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daddus
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Sujet du message: Quelques écrits Posté: 09 Mar 2006, 21:54 |
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Enregistré le: 29 Jan 2006, 23:00 Messages: 518 Localisation: Une forêt parmis les quelques unes qui restent dans ce monde de moins en moins vert...
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Je ne savais pas vraiment où poster ça alors je l'ai mit ici? C'est le chapitre que j'ai envoyé à Editions Jeunesse il y a 2 ou 3 ans de cela. J'ai reçu un prix pour ça. J'ai promis de le publier alors le voici. Il est un peu long mais tout ceux qui l'ont lu l'on bien aimé. Si jamais ça gène, n'hésitait à me le dire. Et n'oubliez pas les commentaires ! Je suis ouverte aux critiques comme aux félicitations.
Pour le sondage, c'est en partie pour discuter sur l'écriture qui est un tout autre art que le dessin ! Et si jamais quelqu'un a un écrit à passer, qu'il le mette.
Le commencement
Dans un monde parmi ceux parallèles à celui des humains, vivait un vieil homme retirait de tout, au milieu d’une nature splendide et vivante. Un magicien au cœur tendre et aux pouvoirs étonnement puissants. Son lieu de repos était un manoir gigantesque sur lequel des feuilles et autres végétations avaient pris formes. Le lac, qui se trouvait à quelques kilomètres de là, reflétait la lumière du soleil et les bêtes vivant parmi cette verdure n’étaient pas bien ordinaires. Certaines possédaient des pouvoirs et d’autres avaient une apparence différente par rapport aux animaux du monde des humains. Malgré ça, elles ne cherchaient nullement la haine et la violence. Elles vivaient en harmonie et cela leur suffisait. D’ailleurs, elles profitèrent de cette journée de beau temps pour se dorer au soleil. C’est ça que le magicien admirait dans ce monde : la tranquillité et la sérénité. Par cette matinée enchanteresse, un Aigle aux plumes bleu jaunies survola la vallée du paradis. Haut comme il était, il pouvait tout admirait du sol. Des sortes d’onguligrades possédant un pelage de laine et plusieurs cornes galopaient dans les prés. D’autres petites créatures s’amusaient dans les arbres tandis que de plus grosses broutaient l’herbe fraîche et se rafraîchissaient dans l’eau pure. L’aigle continua son envolé lorsqu’un détail attira son attention. Il se posa sur un rocher en pic et regarda au loin. Une horde d’oiseaux et d’animaux s’échappaient des arbres et des vergers dans une zone ombreuse et maléfique. Là, se trouvait une chose noir et l’air y était comme aspirait. De la fumée verte et grise l’entourait tel un voile. L’aigle pointa la tête pour mieux regarder puis, fit demi-tour, déploya ses ailes et reprit son envol en s’éloignant des ténèbres.
Lothélia s’avança tranquillement jusqu’à la table de la petite terrasse à l’extérieur. Il bondit dessus, puis se mit en boule. Astaroth le suivit à son rythme. « - Je vois que tu savoures l’arrivée de l’été, dit le vieillard. - Pourquoi pas ? Répondit gentiment le louveteau. Il fait bien trop délicieux pour rester à l’intérieur. - C’est aussi mon avis… Tu n’es pas obligé de rester avec moi, tu sais. - Je n’ai pas envie d’aller rejoindre les autres. Je préfère rester avec vous. - Fais comme tu voudras. » Le vieillard s’installa à sa place habituelle tandis que Lothélia commença un petit roupillon dont lui seul avait le secret. Une légère et douce brise se fit sentir, venant rafraîchir l’air étouffé par la chaleur de la journée. Au même instant, un Dragon violet possédant une crinière dorsale blanche apparut dans le ciel et piqua droit vers le jardin. Puis, son long corps se courba et il longea la terre à quelques centimètres dans les airs. Ses pattes longues et fines se posèrent en délicatesse avec toute la grâce dont il disposait puis, il marcha jusqu’à son maître, traînant son long corps ondulatoire derrière lui. Le magicien tourna la tête et regarda la créature dans les yeux. « - Il y a un problème, dit le Dragon. - Que se passe-t-il ? Demanda le magicien. » Le regard du Dragon quitta celui d’Astaroth et il tourna la tête. « - Je comprends, dit le magicien d’un ton serein. Il est revenu. » Les yeux du Dragon se fermèrent et sa tête se pencha. Le vieillard se leva de sa chaise laissant Lothélia, toujours endormi sur la table. « - Rassemble les autres ici, ordonna Astaroth au Dragon. Mets-les au courant et ne bougeaient pas. Protégez les créatures de ses maléfices…Vas-y ! » Le Dragon obéit, reprit son envol mystique et s’éloigna dans les airs. Le vieillard saisit sa canne et s’éloigna à son tour, suivit discrètement de Lothélia qui avait tout entendu de la conversation.
