J’ais besoin d’aide.
Pour cette lettre, j’aimerais que vous me donniez votre avis, mais surtout il faudrait la traduire en anglais (enfin je crois que c’est nécessaire), seulement je suis nul en anglais, je ne connais personne qui pourrait faire ça rapidement, quand aux traducteur automatique
A Monsieur Tony Blair, Président de l'Union européenne.
Monsieur.
Je me permets de vous contacter car je m'inquiète pour l’avenir de l’espèce Canis lupus dans mon pays, la France.
Deux loups ont déjà été abattus en octobre 2004, en contradiction flagrante avec la directive Habitats (il n’est pas prouvé que cela ne met pas en péril la population de loups en France et toutes les mesures de protection des troupeaux n’on pas encore été misent en place.)
Le tir d’un troisième individu a également été autorisé dans le département de l’Isère, là encore illégal.
Le jeudi 2 juin, le groupe national "loup" s’est réuni à Lyon, sous l’égide des ministères de l’écologie et de l’agriculture.
A la suite de cette réunion de nouveaux abattages sont envisagés, alors que seulement un quart à un tiers des éleveurs qui vivent dans les zones à loup ont aujourd’hui pris des mesures de protection contre les attaques.
De plus il est également envisagé que les éleveurs pourront tuer eux même les loups, et les chasseurs seront autorisés à participer aux tirs, ce qui ouvre la voie à de nombreux débordements, comme le prouve le loups qui vient d’être abattu, en toute illégalité, en Savoie (1).
Et le 17 juin, la destruction de 6 loups à été autorisé, soit 10% de la population.
Ces destruction ont été décidée pour sois disant préserver l’élevage ovin (qui est fortement subventionné par la Politique Agricole Commune). Pourtant, la cohabitation entre les loups et l’élevage est possible, comme le montre les exemples de l’Espagne et de l’Italie (qui abritent beaucoup plus de loups). Encore faut-il une réelle volonté au niveau politique, ce qui malheureusement ne semble pas être le cas en France.
Enfin, de nombreux autres pays européens attendent de voir ce qui se passe en France avant d'appliquer une politique similaire (2). Les abatages de loups en France risquent donc de se traduire par un vrai massacre à l’échelle de l’Europe !
Pourtant, contrairement à ce que certains affirment, le loup est bien une espèce menacée. Il n’en reste au maximum que 200 000 à 250 000 sur l’ensemble de la planète, soit 2 à 2,5 fois moins que les éléphants d’Afrique !
Et comment pourrions-nous demander à des pays infiniment plus pauvres que nous de faire des efforts afin de préserver leurs faunes sauvages, si nous même, qui somme parmi les pays les plus riches de monde, en somment incapables !
Pour ces raisons je demande que, en plus des incitations à la cohabitation, des mesures d’une sévérité exemplaires soient prises.
La France ne devrait-elle pas être condamnée à une lourde amende pour chaque loup abattu dans des conditions qui ne respecte pas exactement les dispositions de la directive Habitats ? Pour plus d’efficacité, est-ce que les départements fautifs peuvent également être condamnés à une forte amende (ainsi que, éventuellement, les communes) ?
Est-il possible que des sanctions soit prises en cas de braconnage, s’il n’est pas prouvé que les autorités françaises ont fait le nécessaire pour protéger le loup, ou tout simplement si la population de loups diminue dans un secteur (ou sur la France entière) et s’il n’est pas prouvé que cette diminution est imputable à des causes naturelles ?
D’autre par certains chasseurs accusent le loup de détruire la faune sauvage, ce que je trouve totalement absurde car alors comment expliquer que, avant l’éradication du loup, pendant des milliers et des milliers d’années un parfait équilibre existait entre les loups et leurs proies ? Et l’exemple du retour des loups dans le parc américain de Yellowstone montre bien que ces animaux ne sont pas nuisibles aux écosystèmes naturels, bien au contraire.
En fait, suite au retour du loup, les ongulés sauvages retrouvent leurs instincts naturels, ce qui les rend plus difficiles à observer et donne donc l’impression que leurs effectifs ont fortement diminués, voir ont disparus, alors qu’en fait il n’est en est rien (3). Seul le mouflon (Ovis musimon) semble avoir réellement souffert du retour du loup, mais il faut dire qu’il s’agit d’une espèce qui fut artificiellement introduite dans les Alpes et qui n’est pas vraiment adapté à la vie en montagne.
Vous est-il possible d’intervenir contre les fédérations de chasseurs qui répandraient des mensonges sur le loup, ou qui réclameraient sa "régulation", quand ce n’est pas son extermination pure et simple ?
Et certains des ces chasseurs ont demandé la création d’une commission d’enquête chargée d’étudier l’impact du retour du loup sur la faune sauvage. Pour l’instant j’ignore si cette commission d’enquête sera effectivement crée. Mais si tel est le cas je crains le pire, étant donné que plusieurs commissions d’enquêtes précédentes, sur la cohabitation avec le pastoralisme, avaient déjà été défavorables au loup, ce qui est peut être à l’origine de la situation actuelle.
Pouvez-vous suivre, ou faire suivre, de très prés les travaux de cette éventuelle commission d’enquête, afin d’éviter tout dérapage ?
Certain justifient leurs demandes d’abatage en disant que « si nos ancêtres ont éradiqué cette espèces, c’est qu’ils avaient une bonne raison ». Seulement ils oublient de dire qu’a l’époque, suite à une chasse incontrôlée et à une déforestation massive, les populations d’ongulé sauvage, principale source de nourriture des loups, furent décimées. Les loups se sont alors retrouvés privé de ressources alimentaires par la faute des hommes, et, pour ne pas mourir de faim, ils furent obligés de se rabattre sur les troupeaux, entraînant leur extermination. (4)
J’ais déjà contacté Monsieur le Commissaire Stavros Dimas sur ce sujets, j’espère que vous collaborerez avec lui afin de préserver cette espèce qui n’a déjà que trop souffert à cause de l’homme.
Je sais que votre pays a le triste honneur d’être le premier où les loups furent exterminés. Je ne vous en tiens pas rigueur, mais j’ose espérer que, au contraire, cela vous motivera pour agir et pour faire comprendre à d’autre pays la chance qu’ils ont d’avoir encore des loups sur leurs territoires.
Il faut que la nature recommence à fonctionner comme elle l’a toujours fait, et non pas comme l’homme l’a décidé.
Je vous prie de bien vouloir agréer, Monsieur le Président, l'expression de ma profonde considération.
(1) : (en français)
http://www.loup.org/spip/article503.html(2) : D’après des propos de Patrice Miran, vice-président du Mouvement Ecologiste Indépendant, le 2 juillet 2005.
(3) : « le Loup », de Jean-Marc Landry ( ISBN : 2603012150 ), pages 161.
(4) : « le Loup », de Jean-Marc Landry ( ISBN : 2603012150 ), pages 191.
PS : D’autre pays semblent également ne pas vouloir cohabiter avec le loup, comme par exemple la Norvège (
http://news.bbc.co.uk/1/hi/sci/tech/4194963.stm ) ou la Suisse, là encore pouvez-vous intervenir ?
Dite moi se que voues en pensez (sur le fond et sur la forme), et si quelqu’un peut faire, ou faire faire, rapidement la traduction ?