondre, je poussai un poisson avec ma patte, en direction du louvard.
- Ça n'a aucune importance. Mange. Encore un peu, et tu mourrais de froid cette nuit... - Je... Merci.
Il me paraissait timide, ou bien triste... j'avoue avoir eu du mal à le cerner du premier coup. Il mangeait doucement son poisson, hésitant à le prendre. Soudain, par curiosité je suppose, je le questionnais tout naturellement, même si dans le fond, je me moquais bien de ce qu'il dirait.
- Peux-tu m'expliquer ce que tu faisais dans cette tanière hier, seul ? Un jeune loup de ton âge...
Quelle erreur je fis, finalement, mais je ne pouvais point m'en douter. Il s'arrêta nettement de manger, baissant lentement sa tête et ses oreilles. Il n'avait qu'un "Je...", et je n'entendais plus rien d'autre. Ne voulait-il point en parler, sûrement ? Mais chose étonnante, trouver un jeune loup seul dans une tanière, ayant l'air seul, n'était guère banal. Ses deux pattes avant se mirent à frissonner légèrement. Soudainement, je le vis bondir sur le sol de la tanière, courant pour en sortir, tête baissée et crocs serrés. Il me frôla, et je ne pus sentir qu'une brusque brise me caresser le museau. Aucune réaction de ma part, alors que je le voyais s'en aller à toute vitesse de la tanière. Je n'étais guère allé le suivre pour l'empêcher de s'en aller de la sorte... je n'avais rien fait. Je devais pourtant faire quelque chose. Je supposais que je devais le rattraper, et je sortis alors de la tanière en courant. En réalité, pensant qu'il était déjà à des dizaines de mètres de là, il s'était simplement isolé derrière un grand rocher.
Le jeune loup au pelage blanc et rouge était assis, la tête baissée. Je restais là, devant lui, sans pour autant faire quoi que ce soit pour tenter d'en tirer de lui un quelconque sourire.
- Je dois aller à la ville de Nome, je n'ai pas de temps à perdre. Tâche de te trouver une meute.
Me retournant et m'engageant sur le chemin, je cru pourtant l'entendre m'interpeller.
- Attendez !
Tournant la tête vers lui, je l'observais. Il avait sa patte avant-droite levée et tendue vers moi, comme un enfant qui tend la main vers un autre humain. Son visage avait toujours cette expression triste, peut-être tout simplement timide.
- Laissez moi... venir avec vous, s'il vous plaît. - Pas question, lui répondis-je d'un ton sec.
Je ne voulais pas l'emmener dans ce que je comptais faire une fois arrivé en ville. Non, je ne pouvais pas lui faire voir ce que ma vengeance ferait subir à ces humains. Il n'avait rien à voir dans mes affaires, pourquoi le prendrais-je alors avec moi ? Mais à la vue de ce louvard baissant la tête et les oreilles, ce fut comme si ma conscience me révélait la brutalité de mes paroles. Je soupirai longuement, et sans même y réfléchir, je m'adressai à lui.
- Quel est ton nom ? - Je... je m'appelle Dave, me répondit-il. - Allez, viens...
Évidemment, je ne me fis guère attendre, le louvard venant de ce pas pour me suivre par derrière. Pendant que nous marchions, je jetai parfois un regard derrière moi en tournant la tête, pour le regarder. Il n'avait décidément qu'une seule démarche, marchant toujours la tête un peu baissée, son visage prenant une expression triste. Je pensais à ce moment qu'il me ralentirait dans mon objectif, et je ne voyais aucun point positif au fait de l'avoir pris avec moi.
- Et vous, quel est votre nom ? - Flitzalys.
Mes propos étaient brefs, mon ton on ne peut plus indifférent et sec. Je me doutes bien que ma façon de lui parler ne le rassurait en aucun cas, mais comment pouvais-je bien me comporter avec lui ? Si finalement je ne voulais pas qu'il me suive, pourquoi lui avais-je dit de venir ? Et toutes ces questions traversaient mon esprit, sans jamais trouver la moindre réponse.
Nous arrivâmes alors de l'autre côté de la chaîne de montagnes, et il ne nous restait plus qu'à la descendre. Nous n'avions guère échangé un seul mot durant le chemin dans ce domaine montagnard, et dans un sens, je ne le voulais peut-être pas. De quoi pouvais-je bien lui parler ?
- Ne reste pas près du bord.
Nous empruntions un chemin qui entourait la montagne, et si par malheur nous venions à regarder en bas, qui sait ce qu'il nous arriverait. Après seulement quelques pas, je cru entendre un son, comme si je pouvais entendre un loup gémir et crier. En me retournant, je vis à quelques pas de moi le louvart sur le point de s'écrouler dans le vide, les yeux presque fermés. Je ne savais guère ce qu'il s'était passé, mais je supposes que ce vide aurait pu lui jouer un mauvais tour dans sa tête, lui faire perdre l'équilibre.
- Dave !