Le Dragon se posa pas loin de là où une ronde de créatures toutes différentes les unes des autres prenaient le soleil près du lac d’un bleu intense. Une bicorne ailée à la crinière et à la queue enflammées s’approcha de lui : « - Qu’y a-t-il ? - Le maître veut que nous nous réunissions dans le jardin, dit le Dragon. - Pourquoi cela ? Demanda un grand Tigre blanc aux dents longues comme des couteaux. - Il est revenu… Allons-y. » Le Dragon prit de l’altitude et fit demi-tour. La bicorne allongea ses ailes qui s’enflammèrent d’un seul coup puis, s’envola à son tour. Le Tigre blanc se leva. A ses côtés, un grand Cerf noir l’imita et tous deux suivirent les volants tandis qu’une bulle d’eau prenait forme au-dessus du lac. Elle s’envola, elle aussi, et suivit la troupe. Alors que la Bicorne rejoignit le Dragon dans les airs, ils virent un arbre, beaucoup plus grand que les autres, à l’écorce mauve et aux feuilles brunâtres, marchant au sol. « - Dis-moi tout, dit l’animal ailé. - Fly l’a découvert un peu plus loin dans la vallée, répondit tranquillement le Dragon. Cervantès est revenu et ce n’est sûrement pas pour rien. - Et le Maître ? Où est-il ? - Il est parti à sa rencontre. - Nous devons le rejoindre ! - Non ! Il m’a demandé de nous conduire jusqu’au jardin et de protéger les autres des sortilèges du mal. Nous devons obéir, le maître sait se débrouiller seul. » Le Dragon prit soudainement de la vitesse. La bicorne garda son rythme en regardant la créature mystique s’éloigner devant elle. Une fois arrivées à destination, les êtres se regroupèrent et parlèrent entre eux. La bulle éclata et se transforma en une petite gamine à la peau bleue. Ses oreilles ressemblaient à des nageoires et elle portait un voile transparent sur ses courts cheveux, une robe aux couleurs de l’arc-en-ciel ainsi que des gants blancs en soie. La Bicorne s’avança devant la troupe et prit la parole. « - Il est revenu, hurla-t-elle, et notre maître est allé l’affronter. Nous avons l’ordre de rester ici pour défendre les autres. - Il est parti là-bas sans nous, interrompit le Tigre blanc. Nous devons nous battre aussi ! - Nous n’avons pas le droit d’y aller, rugit le Dragon. - Mais si ce sorcier est effectivement revenu dans notre monde, il est en danger. - Il nous a commandé que nous restions ici, alors on reste ici ! J’ai confiance en lui. » Des craquements attirèrent leur attention. L’Arbre géant arriva à son tour avec l’aigle bleu gigantesque aux plumes jaunie qui projetaient des étincelles électriques, perché dans ses branches. « - Vous en avez mis du temps, dit le Cerf. - Je suis venu dès que j’ai su, répondit l’Arbre. - Où est le Maître ? Demanda l’Aigle. - Il est là-bas, répondit furieusement la Bicorne. Fly, es-tu certain que c’était bien lui ? - Certes Flammes. Une sphère noire encerclée d’un brouillard verdâtre au milieu d’un endroit sans failles. Le mal en plein cœur du bien. » Le Tigre rugit si fort que sa voie raisonna au loin. « - Rejoignons le Maître ! - Il est plus prudent pour nous de rester ici, reprit l’Aigle. - Qu’est-ce que tu insinues ? - Il a raison, dit l’Arbre. Si Astaroth nous a demandé de rester ici, c’est pour notre sécurité. Alors arrête de t’énerver et attendons son retour. » La Bicorne effaça sa mine agressive qui fit place à une mine de désespoir. Le ciel bleu disparaissait peu à peu pour faire place à l’obscurité. La gamine bleue se réfugia contre l’arbre alors que le Dragon s’approcha délicatement de la Bicorne : « Ne crains rien. Il reviendra très vite et sans mal. » Un bruit de craquement se fit subitement entendre. Une brume grisâtre s’étala devant la troupe qui se plaça illico au garde à vous. Les yeux du Dragon s’illuminèrent et un voile de vent les entoura, barrant le passage à la brume. L’Arbre détendit bras et branches pour laisser sa noble coiffure de feuilles devenir un havre de sécurité pour les petites créatures de la région qui grimpaient le long de son écorce. Soudain, une épée rouillée traversa le voile, le fendant à l’endroit de son passage. Sous les yeux des gardiens, la brume s’estompa faisant place à une quinzaine de squelettes, vêtus de morceaux d’armures et de tissus, dans un état de mort-vivants assoiffés de sang. Le Dragon s’envola dans les airs accompagné de Flammes et de Fly. Dans un bond haut et majestueux, le Cerf noir créa une jungle de lianes, naissant à l’extrémité de ses pattes, qui ligota chaque soldat de l’armée du mal. Les derniers petits animaux réfugiés, l’Arbre s’éloigna de l’amas de cordes végétales lorsque celles-ci cédèrent. Les squelettes se jetèrent sur l’Arbre qui, de ses branches fines et puissantes, envoya quelques-unes des ossatures dans les airs. La fillette s’énerva et sa colère lui fit prendre une apparence d’une femme guerrière sous forme d’eau. D’un geste de la main, une chute d’eau se jeta sur les carcasses osseuses qui furent emportés par le courant. L’Arbre poursuivit son avancée, s’éloignant du manoir sous l’œil bienveillant de Flammes et Fly pendant que le Dragon et la fillette aidés du Tigre neutralisaient les derniers squelettes tenant encore en une pile d’os assemblés. Le premier les enferma dans une tornade, la deuxième les arrosa jusqu’à les briser et le dernier les gela entièrement. D’une distance éloignée, on pouvait contempler la bataille fulgurante de ces trois éléments contre le mal.
