Patmol ==> Mais ze veut le voir quand même XD Il a les oreilles du genre "Scamp" dans la belle et le clochard 2
(j'adore les ptite oreilles comme ça XD)L’humain déposa Fanny sur la petite table froide. Il l’enchaîna pour l’immobiliser. Fanny ne se débattit même pas, encore sous le choc de ses actes et de la peau de sa mère…
L’homme prit du fil, et approcha la bouteille d’alcool de la table. Il commença à coudre la blessure de Fanny.
La petite louve bleue hurla. Elle n’avait jamais eu aussi mal !!! Le va et vient de l’aiguille dans sa joue la fit gémir, pleurer, hurler… Elle tenta de se débattre mais en vint ! L’homme avait serré les chaînes au maximum pour immobiliser la louve bleue.
Les larmes coulèrent sur ses joues. Des larmes de souffrances… C’était décidé, à partir de ce jour, elle deviendrait un être sans cœur, refermé et tuant… Si elle avait tué de suite, elle n’aurait pas eut à être soignée… Elle n’aurait donc pas souffert ! Elle regretta de ne pas avoir tué le chiot, comprenant comme il avait dû souffrir vu comme elle souffrait elle…
L’homme mit de l’alcool sur un coton et l’appliqua, appuyant bien, sur la cicatrice de la blessure. Fanny serra les crocs. Pourquoi appuyait-il autant ?!
Quand, enfin, l’homme eut terminé ses soins, il détacha la petite louve, l’attrapa par la nuque, et la remit dans sa cage. Il déposa une gamelle d’eau et une sorte de pattée puante aux pattes de la louve. Celle-ci aurait aimé refusée, mais trop fatiguée et affamée, elle se jeta dessus. Un sourire satisfait apparut sur le visage du chasseur.
Il descendit les escaliers et disparut. Sun sortit du trou.
« Je viens prendre des nouvelles. Visiblement, tu as gagné ton premier combat ?
-Oui. Comment le sais-tu ?
-Jack vente tes mérites. Il est extrêmement fier de toi. »
Fanny sourit. Elle commençait à apprécier Jack malgré elle.
« Il paraît que t’es l’élue au fait ?
-Ouais. »
Elle lui montra le tatouage. Sun siffla.
« Impressionnant.
-Où est le chiot que j’ai combattu ? »
Sun fit une grimace et baissa les oreilles.
« Il devrait s’en sortir, mais le maître hésite à le tuer.
-Le tuer ?!
-Il n’a pas été à la hauteur. Les perdants meurent… Demain il va combattre tout comme toi. Et dans son état, il ne devrait pas survivre… »
Une larme coula sur la joue de Fanny. Elle voyait le chiot tout content, galopant dans son enclot parce qu’il avait réussit à la toucher…
Sun préféra parler d’autre chose :
« Jack m’a raconté quelque chose… Tu… t’es allé là haut ? »
Fanny le dévisagea et répondit d’un air posé :
« Oui, pourquoi ?
-Mon frère y repose sans doute… Tout comme… Comme ta mère. »
Fanny sourit. Elle était décidée à ne plus pleurer et c’était la faute de sa mère si elle était là !
« Ma mère a mérité sa place. »
Sun n’en revint pas. Il la regarda avec des yeux ronds.
« Pa... Pardon ?
-Si je suis là, je lui dois. On aurait pu fuir elle et moi, et elle a préféré m’abandonner aux pieds de ce chasseur pour que je crève à sa place !
-Fanny… je… je suis désolé…
-Y a pas de raison. Je n’ pense même pas la regretter. »
Sun la regarda dans les yeux.
« Tu deviens comme eux… Que t’arrive-t-il ?
-J’ai décidé de ne plus être la petite fille pleurante tout le temps. Surtout pour ma mère. Jack m’a dit de ne pas m’apitoyer sur mon sort. Il a raison. Il est temps que je change.
-Tu comptes tuer ?
-J’ai pas dis ça. Je compte cesser de pleurer tous les jours. »
Le loup couleur or lui sourit tristement. Un chien noir, à peine plus grand qu’un louvart, aboya par le trou :
« Sun ! Petit problème en bas, viens vite !! »
Le loup jaune se retourna.
« Je reviendrais plus tard ! »
Il disparut avec le chien noir.
Fanny baissa les oreilles. Que se passait-il donc dans la cour ? Un coup de feu la fit sursauter. Elle se jeta sur les barreaux de sa prison et hurla.
Elle savait très bien qu’elle n’aurait pas les réponses à ses questions. Elle se coucha et attendit…
Epuisée, elle finit par s’endormir, malgré son stress…
Dans la cour, Phil et Jack avaient grognés l’un sur l’autre. Il n’était pas vraiment ennemi, mais loin d’être ami aussi. Sun était arrivé à temps pour voir l’homme tirer en l’air. Jack et Phil se séparèrent et allèrent chacun de leurs côtés. Sun ne comprit pas de suite ce qu’il s’était passé. Il alla interroger Jack :
« Pourquoi… ?
-L’autre m’a attaqué ?
-Ouais on peut dire que ma question ressemblait à ça.
-Parce qu’il avait envie de « chair fraîche »… Qu’il aille chercher ailleurs, on n’est pas chez le boucher !
-Vraiment abruti ce chien…
-Pire que ça. Et toi, t’étais où ?
-Avec Fanny. L’homme a cousue sa blessure. Tu devrais peut être allé la voir ?
-Pas encore. Elle m’a attaquée et je suppose qu’elle a eut trop d’émotion pour la journée. Il faut qu’elle dorme. »
Sun approuva.
La nuit se coucha. Le lendemain s’annonçait difficile…