la zone qui vient de 1930 il y a une sorte de bulle, à l’intérieur de laquelle se trouve votre époque. Quand vous l’avez quitté, au moment où ont vous a amené ici, vous avez intégré notre époque. Si au moment où l’anomalie sera résorbée vous n’êtes pas de retour dans cette bulle… vous serez à tout jamais bloqué à notre époque !
- Quoi !
- Je comprends votre inquiétude, mais nous allons faire tout notre possible pour que cela n’arrive pas.
A ce moment là, l’homme sans uniforme de tout à l’heure entra dans la pièce, et s’approcha de son ordinateur portable.
- Merci CARL. Dit-il.
- C’est toujours un plaisir de travailler avec vous, professeur Lipatov.
Puis Vladimir mis fin à la connexion, remballa son ordinateur, et sortit de la pièce
Quelque minute plus tard, ce même professeur était en train de discuter par radio avec le général Linkin, afin de le convaincre de ramener les deux conducteurs du traîneau, ainsi que Balto et ses compagnons, là d’où ils venaient.
- Vous êtes sûr que cela est nécessaire ? Demanda le général. Cela peut être dangereux, on nous signale des mouvements d’avions US, ils pourraient atteindre la zone d’ici peut.
- Général, s’ils ne retournent pas dans la bulle temporelle alors ils disparaîtront de leur époque lors de la résorption de l’anomalie. Cela pourrait modifier le cours de l’histoire. Nous ne connaissons pas l’identité de ces deux hommes, qui nous dit que eux - ou leurs descendants - ne vont pas jouer un rôle capital lors de certains évènements clés de notre histoire ? Et même les chiens qui sait, peut être que certains d’entre eux seront important plus tard, comme l’a été Balto en 1925 ? Je suis conscient que les ramener présente des risques, mais si nous ne le faisons pas, les risques seront plus grands encore à mon avis, et les éventuelles conséquences imprévisibles.
Si vous voulez je me joindrais au groupe qui va les ramener, je pourrais éventuellement servir.
Le général réfléchis un instant, puis il dit :
- C’est bon, je vais donner les ordres pour cela, mais vos amis d’Irkoutsk m’ont dit que l’anomalie temporelle évolue rapidement, et qu’ils enclencheront Tunguska dés qu’ils seront prêts, il ne sera pas possible d’attendre.
- Je sais, et c’est une raison de plus pour faire vite.
Chapitre 5
Balto et ses compagnons se trouvaient dans l’hélicoptère de transport qui les ramenait vers la bulle temporelle. Il y avait avec eux le professeur Lipatov, les deux pilotes, ainsi que deux soldats. Les deux hommes provenant de Nome étaient là également, inconscients.
Le traîneau et les harnais avaient également été embarqué pas sécurité, au cas où cela pourrait servir. Et effectivement cela fut très utile.
- Professeur, nous avons un problème ! Dit un des pilotes.
- Quoi ?
- Le centre de contrôle stratégique nous informe que deux avions de chasse se dirigent vers nous. D’après leurs profils radar, se sont des F-22.
- Ils nous ont repéré avec leurs radars embarqués ?
- Probablement, ils foncent droit sur nous, à vitesse maximale.
- Délais d’interception ?
- Estimation à seize minutes.
- Combien de temps avant que l’on atteigne la zone ?
- Vingt minutes, monsieur, sans compte le temps d’atterrir et de déballer tout votre bazar. Et nous ne pouvons pas avoir de l’aide.
Il y avait deux hélicoptères de combat KA50-2 avec eux, mais il leur était difficile de combattrent contre deux avions de chasse rapide.
- Des suggestions ? Demanda le professeur.
- les hélicos de combat ont des bombes EMP. Atterrissage, désactivation de tous nos circuits, puis explosion. Une fois les F-22 neutralisés, nous re-décollons.
- Bien, exécution, mais par mesure de sécurité je vais débarquer les chiens avec le traîneau, constituer l’attelage et m’éloigner de vous. Si par malheur vous êtes détruit, je rejoindrais la zone en conduisant le traîneau.