Courant soudainement en sa direction, je pus l'attraper par la peau du coup en me servant de mes crocs. Je n'aurais eu aucun problème à le soulever s'il n'était qu'un louveteau, mais son poids était tout de même plus conséquent que celle d'un loupiot. Ses yeux s'ouvrirent, et apparemment, il s'était déjà rendu compte qu'il risquait de perdre la vie dans cette montagne. Son visage prit un air de panique, mais je le ramenai tout de même au sol en le tirant. Il était à présent là, couché sur le sol.
- Je n'aurais jamais te prendre avec -
J'interrompis soudainement ma phrase. En réalité, ce fut son visage qui me fit arrêter de parler, m'intriguant encore plus. Il avait encore et toujours cette expression triste, cette émotion qui l'empêchais de réagir véritablement. Il restait couché sur ce maudit sol montagnard, les yeux ouverts, le regard dans le vide. N'était-pas finalement qu'une frayeur ? N'était-il pas vivant, en fin de compte ? Je pensais que ce n'était guère un drame, après tout, n'importe quel loup frôle au moins une fois la mort ! Devant l'absence de toute réaction chez lui, je ne pouvais guère faire grand chose. Si, j'aurais pu le relever et le rassurer, mais pourquoi ? Je n'avais aucune obligation de tuteur ou de père envers lui, mon rôle n'était pas de m'occuper de lui. Pourtant, je restais avec lui, alors que j'avais belle et bien l'occasion de m'enfuir à tout moment, de le laisser là, de continuer ma vie... si j'en avais réellement une. Je soupirai, et finalement, sans vraiment en avoir le choix, je m'approchai de lui. En me baissant, j'utilisais ma tête, puis ensuite mon corps pour le soulever et le déposer sur mon dos.
- Je suppose qu'il y a une tanière pas loin, à quelques mètres.
Bien que je pensais qu'il était encore sans réaction, il put au moins me dire quelque chose.
- Pourquoi vous... - J'aurais pu repartir seul et te laisser là, étant donné que tu me ralentis, je l'avoue. Je ne saurais te donner de raisons à cela. Pour le moment, nous allons trouver la tanière la plus proche. Nous n'avons guère marché longtemps, mais tu as besoin de repos. Finalement, peut-être que nous n'arriverons jamais à Nome.
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Shalaska (Rex)
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Sujet du message: Re: L'aube dans la nuit Posté: 09 Mar 2011, 19:19 |
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| Animation Source fan! |
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Enregistré le: 05 Mai 2005, 18:38 Messages: 3006 Localisation: Shalaska Paradise Island
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Elle est vraiment triste ton histoire  Allez la suite avec ton talent d'écrivain 
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Flitzalys
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Sujet du message: Re: L'aube dans la nuit Posté: 09 Mar 2011, 23:16 |
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| Nouveau Fan |
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Enregistré le: 30 Nov 2010, 10:12 Messages: 164
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Merci infiniment  Voilà la suite ! ------------------------- Après quelques petites minutes de marche, Dave sur mon dos, je trouvai une petite tanière. Et peu importe la taille, il fallait tout de même que nous trouvions un endroit où le jeune loup pouvait prendre un peu de repos. J'entrai à l'intérieur, et le déposai sur le sol de cette tanière, froid et dur. Je ne savais quoi faire d'autre, il ne réagissait toujours pas, le regard plongé dans le vide. C'est alors que pour passer le temps, je me couchai sur ce sol, un peu plus loin dans la tanière. Pour éviter de m'endormir, je gardais les yeux ouverts en le regardant, si jamais il viendrait à se relever.
Peu de temps après je suppose, je ne le voyais plus dans la tanière. Il était évident que j'avais fermé les yeux et m'étais assoupit un instant. En avançant un peu dans cet endroit, je pus le voir, devant la tanière, dehors, sous la pluie. Le paysage était gris, le ciel couverts de nuages sombres, et laissant couler une pluie brutale. Mais que faisait-il là ? N'était-il guère conscient qu'il restait sous la pluie, trempé jusqu'aux os ?
- Dave !
Le jeune loup tourna légèrement la tête, et semblait me regarder, pour finalement regarder à nouveau devant lui.
- Dave ! Rentre dans la tanière !
Mais il ne réagissait pas à ce que je lui disais. Soudain, je crus le voir parcouru d'un frisson, et ce fut à ce moment que je décidai de venir à lui.
- Ça suffit maintenant, rentre.
Me positionnant devant lui, je le poussais doucement avec mes pattes pour le faire rentrer dans la tanière. Je n'eus guère de mal à le faire, mais c'est dès lors que je vis son visage devenir aussi triste que jamais que j'en était le plus étonné. Il se coucha à terre, l'eau coulant de sa fourrure.
- Qu'est-ce qui t'a prit de rester dehors par ce temps ?
Ses oreilles se baissèrent. Pourquoi me faisais-je autant de soucis pour lui ? Pourquoi son visage aussi mélancolique ne me laissait guère de marbre ? Puis enfin, il parla, laissant faire entendre le son de sa voix. Enfin il s'exprimait.
- Il y a 4 mois... j'étais...
