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Salutations ! Voici donc ma première fiction sur Balto. Si le début plait, je continue et je la poste sur le site. Déjà, je vous déconseille de lire si vous êtes une âme sensible. ^^ Voilà, bonne lecture à vous, n'hésitez point à donner votre opinion, il m'aidera.
Poème d'ouverture
Un élan vers la mort
Il existe de ces royaumes où le Maître est mort né, Anéanti par son propre pouvoir avant d'avoir gouverné, Voyons donc lequel de nous s'en ira en une funeste chute.
Cela dit, nombre d'observations m'ont appris que la belle Mort, Qui ne se lasse point de sa suprématie, ouvre sa porte et est en essor, Ferme l'accès aux suicidaires, réduits à descendre ce qui n'a pas été gravis, Et c'est bien là l'image même de son humour, plaisanterie qui me rebute.
Le chétif convive, plutôt valet des cendres que joueur, est ravi, Mais déjà de longues ombres l'entourent, glissent, dansent, Il croit avoir atteint le sacre, tout prisonnier de sa transe.
Oh, mon âme esquisse soudain un éclat de crainte, Car je crois que dans cette attente, elle redoute un brasier, Et elle sait que bientôt, ce feu lui accordera une mortelle étreinte, Elle finira donc par dépérir, hurler à travers ces écharpes, comme un blessé rosier.
Fan Fiction : Rouge sur blanc, le sang sur la neige
Dans la nuit obscure et glacée du Nord, les silhouettes de nocturnes volatiles se découpent sur le fond sombre du firmament auréolé d'étoiles et couronné d'une lune. Les nuages dansaient dans ce sinistre ciel, entourant l'astre lunaire, et par instant, le voilait. De la neige tombait en abondance, comme si il y avait des confettis jetés par les moutons du ciel. Le cri strident d'une chouette retentit alors, sinistre et opressant. Après qu'il fut éteint, le vent redevint alors l'unique briseur de silence. Ce vent profond portait des menaces, annonçant une nouvelle tempête. Mais lorsque l'on souhaite sauver son existence, qu'il y eut tempête ou ouragan importait peu. Une ombre glissa sur le sol neigé avec magnificence, se déplaçant avec aisance, mais avec quelques craintes. Elle s'arrêta au centre d'une clairière et observa l'environnement.C'était un grand loup noir aux yeux jaunes, qui devait sûrement être un chef de meute. Son corps régulier, terminé par une queue longue et touffue, bénéficiait d'une musculature puissante, taillée pour l'endurance, la lutte. Le flanc gauche était dépourvu de pelage par endroits, révélant quelques blessures, qui n'empêchaient point le canidé d'avancer. Ses membres étaient de même bonne facture, en harmonie avec cette précision, cette puissance canine propre aux loups. La tête fine était couronnée de deux grandes oreilles et d'un museau expérimenté. Par instants, les yeux de l'animal lançaient des éclats angoissés, peints de l'angoisse caractéristique de l'être qui craint pour sa vie. Les babines retroussées dévoilaient d'imposants crocs, faits pour déchiqueter la chair, la réduire à l'état de pulpe sanglante. Mais il ne peut y avoir de puissance sans faiblesse. Le loup était dévoré par la soif, de cette soif qui obsède l'être, l'impose comme le sujet dominant, tant que la concentration devientt difficile. La bête en proie à cette obsession cherchait de quoi assouvir son désir, pour libérer sa conscience du poids considérable du besoin naturel. Un modeste point d'eau se présenta alors au chercheur, qui dès lors oublia toute prudence. Ses pattes le portèrent, il redevint ombre sur neige, contraste vivant sur un blanc inerte. La vue du petit ruisseau qui miroitait sous la houlette de la lune excita ses sens, il accélera de plus belle, avant de sauter pour passer un tronc d'arbre encombrant le chemin. Son élant fut brisé net, mouvement débuté avec pure précision réduit au ridicule. Il s'abattit avec violence sur le tronc, tué par une balle dans la tempe. Son sang s'unit à la neige en la caressant, il givra et devint ainsi qu'une triste relique. Des pieds humains foulèrent alors cette surface, qui émit un gémissement. Des bras s'avancèrent vers le cadavre, qui se retrouva sur de larges épaules. Puis l'humain disparut, indifférent. Et dans les buissons brûlaient deux yeux semblables à ceux du défunt, les yeux d'un autre loup. Ce regard empli de chagrin ne pouvait croire ce qui venait de se passer, un être entier ne le pouvait, et celui-ci savait que la nouvelle qu'il devait désormais annoncer à ses congénères allait plonger la meute dans un autre précipice. Il partit, prenant soin à ce que sa route diffère de celle du chasseur. Si il le rencontrait, il se ferait tuer, et il était trop faible pour se défendre. Mais qu'allait faire la louve alpha avec ses petits à venir, sans mâle ? Peut-être même que l'annonce de ce décès lui ôterait le peu de forces qui lui restait.. Voici plusieurs semaines que la meute cherchait de quoi se nourrir, un endroit où trouver refuge. Cependant, les proies étaient rares en cette période de famine. Les loups, pour certains d'entre eux, pensaient que se rapprocher géographiquement des humains leur offrirait éventuellement la possibilité de dérober des vivres et subsister. Ils avaient donc atteints quelques villages, à l'insu du reste de la meute errante, et ramenaient de la nourriture. Mais le couple dominant s'en aperçut et chassa les voleurs, amputant ainsi le groupe de plusieurs membres.
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