Il inspire respect surtout XD Si Fanny ne lui saute pas à la gorge, c'est qu'il y a une raison. Mais ça fait assez pitoyable ses paroles, je les rendrais plus nobles
Merci beaucoup audrey! *hug* Tu as sauté sur la suite dis donc O.o Je viens à peine de la poster
merci pour le lien

et pour le dessin

VOILA LA SUITE muhahaha et j'ai coupé dans un moment crucial

Mais je vous ai mis des indices

La louve venait de forcer la grande porte du phare. La pluie tombait lourdement derrière, et le bruit de l’orage venait de couvrir la porte claquant contre le mur.
Fanny entra dans la salle où elle avait combattue pour la première fois. Elle regarda l’endroit exact où elle avait faillit tuer Erod. Elle eut un pincement au cœur. Peut être qu’il aurait mieux valu le tuer ce jour là ? Peut être qu’elle n’aurait pas dû vivre toutes ces choses avec lui?
La grande louve passa son « arène » et monta les escaliers, plus lentement qu’elle ne l’aurait souhaité. Tellement de souvenirs lui montaient en tête. Ça faisait combien de temps qu’elle pourrissait dans ce vieux phare et qu’elle tuait ? Plus d’un an… déjà. Plus d’un an s’était écoulé… Et elle en avait vu, des visages défiler. Elle en avait lu, des souffrances, sur le visage de ses victimes… Elle avait goûté à des tas de sang encore chauds. Elle avait même perdu un proche. Et maintenant, elle était recluse à sa solitude. Elle ne préférait pas s’attacher pour souffrir à nouveau…
Fanny remarqua à peine qu’elle était arrivée devant la grande porte du phare, au sommet, là où elle avait retrouvé la peau de sa mère. Elle n’y allait plus depuis.
Lentement, sa patte droite posée sur la porte, elle la fit grincer et s’ouvrir sur la petite pièce sombre.
La louve regarda derrière elle. Personne ne venait, personne ne saurait qu’elle était entrée ici. Silencieusement, elle pénétra dans la petite pièce et attendit que ses yeux s’habituent à la lumière. Quelques secondes à peine après, elle aperçu une silhouette de canidé. Un chien ? Mais qu’est ce qu’il foutait là ?!
Lentement, les babines retroussées sur ses crocs, Fanny s’avança vers lui. Lorsqu’elle fut prête à bondir sur lui, il l’arrêta :
« L’élue j’imagine ? Beau statut pour une si jeune louve. »
Fanny remballa de suite ses crocs et entrouvrit la gueule, surprise. L’ombre du chien restait dos à elle.
« Qui es-tu ? » Demanda-t-elle simplement.
-Le gardien de ce phare.
-…
-Avant que le chasseur y vive, un homme bon venait ici. Il essayait de réparer le phare, en vain, et c’était mon ami. Un jour, il eut très mal, et il eut beau venir me voir pour se consoler, il n’en pouvait plus. J’ignore s’il s’est suicidé ou s’il est parti ailleurs. En tout cas, depuis son départ, je suis resté dans ce phare, et j’ai observé à quel point il changeait au fur et à mesure du temps. Mes seules compagnies sont à présents des peaux de bêtes… et toi parfois. Je t’ai souvent entendu et senti ici. Mais jamais encore tu ne t’ais réellement attardé jusqu’à me voir.
-… Comment t’appelles-tu ? Et puis, pourquoi n’es-tu pas parti avec cet homme ?
-Je suis un vieux chien. Je n’aurais pas supporté un très long voyage ; et cet homme est parti très loin. Je suis né, de plus, ici. Et mon nom est Hasler, mais personne ne me nomme ainsi. Tous les chiens qui connaissent mon existence et la respecte m’appelle « le gardien ».
-Alors pourquoi, cher gardien, tu ne te mêles pas aux autres chiens ?
-Ce sont tous des tueurs. Et je n’ai plus l’âge de me battre. »
Le chien se retourna. Fanny le dévisagea. C’était un husky légèrement plus petit qu’elle, entièrement gris, les yeux si clair qu’elle devina immédiatement qu’il était pratiquement aveugle. Sûrement pour cette raison qu’il n’avait pas dis « je t’ai vu » mais « je t’ai entendu et senti »… Etrangement, ce chien calmait la louve. Il lui inspirait grandement confiance, et elle sentait qu’elle pouvait compter sur lui.
« J’ai entendu parler de toi, enchaîna le chien, il parait que tu fais beaucoup de dégâts… »
Fanny ne répondit pas et alla s’asseoir à côté de lui, face à la fenêtre du phare qui donnait sur la mer.
« Pour quelle raison commets-tu ces crimes ?
-J’y suis obligée. On m’a élevée de sorte à ce que je libère les gens. »
Hasler se mit à rire, une sorte de petite toux.
« Il faut faire un choix lorsqu’on tue. Tout le monde n’est pas à tuer… »
Fanny le regarda avec des yeux ronds.
« Comment ça ? Vous êtes d’accord sur le fait qu’il faut tuer des gens ?!
-Oui, bien sûr. Les meurtriers et gens mauvais, je n’ai rien contre. Les pauvres innocents, en revanche, sont à éviter. Tu fais bien le choix entre les deux, n’est-ce pas ? »
La louve n’osa répondre. Elle tuait tout le monde, de la même façon. Le chien ignora l’absence de réponse et soupira.
« Cette lueur oranger, je la reconnaîtrait entre milles… Ce soleil couchant est la seule chose qui permet encore au phare de tenir debout… La seule chose qui me laisse encore envie de rester ici. »
Il avait beau être aveugle, ce chien voyait les couleurs, et il visait juste : le soleil venait de rentrer en contact avec la mer, parsemant celle-ci de centaines d’éclats et lueurs.
« Pourquoi restez-vous en vie si plus rien ne vous retient ?
-Parce que j’espère voir un jour meilleur. J’espère voir la fin de l’Homme… Du moins… J’espère la ressentir.
-… »
La louve le regarda. Ça aurait été si simple de se débarrasser de lui et de laisser sa peau ensanglantée parmi les autres qui traînaient déjà ici… Pourtant, elle sentait en lui quelqu’un de bon, quelqu’un à laisser vivre. Cela la surprenait, mais elle aurait préféré tuer n’importe qui que ce chien.
« Je… peux vous poser une question, Hasler ?
-Vas-y.
-L’Homme… il est mauvais ?
-Oui. Il tue pour lui-même, pour se venger… C’est lui qui t’a arraché à ta tante et fait de toi une tueuse.
-Ma tante ? Ma mère vous voulez dire ?
-Une mère t’aurait-elle abandonné à un chasseur ?
-Comment le savez-vous ?!
-Tu n’es pas la seule à te confier. »
Il lui offrit un sourire compatissant et se leva. Il marcha jusqu’à la porte et huma l’air.
« J’ai l’impression que quelqu’un se rapproche… Peut être devrais-tu partir ?
-Non, j’ai une autre question !
-Plus tard, cache toi ! »
La louve, bien qu’elle se surprit elle-même, se hâta d’aller derrière la grosse lanterne du phare. Elle était assez imposante pour la masquer aux yeux du nouvel arrivant.
Le husky ferma les yeux et étira ses babines sur le côté, dans un sourire accueillant.
« Tu n’es pas au bord de la mer ? Quelque chose de grave te perturbe… »
Le canidé se retourna et alla s’asseoir près de la fenêtre, attendant le chien qui avait besoin de son réconfort…
Mes dialogues sont vraiment nuls, je les retoucherais pas de panique ><"