Voulait-il parler ? Si c'était le cas, je pense que je me moquais dans un sens de ce qu'il pouvait bien me dire. Mais dans un autre sens, mon instinct m'ordonnait de l'écouter, d'avoir de la compassion pour lui. Soudainement, sur mon visage s'esquissa un petit sourire destiné à le rassurer... sans que je ne m'en rende compte. Je m'avançais vers lui, mes pattes semblaient contrôler le reste de mon corps, même si je savais que cela était volontaire. Je levai ma patte avant-droite, et caressait doucement la tête du louvard avec. Sûrement un geste qui était excessive alors qu'il n'était rien en particulier pour moi...
- Mon frère et moi,nous étions dans la forêt située juste avant ces montagnes. Un chasseur nous a pourchassé, et soudain, il y a eu un incendie. Nous étions pris au piège, et la chasseur a... il a tiré... et mon frère... Lui et mon père...
Il y avait quatre mois... un incendie... dans la forêt. Mon fils... il était là bas.
Je ne savais que faire, mon corps s'était figé à peine avais-je enlevé ma patte de sa tête. Mes yeux étaient grands ouverts, les larmes allaient me monter aux yeux, mais je ne voulais pas pleurer. Depuis déjà quatre mois, je pleurais sur mon sort, sur le fait que je pensais mon fils mort. J'étais impuissant, regardant mon fils encerclé par les flammes et lui criait de sauter pour pouvoir s'enfuir. Lui qui criait "Papa, papa !". Lui qui était ma seule raison de vivre. Ce louvard, couché au sol devant moi, avait alors un lien funèbre avec moi. Je le voyais cligner des yeux pour laisser couler une larme, doucement sur son museau. Il grelotta de froid, toujours trempé. Je n'aurais jamais pensé que finalement, j'allais reprendre mes esprits. Je me mis couché contre lui pour tenter de le réchauffer, puis déposai mon cou sur sa tête pour la chaleur aussi... après avoir tout de même hésité à le faire.
Je pris une voix qui lui serait peut-être rassurante, d'un ton doux et d'un son un peu faible.
- Allez gamin... c'est du passé.
Un désir de protection, comme un sentiment qui serait à la limite du paternel. Le fait de vouloir que mon fils revienne, de pouvoir continuer à le voir grandir... mais finalement de voir ce jeune loup au pelage blanc et rouge, présent lors de l'incendie. Un jeune loup de l'âge de Barrow qui n'avait rien ou personne à qui se rattacher.
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Flitzalys
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Sujet du message: Re: L'aube dans la nuit Posté: 10 Mar 2011, 03:33 |
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| Nouveau Fan |
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Enregistré le: 30 Nov 2010, 10:12 Messages: 164
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Voici la suite, étant très motivé et assez inspiré, je laisse faire ma plume  ( Si vous le désirez, vous pouvez lire cette suite avec cette musique  ) ------------------------ Je ne sais guère combien de minutes passèrent, mais je ne l'entendais plus parler. Je n'entendais que sa respiration, et le fait qu'il arrêtait de grelotter me rassurait. M'enlevant doucement de lui, je constatai qu'il s'était endormit. Ses yeux fermés laissaient passer des larmes, ne coulant plus sur son museau. Avec ma patte droite je me contentais de les sécher. Je remarquai aussi que la pluie avait cessée de tomber. Nous étions encore en pleine après-midi, et le temps pour moi semblait ne jamais passer. Dave dormait toujours, et il me paraissait absurde de le réveiller, simplement parce que je voulais rejoindre Nome au plus vite. Il est vrai que ma vengeance était imminente, mais pouvait-elle patienter ? Je me remettait doucement en question. Et si ma vengeance ne serait que vaine ? Qu'allais-je faire, maintenant que Dave était avec moi ? Allais-je lui faire vivre l'enfer, une fois arrivé là bas, allait-il assister à cela ? Mais mon désir de vengeance était trop profond, trop ardant. Je fermai soudainement mes yeux, me secouant brusquement la tête. C'était décidé : je devais m'en aller, partir loin d'ici, ne pas rester avec ce loup si jeune. Je ne pouvais rien lui apporter, pas une seule once de sentiment paternel, d'un tuteur... rien. Je venais de lui faire rappeler de mauvais souvenirs, tout ça par curiosité. Quel genre de père ferait cela ? Je fis un pas, puis un second, et enfin un autre...
Soudain, de petits gémissements sourds déchirèrent le silence, et je me retournai par surprise. Le visage de ce louveteau semblait comme agressé, comme si le loup était oppressé à l'intérieur même de ses rêves. Si l'on pourrait appeler cela des rêves... dans son cas, ces derniers ne seraient que des cauchemars.
En réalité, je le savais, je ne voulais pas rester avec lui pour la raison suivante : j'avais peur de l'avenir, de ce que le destin me réserverait si par malheur je venais à prendre Dave sous mon aile. Perdre une autre personne dans ma vie ne ferait que renforcer ma vengeance et ma haine, elle me pousserait à ne plus rien attendre de la vie. Attendre quelque chose de la vie ? Mais attendre quoi ? Ne m'a-t-elle point déjà enlevé ce qui m 'était le plus cher à mes yeux ? Je le vois, ce fait que l'on appelle le destin. Il sourit en me voyant, il sait ce qui va arriver à l'avance, il se joue de moi afin de me plonger dans le désespoir éternel.
