merci vous deux! ^^ ça fait plaisir! *calin*
voilà la suite en espérant qu'elle vous plaise
La louve le suivit. Il avait creusé un trou sous la barrière. Ils y passèrent chacun leur tour.
- Voilà, tu es libre maintenant, fit remarqué Ulak.
- Si tu savais à quel point je suis heureuse….même si Viko va énormément me manquer.
Akira se retourna puis observa ce qui était dorénavant son passé.
- Tu vas faire quoi maintenant? Tu veux venir avec moi?
- Oui, avec joie!
La louve rajouta dans sa tête « En espérant ne pas être un boulet. »
- D’accord, bah…allons-y alors…euh?
- Tu peux m’appeler Akira. C’est le nom que j’avais lorsque j’étais petite. Je veux oublier ma vie de loup domestique.
- Très bien! Alors allons-y, Akira.
Ils s’enfoncèrent dans la forêt alors que le soleil commençait à se montrer.
- Tu as toujours vécu là-bas? Commença Ulak.
- Quasiment, oui.
Akira se mit à raconter toute son enfance, ou en tout cas, ce dont elle se rappelait. Le loup l’écouta attentivement tout au long de l’histoire. Le jour s’était levé.
- Waw. T’as vécu une drôle d’enfance! Avec des hommes en plus!
- C’était pas si atroce mais je voulais découvrir la vie sauvage.
- Tu verras, c’est génial!
- Et toi? Comment était ton enfance ?
- Mon enfance ? Euh…je peux pas te la raconter pour l’instant c’est trop….
Une larme coula le long de la joue du loup puis tomba sur le sol. Akira n’insista pas. Ulak prit une grande inspiration puis dit :
- Tu as faim?
- Oui un peu.
- Il y a un troupeau de biches là-bas. Viens, on va aller en chasser une.
- Cha…chasser? Je ne sais pas chasser!
Elle se sentait si honteuse. Une louve qui ne sait pas chasser ce n’est pas une louve!
- Alors je t’apprendrai, répliqua Ulak avec un large sourire et plein d’assurance.
Elle lui rendit son sourire mais ne répondit pas. Le loup commença son enseignement.
- D’abord tu dois repérer ta proie à l’odeur pour savoir où la chercher. Tu sens?
- Oui, je sens une bonne odeur, mais je ne sais pas si c’est ça. C’est vers la gauche je crois.
- C’est ça. Tu te débrouilles bien. Je vois que tu n’as pas perdu tous tes instincts. Ensuite, il faut se diriger vers la proie le plus silencieusement possible et contre le vent.
- Pourquoi ?
- Parce que sinon la proie va nous sentir arriver. Suis moi.
La louve suivit le loup puis ils arrivèrent juste à côté d’une clairière où broutait un troupeau de biches. Ils se cachèrent derrière des buissons. Ulak se mit à chuchoter.
- Maintenant, il faut repérer la biche la plus vulnérable. La plus faible si tu préfères.
- Mais elles sont toutes pareil!
- Chut! Fais moins de bruit, tu veux nous faire repérer ou quoi ? Observe bien et tu trouveras la biche que tu cherches.
- Excuse moi. Euh…celle là ?
Akira montra une des biches.
- Je dirais plutôt celle là, à gauche. Ce sera parfait! Elle a l’air âgé et blessé. C’est notre jour de chance. Nous arrivons à l’avant dernière étape, on doit attraper la proie et la tuer. Tu vas aller vers la gauche pour l’effrayer et l’envoyer vers moi. Essaye de t’approcher le plus près possible sans qu’elle te voit. Quand tu l’auras effrayé il faudra que tu viennes m’aider pour le coup fatal. Je n’y arriverais pas seul.
- Le…le coup fatal ?
Le loup ne lui répondit pas et lui fit signe de se mettre en place.
Comme prévu, la louve effraya la biche. Ulak réussit à se jeter dessus mais avait du mal à l’immobiliser.
- Akira ! Viens m’aider !
La louve restait figé. Elle aurait voulu l’aider mais c’était trop d’un coup pour elle. Comme il avait de l’expérience, le loup réussit à retourner la situation. Il attrapa la biche à la gorge et serra de toutes ses forces. L’animal s’effondra quelques instants plus tard. La louve s’approcha.
- Mais, pourquoi n’as-tu rien fait ? Un peu plus et on ne mangeais rien ce soir !
- Je suis désolée…je…
- C’est rien, tu as besoin de temps, d’assurance et d’expérience. Quand tu seras prête, tu seras une championne. Nous voici à la dernière étape. Mange, lui répondit le loup avec un large sourire.
Bien qu’Akira n’était pas habituée à manger de la nourriture fraîchement tuée, elle réussit à arracher quelques bouts de viandes. Ulak mangeait avec appétit.
Leur repas terminé, les loups firent une petite sieste puis Akira réveilla Ulak.
- Ulak ? Ulak, Réveille toi.
- Qu…quoi ?
