Plusieurs personnages existants, mais j'en ai inventé quelques-uns. SVP ne pas les prendre sans mon autorisation... !:) L'histoire ressemble au film (le début), mais n'est pas pareille.
Balto et Jenna étaient maintenant les parents de plusieurs adorables chiots. Ils se rapprochaient plus du chien que du loup. Sauf une, elle s'appelait Aleu. Elle était le portrait tout craché de son père. Elle était plus curieuse, plus vive. Son poil était gris, dispersé en plusieurs teintes et blanc. Ses yeux, quant à eux étaient d'un bleu éblouissants. C'était la plus jeune de la portée, mais également la plus vive, la plus énergétique, la plus curieuse. Elle savait comment se débrouiller seule, et aimait explorer de nouvelles choses par elle-même. Elle n'étais pas très dépendante de ses parents, et préférait de loin faire des choses par elle-même.
Lorsque tous les chiots furent servés, Jenna et Balto décidèrent de les donner. Leurs maîtres ne pouvaient pas les garder. Balto et Jenna les mirent donc dans une boîte, à la vue de tous, et restèrent proche de la boître, pour surveiller. Il y avait une douzaine de chiots. Onze chiots ressemblaient comme deux gouttes d'eaux à Jenna. Aleu, ressemblait à son père. Un petit garçon passa et s'intéressa aux chiots. À l'air de sa mère, il avait la permission d'en prendre un. Il se saisit d'Aleu et regarda sa mère. Pendant ce temps, la chienne le léchait, toute heureuse. Cependant, sa mère força le petit garçon à reposer la chienne et à en prendre un autre. Balto entendit clairement la mère dire à son fils :
- Non, ne le prend pas !
- Pourquoi, lui demanda-t-il.
- Ce chien ressemble trop à un loup. Choisis-en un autre, ils ressemblent plus à des chiens et ils sont tout aussi adorables.
Le petit garçon finit par en choisir un autre, c'était Takar. Jenna ne voulait pas l'avouer, mais c'était son préféré. Mais, Balto, n'avait pas le coeur à la fête. Après avoir entendu les paroles de la dame, il regarda Aleu, plus attentivement. Effectivement, elle était différente, et puis alors? Pour lui, ça ne changeait rien. C'était une chienne et non une louve. Il ne lui restait plus qu'Aleu et Kodi dans la boîte vers la fin de la journée. Une jeune fille passa, mais ne regarda même pas Aleu et se saisit de Kodi et partit. Ensuite, un autre garçon arriva, regarda Aleu et s'en alla. Ce fut comme cela pour plusieurs personnes. À la fin de la journée, à son plus grand désespoir, il ne restait plus qu'Aleu dans la boîte. Tous les autres chiots avaient étés adoptés, sauf elle. Balto était triste. Aleu était sa préférée, même s'il ne l'aurait jamais avoué aux autres.
Aleu ne comprenait pas pourquoi tous ses frères et soeurs étaient partis. Pourquoi était-elle toute seule? Elle ne le savait pas. Mais, elle comprit à l'air triste et désespéré de ses parents que ce n'était pas à cause d'une bonne raison.
Elle marcha vers eux et leur demanda carrément :
- Pourquoi suis-je la seule qui reste?
- Écoute, Aleu, commença Balto, tu es différente...
- Différente? Comment? Je suis comme les autres, protesta Aleu.
- Non. Écoute, je ne sais pas comment te le dire, mais tu me ressembles.
- Oui? Et alors? Qu'est-ce que ça peut bien faire?, répondit Aleu, ne voyant pas où son père voulait en venir.
- Alors, je ressemble à quoi, moi? À un chien ou à un loup?
- Tu es un un mélangé, Papa ! C'est normal que tu aies des apparences de loup, mais je sais que tu as un coeur de chien.
- Aleu ! Tu n'as pas compris. Écoute... Je vais te raconter mon histoire, brièvement. Et tu comprendras ce que j'essaie de t'expliquer.
Et Balto commença...
Ma mère était une louve et mon père était un chien. Je n'ai jamais vraiment bien connu mes parents. Ma mère était une louve sauvage. Mon père m'a dit qu'elle était blanche comme la neige, se confondant parfaitement dans la neige et qu'elle était très imposante, inspirant le respect mais qu'au fond, elle était très douce. Ils s'étaient rencontrés dans la forêt. Mon père était tout de suite tombé amoureux de ma mère. Ma mère était plus distante, faisait l'indépendante. Mon père, un jour, la suivit, et il ne sut jamais si elle s'en était rendue compte, mais elle le mena directement à une tanière. C'est alors qu'il le vit. C'était un grand loup, brun, il était majestueux, il avait des allures de rois. Mon père eut le coeur brisé à sa vue. S'il n'était pas achevé, il le fut lorsqu'il vit roulé en boule proche du loup, quatre petites boules de poiles. Il s'enfuit en courant et se promit de ne plus jamais la regarder.
Mais, le lendemain matin, se demandant pourquoi le chien ne lui portait plus aucun intérêt, elle le pourchassa dans la forêt et jusqu'au village, malgré la présence d'humaines à proximité. Elle tenait vraiment à savoir. Elle le rattrapa juste avant qu'il ne franchisse le seuil de la forêt. Même si c'était un chien, et qu'elle était une louve, il courait assez vite. Elle lui barra la route et lui demanda
- Hey, Doky! Pourquoi tu ne me parles plus? Qu'est-ce que tu as?
- C'est rien, Aniu. T'as encore du temps à perdre à courir après moi? Je pensais que t'avais déjà un loup pour te réchauffer, grogna Doky.
