des centaines
d’arbres devant eux.
- Axou, tu sais comment il est l’arbre qui parle ?
- Non, mais ça doit être un grand arbre assez vieux.
- En tout cas c’est sûrement pas celui là ! Il est tout petit par rapport aux autres !
Les louveteaux, se moquant du petit arbre, furent surpris quand celui-ci se mit à leur parler d’une voix grave :
- Je ne vois pas ce qu’il y a de drôle, petits étrangers.
- Mais ? C’est vous l’arbre qui parle? Mais vous êtes tout p’tit .
- Mon don de parler n’a pas que des avantages, c’est à cause de lui que je suis si petit. Pourtant, j’ai bientôt 500 ans.
- 500 ans ! Vous êtes vieux !
- Noura ! Tais-toi.
- Désolée.
- Qu’est-ce qui vous amènent jusqu’à moi jeunes loups ?
-
On cherche le Grand Loup car notre meute s’est faite enlever par les
deux-pattes et il pourra nous aider. Mais on n’a pas le temps de
papoter ! Il est où ce Grand Loup ?
- Je vous le dirai seulement lorsque vous aurez passé l’épreuve.
- L’épreuve ? Quelle épreuve ?
- Si vous passez l’épreuve, c’est que vous êtes aptes à aller voir le Grand Loup.
- Très bien, faut faire quoi ?
-
Vous passez par ce terrier, vous arriverez dans le lieu où se déroule
l’épreuve. Vous devez me ramener une pierre jaune. Elle se trouve dans
une clairière, au sommet d’un arbre, dans un nid.
- Allons-y Noura, le temps presse.
- Bonne chance jeunes loups, vous en aurez besoin.
Les
louveteaux passèrent dans le terrier. De l’autre coté, il y avait une
immense forêt, les louveteaux se mirent à courir. Au bout de quelques
minutes, la terre qui était sous les pattes d’Axou devint molle. Il
s’arrêta pour attendre sa sœur mais ses pattes se mirent à s’enfoncer
dans cette terre. Le loup se débattait mais rien à faire, il
s’enfonçait de plus en plus. Heureusement sa sœur était encore sur la
terre ferme.
- Aide moi Noura !
- Oui mais comment ?
- …le vieil arbre là-bas, envoie moi un bout d’écorce !
La
petite louve vit le vieil arbre en question. Son écorce était tombée
sur le sol. Elle pris un des morceaux d’écorces et le jeta près de son
frère. Le louveteau réussi à monter dessus puis il bondit sur la terre
ferme de l’autre coté de la mare de terre molle. Noura bondit elle
aussi sur l’écorce puis rejoignit son frère.
- On a eu chaud sur ce coup là !
- Ouais. Il faut que j’aille me rincer quelque part, la terre durcit.
Un
peu plus loin, ils trouvèrent un lac. Axou se rinça. Ils repartirent et
trottinèrent pendant plusieurs heures. Ils arrivèrent dans une grande
clairière, au milieu, il y avait un arbre.
- C’est sûrement celui-là ! s’écria Axou
Ils voulurent sortir de la forêt pour atteindre l’arbre mais un renard vint leur couper la route.
- Vous comptez aller où comme ça ?
- On veut juste allez chercher quelque chose dans l’arbre là-bas.
- Je ne crois pas, cet arbre tout comme cette clairière m’appartient.
- Mais c’est très important !
En
disant ces mots, Axou tenta de passer mais le renard se jeta sur lui.
Noura attrapa le renard par la queue et le balança contre un arbre. Le
renard était sonné mais il lui en fallait plus pour l’abattre. Les
louveteaux, voyant le renard sur le point de repasser à l’attaque, se
jetèrent sur ce dernier. Le renard fit les frais de toute la colère que
les louveteaux avaient accumulée jusque-là. En quelques coups de crocs,
le renard fut tué. Les louveteaux, affamés, en profitèrent pour remplir
leur estomac. Il ne restait rien du renard.
- On y est allé un peu fort sur ce coup là…
- C’était lui ou nous, on avait pas trop le choix.
- Ouais.
Les
jeunes loups étaient arrivés près de l’arbre. Il fallait maintenant
trouver un moyen d’aller chercher la pierre. Axou eut une idée :
- Fait moi la courte échelle, je vais essayer de monter.
Noura
s’exécuta. Axou attrapa une petite branche mais sous le poids du
louveteau se cassa. Ils refirent une seconde tentative avec une autre
branche plus solide. Petit à petit, le louveteau réussi à atteindre le
nid mais un oiseau y dormait. Voyant la pierre dépasser de sous
l’animal il voulut la prendre. L’oiseau se réveilla et se mit à donner
des coups de bec sur la tête du louveteau, celui-ci tomba de l’arbre.
- Laissez mes œufs tranquilles sales voleurs!
- Mais on ne veut pas de vos œufs. On veut juste la pierre jaune dans votre nid.
- Bah il suffisait de demander. Tenez.