Ce loup... avait-il besoin de moi ? En effet, il semblait être l'aube dans la nuit, le phare qui pouvait éclairer mon chemin.
Finalement, je me collai de nouveau à lui, me couchant sur le sol. En observant son visage, je pus remarquer qu'il prit une expression plus neutre lorsque je m'étais couché auprès de lui. C'est alors que pensant qu'il était dans un profond sommeil, je parlais seul d'une voix faible.
- Barrow... comment pourrais-je l'aider en quoi que ce soit ? Moi qui était si impuissant lorsque tu étais encerclé par les flammes dans cet incendie... il y a quatre mois. Dis le moi.
Mais mon entêtement ne s'en arrêtait pas là, et c'est ainsi que je me relevai pour finalement quitter la tanière. Avant de partir, je ressentais le besoin d'exprimer un dernier mot à ce louvard.
- Je suis désolé, gamin. Avec moi, tu n'as rien à y gagner.
J'enchaînais de petits pas pour finalement me retrouver à l'extérieur. Le soir venait de tomber, les étoiles commençaient à briller haut dans la ciel, la lune brillait doucement de son plus beau clair de lune. L'envie de hurler ne m'y prenais pas... voilà deux nuits que je n'exprimais guère mon chagrin à cette lune qui me paraissait si moqueuse. Je m'éloignais petit à petit, marchant à une douce allure. Ce fut comme si je ne voulais pas partir. Voilà que je m'étais sûrement attaché à cet individu... Quel genre de protecteur aurais-je pu être ? Certainement pas celui qu'il faut, j'en suis sûr.
Mais alors que je marchais en direction du pied de la montagne, pour partir vers Nome, j'entendis un cri m'étant destiné.
- Flitzalys !
Bien que je m'étais arrêté à ce cri, je ne m'en retournais pas pour autant. Peut-être n'avais-je pas le courage de le regarder en face ? Puis je tentais de reprendre la route, mais Dave ne s'avouait point vaincu.
- Ne partez pas !
Je me retournais enfin, le regardant dans les yeux.
- Tu n'as rien à faire avec moi, tu n'as rien à y gagner. J'ai été stupide de croire que tu pourrais rester avec moi. Je n'ai déjà pas été capable d'être un protecteur digne de ce nom.
Tournant les talons, je fis de nouveau quelques petits pas. Le jeune loup, en revanche, tenta de me rattraper.
- Je vous ai entendu, tout à l'heure. Je suis sûr que Barrow aurait aimé que -
Sur le moment, le fait d'avoir entendu le nom de mon fils me fit retourner, pour fusiller Dave du regard. Mon visage prit un air agressif, et je ne pouvais que crier.
- Ne parle plus jamais de mon fils ! Compris ? J'en ai déjà trop dit. Trouve toi une meute, vis ta vie ! C'est la dernière fois que tu me verras.
Je ne lui laissais guère le temps de répondre, et s'il l'aurait fait, je ne l'aurais pas écouté. Je m'en allais, certainement loin, même si en réalité je n'avais parcouru que quelques centaines de mètres. J'étais partit. Je ne l'entendais plus. Je ne le voyais plus.
Finalement, ce lever de soleil que je pensais trouver dans ma vie n'était qu'une aube éphémère, une aube naissante qui aurait pu apporter le jour en moi.
Une aube que je pensais être celle dans la nuit... où plutôt l'aube dans ma nuit.------------------------ N'hésitez surtout pas à critiquer, les points négatives comme les points positifs, cela ne pourra que me faire progresser 
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Flitzalys
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Sujet du message: Re: L'aube dans la nuit Posté: 11 Mar 2011, 17:57 |
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Enregistré le: 30 Nov 2010, 10:12 Messages: 164
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Ne t'en fais pas, Flitz' ne va pas le laisser  Très belle musique, en passant ! Voilà la suite ! ------------------------ Voilà que je me retrouvais à nouveau seul. Non, je ne me lamentais pas, je l'avais choisit. Je pense que c'était mieux pour lui, comme pour moi. Pourtant, je ne restais guère seul très longtemps : dans la nuit noire éclairée par le clair de lune, un hurlement de loup déchira le silence. Je ne pouvais pas savoir de qui était ce hurlement. Serait-il de Dave ? Impossible de le prédire, je ne l'avais jamais entendu hurler. Et après tout, pourquoi un hurlement devrait-il m'intriguer ? C'est ainsi que je reprenais ma route, et à peine avais-je fait quelques pas qu'un autre hurlement s'imposa dans le silence de la nuit. C'est par curiosité que je choisis d'aller jeter un œil à l'endroit d'où il venait... rien d'autre. Par curiosité.... Oui c'est cela...