- C’est où que l’on doit faire nos besoins ici ?
Le loup se mit à rire tellement fort que les oiseaux s’envolèrent des arbres. Il était plié en deux et se roulait sur le sol. La louve était surprise de la réaction du loup.
- Qu’est-ce qu’il y a de drôle?
Le loup reprit son souffle et puis, avec beaucoup de mal, il annonça :
- Il n’y a pas d’endroit exprès pour ça! Tu fais où tu veux, quand tu veux! Tu faisais comment avant ?
- Il y avait un endroit de la pelouse qui était réservé pour ça.
Le loup ne put s’empêcher de repartir en plein fou rire.
- Arrête un peu ! C’est pas drôle ! J’y suis pour rien moi !
- Désolé mais….c’est plus fort que moi….enfin bref, j’ai soif moi, tu vas faire ce que t’as à faire puis…on va à la rivière.
Malgré lui, Ulak continuait de rire. Ce n’est que lorsque Akira revint qu’il s’arrêta pour ne pas la vexer. Les deux loups partirent à la rivière. Ulak bu quelques gorgées puis regarda la louve boire à son tour.
- Qu’est-ce qu’il y a? Pourquoi tu me regardes comme ça ?
- Oh, pour rien.
Le loup se sentit gêné, alors, pour faire diversion, il poussa Akira dans l’eau. Ils s’amusèrent une bonne partie de la journée à nager, se couler, s’éclabousser….Une grande complicité commençait à naître.
edit : voila la fin de ma fanfic =) Le soleil commençait à descendre et la lune à monter. Il allait bientôt faire nuit.
- C’est un soir de pleine lune, annonça Ulak, on doit aller à la colline.
- A la colline ? Mais pourquoi ?
- Tous les soirs de pleine lune, j’ai l’habitude d’aller hurler. Tu pourras m’attendre à la grotte si tu veux.
- Non, je veux bien venir avec toi et hurler aussi. Est-ce qu’il y a des loups qui te répondent ?
- C’est assez rare.
Ils partirent en direction d’une haute colline. Lors de leur arrivée, la nuit était déjà tombée. Ils montèrent au sommet puis se mirent à hurler, ensemble. Une louve leur répondit.
- Qui est-ce ? demanda Akira.
- Je vais lui demander.
Une conversation eue lieu entre Ulak et la mystérieuse louve. Akira s’impatienta.
- Alors?
- C’est une louve du nom de Rafale. Elle est triste et seule. Elle a perdu son compagnon et sa fille il y a plusieurs mois. Elle pense qu’elle ne s’en remettra jamais.
Ulak voulut reprendre la conversation mais la louve solitaire ne répondit pas.
- Pas la peine d’insister. Elle ne veut pas répondre apparemment. Viens, allons à la grotte.
La louve acquiesça. Ils marchèrent une petite heure puis arrivèrent près d’une grotte.
- C’est bizarre qu’on ne te vole pas ta grotte. Elle a l’air bien.
- Personne n’en veut depuis le massacre qu’il y a eu ici.
- Qu’est-ce qui s’est passé ?
- A ce qu’il parait, un couple de loup a été tué par des hommes. Il avait un louveteau mais personne ne sait ce qu’il est devenu.
Akira ne répondit pas. Cette grotte …c’était comme si elle la connaissait déjà. Elle se coucha, exténuée par sa journée. Ulak se coucha près d’elle.
- Maman j’ai peur!
Il pleut, il fait froid. Tout devient sombre d’un coup.
- Akira, ma belle petite, reste bien caché.
Des grognements, des hurlements et des coups retentissent
- Rafale ! Non !
- Papa, pourquoi tu cris comme ça ? Qu’est-ce qu’elle a Maman ? Maman ?! Réveille toi !
Un bruit retentit, puis un léger grognement, puis plus rien…
- Papa ?! Maman ?! Pourquoi vous dormez ? J’ai peur! Où m’emmène t-on ? C’est qui eux ? Me laissez pas ! PAPA ! MAMAN !Akira se réveilla en sursaut. Le soleil allait bientôt se lever.
- Qu’est-ce que….Ulak ! Ulak réveille toi !
- Quoi ?
- Je…je crois que…la louve d’hier soir, tu m’as dit qu’elle s’appelait Rafale?
- Oui, c’est ce qu’elle m’a dit, pourquoi ?
- Il faut que je la retrouve, je crois que…que c’est ma mère.
- Et pourquoi ce serait elle?
- Je sais pas, je le sens en moi et c’est ce rêve, cette grotte…c’est tellement bizarre…
- Ne perdons pas de temps alors. Le hurlement de la louve venait de….par là je crois, allons y.
Ils marchèrent toute la matinée. Ils reniflaient le sol, humaient l’air, hurlaient des cris d’appels mais aucun signe de la mystérieuse louve. Ils s’arrêtèrent près d’un point d’eau pour se désaltérer.
- On ne la retrouvera jamais.