Non loin de la demeure, le vieillard se présenta face à ce fameux trou noir dans lequel l’air s’engouffrait. Lothélia arriva au pas du magicien et celui-ci lui conseilla de se tenir à l’écart de ce qu’il allait voir. Au même instant, une ombre sortit du trou noir. En s’éclaircissant, elle fit apparaître un personnage couvert d’une cape mauve à capuchon. Lorsqu’il découvrit son visage, ce fut un homme chauve qui apparut, différentes marques de couleur gribouillée sur la face, l’œil droit fermé et balafré. Il s’avança tranquillement en direction du magicien et, à chaque fois qu’il posait un pied sur l’herbe fraîche, celle-ci mourait. Il créa de cette façon une traînée de verdure desséchée. Le voyant se rapprocher, Lothélia prit refuge derrière son maître qui restait sur place sans être ni apeuré, ni découragé. « - Que viens-tu faire ici Cervantès ? Demanda le vieux magicien. - Moi, répondit Cervantès en sifflant, je ne fais que passer. » Il laissa échapper un rire narquois qui enragea Astaroth. « - Tu n’as rien à faire ici, dit-il d’un ton autoritaire. Vas-t-en ! - Allons, allons. Ne fais pas cette tête là. Je suis venu te proposer un pacte entre nous. - De quoi parles-tu ? - C’est simple. Le monde des humains n’est plus ce qu’il était, comprends-tu. Il est décadent et dépourvu totalement d’esprit. Que dirais-tu de l’envahir et de le gouverner avec moi, rien que nous deux. - N’y compte pas. - Je croyais que tu n’avais jamais éprouvé un quelconque intérêt pour eux. - C’est exact. Mais ton offre ne m’intéresse pas. - Ne dis pas n’importe quoi Astaroth. Je sais très bien que si nous unissons nos forces, nous pourrions facilement les dominer. J’ai justement une arme secrète qui j’ai spécialement créé pour l’occasion. - Je t’ai dit que cela ne m’intéressait pas ! » Cervantès se mit subitement en colère et une onde maléfique jaillit autour de lui sous la forme de flammes noires. « - Je te préviens, reprit-il. Je te laisse un mois pour réfléchir. Si dans un mois, tu ne te décides pas de me rejoindre pour la conquête du monde des humains, j’anéantirais le tien ainsi que toutes les créatures qui s’y abritent. Réfléchis bien Astaroth, le sort de plusieurs vies est entre tes mains. - Je ne crains pas tes menaces, dit sereinement le vieux magicien. - C’est ce que nous allons voir. » Le mage noir s’évapora alors dans un nuage de rire et de vapeur qui fut immédiatement aspiré par le trou noir qui s’éclipsa à son tour. La bataille des gardiens au loin s’arrêta brusquement avec la disparition définitive des squelettes qui n’avaient jamais cessé de se reconstituer. Le ciel redevint bleu et la verdure reprit sa couleur initiale grâce à la méditation d’Astaroth. Lothélia sortit de sa cachette et son maître le regarda dans les yeux. « - Tu n’as pas à te méfier de lui, dit-il. Il est peut-être terrifiant mais ça s’arrête là. - Vous ne le prenez pas au sérieux Maître ? Demanda le louveteau. » Le visage du magicien s’adoucit. « - Même s’il le faisait réellement, il ne pourrait jamais mettre en œuvre ses plans démoniaques. Ils sont bien trop près de l’échec que de la réussite. - Comment pouvez-vous le savoir ? - Je le sais, c’est tout. Allons rejoindre les autres, veux-tu ? - Je prends les devants. - Et moi je te suis. »
Les petits animaux avaient rejoint leur tanière suite à la réapparition du soleil. Les créatures d’Astaroth se tenaient toujours en ronde dans le jardin, impatientes de revoir leur maître après une lutte acharnée. Et dès qu’elles le virent apparaître pas loin d’eux, elles accoururent à sa rencontre. « - Maître, haleta la Bicorne, Maître, Maître ! Vous allez bien ? - Il ne vous a rien fait de mal, j’espère ? Questionna le Tigre. - Allons, allons. Calmez-vous, tout va bien. Cervantès est repartit dans son monde et la vie reprend son cours. Retournez à vos occupations et ne vous inquiétez de rien. Allez. » Les créatures ne demandèrent rien de plus et s’éloignèrent, l’une après l’autre, retournant près du grand lac, sachant que le danger avait disparut. A part eux, le Dragon et la Bicorne restèrent. Lothélia s’écarta du trio sous les regards indicatifs du magicien. Seules désormais, les deux créatures demandèrent des explications. « - Maître, commença le Dragon, vous auriez pus être blessé ou tué par ce sorcier noir. - Tatata, je ne suis pas assez naïf pour me jeter dans la gueule du loup. Et puis, en restant ici vous avez empêcher la mort d’innocents êtres vivants. - Oui mais, interrompit la Bicorne, nous sommes à vos côtés pour vous protéger, Maître…et nous serons toujours là. - Je le sais bien Flammes et j’en suis reconnaissant de pouvoir compter sur vous. Maintenant, je vais vous demander une faveur, à vous seuls. - Une faveur ? S’interrogea le Dragon. - Oui. Ne dites surtout rien aux autres, cela pourrait les stresser. Ne dites plus un seul mot et écoutez-moi bien… »