Courant je pense quelques centaines de mètres, je crus entendre quelqu'un parler, peut-être même plusieurs personnes. En réalisant bien où je venais, je constatai que je venais de revenir sur mes pas, près de la tanière où j'avais laissé le louvard. Me cachant d'abord derrière un rocher, je jetai un regard vers l'intérieur de la tanière. Là, dans cet endroit abrité, il y avait deux loups qui m'étaient totalement inconnus. Un sourire mesquin s'esquissait sur leur visage, des rires sortaient de leur gorge. En tentant de mieux voir alors que cette nuit noire ne m'avantageait pas, je crus voir une silhouette au sol. Le clair de lune semblait être de mon côté, et c'est alors qu'il éclaira davantage les lieux. Dans ce clair de lune, je pus distinguer cette silhouette.
Un loup couché sur le flanc à même le sol, les oreilles baissées. Son pelage était d'un blanc aussi pur que la neige, et d'un rouge écarlate et vif. Il semblait avoir de multiples plaies, des morsures de loups. Oui, c'était bien lui, c'était bien Dave. Et deux loups le plaquaient au sol avec leurs pattes pour l'assaillir de coups avec ces dernières. Il ne réagissait pas, il paraissait inconscient. Ce que je voyais me mettait hors de moi, et en le regardant au sol criblé de coups, je ne pouvais m'empêcher d'imaginer sa souffrance et ce qu'il vivait. Mes griffes sortirent de mes pattes, mes crocs se serraient, un grognement sourd se provoquait au fond de ma gorge. Je ne pouvais guère le regarder davantage, en le voyant se faire massacrer par ses imbéciles, et je ne cherchais pas à me poser des questions. Par ma faute je l'avais laissé seul, dans la nature, et voilà où cela l'a mené. C'est alors qu'animé d'une rage puissante, je sortais de ma cachette pour bondir sur au moins un des deux loups. Il me paraissait plus judicieux d'en finir avec eux, de ne point chercher à distinguer le bien du mal, le vrai du faux. Je l'attrapais au cou avec mes crocs, et n'hésitai pas à serrer davantage, jusqu'à le vider de ce liquide vital d'un rouge profond. Pris par surprise, le second loup encore vivant semblait figé, jusqu'à ce qu'il montra les crocs.
- Comment oses-tu venir de la sorte dans ma tanière ?! me demanda-t-il.
Alors que j'étais sur le point de lui répondre, j'entendis quelqu'un derrière moi qui m'appelais. "Flitzalys" me disait le louvard, avec une voix très faible. Il venait certainement de reprendre connaissance, et c'est alors que je tournai ma tête pour le regarder.
- Dave ! Je suis là, tu n'as rien -
Une erreur que celle de baisser ma garde alors que l'autre loup était encore là. Ce dernier bondit sur moi en mordant mon dos. En retombant dans une roulade et un cri, je pu réussir avec du mal à mordre celui-ci au cou, tout comme je l'avais fait avec son compagnon.
Deux corps, deux loups inanimés sur le sol. Deux autres loups, dont un blessé, au pelage blanc et rouge, sur le sol... et moi, simplement blessé au dos, rempli d'une rage méprisable. Je me relevai avec quelques difficultés, mais je savais que je n'avais rien de grave. Après tout, l'important n'était pas moi. Soudain, je regardai le louvard, toujours étalé au sol. Avec précipitation, je me rapprochai de lui, caressant sa tête avec mon museau. Je sentais qu'il voulait tenter de se relever, et pour l'en empêcher, je décidai de mettre une partie de mon corps sur son dos.
- Non ne bouge pas, reste tranquille. Je suis désolé, je n'aurais pas du te laisser tout seul ! Tes blessures ne sont pas mortelles, mais... je...
Je ne m'attendais guère à ce qu'un vague sourire s'esquisse sur son visage. Je vis ses yeux d'émeraude me regarder et laisser passer de fines larmes chaude pour les faire couler sur son museau. Le voir dans un tel état me mettait hors de moi, je m'en voulais tout particulièrement. Quel genre de loup étais-je devenu pour faire passer mes intérêts avant l'aide que j'aurais pu donner à un autre loup ? Quel genre d'individu étais-je pour être si égoïste et si amer ?
- Je suis... désolé. A cause de moi vous êtes revenu alors que je suis un... un fardeau.
Pour la première fois, en sa présence, une larme perla sur le coin d'un de mes yeux. Je tournai soudainement ma tête vers le côté. Je pense que si je ne l'avais pas fait, je me serais mis à pleurer devant lui. Aussi pathétique que j'étais, aussi fautif et égoïste... Finalement, je regardai à nouveau le louvard et lui sourit pour ensuite déposer ma gorge sur sa tête.
- Je crois qu'on peut arrêter avec le vouvoiement, tu ne crois pas ? lui dis-je dans un petit rire sensé le détendre un peu. Repose toi, demain sera sûrement une journée bien chargée. Quand tu te réveilleras, tu ne seras pas seul... je serais là.
