apporté d'autres effluves sur son pelage, en plus de l'odeur de brûlé de l'incendie passé, tout cela jouera en defaveur de Riwal et des sbires. Mais à présent, Robin devait s'occuper de lui. Il était à présent dans une rue, il là longeait, tentant de reperer celui qui l'avait surpris. Tout à coup, un poids s'affala sur l'échine de Robin. Il tomba, surpris de cette masse soudaine. Aucun doute : le chien qui l'avait surpris derrière lui était le même que celui du buisson.
"- Lâchez-moi ! Lâche, vous attaquez par derrière, ce n'est pas correct !
- Alors dis-moi ce qui est correct Robin..."
Il avait reconnu cette voix...
"Roméa ?"
Cette dernière relâcha le golden de son étreinte.
"- Mais.... Roméa.... Pourquoi m'as-tu...
- Pourquoi je t'ai suivi ? Pourquoi je t'ai suivi ??"
La pauvre semblait sur le point d'exploser.
"- Je voulais juste venir te parler, et je te retrouve dans les pattes d'une... d'une....
- Louve ?"
Roméa le fusilla du regard. Cela rappela à Robin une scène similaire avec Riwal... Tel frère telle soeur...
"Mais en quoi cela te gêne autant ?? interrogea Robin"
Le chien semblait vraiment abasourdi, et ne comprit pas de suite où la malamute voulait en venir...
"Ecoute Roméa, j'ai liberé la louve car je trouve abominable de tuer ces animaux, qui, au passage, sont très proches de nous sur le point de vue génétique. Maintenant dis-moi pourquoi cela te révolte tant que ça que j'ai serré cette aimable créature dans mes pattes ? Parce qu'elle est sale, c'est ça ?"
La chienne avait la tête baissée. Elle là releva lentement et fixa Robin. Les larmes coulaient sur les joues de Roméa.
"Au début j'ai essayé de te rattraper. Il fallait absolument que je te parle car c'était important... J'avais cru comprendre quelquechose ce soir... Mais je vois que je me suis trompée..."
Robin avait l'impression que le monde entier s'effondrait en cet instant.
"- Tu.. Tu m'aimes Roméa ?
- Malheureusement oui !! Et j'ai été une parfaite idiote en croyant que ce serait réciproque!"
Elle lui tourna le dos et partit en courant.
"- NON ATTEND ROMEA !!
- LAISSE MOI !!! hurla la chienne en question, PARS VIVRE AVEC TA PETITE LOUVE !! ET NE T'INQUIETE PAS JE NE DIRAIS RIEN A PERSONNE !!!!"
A bout de souffle, elle regarda Robin.
"Après tout, je n'ai toujours voulu que ton bonheur..."
Elle eclata en sanglots convulsifs et partit, pour de bon cette fois-ci, laissant Robin en pleine nuit, au beau milieu de la rue.
"C'EST PAS BIENTOT FINI CE BOUQUAN ?????? s'écria un homme depuis son foyer."
Trois canidés pleurèrent ce soir-là. D'un véritable chagrin...
--------------------------------------------------------------------------------
Anéanti. Le mot qui qualifiait pour le mieux l'état d'esprit de Robin était "anéanti". Il se demandait même s'il n'existait pas douleur plus grande que la douleur sentimentale. Probablement pas...
Le lendemain matin, Billy, le petit maître de Robin, avait compris que quelquechose n'allait pas. Mais il ne parvint pas à savoir quoi exactement. Alors que la famille Patterson prenait leur petit dejeuner, le golden sortit prendre l'air. Il vit au loin une chienne qu'il connaissait bien.
"Hep, Bounty!"
La batarde se retourna et souria au chien de pure race.
"Hey Rob', ça gaze vieux frère ?"
Ils se connaissaient tout deux depuis leur plus jeune âge. Bounty, malgrès qu'elle était issue de divers croisements, était assez jolie : elle était un peu plus petite que Robin, était noire avec le bout de la queue et des pattes blanches. Elle avait une tâche marron sur la tête qui se prolongeait sur l'oreille droite. Elle possedait des yeux jaune ambrés.
Bounty avait toujours été une chienne de la rue. Jamais de maîtres. Elle ne supportait pas d'être enfermée, elle avait besoin de sa rue natale. Mais cela n'empêchait pas les habitants du village de l'aimer et de lui donner quelquefois à manger. C'était une chienne qui avait su restée simple, et c'est pour cela que Robin l'appréciait beaucoup... En amitié bien sûr ^^
"- On fait aller... Et toi ça va Boun' ?
- Oyayayayayaya toi mon cher t'es pô dans ta gamelle !!
- Oui en effet..."
Il baissa la tête, penaud.
"- Rolàlàlà je paris que c'est dl'amour ça hein ?
- Tu es très perspicace...
- C'est ce qui fait mon charme légendaire (h)"
Tout deux rirent, et marchèrent ensemble. Robin expliqua en détails toute l'histoire à Bounty. Il n'eut pas peur de lui reveler que c'était lui qui avait liberé la louve : Bounty ne dirait rien, ayant déjà cotoyé elle-même des animaux de cette race.
"- Et elle est partie en chialant comme ça ??
- Oui... Elle m'aime.... Roméa m'aime Boun'...
- Ca me fait plaiz' pour toi mon frère. Vous feriez un jouli pitit couple, hein ?
- Et toi tu serais la maraine des chiots c'est ça ?"
Elle eclata de rire.
"J'serais pô un bon exemple pour tes tchôs !"
Ils arrivèrent bientôt près de la maison où residait Roméa. Elle était probablement à l'intérieur. Il apperçut Riwal somnolant devant la porte d'entrée.