Les jours passèrent tout comme le temps. Même si l’été venait de s’installer, le passage de Cervantès avait détraqué quelque peu la météo. Ainsi, le dernier jour avant la fin du compte à rebours, la pluie avait fait son apparition. Durant la nuit, Lothélia venait d’être appelé par Astaroth dans son bureau. Celui-ci se trouvait devant la grande vitre de la pièce à contempler la drache qui ne se décidée pas à s’arrêter. Lorsque le louveteau s’approcha de lui, il prit la parole : « - Cette pluie a l’air tenace. - Très… Pourquoi avez-vous fait appel à moi Maître ? - Un changement va se produire, dit-il doucement. - Que voulez-vous dire Maître ? - Je suppose que tu as ressentis que cette pluie n’était pas ordinaire, mon cher Lothélia. Elle annonce la colère et l’arrivée de Cervantès. J’ai déjà pris les mesures qui s’imposent. - Je… je ne comprends pas… - Tu as été un compagnon fidèle et digne de l’être, Lothélia. Malheureusement, je me fais vieux et mes pouvoirs ne sont plus ce qu’ils étaient. C’est pour cela que j’ai demandé aux autres de trouver un refuge sûr. J’ai bien peur que…qu’une guerre va se produire. - Une guerre ?! - Je renonce à causer le mal sur le monde des humains. Même si c’est vrai qu’ils soient sauvages et meurtriers, la plupart des humains ne sombrent pas dans l’ombre et la violence. Certains ont un cœur et s’en servent pour servir le bien en essayant de repousser le mal. Je vais donc m’opposer à Cervantès pour la deuxième fois et me battre contre lui. - Pourquoi ??? Maître, ne faites pas ça ! - Je n’ai pas le choix. - Mais pourquoi ? Vous ne vous êtes jamais occupé du sort des humains auparavant. Pourquoi cela doit-il changer ? Dites-le-moi Maître, je vous en supplie ! - Tes questions trouveront bientôt les réponses que tu attends. Mais pour l’instant, il faut que je te mette à l’abri. » Il s’agenouilla face au louveteau, fouilla dans sa poche droite et tendit un cristal hexagonal à l’animal. Lothélia ne comprenait pas où il voulait en venir. « - Ce cristal est un fait de ma magie. Tu serras enfermé à l’intérieur pour ta sécurité et ceci pendant cinq cent ans. - Cinq cent ans… - Oui. Les autres créatures seront envoyées dans le monde des humains. Après la lutte qu’ils ont du entamer, j’ai peur qu’une nouvelle éclate et les fasse disparaître à jamais. Il n’y a que là qu’ils seront en sûreté pour l’instant. Les monstres des autres mondes risqueraient de les détruire. Mais avant, j’ai un service à te demander. - Un service ? - Oui. - Dites Maître et j’agirais ! - Te souviens-tu du Tunnel du Secret ? L’endroit dans lequel je t’emmenais très souvent. - Bien sûr. - Ce cristal n’est pas comme les autres. Il possède un champ protecteur spécial. Seul un individu possédant des pouvoirs et une âme assez pure pourra te libérer. Lorsque le délai de ton emprisonnement serra écoulé, le cristal se projettera dans le monde des humains, là où sont tes amis, permettant à ton délivreur de te trouver. Après ta libération, tu lui raconteras notre histoire, celle entre moi et Cervantès, l’existence du monde des merveilles, de mes créatures… et tu l’observeras pour constater s’il est digne ou non à recevoir mes pouvoirs. - A recevoir vos pouvoirs ??? Se questionna Lothélia, choqué des mots. - Exact. - Mais Maître… - Tais-toi. Ne dis rien et écoute. Il est vrai que j’ai toujours renié l’idée d’avoir un disciple mais l’instant est grave et je dois rectifier mon choix. Je risque de ne plus être et vous aurez besoin de quelqu’un qui puisse veiller sur vous et réciproquement. Donc, quand tu auras discuté avec ton libérateur, tu le mèneras au Tunnel des Secrets. Il serra accessible par la porte que l’impact du cristal sur le sol créera. Un grimoire serra posé sur l’autel ainsi que mon sceptre. Dans le grimoire se trouveront quatre perles contenant chacune un pouvoir élémentaire. Ce sera une épreuve de plus car s’il arrive à ouvrir le grimoire, il serra digne de mes pouvoirs sans nul doute. Il devra alors les serrait dans sa main et prononcer les mots suivants : « Je jure solennellement que mes actes futurs serviront le bien et rien que le bien ». Me suis-tu jusque là ? - Oui Maître. - Ensuite, tu deviendras son instructeur de magie. Tu lui apprendras l’histoire des mondes et de l’enchantement. Il serra sous ta responsabilité et devra accomplir sa mission. - Quelle mission, Maître ? - Comme je te l’ai expliqué, les autres créatures ne seront en sécurité qu’un court délai et il leur faudra un nouveau maître pour s’occuper d’eux. - Un…un nouveau…maître ?... - C’est pour cela que je lui laisserais mon sceptre. Lui seul pourra les maîtriser. Les créatures devront être enfermées dans des cartes pour leur garantir une totale sécurité… - Arrêtez ! Ça suffit ! Vous parlez comme si vous étiez déjà mort. C’est absurde ! » Lothélia, les larmes aux yeux, bondit sur le bureau, tournant le dos à Astaroth. Le vieux magicien s’avança doucement vers lui, s’assit dans son fauteuil, face au louveteau. « - Lothélia, dit-il tendrement. Je sais que tu tiens beaucoup à moi parce que je t’ai recueillit lorsque je t’ai