debout, je vais t’aider.
Alors Hugo se mis à soutenir le chien-loup quand il se releva et se mis à marcher.
Le traîneau filait sur la route, escorté à distance par un des deux hélicoptères de combat.
Vladimir avait du mal à bien le diriger dans les virages, heureusement qu’il avait un peut d’expérience. Dans les lignes droites il laissait les chiens courir.
Il ne pouvait s’empêcher de regarder sa montre, bien que cela ne servait à rien, car il ignorait à quelle heure ses collègues d’Irkoutsk allaient entrer en action.
Pendant ce temps, derrière lui, les deux autres chiens cheminaient aussi vite qu’ils le pouvaient.
C’était une marche épuisante pour Hugo, qui était déjà fatigué par le trajet de la veille dans la neige fondue.
Bientôt il fut à bout de force
- Tu es épuisé, je le sens. Dit Balto.
- Oui.
- Laisse-moi.
- Quoi !? C’est hors de question, tu es un héros, je ne te laisserais pas crever comme ça !
- Tu n’en peux plus, ce n’est pas la peine de mentir. Si on tarde trop on va tous les deux être bloqués ici !
- Non !
- Ecoute, si tu n’en à pas la force… tu risque même de mourir de fatigue !
- Je te ramènerais, même si je dois y laisser ma peau.
Balto se laissa alors tomber au sol.
- Je refuse que tu meures pour moi, laisse-moi ici !
- Balto, je dois te ramener à Nome !
- Non, je ne me relèverais pas, je vais rester ici.
- Je ne veux pas ! Dit Hugo. Non, je ne veux pas t’abandonner !
- Ce n’est pas la peine de te sacrifier pour moi !
- Tu ne comprends pas ! Tout le monde me déteste, tout le monde se moque de moi, et même ma propre mère me rejette ! Alors tu imagine ce que sera si jamais je rentre seul et que les autres verront que je t’ais lâchement abandonné !
- Mais ce n’est pas lâche, tu ne peux pas me ramener, c’est tout.
- NON ! Ils le penseront, tous ! Je serais encore plus méprisé et incompris… et je préfère mourir plutôt que de vivre ça ! S’il te plaît relève-toi, je ne rentrerais pas sans toi, même si je dois rester ici !
- Vas-t’en !
- Je ne partirai qu’avec toi !
Ils discutèrent encore une minute, mais Balto fini par comprendre que s’il restait à terre Hugo ne rentrerait jamais. Alors il se releva avec son aide, et tous deux reprirent la route.
Balto sentait la respiration de Hugo qui était difficile, il pensait qu’il allait se tuer.
A un moment, ils rencontrèrent sur le côté un chemin qui partait de la route, et qui semblait se diriger plus directement vers là où ils devaient aller. Un raccourci !
Hugo décida alors de prendre ce chemin, il était maintenant épuisé, et tout ce qui pouvait réduire ces efforts était le bienvenu, surtout que la terre de chemin était bien tassée ce qui fait que la marche serait aussi facile que sur la route.
Pendant ce temps, Lipatov arriva à la bulle temporelle. Une fois de l’autre coté de la limite, il arrêta le traîneau et en descendit. Puis il se dépêcha de ressortir de la bulle, de peur que Tunguska ne soit enclenché à ce moment là et que ce soit lui qui se retrouve bloqué en 1930.
Il avait l’impression d’abandonner les deux hommes qui étaient blessés. Mais d’après ça théorie cela n’avait pas d’importance, les effets de l’anomalie temporelle disparaîtront pour eux quand elle sera résorbée. Alors il rebroussa chemin vers l’hélicoptère de transport.
Il chemina un bon moment, et se rendis compte alors qu’il avait été pessimiste sur le temps. Ou bien est-ce que ces collègues d’Irkoutsk rencontraient des problèmes ?
Enfin, Balto et Hugo atteignirent eux aussi la limite de la bulle, mais à un autre endroit que celui où se trouvait Kodi et son attelage, et ils était hors de vu d’eux. Cette frontière était toujours facile à voir, car la neige de la forêt de 1930 était encore là, même si elle avait beaucoup fondu.
Et puis, avec le soleil bas sur l’horizon, il semblait que la bulle elle-même était visible, on avait l’impression d’un mur translucide que trahissaient quelques reflets.
Mais ce "mur" sembla aussi immatériel que quand l’attelage l’avait rencontré en venant de Nome, Hugo et Balto purent le traverser sans rencontrer la moindre résistance.
Une fois de l’autre coté, Hugo s’effondra, exténué, avec Balto sur lui.
Vu de l’espace, la région du lac Baïkal semblait des plus paisible.
Quand soudain, un peut au Nord-ouest de la ville d’Irkoutsk, il y eu un violent éclair lumineux, d’une blancheur éclatante : Tunguska venait d’être enclenché. Très vite, l’on vit une sorte de vague d’énergie, formant un arc lumineux blanc, partir de ce point et se propager rapidement vers l’Alaska.
Cette vague semblait irrésistiblement attiré par une zone circulaire couverte de neige, aux environs de la ville de Nome.
Vu sa vitesse, il ne lui fallu que quelque minutes pour l’atteindre.
Quelque instant après son arrivé, Hugo dit :
- J’ais une dernière chose à faire.
Alors le grand chien se releva, péniblement, et il se dirigea vers la frontière, qu’il retraversa dans l’autre sens. Puis il se coucha de l’autre coté, à l’extérieur de la bulle temporelle donc.
- Qu’est-ce que tu fais ?
