Ondjage ==> Merci =) Enfin de rien O.o

Merci pour le com *hug*
demona ==>

merci du com *hug*
Laurène ==> Oui moi aussi j'ai hâte de mêler Nak' à l'histoire

ça ne devrait plus énormément tarder...

Merci pour ton com *hug* !
Papaty ==> t'abuses, tu viens gronder et même pas mettre un tit com xP
La suite 
La louve s’approcha.
« Erod, ça ne va pas ?
-Fanny… Il faut que… que l’on parle, viens. »
Sous les yeux étonnés de la louve, le doberman passa, la tête rivée au sol, remontant la petite pente que Fanny venait de descendre. L’élue le suivit du regard un moment avant de le suivre.
« Erod, qu’est ce qu’il y a ? De quoi veux-tu me parler ? C’est… c’est quelque chose de grave ? »
Le chien resta muet. La louve respecta ce mutisme. Tous deux passèrent devant les cages lorsque le chien reprit la parole, un sourire désolé dévoilant le regret de sa pensée :
« C’est là que j’ai vu ton… ton premier massacre. »
Fanny se renfrogna, mais ne répondit pas. Elle attendit qu’il continue.
« Fanny, nous nous éloignons… Et… et tu sais pourquoi ?
-Parce que tu es parti. Parce que nous nous sommes perdus de vue et que j’ai pris conscience de ma mission. Je te l’avais déjà dis, retiens-le bien : Je ne suis pas ici pour des histoires de cœur. »
Le doberman retint ses larmes mais l’une d’entre elle perla sur sa joue lorsqu’il leva le regard vers Elle : sa louve…
« Et tu n’éprouves aucun regret ? »
Il y eut un blanc, une absence de réponse. Le vent se leva. Fanny regarda le chien droit dans les yeux.
« Pourquoi devrais-je regretter de faire le bien ?
-Tu trouves que tuer c’est bien ?
-Arrêtes un peu de me faire la moral, Erod !! Je suis bien consciente de ce que je fais, et de ce que j’dois faire !
- Fanny !! J’ai vu Sun, il m’a dit de te tuer ! »
La louve le toisa du regard.
« Pardon ? Me tuer ? Tu crois sincèrement que t’en serais capable ? »
Elle ricana. C’était plus fort qu’elle. L’esprit avait dû mourir en se cognant la tête sur un rocher !
« Erod… Tu sais, j’ai de la sympathie pour toi…
-Moi qui croyais que tu m’aimais…
-Y a que la vérité qui blesse. »
Le doberman grogna. S’en était trop ! Il se jeta sur la louve et la plaqua au sol.
« Tu n’es pas la louve que j’aime ! Tu n’es qu’une grosse égocentrique qui a prit sa place, et c’est sans regret que j’vais me débarrasser de toi ! »
Le doberman approcha sa gueule de la gorge de la louve mais Fanny le repoussa d’un coup de patte si violent qu’il en chuta au sol, la joue ouverte. L’élue se releva.
« Erod Erod Erod… Sincèrement… Ne risque pas ta vie bêtement… »
Le chien se releva et bondit sur une des pattes avants de la louve. Il la saisit violemment et la leva de côté, faisant chuter la louve par terre. Fanny se releva de suite et attrapa le museau du chien entre ses crocs. Elle serra fort et le sang coula le long de son poitrail. Après quelques rapides secondes, elle décrivit un cercle et le jeta au sol. Le doberman n’arriva pas à lui dire un mot. Il avait du mal à respirer par le nez et il entrouvrait sa gueule pour pouvoir nourrir ses poumons.
Fanny s’avança vers lui.
« Tu sais, je ne voulais pas en arriver là… Je t’aimais… Mais je n’ai plus le temps pour ça, ne traînes pas dans mes pattes, Erod… »
Elle lui tourna le dos et s’éloigna quelques peu. Le chien tenta de reprendre une respiration calme, malgré qu’il avait énormément mal et qu’il haletait. A cours d’idée, Erod se jeta sur le dos de la louve et plongea ses crocs dans la nuque de l’élue. Fanny hurla. Elle roula sur le dos et écrasa Erod de tout son long. Puis elle se releva, passa ses deux pattes avants sous chaque épaule du chien qui tentait de respirer après avoir eut le souffle coupé, et elle se mit à grogner.
« Comment ai-je pu aimer un être si stupide et lâche ? Tu vas crever pauvre idiot ! Tu vas crever pour m’avoir ainsi trompée ! »
Elle se pencha et entrouvrit les crocs lorsqu’un coup porté dans sa côte la fit chuter sur le côté. Elle fit un roulé-boulé, se releva de suite et dévisagea son attaquant.