découvert mourant au bord d’un lac. - Oui, gémit le louveteau. Et comme vous ne saviez pas comment retrouver ma famille, vous m’avez adopté et considéré comme un ami cher. - Oh mais tu es bien plus qu’un ami cher ! C’est pour cela que je veux te protéger des pouvoirs maléfiques de Cervantès. Comprends-moi… - Je vous comprends Maître. - Bien. Le jour va se lever… Il est temps. » Astaroth posa le cristal face au louveteau. Celui-ci baissa la tête, cachant son visage. Le magicien écarta les mains et ferma les yeux. Il marmonna une série de mots incompréhensibles et le cristal s’éleva dans les airs puis, Lohélia fut illuminé d’une lumière intense. Il s’éparpilla en étoiles qui finirent par pénétrer à l’intérieur du cristal, retombant dans les mains du magicien. Au même moment, le soleil montrait le bout de son nez. Astaroth sortit, le cristal en main et s’éloigna de sa demeure en direction d’un immense arbre, avec un tronc d’au moins quatre mètres de diamètre, fleurit de petites fleurettes rose. Là, l’attendait ces sept créatures : Zéphyr le Dragon, Balafré le Tigre blanc, Flammes la Bicorne, Fly l’Aigle, Arbuste l’Arbre vivant, Océane la fillette à la peau bleue, et Forest le Cerf noir. Ensemble, ils s’approchèrent du vieillard qui les embrassa avant que ceux-ci ne quittent leur monde. Après cela, le magicien posa sa main sur le tronc de l’arbre fleurit et créa une cavité lumineuse dans laquelle les créatures s’infiltrèrent l’une après l’autre tandis que le cristal entra en lévitation et se précipita vers le ciel. Zéphyr hésita avant de franchir le passage. Il détourna son regard et le posa sur le magicien. Celui-ci lui sourit et lui demanda d’avoir foi en l’avenir. Le Dragon fit une triste mine, quitta son maître des yeux et se précipita vers les trou lumineux qui rétrécissait par la suite jusqu’à disparaître complètement. Astaroth resta seul un long moment avant que le mal ne décide à agir. Le ciel devint sombre d’un seul coup et un énorme trou noir fit son apparition dans lequel Cervantès se révéla. Un vent terriblement glacial et puissant se leva comme par magie. Le sorcier noir se montra face à son adversaire et jeta sa cape en arrière, dévoilant sa tunique de diverses couleurs pâles et ses mains recouvertes d’un gant noir et sale. « - Alors ? Dit-il en continuant de siffler. J’attends ta réponse. Veux-tu te rallier à moi ou persisteras-tu à t’opposer à mes pouvoirs sataniques ? - Je refuse de collaborer avec toi Cervantès ! Tu es et tu resteras un mage noir, bras droit du Diable ! Les humains ne nous ont rien fait pour que tu puisses les détruire. Je ne peux tolérer un tel acte immoral ! - Comme tu voudras ! » Tous deux furent subitement enveloppé d’une énergie puissante et repoussante à la fois. Elles grandirent et prirent la même intensité jusqu’à s’entre choquer. Les étincelles s’éparpillèrent et les arbres qui furent touchés partirent immédiatement en fumée. Des nuages s’épaissirent et couvrirent tout le ciel du monde entier qui devint noir et un orage éclata. Les éclairs raisonnèrent comme des coups de canons robustes. La terre commença à trembler, les arbres se déracinèrent, les meubles et tableaux du manoir au loin tombèrent et se brisèrent en mille morceaux. Les deux énergies ne cessèrent d’augmenter en puissance. C’est alors qu’une sphère électrique prit forme. Elle grossissait, grossissait…Les grondements de l’orage entrèrent en contact avec cette sphère qui s’illumina intensément et finit engendrer une effroyable explosion. Au même moment, le cristal traversa le ciel sombre, poussée par l’onde de choc, et termina sa course par une évaporation…
Dans une autre dimension, là où la région est sombre, sans végétation ni vie, une ombre ailée traversa le désert noir dans une envolée gracieuse et rapide. Elle se posa dans une entrée d’un vieux château en ruines et pénétra à l’intérieur de la demeure après avoir replier ses ailes de dragon. Dans la plus haute tour se trouvait un globe en verre dans lequel gisait un énorme œuf en lévitation. Il était de couleur vert grisâtre et plus rond qu’ovale, presque comme un ballon. L’ombre ailée brisa la protection d’un coup de poing et enleva l’œuf avec ses mains de doigts fins et crochus. Par la suite, elle reprit son envol et repartit par où elle était arrivée en s’éloignant de plus en plus du château en ruines qui disparut comme par magie au moment même où le maître des lieux rendu l’âme. L’ombre ailée continua son envol à travers les anneaux dimensionnels jusqu’à se retrouver dans un endroit illuminé où des tas de montagnes, toutes différentes les unes de autres, se dressaient telles des statues de pierres lumineuses. Elle s’arrêta, se posa dans une région rocheuse et s’approcha d’une grotte entourée de fil barbelé. D’une seule pression de sa main, elle réussit à se faire un passage jusqu’à l’entrée et pénétra à l’intérieur en laissant une traînée de sang noir coulant de sa main, bouillonnant de haine et de violence.