- J’en ais assez de cette vie, Balto, personne ne m’aime à notre époque. Alors je reste de ce coté, une vie meilleure m’y attend peut être.
- Hugo voyons, je sais que c’est dur, moi aussi je l’ais vécu, j’ais même était séparé de mes parents très jeune.
- Tes parents t’aimaient ?
- Oui, le peut de temps que j’ais passé avec eux.
- Et ben moi je n’ais même pas eu cette chance !
- Quoi ?
- Mon père m’a toujours détesté, parce que je n’étais pas assez méchant à son goût. Quant à ma mère… elle m’a rejeté quand Steele est tombé en disgrâce, je lui ressemblais trop. Alors elle m’a abandonné, et c’est de justesse si mon maître m’a trouvé et m’a sauvé.
- Je suis triste pour toi, mais tu as un maître !
- Il ne m’aime pas. Comme les autres chiens me rejette, je ne travaille pas très bien et mon maître pense que s’est de ma faute… il me bat souvent.
Soudain, un grondement sourd se fit entendre, d’abord lointain puis approchant très vite. C’était la vague d’énergie qui arrivait.
Les deux chiens comprirent cela, surtout qu’ils commencèrent à percevoir la lumière émise par la vague, laquelle ressemblait à celle qu’ils avaient vu la nuit où s’était produit le phénomène à l’origine de leur voyage dans le temps.
- On y est. Dit Hugo.
- Non, tu ne sais pas ce que tu fais !
- Adieu Balto.
- Non !
Balto se releva et marcha sur trois pattes dans sa direction. Mais il ne fut pas assez rapide, la vague d’énergie arriva sur lui et le dépassa avant qu’il n’ait atteint la frontière de la bulle.
Chapitre 6
Kodi était tranquillement en train de dormir.
C’était une froide nuit d’hiver, mais les basses températures ne gênaient en rien le jeune chien, il y était habitué bien évidemment.
Et il n’y avait rien pour l’empêcher de bien dormi. Au contraire, tout allait bien, et même qu’il avait enfin réussi à devenir chien de tête.
C’était devenu possible car il était très doué pour cela, ça venait peut être du fait qu’il avait du sang de loup… ou peut être pas. Mais peut importe, c’était lui qui menait son attelage du traîneau postal désormais.
Il avait en quelque sorte remplacé Kirby, mais ce dernier n’était pas partit, loin de là. Il avait reconnu les qualités de son jeune remplaçant, et il était resté dans l’attelage, lui faisant parfois profiter de son expérience quand cela était utile.
Kodi en était vraiment fier, et plus encore quand il voyait comme son père avait l’air content de lui, il pouvait lire le bonheur dans ses yeux !
Il dormait à l’extérieur cette nuit là, prés de la maison de son maître, en ville donc. Minuit était passé depuis un bon moment, mais il restait encore quelques heures avant le lever du soleil.
Et puis d’un coup il eu l’impression que le sol se mis à bouger.
Il se réveilla en sursaut, et se mis sur ses pattes.
Rien ne bougeait, tout était calme. Il avait pourtant bien eu l’impression d’un tremblement du sol, mais il se rendit compte que rien de tel ne se produisait.
Puis il regarda le ciel, il s’était attendu à voir une lueur blanche, ou bien à ce qu’il se mette à faire jour subitement, mais là encore rien n’arriva.
Pourtant, Kodi avait en tête d’étranges souvenirs : anomalie temporelle, voyage dans le temps, machine intelligente, engins volants bizarres. Mais tout cela n’avait pas de sens.
Kodi se dit que ce ne devait être qu’un rêve, et il se recoucha.
Le lendemain matin il partit voir Dusty. En arrivant chez ses maîtres il s’aperçut qu’elle avait l’air fatiguée.
- Tu as mal dormis cette nuit ? Demanda-t-il.
- Ne m’en parle pas, j’ais fait un rêve vraiment étrange, et après je n’ais pas put fermer l’œil.
- Tiens, moi aussi. Il parlait de quoi ton rêve ?
- C’était des trucs complètement absurdes, oublions ça !
- Ouais, tu as raison.
Plus tard, Kodi partit voir son père.
Il discuta avec lui de diverses choses, et puis, au détour d’une phrase, Balto finit par dire :
- Ca me fait penser que cette nuit j’ais fait un rêve complètement loufoque.
- Ah bon ! C’est bizarre mais c’est mon cas aussi, ainsi que Dusty.
- Vraiment !
- Oui, il parlait de quoi ton rêve, papa ?
- Des trucs complètements extravaguant, des histoires de voyage dans le temps, des machines qui parle, une sorte d’anomalie qu’il faut réparer, des espèces d’engins volants avec une hélice sur le dos…
Balto s’arrêta de parler quand il vit la tête d’ahuri que faisait son fils.
Tous les scientifiques du projet Tunguska étaient réunis dans la salle de contrôle, y compris le professeur Lipatov. Cela faisait bientôt une semaine que l’anomalie temporelle avait été visiblement résorbée, tout le monde savait déjà que l’opération était un succès, mais ils attendaient les dernières informations qui confirmeraient définitivement la chose.
- Nous recevons les données. Dit un des techniciens.
- Lisez ce qui s’affiche.
- Toutes les mesures sont normales.
- Professeur Lipatov, c’est votre théorie… vous confirmer ?
Vladimir examina les chiffres, et au bout d’une minute il dit :
- Je confirme, l’anomalie temporelle est belle et bien résorbée, c’est indéniable.
Ce fut alors une explosion de joie, les applaudissements et les cris de joie fusèrent, et des bouteilles de vodka apparurent comme
100000000000/100000000000 au moins!