- Tu doutes sur mes talents de loup ? Demanda Ulak, se retenant de sourire.
- Mais ?! Non ! Pourquoi tu dis ça ?
- Calme toi ! Je blague !
Il lui adressa un sourire, puis observa les environs.
- On va aller par là. Les loups y vont quand un autre loup qui leur était proche est…mort. Elle y est peut être encore.
- Pourquoi, il y a quoi là bas ? Tu y es déjà aller ?
- Oui, mais je n’y suis pas retourner depuis très longtemps. C’est une sorte de cimetière pour loups. Les loups qui le peuvent amènent à cet endroit les corps des loups qu’ils aimaient. A ce qu’il parait, l’esprit du loup mort est libéré. Cet esprit veille ensuite sur ceux qu’il a aimé.
- Alors notre rencontre n’est peut-être pas dû au hasard. Ma mère a peut être emmené le corps de mon père là bas.
- Ce n’est pas forcément grâce à ton père que l’on s’est rencontré. Lorsque deux loups sont destinés à être ensemble, ils n’ont pas besoins d’un esprit pour les réunir.
Ulak adressa à la louve un sourire plein de gentillesse. Ses yeux semblaient offrir plein de sincérité et d’amour. Bien que ce loup lui plaisait beaucoup, Akira était gênée. Elle tenta de faire diversion et changea de sujet.
- Euh, on y va à ce cimetière ?
- Ok, allons-y, répondu froidement le loup à la fois déçu et vexé.
Ils ne parlèrent pas de tout le trajet. Ce n’est quand arrivant au cimetière des loups qu’une conversation entre Ulak et Akira débuta.
- On est arrivé. C’est juste après ces arbres.
- Ça sent bizarre.
- Normal ! ça n’va pas sentir la rose !
La louve fut vexée. Ils s’avancèrent dans le cimetière. C’était plein de corps de loups. Certains étaient très récents, d’autres en pleine décomposition et il y en avait qui était là depuis tellement longtemps qu’il ne restait que leur squelette. L’endroit était froid, brumeux et le moindre coup de vent donnait des frissons à Akira.
Une silhouette de loup apparut à l’autre bout du cimetière.
- Akira, regarde ! C’est sûrement elle ! fit remarqué Ulak.
Ils poursuivirent la silhouette. Elle était de plus en plus près. Ulak se jeta sur elle, l’immobilisa puis l’interrogea.
- Vous êtes Rafale ?
La louve acquiesça d’un signe de tête. Akira arriva toute essoufflé et annonça :
- Ma…maman ? C’est toi ?
- Akira ?
Les deux louves se sourirent. Ulak lâcha Rafale puis se tint à l’écart.
- Mais c’est bien toi ! Je te reconnaîtrai entre mille ! Tu as tellement grandi ! Tu es si belle ma fille ! Je te croyais…
Rafale pleurait. Elle n’espérait plus revoir sa fille. Quand à Akira, elle observait sa mère. Elle reconnaissait sa douce voix, son magnifique pelage noir et blanc et ses yeux bleus qu’elle aimait tant regardé quand elle était petite.
Elle avait vu sa mère inconsciente, la croyant morte, et elle était pourtant devant elle.
Elle raconta à sa mère tout ce qui lui était arrivé. La jeune humaine, son ami Viko, la mort de Rasko et le loup qui lui avait sauvé la vie…
- Tu as de la chance qu’un loup soit venu t’aider, fit remarquer Rafale, c’est le loup qui était avec toi ?
- Oui. Maman, je te présente Ulak, mon compagnon.
Ulak s’avança avec un grand sourire puis dit :
- Ton compagnon ?
- Oui, tu l’as dit toi-même, lorsque deux loups sont destinés à être ensemble, ils n’ont pas besoins d’un esprit pour les réunir, et je rajouterais qu’ils ont juste besoin de temps.
Akira frotta son museau contre celui d’Ulak. Rafale les observa puis dit, la voix pleine d’émotions :
- Vous serez heureux tous les deux. Akira, tu es grande, tu n’as plus besoin de moi, tu as Ulak. Et toi Ulak, protège bien ma fille. Formez votre meute et soyez heureux. Profitez de la vie et de votre famille.
- Mais ? Maman ? On vient de se retrouver. Tu ne peux pas me faire ça? Viens avec nous.
- Je ne peux pas. C’est impossible.
- Mais, pourquoi ?
Rafale ne répondit pas. Ulak prit la parole.
- Akira, n’insiste pas. On viendra la voir dès que tu en auras envie si tu veux.
Rafale approuva cette idée et le cœur brisé, Akira accepta. Les loups partirent du cimetière, laissant seule, la mère d’Akira.
Ils revinrent très souvent la voir. Quelques mois plus tard, Akira donna naissance à quatre louveteaux. Akira et Ulak furent très heureux, ils s’aimaient et avaient une magnifique famille.
FIN En espérant qu'elle a plus à ceux et celle qui l'ont lu