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Kaltagirl
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Sujet du message: Posté: 09 Mar 2006, 21:59 |
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| Animation Source fan! |
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Enregistré le: 01 Sep 2004, 11:25 Messages: 3447 Localisation: à côté de l'arbre (dino comprendra)
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je n'ai lu que la moitié pour le moment mais franchement j'aime bien !
 ça me rapelle ce que j'écris , sauf que chez nous c'est un bébé dragon et un loup adulte 
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Loubatas
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Sujet du message: Posté: 09 Mar 2006, 22:14 |
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| Bien connu |
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Enregistré le: 26 Nov 2005, 20:46 Messages: 1306 Localisation: Sur la route...
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Je n'ai pas le temps de tout lire, mais c'est super ce que tu écris.
Par contre, à part que c'est du fantastique, ça n'a rien à voir avec ce que j'écris moi 
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Loubatas
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Sujet du message: Posté: 10 Mar 2006, 18:40 |
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| Bien connu |
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Enregistré le: 26 Nov 2005, 20:46 Messages: 1306 Localisation: Sur la route...
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Je viens de finir ton récit, je voulais savoir, tu n'as pas une suite ?
Où peut-être qu'on peut l'acheter non ?
Mes écrits, je veux bien, ça ne gêne pas que je les mettes là, ou c'est seulement les tiens ? 
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Loubatas
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Sujet du message: Posté: 10 Mar 2006, 19:01 |
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| Bien connu |
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Enregistré le: 26 Nov 2005, 20:46 Messages: 1306 Localisation: Sur la route...
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Mouis, je m'en doutais...
De toute manière, je crois que je ferais un sujet spécial car c'est un peu long
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Jeylake
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Sujet du message: Posté: 10 Mar 2006, 19:25 |
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| Bien connu |
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Enregistré le: 08 Sep 2005, 11:53 Messages: 1059 Localisation: Entre l'Océan et la Terre
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J'écris beaucoup aussi mais c'est de la science-fiction  Et tout le monde n'aime pas ce genre de récit!
le tient à l'air pas mal en tout cas!! (j'ai pas encore tout lu  )
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daddus
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Sujet du message: Posté: 11 Mar 2006, 00:47 |
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| Résident |
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Enregistré le: 29 Jan 2006, 23:00 Messages: 518 Localisation: Une forêt parmis les quelques unes qui restent dans ce monde de moins en moins vert...
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Tous les récits sont acceptés ! Que ce soit romance, fantaisy, science-fiction... C'est fait exprès pour partager nos goûts en littératre et nos inspiration les plus profondes.
Pour mieux s'y retrouver, on va faire comme ça :
Nom (en majuscule):.....
Titre :.... (suivit d'un chiffre si c'est une suite (2,5,10,...))
Histoire :....(en italique pour faire la différence avec le texto)
(Si possible un petit résumé du début si c'est une suite pour nous remettre ds le bain  )
RAPPEL : TOUS LES ECRITS SONT ACCEPTEES !!!
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Modifié en dernier par daddus le 11 Mar 2006, 00:52, modifié 1 fois.
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daddus
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Sujet du message: Posté: 11 Mar 2006, 00:52 |
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| Résident |
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Enregistré le: 29 Jan 2006, 23:00 Messages: 518 Localisation: Une forêt parmis les quelques unes qui restent dans ce monde de moins en moins vert...
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Un exemple : Voilà un passage que j'ai rédigé durant mes heures d'études à l'école la semaine passée. Il est plus court que mon chapitre et me plaît assez bien
Nom : DADDUS
Titre : Un étranger pas comme les autres...
