Dem ==> Pas celui qui est passé sous le camion x)
Eldio' ==> J'ai une nouvelle idée de livre, du coup je sais plus où donner de la tête mais je pense finir SOF avant tout =)
Hermione94 ==> Merci *hug* Rassure moi... t'as pas tout lu quand même? O.O
Allez, SoF come back

Mais sachez que c'est difficile de reprendre ses personnages après autant de temps, possible qu'ils soient difficile de les retrouver.
L’élue avait regagné le phare sous une fine pluie. L’Homme lui avait ôté l’armure, découvrant des plaies plus profondes qu’il ne l’aurait cru. Après avoir été soignée, Fanny n’était pas retournée auprès des autres. Désormais, elle restait à l’écart, au pied du grand escalier, et ne croisa plus personne pendant un temps. Les mois passèrent. Ce fut comme des vacances pour la louve qui n’eut pas à affronter qui que ce soit durant ce temps.
De son côté, le scientifique était rentré sain et sauf annoncer la mauvaise nouvelle. Il apprit que son « élève » avait démissionné. Attristé, il ne s’en était pas moins démonté et avait raconté en détail ce qu’il avait vu : la violence, la rage… une vraie machine à tuer. Devant ses propos, les spécialistes décidèrent d’en faire part au gouvernement qui décida de, si ce n’est envoyer l’armée en finir, entrainer un animal qui pourrait se débarrasser de ce monstre et leur servir pour leurs propres fins plus tard…
L’orage crachait sa colère sur le phare vieillit par les années. Fanny observait la lumière déchirer le ciel, s’évanouir pour finalement refaire son apparition avec ce même éternel grondement menaçant. Ce spectacle lassant lui permettait de vider son esprit, de planer au loin, de ne songer à rien, ni aux meurtres, ni à la liberté, ni à ce qu’elle était… ni à ses amis. Soudain prise d’un souvenir, elle leva le regard vers les escaliers. Ses amis…
La louve bleuté se leva et marcha en silence vers les grandes marches qu’elle avait tant de fois monté. Il s’en était passé des choses, ici. Des choses terribles.
En gravissant l’escalier, elle reconnut l’endroit exact où Jack avait tué son agresseur: le froid de la mort n’avait jamais quitté ce lieu. En silence, elle continua son ascension jusque la plus haute pièce du phare… La salle des peaux. La porte était quasiment fermée. D’un revers de patte, elle la poussa lentement, la laissant s’ouvrir dans un grincement insupportable. Elle fit un pas dans la pièce. Et elle l’aperçut. Il était là, encore, toujours, face à cette fenêtre, écoutant le bruit de la pluie tandis que les goûtes d’eau tombaient en rafales à côté de lui. Le Gardien.
-Approche.
Il l’avait entendu. Il savait que c’était elle. Elle s’approcha, vint s’asseoir à côté de lui. Garda le silence.
-Tu oublies.
-… Quoi? Qu’est-ce que… j’oublie?
-Qui tu es.
La louve se renfrogna, ne quittant pas des yeux le vide face à elle. Il lui semblait avoir tenu ce discours des tas de fois ou, du moins, se l’être joué dans son esprit désordonné. Elle avait envisagé toutes les réponses possibles pour justifier ses actes mais… Etrangement, elle n’aurait su contrer le Gardien. Il poursuivit:
-En arrivant ici, tu as tout fait pour lutter. Tu étais minuscule, insignifiante, perdue, seule. Tu n’avais aucun allié mais tu t’en fichais. Tout ce que tu voulais, c’était fuir, ne jamais avoir à affronter pareille vie…
-Je me souviens.
-…
Le silence plana quelques instants. Un silence gênant durant lequel Fanny attendit la suite de la phrase où, elle le savait, les reproches arriveraient.
-Aujourd’hui, maintenant que tu as des alliés, que tu es assez forte pour lutter, tu t’avoues vaincue, tu es plus perdue que jamais. Qui es-tu?
-Personne n’est assez mauvais pour faire ça sans raison. Je libère ces gens d’une vie qu’ils n’ont pas choisi.
-Et sauras-tu te libérer de la tienne…?
La louve tourna un regard blessé vers le Gardien. Il l’observa calmement, de ses yeux quasiment aveugle. Il semblait voir à travers elle.
-On ne choisit pas de vivre, non, mais on choisit d’améliorer sa vie. Fais le bon choix, Fanny.
Sans ajouter un mot de plus, il se leva et descendit les escaliers. La pluie ne l’effrayait pas. Il fallait que la louve réfléchisse d’elle-même. En silence, le regard rivé vers l’endroit où le husky avait disparu, la louve se sentit douter…