Et sur ce, il partit en courant de toutes ses forces vers le village, sachant qu'Aniu ne le pourchasserait pas jusque là. À la lisière de la forêt, Aniu était stupéfaite. Comment savait-il l'existence de Niblo? S'il avait vu Niblo, c'est qu'il l'avait suivie et, il avait certainement vu les louveteaux. Elle était très déçue, car, même si elle était déjà avec Niblo, elle avait un faible pour Doky. Cependant, jamais elle ne l'avouerait. Niblo détestait les chiens. C'était eux qui menaient les chasseurs aux repaires des loups. D'ailleurs, il prenait un malin plaisir à en égorger. Aniu ne voulait pas que Doky soit tué par Niblo.
Doky n'avait jamais participé à une chasse par amour pour Aniu. Ce matin-là, c'était le jour de la chasse. Le meilleur ami de Doky lui proposa de les accompagner :
- Aller, Dok, un chien de plus ça pourrait nous être bien utile!
- Non, je ne veux pas. T'imagines si on tombe sur Aniu? J'veux pas être oubligé d'lui courrir après !
- Non, mais, si on tombe sur son compagnon? T'aurais pas envie de lui faire la peau?
- Peut-être, mais je ne crois pas qu'Aniu me le pardonnerait.
- Ah ! Toi et Aniu ! On s'en fiche ! Aller, on veut avoir du plaisir !!!
- Bon, d'accord, mais je vais juste observer. Je ne veux pas courir après les loups. Ils ne m'ont rien fait.
- Bon, c'est bon, maman, se moqua son ami, regarde... et apprends.
Quelques minutes plus tard, toute la troupe allait vers la forêt. En lisière, les groupes se séparèrent en trois. Doky resta avec son ami, qui accompagnait son maître. Soudain, le chien de tête s'arrêta, dressant la queue et humant l'air, alerte. Aussitôt, tous les chiens se couchèrent et tendaient l'oreille. Le chasseur, resta immobile, aux aguets. Doky se demanda ce qu'il avait vu lorsqu'il partit en courant, comme s'il pourchassait quelque chose. C'était en plein milieu de l'hiver, et il neigeait. Doky en voyait sa visibilité réduite. Mais, il se fiait à son flair et arrivait à suivre la meute. Le chasseur était alerte. Il semblait suivre quelque chose d'invisible. Soudain, Doky la vit. La louve qu'ils suivaient à la trace n'était autre qu'Aniu. Il paniqua. Il devait absolument les empêcher d'atteindre Aniu. Il prit une des pires décisions de sa vie. Il coupa à travers la forêt, au risque de se perdre pour avertir le compagnon d'Aniu, s'il était à la tanière. Le hasard fit mal les choses, il n'y avait que les louveteaux dans la tanière. Il savait que les chiens se rapprochaient, il sentait Aniu courir. Il vit les quatres boules de poils, ils devaient avoir environ 3 mois. Il ne pourrait pas tous les transporter. Il regarda. Il y en avait un blanc, comme Aniu, déjà très musculaire, il était debout et flairait l'air comme s'il avait senti le danger.
- ViTE ! Je ne sais pas ton nom, mais file, je te le dis ! Si tu tiens à la vie, file, murmura Doky.
Le petit s'enfuit en courant. Doky songea qu'il n'aurait pas de mal à le retrouver étant donné la longueur de ses pattes. Il regarda rapidement les autres chiots. Il prit le plus menu dans sa gueule, c'était une femelle, grise, très légère.
- Hey ! Les deux autres ! Je sais que vous ne pourrez pas courir longtemps, mais, dépêchez-vous ! Faites ce que vous voulez ! Mais courez, je vous dis, courez ! Je viendrai vous aider, en cas de besoin, sinon, cachez-vous. Maintenant, allez rejoindre votre frère et au pas de course. Votre survie en dépend.
- Mais, notre maman et notre papa, protestèrent-ils, ils ne sont pas là.
- On n'a pas le temps. Votre maman les distrait, je ne sais pas ce qu'il advient de votre père.
- Il est ici, lui répondit une voix grave et agressive.
Doky se retourna et vit le mâle qui le regardait, intrigué.
- Tu es un chien, que fais-tu ici? Tu veux guider tes camarades jusqu'à nous?
- NON! Surtout pas! J'essaie d'aider vos petits à s'enfuir ! Vite ! Le temps presse ! Les chiens et les chasseurs arrivent. Le petit blanc est déjà parti. Et les autres le rejoignent. Il ne me reste que la femelle.
- Bon, cette fois je te laisse la vie sauve, mais je ne peux pas m'occuper des louveteaux. Je dois aller sauver Aniu. Occupe-toi s'en. Trouve-leurs une cachette sûre. Je te confie leurs vies, prends-en soin.
Et sur ce, il disparut entre les buissons.
Doky ne perdit pas de temps, en reniflant le sol, il parvint à retrouver la piste des trois louveteaux. Ils couraient encore. L'adrénaline leur donnait de l'énergie insoupsonnée.
Doky eut vite fait de les rattraper. Ils les suivit, pour s'assurer qu'il n'en manquait aucun. Il leur commanda la prudence. Au loin, il entendait les chiens aboyer et les loups hurler. Il redoutait entendre des coups de feu. Les louveteaux coururent pendant une longue heure. Ils étaient épuisés. Doky leur trouva une cachette. Elle était sûre et elle puait la moufette.
Parfait, pensa-t-il, les chiens ne viendront jamais dans une telle puanteur.
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