Histoire :
… Cette étrange créature paraissait fatigué et ne tenait quasi pas debout. Après qu’il se soit assis, Hélène le quitta un instant pour se rendre à la cuisine. Lucky montait la garde dans le couloir pendant son absence, au cas où Victor ou Emma se réveillerait. Heureusement qu’Emma rangeait au frais les restes des repas précédents. Hélène pu récupérer les steaks du soir ainsi qu’un petit plat de patates, et emporta le tout. De retour dans sa chambre, la créature venait de s’assoupir de fatigue sur le côté gauche du lit de la jeune fille. « Encore heureux qu’il ne ronfle pas ! » Pensa-t-elle pour elle-même. Elle déposa le plateau qu’elle tenait sur son bureau, fit revenir Lucky d’un seul appel et s’assit dans le fauteuil entre l’âtre et le bureau, le regard fixe sur le monstre. Il n’était pas déjà deux heures du matin que seul Lucky avait trouvé le sommeil sur le tapis devant la cheminée qui rendait peu à peu l’âme. La lampe de chevet, toujours allumé, projetait une faible lueur dans toute la pièce. Hélène penchait la tête d’un côté en regardant l’étranger, puis de l’autre en souriant, sans le quitter des yeux. Il lui tournait le dos. Elle pouvait contempler ses ailes qui recouvraient son corps comme un drap. Hélène se leva et s’approcha doucement de l’âtre qui finit par s’éteindre, le bois totalement consumé. La créature remua alors quelque peu. Ce qui attira l’attention de la jeune fille. Celle-ci, sans précipitation, s’avança vers son lit et s’allongea délicatement face à l’étranger pour ne pas le brusquer. Cinq centimètres seulement séparaient leurs visages. Elle admirait ses yeux clos et sa mine animale. Elle tenta de plonger sa main dans sa longue chevelure blanchâtre mais s’y désista. Finalement, elle saisit une mèche et la fit tourner autour de son index. Quelle douceur… Elle aurait juré toucher de la fourrure de lapin ou quelque chose dans le genre. Les yeux du monstre s’ouvrirent aussitôt, croisant le regard de Hélène. Elle fut surprise sur le coup et voulut lâcher prise, croyant le déranger. Mais lisant son regard, elle ne vit rien de méchant, d’agressif. Bien au contraire. Ce regard avait un elle-ne-savait-quoi… de pacifique, de compassion qui voulait sans doute dire : « Je suis inoffensif malgré mon apparence ». Mais qui était-il ? Il avait presque une silhouette humaine et pourtant, semblait relever plus d’une caractéristique animale. Quand a ses ailes… Hélène ressentait un toucher particulier en caressant du bout des doigts la chair qui l’aidait à voler. Elle la comparer à du velours. Avec légèreté, elle parcourait maintenant les contours du visage de cet être mi-humain, mi-bête. L’étranger ne faisait rien pour l’empêcher. Cela paraissait lui plaire et l’effrayer un peu en même temps. Il suivait la main de Hélène de ses yeux rouges. Sans bouger, sans rien dire. Comme une créature innocente qui cherchait à comprendre les intentions de ce nouvel inconnu dans son univers. Hélène effleura sa bouche. Et comme pour lui montrer l’exemple, elle souriait peu à peu. Mais rien ne lui fit envoyer que le silence et l’immobilité. Elle commençait à s’inquiéter pour lui et fronçait les sourcils sans savoir pourquoi il ne réagissait pas plus qu’ainsi. « - Qui es-tu ? Murmura-t-elle doucement, comme on le fait à un animal apeuré. Tu es d’ici ? » Il restait de marbre. Seuls ses yeux remuaient, parcourant les aspects de la jeune fille. « - Pourquoi tu ne répond pas ? Continua-t-elle avec le même ton. Serais-tu donc muet ? - …non, réussit-il à dire d’une petit voix. » Hélène ressentit une drôle de sensation en elle. Comme si elle s’attendait à le voir répondre en même temps d’être sidéré de l’entendre parler. « - Quel est ton nom ? Chuchota-t-elle. » Il regarda ailleurs, ignorant presque sa question. « - Tu n’as rien à craindre de moi, fit-elle en passant cette fois sa main dans les doux cheveux blancs de l’étranger. » Là, on aurait dit qu’il avait envie de pleurer en fixant les yeux de Hélène. Puis, il leva lentement sa main griffue vers elle. Hélène la regarda, jeta un œil sur sa main à elle et la joignit avec celle de la créature. Mince alors ! Elle faisait bien le double de la sienne. « - Zima…, dit-il en souriant. - C’est joli, répondit la jeune fille. Moi, c’est Hélène. » L’instant d’après, le monstre releva son aile droite. Avec soin, il la posa de façon à ce qu’elle recouvre les deux corps. Il se laissa alors border par le marchand de sable. Hélène fit de même, confiante. Seule la lampe de chevet se trouvait obligée à faire une nuit blanche…
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Loubatas
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Sujet du message: Posté: 14 Mar 2006, 21:07 |
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| Bien connu |
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Enregistré le: 26 Nov 2005, 20:46 Messages: 1306 Localisation: Sur la route...
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J'arrive à suivre... (moins compliqué que mes cours d'histoire  )
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daddus
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Sujet du message: Posté: 14 Mar 2006, 21:37 |
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| Résident |
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Enregistré le: 29 Jan 2006, 23:00 Messages: 518 Localisation: Une forêt parmis les quelques unes qui restent dans ce monde de moins en moins vert...
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Ok. Alors voilà la suite !