C'est ainsi que la nuit passa dans un silence ténébreux, mais tout aussi berçant. Un calme comme je n'avais jamais ressentit, l'absence de tout son qui apaisait. Alors que le louvard s'était déjà endormit au début de la nuit, j'hésitais à fermer les yeux, ayant peur qu'à mon réveil il ne soit guère dans la tanière. Après tout, je lui avais promis qu'il ne serait plus seul. Pourtant, en le regardant dormir profondément, mes yeux se fermèrent tout de même, m'indiquant que j'avais besoin de repos. Le matin se leva donc avec cet astre de lumière et de chaleur, illuminant les environs de ses rayons. Ce fut tout d'abord le loup de plus petite taille qui se réveilla, et qui, par le fait de bouger de peu, me sortit de mon sommeil. Me relevant sur le coup, je ne l'empêchais plus de se relever à son tour, n'étant plus forcé à rester au sol. Je l'observais qui se frottais les yeux avec ses pattes sans rien dire. Moi-même je me contentais de le regarder, je ne pouvais parler. Aucun mot ne me venait, aucun sujet aboutissant à une discussion ne semblait me traverser l'esprit. Je ne savais comment l'aborder de si bon matin. Par "chance", si le mot semble bien choisit, un bruit sourd se fit entendre, comme un ventre demandant de quoi être rassasié. En effet, il n'aurait guère fallut de temps pour comprendre que Dave avait faim. Le louvard me jeta un regard fuyant, ses oreilles se baissant un peu. C'est alors que je m'avançais vers lui.
- Flitzalys ? - Allez viens. Il est temps d'aller chasser, tu dois te dégourdir les pattes.
Le jeune loup se releva, avec un peu de difficultés certes, mais en étant déjà mieux en forme. Nous sortîmes donc de la tanière en s'éloignant un peu dans les montagnes. Il marchait derrière moi, et si je ne savais guère qu'il était là, sans doute n'aurais-je jamais sentit sa présence. Il était discret, ne parlant pas... et pour tout vous dire, moi non plus. Nous continuions à marcher, et sans m'en rendre compte, nous venions de remonter la rivière, celle où j'avais pris les poissons la veille. Bien que les proies que nous souhaitions étaient plus loin, je décidai de marquer un petit moment de pause, en me retournant vers le louvard. Je lui fis simplement un signe de la tête et m'avançais vers cette rivière.
- En attendant, pêche un ou deux poissons, cela te redonnera quelques forces.
Soudain, une voix déchira un petit silence, venant d'un petit peu plus loin.
- Flitz' !
Je me retournai légèrement, et pouvait apercevoir un autre loup. Son pelage était d'un noir profond et d'un blanc aussi pur que la neige. Une description faite de bonnes paroles serait inutile, ce loup n'était qu'une créature banale... tout comme moi. Il s'avança vers moi.
- Mon vieil ami... cela fait bien longtemps. - Yukio. Que fais-tu ici ? - Je voudrais te parler, me répondit-il en regardant soudainement Dave. Il lui accorda un sourire. Tiens, je ne savais pas que tu avais un fils cadet ! Je suis Yukio, enchanté.
Le louvard n'osait pas vraiment regarder Yukio, son regard était fuyant, et pour éviter de rester sur le sujet du "fils", je décidai d'intervenir.
- Il s'appelle Dave. Je l'ai trouvé il n'y a pas longtemps dans une tanière, seul. Mais dis-moi, de quoi veux-tu me parler ? - Viens avec moi.
Je regardai Dave et l'encourageait à se nourrir un peu, le temps que je parlais avec Yukio. Il avait l'air de vouloir me suivre. Où pensait-il que je comptais aller ?
- Je serais tout près.
Je m'éloignais alors de quelques pas seulement avec Yukio. Seulement, je ne pouvais me douter que Dave entendrait, et à vrai dire, je n'y faisais guère attention. Le jeune loup écoutait alors tout en tentant de pêcher un poisson.
- Flitz'... je suis désolé pour Ba- - Que me veux-tu, exactement ? l'interrompis-je. - Ecoute moi, s'il te plaît. Je sais que perdre ton fils est la chose la plus dure que tu subit dans ta vie. Cela fait maintenant des semaines que je ne t'ai plus vu. Où comptes-tu aller ?
Je soupirais. Il était inévitable de parler de cela, et dans tous les cas, je pensais que rien ne m'empêcherais d'aller au bout de mon objectif. Le regard déterminé et le ton de voix sérieux, je lui répondis.
- Je vais à Nome. Ces humains doivent payer pour ce qu'ils ont fait.
Un silence s'installa en ce lieu. Dave venait d'arrêter sa pêche en m'entendant, et je le compris quand je n'entendais plus le son de l'eau éclaboussée. Mon ami me regarda, figé à sa place.
- Es-tu fou ? Si tu vas à Nome, les humains te tueront ! - Crois-tu que je ne le sais pas ? Oui, je me ferais tué, mais il y aura des pertes des deux côtés ! - Non ! N'y vas pas ! me cria une voix derrière moi... Dave.
Je me retournai subitement, lançant un regard froid et agressif au louvard.