"- Va causer à Roméa. Faut que tu t'expliques gros...
- Ah oui, et j'en fais quoi du molosse baveux qui protège sa soeur ?
- Je trouve un peu zarb qu'il là protège, alors qu'il lui en a foutu une bonne parce qu'elle avait pô le même avis.
- J'adorerais toujours la façon si féminine par laquelle tu t'exprimes Boun' "
Ils eclatèrent de rire à nouveau, puis :
"- Bon allez tit loulou, je t'accompagne.
- T'en fais quoi de Riwal ?
- Tu sais pô de quoi je suis capable tio !"
Ils s'avançèrent donc, côte à côte, vers la maison de Roméa. Riwal entendit des pas, dressa les oreilles, ouvrit les yeux, et regarda en l'air.
"Tiens tiens, le gringalet et la clocharde, que me vaut le plaisir de votre visite ?"
Robin s'apprêtait à prendre la défense de Bounty, mais celle-ci le devança...
"QUOI ??? C'EST MOI QUE TU TRAITES DE CLOCHARDE, 'SPECE DE CHIEN GALEUX !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! P'TIT CHIEN-CHIEN A SA MEMERE !!!!!!!!!!!!! SALE RIRI DES CARPATES !!!!!!!!!!"
Robin et Riwal observèrent Bounty avec surprise... Ils avaient les yeux exorbités.
"- Ben quoi... murmura Bounty, j'ai vu une affiche de cinéma avec un vampire dessus....
- Je ressemble à Dracula en gros, dit Riwal d'une voix désagréable
- OUAIS GENRE TU CROIS QUE T'ES ASSEZ CELEBRE POUR PRETENDRE ETRE COMME LE COMTE DRACULA !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
- Boun' ça suffit !!!
- Oups scouzé mio Rob'...."
Robin soupira, puis fixa Riwal avec sérieux.
"Il faut que je parle à ta soeur Riwal."
Ce dernier haussa les sourcils méchamment, et le regarda de haut en bas avec degout. Puis il se leva avec lenteur, s'étira, bailla bruyamment, et declara un petit sourire narquois aux babines :
"- Et pourquoi donc ?
- Pose pas de questions et appelle-là c'est tout...
- Non.
- Riwal !!
- Non.
- Roooh Riri des Carpates, laissez Robin faire sa déclaration d'amore !
- BOUNTYYYY !!!!
- J'ai dit quelquechose qui fallait pô Rob' ?"
Robin regarda Riwal avec appréhension.
"- Mon pauvre Robin, se moqua Riwal, Roméa a un fiançé, desolé de te l'apprendre.
- Un...Un....
- Tu vas arriver à le dire gringalet ou il te faut une gamelle d'eau ?"
Riwal explosa de rire devant l'air deconsantené de Bounty et de Robin.
"Riwal, qu'est-ce qui se passe ?"
Robin croisa le regard de Roméa qui venait d'apparaître sur le bord de la porte. Ils se fixèrent, l'air triste et mélancolique. Il le savait, et cela le peinait d'avantage : elle s'était forçée à s'engager avec un autre pour l'oublier. Roméa n'arriva pas à soutenir le regard du golden bien longtemps et baissa les yeux.
"Ah tiens Roméa ! s'écria Riwal avec un grand sourire, j'ai annonçé la bonne nouvelle. Toi et Socrate."
Robin n'en crut pas ses oreilles. Socrate était un puissant Terre-Neuve de couleur noire. L'un des meilleurs chien de chasseur. Il n'était peut-être pas d'une race de chiens de chasseurs tout comme Riwal, mais il faisait pourtant parti des meilleurs. Roméa avait toujours detesté Socrate. Il là draguait sans cesse, mais il là repugnait avec ses manières de porc, elle si romantique...
"Mais Roméa, tu as toujours hai Socrate! Qu'est-ce qui te prend ?"
Robin avait brisé le silence pesant. La jeune malamute releva les yeux timidement vers celui qui faisait battre son coeur. Il lui avait parlé avec une infinie douceur. Elle se serait probablement jetée dans ses pattes tout contre lui si Riwal n'avait pas repondu derechef.
"Il se trouve, très cher Robin, qu'il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis!"
Bounty commençait à grogner mais Robin là regarda pour lui faire comprendre de se maîtriser.
"Tout le monde trouve qu'ils forment un couple fabuleux, expliqua Riwal, et les maîtres sont impatients de voir les bébés, quand il y en aura... Je te rassure Robin elle est pas encore engrossée."
Robin et Bounty étaient revoltés de la manière dont parlait ce prétentieux.
"- Parce que, sincérement, que donnerait un croisement entre ma soeur et toi Robin ? railla le chien de chasse.
- Un merveilleux mélange..."
Roméa, qui de nouveau avait baissé la tête, là releva brusquement en direction de Robin. Elle était certaine de ce qu'elle avait vu, il aimait cette louve, cela avait été parfaitement clair à ses yeux. Mais à présent le golden là regardait avec tellement d'insistance. Elle se sentait perdue...
"Bon assez, degagez maintenant! Je dois aller retrouver cette p'tain de louve avec les autres chiens et les maîtres. DEGAGEZ !"
Robin et Bounty s'en allèrent lentement. Alors que Madame Oterga faisait rentrer ses deux chiens et fermait la porte d'entrée, Roméa regarda Robin. Elle sentait son coeur cognait fort dans sa poitrine en le voyant s'éloigner.
A SUIVRE DANS UNE 2EME PARTIE ...
| Page Précédente | 1 2 3 |