Nom : DADDUS
Suite de " Le commencement"
Mademoiselle Rose
Les temps passaient et les mondes évoluaient délicatement et à leur rythme. Les secondes s’écoulèrent comme les grains de sable d’un sablier. Et bien qu’ils soient fins et nombreux, le sablier fut maintes fois retourné. Ainsi, les batailles sur les terres celtiques se déroulèrent, la venue de Jésus Christ fut annoncée, la peste se déclara au Moyen-Âge et les guerres maritimes des galères espagnoles eurent lieus… Jusqu’à fin 18e siècle, en 1791 plus exactement… Tout commença par une merveilleuse journée de printemps. Le soleil se levait, dessinant à l’horizon un vaste décor bleuté tiré dans le blanc. Le temps chancelait de joie et de lumière. Les paysages de la campagne laissaient rêver les plus grands comme les plus petits. Le vert dominait le sol tel le bleu dans le ciel. Quelques couleurs de plus par-ci, par-là donnaient aux fleurs leur charme de l’année. Même la rosée du matin rendait la nature plus belle qu’à son habitude. De loin, plusieurs galops arpentaient dans la prairie fraîche et craquelant. Deux magnifiques canassons tiraient une calèche joliment décorée, abritant un homme de la cinquantaine et une jeune enfant. L’homme, le père, était un noble riche et honoré. Il aimait par-dessus tout l’environnement qu’il faisait respecter. La justice et la sincérité, ses devises majeures, faisaient de lui un honnête homme parmi les rares de la région. Sa fille, âgée de bientôt douze ans, nommée Rose Gautier, portant la beauté et la gentillesse de sa mère décédée ainsi que l’éducation admirative de son père, dormait, la tête posée sur les genoux de l’homme. Elle était sa fille mais sa cadette. Son fils aîné, Dominique, voguait depuis peu sur les eaux de l’Atlantique, en route pour une expédition sur des îles lointaines. Pour lui, ses deux enfants n’étaient plus que sa seule famille, sa famille qu’il chérissait le mieux qu’il pouvait pour la rendre la plus heureuse possible ; une enfance joyeuse qu’il voulait offrir, la même qu’une guerre lui avait volé alors qu’il n’avait que sept ans. La carriole roula tranquillement sur les terres de la Lorraine. Elle se perdit dans les ombres que projetaient les arbres d’une forêt, arpentait un chemin de terre rocailleux dont les secousses ne troublèrent nullement le sommeil paisible de la jeune enfant, parcourut un assez long parcours sur la verdure nouvellement apparue pour arriver aux alentours d’une demeure somptueuse. C’était un gigantesque manoir mais il ressemblait plus à un château selon sa grandeur et sa majesté qu’à un manoir régulier de tout noble de la région. Monsieur Charles Gautier ayant été convoquée par le Maître de maison, Jean-Pierre Rousseaux, fut obligé d’amener Rose à ses côtés, ne voulant nullement la laisser seule. Celle-ci, une fois au courant de la nouvelle, fut plus que heureuse d’accompagner son père dans un pays dont elle ne connaissait que la capitale. Le voyage étant assez long, elle se laissa bercer par le bercement de la carriole une fois la nuit tombée. Le père réveilla doucement sa fille, lui annonçant qu’ils étaient arrivés à destination. La calèche continuait son chemin le long du petit lac. Rose, pleinement réveillée, ne pouvait s’empêcher d’admirer le paysage, la bouche ouverte, les yeux écarquillés. Les collines et les vallées, recouverte d’arbres verts sombres, s’étendaient sur des kilomètres où de fins nuages virevoltaient au-dessus des forêts comme un chapeau de fumée. Rose contemplait l’environnement qui était très différent de celui de Paris. La végétation remplaçait la ville, la nature symbolisait la brique et les animaux relayaient les êtres humains. Une grille vint alors à la rencontre de la calèche, puis un chemin de gravier menant au grand manoir. Arrivant face à la demeure, Charles et sa fille sortirent de la carriole et le père renvoya le chauffeur une fois les bagages à terre. Là, attendait un jeune homme de carrure moyenne, teint beige, cheveux blonds courts, avec une légère barbe peu distinctive. Charles prit la main de sa fille qui ne cessait de fixer l’immense demeure. Le jeune homme les salua : « - Bienvenus en Lorraine Monsieur Gautier, dit-il d’un ton aimable. Je m’appelle Mathieu Rousseaux, fils de Monsieur Rousseaux. - Je vous remercie de votre hospitalité, répondit Charles. Voici ma fille, Rose. » La jeune enfant quitta l’environnement des yeux en entendant son prénom. Son regard se perdit alors dans celui du jeune homme qu’elle trouva charmant et mignon sur le coup. Mathieu sourit en voyant Rose rougir face à lui. « - Je suis heureuse de faire votre connaissance Mademoiselle Rose. - Moi… aussi, dit-elle avec un tient rose. - J’espère que ce séjour en Lorraine vous sera agréable. » Rose baissa les yeux en murmurant un léger : « Je l’espère aussi ». Charles sourit à son tour et se tourna vers Mathieu : « - Notre voyage a été fatiguant. Deux jours de routes a été plus qu’épuisant et je suis sûr que ma fille voudrait se reposer. - Oh ! Excusez-moi. Je vais faire parvenir vos bagages jusqu’à vos chambres respectives. » Il claqua des mains trois fois et trois domestiques arrivèrent. Il leur demanda de prendre les bagages de ses invités. Charles les aida à distinguer les siennes de celles de sa fille.
J'ai un après-midi libre demain. La suite sera peut-être publiée demain soir !!!! Vous comprendrez un peu mieux. 
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Modifié en dernier par daddus le 15 Mar 2006, 18:25, modifié 1 fois.
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