voila , avec mon amie on a commencée une nouvelle histoire, j'en ai écrit le début , j'aimerai juste savoir ce que vous en pensez ^^
Citation:
1
Tirant sa lourde valise de l’ascenseur, Katty fila vers la zone d’embarquement numéro 12, au vingtième étage du bâtiment .Le taxi l’attendais, conduit par un charmant jeune homme d’origine maghrébine . Fourrant sa valise dans le coffre du véhicule, elle s’engouffra vivement à l’arrière de l’engin.
_Où allons-nous, mademoiselle ?
_Conduisez-moi au spacio-port, ma navette décolle dans une heure et demie.
Le véhicule bleu décolla et descendit pour rejoindre les zones de circulations réglementaires qui se trouvaient quelques mètres plus bas. New Paris était une ville animée nuit et jours, telle une immense ruche s’étendant sur des centaines de kilomètres à la surface de la Lune dont elle était la capitale depuis presque deux cents ans. Les habitants vivaient entassés les uns sur les autres dans d’énormes bâtiments dont la plus part faisaient plusieurs centaines de mètres de haut. Rares étaient les gens qui avaient un jour touché le sol de New Paris, les immeubles géants constituant la ville étaient reliés entre eux par des rues suspendues, survolées par les voies de circulations aériennes réservées aux véhicules et qui fourmillaient de monde nuit et jour, quelle que soit l’heure. Bien sûr, cette ville aussi avait ses quartiers chics, ses banlieues et ses monuments, dont Luminous Eiffel, qui n’était autre qu’une sculpture de lumière représentant la Tour Eiffel grandeur nature. Toute la ville baignait dans une lumière bleue synthétique générée par la cloche protectrice entourant la cité. Ce faux ciel protégeait la ville des chutes de météorites et permettait de conserver l’oxygène. On recyclait le C02 pour le changer en O2, ce qui permettait d’avoir d’infinies réserves d’air. Depuis deux cents ans, les habitants de la cité lunaire respiraient le même air et se lavaient avec la même eau, une eau qui était déjà passée par tous les waters de la ville et qui finissait un jour dans votre verre.
Katty jeta un derniers coup d’œil au vieux trois-pièces qu’elle avait occupé pendant deux ans. C’était une jolie fille aux cheveux châtains ondulés et aux yeux noisette. Son visage au teint légèrement mat était piqueté de taches de rousseurs. Elle était plutôt grande et très élancée sur ses belles jambes. C’était une fille de vingt-deux ans, bien bâtie et tonique, intelligente et travailleuse qui poursuivait avec succès ses études scientifiques. Venant de finir une nouvelle année avec d’excellents résultats, elle était à présent en période de vacances pendant trois mois.
Katty se calla confortablement sans son siège et regarda le paysage défiler par la fenêtre. Lorsqu’on habitait à New Paris, mieux valait ne pas être claustrophobe. « Une vie de ver de terre » disait toujours la vieille Maniscalco, « tu passes ton temps à essayer de creuser ton trou sous cette espèce de cloche à fromage pourrie ». Madame Maniscalco était veuve et n’avait plus toute sa tête, cependant Katty s’était attachée à cette femme âgée, un peu bossue, presque chauve mais au regard pétillant. Elles habitaient le même étage et bavardaient souvent ensemble. Certaines personnes avaient peur de cette femme. On lui avait forgée une solide réputation de sorcière complètement folle. Les enfants ne passaient jamais devant sa porte et les adultes faisaient semblant de l’ignorer, comme si elle n’avait été qu’un vulgaire pot de fleur décorant le couloir. Mme Maniscalco passait une grande partie de ses journées devant la porte de son appartement à narguer les autres locataires de son rire de chèvre qu’on égorge.
_Ils sont tous dingues, dit-elle un jour à Katty, toujours enfermés dans leur petit monde. A force de vivre dans une grande boite leur cerveau commence à se liquéfier, ils fondent de l’intérieur ! C’est comme une plaque de chocolat laissée au soleil, à la fin t’as plus que le papier alu.
Elle rit. Katty savait que cette vieille dame n’avait plus toutes ses facultés mentales, cependant elle ne pouvait s’empêcher de penser qu’elle avait finalement raison. Elle-même attendait avec impatience le jour où elle pourrait retourner sur terre pour se changer les idées, juste une semaine. Elle avait de plus en plus de mal à supporter New Paris. Elle était sujette à des crises de claustrophobie de plus en plus fréquentes et violentes. Elle ne dormais plus la nuit et avait un mal fou à entrer dans les espaces clos. Monter dans un ascenseur était une épreuve pour elle. Parfois, en plein milieu de la journée, sa respiration se coupait et elle se mettait à suffoquer.
_Ca y est, se disait-elle en portant ses mains à sa gorge, le système d’aération ne marche plus, nous allons tous mourir asphyxiés !
C’était absurde, elle le savait, et ces crises ne duraient jamais plus de trois minutes mais la panique la gagnait à chaque fois, plus terrible à chaque crise.
_Si ça continue je vais finir à l’hôpital… ou à l’asile !
Ces crises devenaient une obsession, à fardeau plus lourd chaque jour. Se lever le matin pour affronter la réalité du quotidien était une épreuve pour Katty.
...