- Ne te mêle pas de ça !
Après tout, j'avais ce choix de vengeance depuis tout ce temps. Je voulais le faire, et surtout, je n'en avais guère le choix. Je ne pouvais rester là, continuer de vivre sans venger mon fils, me venger de ces humains qui au final étaient aussi cruels les uns que les autres. Non, rien ne pourrait m'arrêter. Je plongeais déjà dans un abîme sans fin, il était trop tard. Le jeune loup baissa les oreilles, reculant à un pas. Pourtant, une part de "bonté" était encore en moi, et ce fut à cause d'elle que je me rendis compte que mon ton avec Dave n'était guère mérité. Mais la rancœur ne me laissait le temps de réagir du mieux que je pouvais. C'est alors que jetant un regard sombre à Yukio, je m'éloignais doucement. Mais le loup au pelage noir et blanc ne s'avouait pas vaincu, et tentait encore de me raisonner. A peine avait-il commencé une phrase que je me retournai pour l'interrompre, mais à son tour il fit la même chose.
- Et lui ! Tu as pensé à Dave ?!
A cet instant, mon corps se figea, et mes yeux s'ouvrirent grandement. Yudio reprit la parole.
- Vas-tu le laisser seul ? N'est-il donc rien pour toi ? - Si tu insinue que je pourrais l'adopter, alors sache que cela n'arrivera pas. Je n'ai rien d'un père ! - Mais peut-être que moi, je le veut ! répondit soudainement Dave, tout en s'avançant vers moi.
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Flitzalys
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Sujet du message: Re: L'aube dans la nuit Posté: 12 Mar 2011, 04:40 |
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En effet, et je ne pourrais jamais te remercier suffisamment pour ton soutien  Voilà la suite ! ---------------------- Je ne pouvais répondre à cela, et ce fut par réflexe que je décidai de fuir pour ne pas à avoir à répondre. Je bondis soudainement sur quelques rochers empilés pour prendre un peu de hauteur. Je voulais certainement me mettre à l'écart, avoir une réflexion sur ce comportement que j'avais et qui était plus que mesquin. C'est alors que Dave voulu me suivre en tentant de m'appeler, mais Yukio s'interposa devant le louvard.
- Laissez moi passer, sinon Flitzalys va - - Ne t'en fais pas, il ne partira pas. Reste ici et occupe toi ou joue dans la rivière si tu veux, je vais aller lui parler.
Après tout, Dave ne pouvait en faire autrement, et il s'avança vers la rivière et s'occupait à éclabousser l'eau avec sa patte. Yukio me rejoignit, tentant d'arrache-pied de me parler. Pendant ce temps, je regardai en bas ce louvard au visage triste se sentant certainement seul, et qui ne regardait que son reflet dans l'eau. Mon ami au pelage noir et blanc s'assit à côté de moi, et nous étions alors deux à surveiller le jeune loup. Je cru apercevoir Yukio me regarder longuement dans les yeux, et lorsque je voulais l'observer à mon tour, il tourna la tête.
- Ce regard que tu as, Flitz'... le même avec lequel tu regardais ton fils. - Non, tu te trompes. - Je te connais. J'ai vu Barrow naître, je l'ai vu grandir. Le jour même de sa naissance, tu avais ce regard. - C'est idiot. Mais lui... il n'est pas... - Le sang ne signifie pas tout, tu le sais. Regarde le. Il n'a peut-être que... 2 ans, ou peut-être moins ! Toi et moi savons de quoi il a besoin, et il semble avoir choisit. Tu le sais, peut-être même que tu le veux. Sur ce, j'ai aperçu des animaux à quelques mètres de là. Un moment de chasse vous rapprocherait. - Non merci, je ne suis pas d'humeur. Puis-je te demander un service ? Chasse un animal et donne le à Dave. Il n'a presque rien mangé hier, et j'ai peur qu'il - enfin... il a faim.
Je ne pouvais voir ce que Yukio pouvait alors faire, mais en réalité, il sourit en me regardant, cette parole confirmant que min instinct paternelle ne pouvait que refaire surface. C'est ainsi qu'il partit furtivement en quête d'une proie.
Je me tenais là, en hauteur, observant continuellement Dave sans jamais détourner le regard de lui. Ce dernier tentait de pêcher un poisson, mais en vain. Je le voyais tenter, encore et toujours. Quel rôle allait-il me confier ? Il me semblait évident que j'allais devoir remplir le rôle de père, mais aussi de mère. L'éducation, les valeurs morales... l'amour, et l'affection. Ces deux dernières choses sont similaires, mais autant fallait-il en connaître la signification. Et je le voyais, là, devant cette rivière, cessant finalement son activité après de longues minutes. Son visage ne changeait guère d'expression. Soudain, il tourna la tête et me lança un regard. Mais celui-ci semblait bien différent : il avait un espoir qui l'animait, des yeux brillants qui reflétaient un avenir qui pouvait lui être promis. Un sourire s'esquissa sur son visage... et il me regardait. Pourtant, en me voyant, cette expression nouvelle disparut de son visage, ses oreilles se baissèrent, et il observa à nouveau l'eau scintillante de la rivière. J'entendis subitement Yukio qui appelait Dave tout en s'avançant vers lui, un lièvre dans la gueule. A la vue du lièvre chassé, le louvard esquissa un grand sourire et se précipita donc sur la nourriture. En voyant ce sourire illuminer son visage, un même geste s'esquissa sur le mien.