- Merci
Noura
fut contente car grâce à elle, ils avaient la pierre jaune. Les
louveteaux s’empressèrent de retourner près de l’arbre qui parle.
- On a la pierre ! s’exclama Noura
-
En effet, c’est bien elle. Vous allez pouvoir rencontrer le Grand Loup.
Vous voyez la montagne là-bas ? En haut il y a une plate forme, le
Grand Loup s’y trouve.
- Là haut ?
- Oui, ce sera dur mais vous pouvez encore laisser tomber.
- Non! Jamais de la vie!
Noura
et Axou partirent vers la montagne. Ils allaient devoir l’escalader
pour trouver le Grand Loup. La nuit tomba peu de temps après leur
départ, ils s’arrêtèrent pour dormir. Snap ne vint pas cette nuit là et
Axou était inquiet, il ne leur restait que 3 jours.
Après une nuit pleine de cauchemars, Noura se réveilla en sursaut juste
avant son frère. Lui aussi avait mal dormi mais il ne fallait pas
traîner. Le sort de leur meute était entre leurs pattes. Ils
repartirent donc à l’assaut de la montagne. Ils furent rapidement
arrivés aux pieds de celle-ci. Axou, l’as de l’escalade, l’observa
méticuleusement puis donna son jugement.
- Les trois premiers quarts
seront simples. Une fois fait, on pourra se reposer un peu sur la plate
forme là-haut, en plus, je crois qu’il y a une petite grotte. Puis, on
pourra faire le dernier quart.
- Il est dur?
- Je pense, oui. Mais ensemble on y arrivera.
Comme
l’avait dit Axou, les trois premiers quarts de la montagne furent
escaladés simplement et rapidement. Arrivés sur la plate forme, les
louveteaux se dirigèrent vers la grotte pour se reposer mais un lynx y
dormait déjà.
- Je crois qu’on va continuer maintenant, on se reposera plus haut, dit Axou d’une voix basse
Les
deux jeunes loups repartirent donc faire leur escalade. A mi-chemin
entre la plate-forme où dormait le lynx et celle où se trouvait le
Grand Loup, Axou trébucha légèrement. Une pierre tomba pour atterrir
juste à l’entrée de la grotte. Le lynx, réveillé en sursaut, leva la
tête et vit les louveteaux. Se sentant menacé, il fonça à leurs
trousses dans un rugissement de colère. Axou et Noura accélérèrent le
pas mais grâce à son agilité et à son expérience, le lynx les
rattrapait petit à petit. Tout à coup, une roche céda sous le poids du
félin. Il réussi de justesse à se rattraper et continua sa course après
les louveteaux. Pendant ce temps, ces derniers avaient atteint le
sommet de la montagne et étaient maintenant sur une immense
plate-forme. Malheureusement pour les louveteaux, aucun signe d’un
quelconque Grand Loup. Noura s’énerva :
- Tout ça pour rien?!
Avant
qu’elle n’ait le temps d’en dire plus, elle fut interrompue par le
grondement du lynx. Les louveteaux avaient très peur. Cette fois, il
n’y avait pas de chemin secret pour se cacher. Le lynx fit un bond
droit sur le frère et sa sœur mais une grande masse vint heurter le
félin par le côté. Celui-ci s’étala deux mètres plus loin à moitié
assommé. Un magnifique loup blanc se tenait devant les louveteaux.
Noura fut pleine d’espoir.
- Vous êtes le Grand Loup ?
Le loup
mystérieux sourit à la petite louve. Il voulu lui répondre mais le lynx
qui venait de reprendre ses esprits lui sauta sur le dos toutes griffes
dehors. Un véritable combat à mort commença. Le lynx planta ses griffes
dans le dos de son ennemi puis lui arracha l’oreille d’un coup sec. Le
loup hurla. Il se mit debout sur ses pattes arrières puis se laissa
tomber en arrière pour se débarrasser du fauve. Cette tactique
fonctionna puisque le lynx lâcha prise. Le loup lui attrapa une de ses
pattes, la brisa en la serrant de toutes ses forces puis balança
l’animal un peu plus loin. Le sauveur des louveteaux pensait en avoir
fini avec la bête mais il manqua d’attention quelques instants et se
fit projeter sur le bord de la montagne par le lynx. Il perdit
l’équilibre et bascula. Il put agripper le bord avec ses griffes juste
à temps mais il était épuisé. Il lui fallait de l’aide pour remonter.
Les louveteaux étaient tétanisés, mais même à eux deux, ils n’auraient
pas la force de tirer le loup hors du vide. Le lynx, boitant et en
sang, s’approcha tranquillement du loup. Il leva une de ses pattes
avant et sortit ses griffes. Il était sur le point de frapper mais Axou
interpella le félin.
- Arrête! Laisse-le! Il ne mérite pas un sort comme ça!
Le
lynx regarda le louveteau avec un regard à glacer le sang mais ne
répondit pas. Le loup, suspendu entre la vie et la mort, dit d’une voix
faible :