Après une loooooooooooongue attente, voilà la suite
Donc je résume juste la partie d'avant : Fanny a perdu le contrôle et l'homme l'a enfermée dans une pièce sombre, et attachée de partout.
Quand a Erod, il vient de se libérer de sous le phare.
Jack, pour sa part, se retrouve complètement seul.(j'vous offre deux suites pour la longue attente

)
Jack marchait, songeant, dans la cour. L’homme passe par hasard sur son chemin.
« Hey, Jacky ! J’ai une très bonne nouvelle. »
Le chien le considéra quelques instants, levant les oreilles et le fixant. Après la mort de Sun, le fait que Fanny est perdue le contrôle, il se retrouvait seul. Une bonne nouvelle de la part du chasseur devrait achever son moral…
« La machine est prête. »
La machine est prête…Le bâtard se demanda comment réagir à ça. Peut être était-ce pour ça que Fanny n’avait pas réapparue ?
Le chasseur sourit.
« Ce soir, est un grand soir mon vieux… Un grand soir… »
L’homme continua son chemin. Le chien le regarda s’éloigner et fit volt face. Il marcha calmement. Le maître avait-il vu les cadavres ?
Jack alla discrètement aux cages. Il se contenta de vérifier de loin. Visiblement, l’homme n’avait encore rien vu. Le chien qui avait été assommé pissait le sang de la tête. Il avait dû être légèrement ouvert. Mais ce ne fut pas ce qui brisa le cœur de Jack.
Le bâtard remarqua que le chien blessé n’était qu’un chiot. Et que celui qui était mort –sur lequel le chiot pleurait dès à présent-, était le père du gamin.
Fanny avait-elle était consciente de ça ?
« Jack ! »
Le bâtard sursauta et se tourna vivement. Le doberman le dévisagea.
« Je t’ai fais peur ?
-Tu n’étais pas dans les sous-sol ?
-On a trouvé un moyen de partir.
-Il est trop tard pourtant. Sa machine est prête…
-… Sa machine… Déjà ?! Et… Et que fais-tu là ? Ce n’est pas ton genre de sursauter comme ça. Qui a-t-il ?
-Je pensais… J’observais le meurtre que Fanny a fait. Elle a encore fait un orphelin.
-Fanny ?! Mais c’est… c’ n’est pas possible ! »
Le bâtard eut de la peine pour Erod.
« Regarde par toi-même. »
Le chien s’avança. Il n’en revint pas.
« C’ n’est pas elle qui a fait ça.
-… Tu sais… Depuis que t’es parti… Il s’est passé une chose plutôt bouleversante…
-… ? Quoi ?
-Sun a sauté dans le large, poursuivi par cinq chiens. Fanny a voulu donner la chasse aux assassins de ce qu’il lui restait de son ancienne meute. Ça a valu la perte d’un gosse… Jeté sur les rochers. »
Erod ne su quoi répondre. Après une longue réflexion, il demanda :
« Et où est-elle ? »
…
L’obscurité commençait à rendre la louve folle. Bien qu’elle voyait dans le noir, la pièce était vide. Elle avait l’impression de se trouver perdue dans un vide profond, un vide total. De plus, la muselière l’empêchait de bien respirer, et elle n’était pas libre de ses mouvements.
Fanny s’assit. Elle ferma les yeux et respira comme elle le pu.
A présent, le mieux c’était de faire quoi ? Elle avait tenté de se battre pour le bien et de lutter contre l’homme. Mais elle le savait depuis le début, il était trop fort pour elle.
Avec dégoût, elle regarda la patte de lapin à ses pieds. Son estomac se tordit. Comme elle avait faim !!
La louve eut envie de vomir tant son estomac était vide, et le goût de sang encore présent.
Elle eut également envie d’hurler. D’hurler sa rage, sa souffrance, son impuissance.
Mais l’animal ne pouvait rien faire. Elle était prisonnière. C’était une moins que rien, un pantin que l’homme prenait plaisir à balader et à faire commettre des crimes.
Peut être fallait-il se résoudre à obéir ? Peut être sa vie serait moins dure et souffrirait-elle moins si elle ne pensait plus au mal qu’elle causait.
Peut être ses victimes, après tout, ne souffraient pas ? Elles allaient au paradis et était libérées du fardeau qu’est la vie.
C’est ça, elles étaient heureuses. Elles ne souffraient plus de l’homme, de maladies.
Elles gambadaient joyeusement au milieu des nuages…
Et elle, Fanny, elle les rejoindrait. Pour les avoir libérées… Ou alors finirait-elle en enfer pour avoir détruit ce qu’il n’y avait pas à détruire ?
Mais peut être que Dieu avait envoyé la louve pour tuer ce qu’il avait créé et résoudre le problème que causait l’espèce humaine ?
Oui, ça devait être ça. Alors à quoi bon sans vouloir, à présent ? Fanny savait qu’elle ne faisait que le bien.
L’homme entra dans la salle. La lumière qui se dégagea de la sombre porte fit plisser les yeux de la louve. Elle haïssait à présent la lueur. Elle lui avait donné de faux espoirs, elle l’avait dirigé sur un mauvais chemin !
L’homme entra dans la pièce et vint enlever la muselière de la louve bleue. Il tendit sa main. Fanny le lui lécha.
Elle se soumettait à lui.
L’humain prit la patte de lapin et lui tendit.
Fanny la déchiqueta avec rage, sans blesser l’homme.
Le chasseur sourit.
« Je vois que tu as compris… »