Là, je sentis une toute petite chaleur sur mon museau, puis ensuite d'une façon brutale sur ma patte avant-droite. Un liquide transparent, chaud et salé, qui venait de couler sur mon museau pour tomber sur ma patte. La levant pour le regarder, je la voyais contenant une larme fugitive... tombée aussitôt que la nuit tombera sur le monde, aussitôt que l'aube viendra dans la nuit.
Il paraissait raisonnable que je descende pour rejoindre Dave et Yukio. De rocher en rocher je sautais et me retrouvais donc juste près d'eux. Je ne pouvais croiser le regard du jeune loup, et je me contentais de remercier Yukio pour la nourriture donnée à Dave.
- Merci, mon ami. - Ce n'est pas grand chose. Je te considère comme un frère tu le sais, dit il en regardant ensuite Dave. Ce sera toujours un plaisir de voir mon nouveau neveu.
Il adressa un sourire au jeune loup, et ce dernier semblait intrigué par ce que venait de dire mon ami. Je préférais ne pas y porter d'attention, bien que cette phrase raisonnait dans ma tête. Le loup partit pour une destination qui m'était inconnue, et nous étions alors seuls en ce domaine montagnard. Je regardai enfin Dave, lorsque celui ci semblait déterminé à me parler d'un sujet qui pourrait bel et bien être sensible.
- Alors tu... tu comptes y aller.
Il baissa les oreilles ainsi que la tête, et marcha dans une quelconque destination. Il pensait qu'effectivement je me rendrai à Nome, et ce ne fut pas faute de le penser. Je le laissais faire quelques pas, le regardant s'en aller doucement, marchant le long du bord de la rivière. Soudain, je courut en sa direction, et bondit dans la rivière juste à côté de lui. Une éclaboussure s'étendit un peu partout autour de lui, touchant donc le louvard. Ce dernier se retrouvait presque mouillé, tandis que je le regardais. Dans cette rivière, n'importe quel loup aurait la bonne taille pour y rester debout.
- Te voilà bien mouillé, gamin.
Je ne pouvais m'attendre à ce qu'il bondisse ensuite sur moi. Juste avant, son visage prit un air un peu confus, puis un sourire apparut. Nous fûmes renversés tous les deux dans l'eau. Je me relevai assez vite, et observai Dave qui mis un peu plus de temps à se remettre sur ses pattes. Nous ne pouvions guère rester dans cette rivière plus longtemps, et c'est en adressant un sourire à Dave que je retournai sur la terre ferme, accompagné par la suite du louvard.
- Allez, rentrons à la maison.
Alors que j'avais déjà enchaîné quelques pas, je pensais qu'il me suivait, mais je fus soudainement plaqué au sol. le loup adolescent se retrouva au dessus de moi, ses pattes avant sur mon dos pour m'empêcher de me relever. En le regardant, il semblait fier de cet "exploit", et se positionna finalement à côté de moi en se couchant partiellement sur le sol.
- Et tu es lâche, en plus ! Dave sourit encore une fois, puis décida finalement de prendre la parole. Son sourire disparut.
- Tu... pars... ?
Je soupirais simplement.
- Non, je ne partirais pas. Après tout, quel genre de... père... abandonnerait son enfant ?
Je ne me souviens pas de la raison qui m'avait poussé à dire cela. Sans doute avais-je enfin comprit, mais je ne m'en étais guère aperçut, véritablement. Le visage du louvard semblait s'illuminer, le temps avait l'air d'être figé. Ses yeux devinrent brillants, ses crocs se serraient et étaient à ma vue. Dans la précipitation, le louvard mit avec force - presque en donnant un coup de museau - sa tête sous la mienne, contre mon cou. Je l'entendais pleurer, mais je ne pouvais supporter l'entendre davantage.
- Arrête de - !
Son visage semblait aussi triste que jamais, mais à l'intérieur, il cachait une joie que jamais je ne pourrais décrire. Il caressait son museau sur mon cou. Devenir autoritaire et lui demander d'arrêter les pleurs ne changeraient rien, et cela ne ferait même qu'aggraver la situation. Je me taisais, sans dire un seul mots.
Je lui avais dit que... je resterais. Oui, que mon objectif d'atteindre Nome venait d'être abandonné. J'avais délaissé cette vengeance, cette occasion que j'avais de venger mon fils, de faire subir aux humains ce qu'ils m'avaient fait subir. Mais finalement, ce fut ma haine et ma satisfaction personnelle... que je laissais là. Puisqu'un nouveau départ semblait venir, je pensais avoir comprit que sans renouveau, il n'y avait guère d'aube dans la nuit.
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