La suite (désolé du double post) :
L’homme était debout au milieu des chiens. Fanny n’osa pas trop s’approcher. Elle reposa sa question à Sun :
« Pourquoi nous a-t-il tous fais venir ?
-Je crois qu’on va pas tarder à passer à l’attaque…
-Quoi ?! Mais… Comment peux-tu rester calme alors qu’on va tuer des gens ?!
-Fanny, on est élevé pour ça ! »
La louve bleue le dévisagea. Malgré tout, il avait raison…
L’homme s’expliqua :
« Ce soir, c’est la fête foraine au village. C’est une belle occasion de leur faire faire un petit tour de manège en enfer ! »
Il éclata de rire à son propre jeu de mot. La louve bleue le regarda comme si elle avait eu à faire à un idiot. Cependant, le chasseur tourna son regard vers elle et Fanny ne fit pas plus longtemps sa maligne. Baissant les oreilles, elle recula et se cacha derrière une cage.
Chaque chien retourna à son occupation après avoir reçu un os.
Un os ? Pourquoi rien que ça ?
Fanny se doutait qu’en nourrissant peu les chiens, le maître facilitait leurs envies de sang et donc de meurtre.
Elle baissa son regard au sol lorsqu’un souffle la fit sursauter : Erod avait réagi pareil qu’elle ! Il s’était caché derrière une cage !!
Lorsqu’il la remarqua, un sourire apparut sur ses babines.
« Tu te caches Fanny ?
-Toi non peut être…
-Je n’ le nie pas ; mais toi tu es l’élue…
-Cessez de mettre cette histoire sur le tapis ! Je suis comme toi et non pas une personne sanguinaire qui guidera des troupes ! » Hurla-t-elle.
Le doberman la regarda, toujours son sourire aux lèvres. Fanny se sentit vite mal à l’aise.
« T’as jamais vu de louve de ta vie ou quoi ?! Pourquoi tu m’ regardes comme ça ?! »
Le chien ouvrit la gueule pour répondre mais Sun apparut.
« Vous vous éloignez tous les deux ? Sympa pour moi » Ironisa-t-il.
-Ce… Il… Enfin on a…
-Décidé de rester en privé ? Autant pour moi.
-Non Sun ! »
Le loup or était déjà parti. La louve bleue jeta un regard noir à Erod.
« Ça tu vois, c’est pas malin !
-Est-ce de ma faute ?
-… Roh tu m’énerves à toujours avoir raison !! Tu… tu es…
-Insupportable.
-Et en plus tu lies dans mes pensées ! T’es vraiment…
-Soulant.
-Oui. » Soupira-t-elle.
Le doberman sourit.
« J’aimerais te montrer un truc. Tu veux bien m’accompagner ? »
La louve fut surprise mais acquiesça.
Erod l’emmena près du phare. Tous deux passèrent dans un trou du grillage, au dessus des hauteurs. Il la fit descendre un petit sentier boisé et tous deux se retrouvèrent au bord de l’eau. Fanny fut impressionné par le roulement des vagues. Elle trouva ça magnifique ! Jamais elle n’avait vu un spectacle pareil…
« C’est… c’est vraiment superbe ! »
Erod sourit.
« Je viens là tous les soirs. »
Il regarda le ciel bleu. Fanny l’interrogea :
« Pourquoi ?
-Je… Tu me prendrais pour un fou !
-Non !!! »
Il tourna son regard vers elle. La louve tenait vraiment à le savoir. Il sourit.
« Je parle aux être que l’homme a jeté à la mer…
-Jack en fait parti ? »
Le doberman ne s’attendait visiblement pas à la question.
« Je… J’ n’en sais rien… »
Une larme coula sur la joue de Fanny en évoquant le nom du bâtard. Erod s’approcha et la retira d’une caresse de la patte, s’attendant à être repoussé. La louve bleue le regarda.
« Pourquoi m’as-tu emmené ici ? »
Le doberman se mordit la babine. Il chercha une excuse mais n’en trouva pas…
« Je n’ sais pas… Je voulais te faire partager ça. »
Fanny lui sourit.
« Merci. »
Quelques minutes passèrent. A vrai dire, ils passèrent leurs après midi ensemble, ici.
Dark se pointa, à leur grande surprise.
« On vous a déjà dis que vous étiez chou tous les deux ?! Comme c’est mignon… »
Fanny grogna. Elle s’avança vers lui mais Dark éclata de rire et se pencha vers elle, sa masse de muscles en avant…
« Prends pas de risques inconsidérés ! »
Ce fut au tour d’Erod de grogner.
« On arrive auprès des autres ! Fiche nous la paix une bonne fois pour toute ! »
Le monstre sourit et s’éloigna. Erod regarda vaguement Fanny, et s’éloigna à la suite de son rival. La louve bleue les regarda partir, tourna son visage une dernière fois vers le soleil se couchant sur la mer, et escalada le sentier au milieu de la roche pour rejoindre la cour de l’homme…
(ça deviendra nul durant un petit moment

)