Le bâtard grogna.
« A quoi tu joues, Fanny ?! »
Un sourire se dessina sur les babines de la louve.
« Je libère mon… chéri… »
Elle se jeta sur Jack et tous deux roulèrent au sol dans une boule de poils énorme et impossible à séparer. Fanny saisit le poitrail de Jack entre ses crocs et en arracha une bonne touffe de poils sales. Le bâtard ne se permit pas de gémir et renvoya un coup de griffe sur la joue de la louve. Le combat dura quelques minutes, et il serait impossible de rapporter en détails chaque coup que Jack porta à l’élue, et ce qu’elle lui rendit. Cependant, au bout d’un certain temps d’esquives et d’attaques, le « mono » de Fanny se recula et fit quelques pas en arrière. La louve, essoufflée, ricana :
« Tu abandonnes, Jacky ? »
Jacky… On aurait dit Dark qui parlait ! L’interlocuteur sourit.
« Non non, je te laisse reprendre ton souffle, tu n’es pas encore une professionnelle, tu fatigues vite, ne l’oublies pas ! »
La louve grogna et se jeta en direction du bâtard. Jack esquiva et la laissa retomber derrière lui. Lorsqu’elle s’eut retourné vers les deux chiens, le bâtard bondit sur elle et la projeta un peu plus loin, près d’un arbre. La louve se releva et observa le chien qu’elle avait tant admirer auparavant.
« Je ne sais vraiment pas ce qui m’impressionnait chez toi… Tu n’es qu’un chiot à côté de Dark.
-Je vois que tu fais des louanges à ton nouveau mâle… Je vous souhaite pleins de sales marmots, et bien entendu, j’espère être leur parrain… » Ironisa le bâtard.
-Un sal clebs comme toi ? Parrain ? Mais pourquoi faire ? »
Un sourire se dessina, cette fois chez Jack.
« Les libérer… »
La louve se jeta comme une folle sur Jack qui, habillement et par habitude, esquiva et, attrapant au dernier moment la patte arrière de la louve, la fit s’étaler dans la poussière du lieu. Fanny se remit sur ses pattes avants et fit une sorte de roulade pour faire perdre son emprise à son adversaire.
L’attaquant fit volte-face et détala derrière l’arbre. La louve s’avança, un sourire en coin.
« Ouhh, Le grand Mono aurait-il peur de la méchante élue ? Où te caches-tu petit chiot? »
En plein dans ses moqueries, la louve ne prit pas garde au piège que le chien lui préparait. Elle s’approchait lentement vers l’arbre qui, un jour, avait reçu un éclair qui l’avait en partie déraciné. On ne savait par quel miracle il tenait encore debout, et personne n’était assez imprudent pour l’approcher comme le faisait la louve…
Jack, derrière l’arbre, n’attendait que le bon moment. Lorsqu’il sentit la louve à –à peine !- deux mètre de lui, derrière le tronc, il se jeta, épaule en avant, de pleins fouets, contre la souche de l’arbre et le fit s’écrouler. Au début, l’arbre ne tomba pas, et le bâtard se jeta sur la louve pour lui saisir la patte. Si Fanny avait vu le piège, elle ne pouvait plus filer, sa patte étant prisonnière des mâchoires de son aîné. L’arbre s’abattit alors qu’elle tentait de bondir. Grave erreur, elle ne fit qu’empirer son état : le chêne devait s’abattre sur son arrière train, hors il lui bloqua le dos. Elle se retrouva totalement prisonnière de l’arbre. L’orage, au loin, se mit à gronder. La louve gronda encore plus fort que lui.
« Idiot de bâtard ! Sale chien ! »
L’interpellé la regardait, déçu de ce qu’il voyait. Etait-ce lui qui en avait fait ça ? Etait-ce lui qui l’avait mal entraînée ? Le bâtard ne pu s’empêcher de se sentir coupable. Il baissa les yeux au sol, et se retourna, sans adresser un mot à sa protégée…
« Reviens ici ! Bats-toi comme un vrai chien ! J’te tuerais, Jack !! Ne me tournes pas le dos !! »
Erod observa le bâtard passer devant lui sans un regard. Il jeta un dernier regard à celle qui avait fait battre son cœur puis, à bout de force, il suivit le bâtard dans l’orage menaçant qui s’annonçait.
« Ne pars pas comme ça ! » Gueula la louve.
Aucun ne se retourna. Il la laissèrent seule sous la pluie qui commençait à tomber…