- Vous êtes un musheur ?
- Je pratique pendant mes congés d’hiver.
Un des hélicoptères de combat déposa une bombe EMP télécommandé dans une petite clairière, puis il partit se poser à quelque distance de là, avec les deux autres engins, tous prés d’une route goudronnée qui menait à Nome.
Pendant ce temps, Lipatov fixa sous le traîneau des roulettes qui lui permettrait d’avancer sur la route, heureusement qu’il avait été prévoyant en emportant ce matériel avec lui. Tandis les soldats mettaient les deux hommes de Nome dans le traîneau, ils y allaient juste mais ça rentrait.
Puis il sortit le traîneau, harnacha les chiens et s’éloigna.
Les F-22 était tout proche maintenant, mais l’EMP avait une courte portée, il fallait la déclencher à la dernière minute. C’était risqué, car les avions pouvaient tirer des missiles.
Et effectivement, les deux chasseurs tirèrent deux missiles air-sol sur les KA50-2. Les soldats attendirent la dernière seconde pour déclencher l’EMP, et enfin celui qui tenait la télécommande appuya sur le bouton.
La bombe explosa, et produisit l’impulsion électromagnétique destinée à détruire les circuits électroniques.
L’impulsion atteignit d’abord les hélicoptères, mais les soldats avait débranché tous les circuits des appareils, et donc ces derniers ne furent pas grillé, n’étant plus sous tension.
Puis les missiles furent touchés, leurs systèmes de guidage détruits. Alors ils dévièrent de leurs courses et manquèrent leurs cibles, explosant à une dizaine de mètres de l’hélicoptère de transport.
Puis ce fut au tour des F-22. Leurs commandes de vols tombèrent immédiatement en panne, les rendant incontrôlable. Conscient de cela, les pilotes s’éjectèrent tout de suite, et leurs avions s’écrasèrent au sol.
Balto courait aussi vite qu’il le pouvait en tirant le traîneau avec ses compagnons, il avait compris qu’il y avait danger, et qu’il fallait s’éloigner de l’engin volant qu’ils venaient de quitter.
Il entendis alors une première explosion, sourde (celle de la bombe EMP), puis deux autre très rapproché (les missiles tirés par les F-22).
Puis il y eu un rugissement dans le ciel, et en tournant la tête s’est juste s’il eu le temps de voir un objet foncer vers le sol. C’était un des F-22 qui, après l’éjection de son pilote, avait dévié dans leur direction.
L’avion s’écrasa à peut de distance d’eux, il y eut une énorme explosion, Balto vacilla sous l’effet du souffle. Et puis d’un coup il ressentit un violent choc à l’épaule droite, et tout de suite après une effroyable douleur. Il perdit alors l’équilibre et roula au sol, en criant. Kodi ne parvint pas à freiner à temps, et il le percuta, puis se retrouva à terre lui aussi.
En ayant vu cela, Lipatov appuya à fond sur le frein du traîneau, et parvint ainsi à le stopper.
Balto avait été touché par un petit fragment de l’avion projeté par l’explosion. Il avait une profonde blessure, le sang coulait abondamment.
Lipatov descendit du traîneau et examina rapidement l’attelage, aucun autre chien n’avait été blessé, bien que d’autres fragments étaient tombés prés du traîneau.
Il aurait aimé s’occuper de Balto, mais il y avait plus urgent à faire, et il devait connaître la situation.
Il rebrancha les circuits de sa radio (qui avaient été débranchés pour les protéger de l’EMP) et appela l’hélicoptère de transport.
- Etes-vous toujours là ?
- Oui professeur. Dit un des pilotes.
- Votre appareil est-il en état de marche ?
- Nous avons rebranché les circuits et ils fonctionnent normalement, par contre nous avons été touchés par un éclat d’un des missile.
- C’est réparable ?
- Pas avant deux heures au minimum.
- On a pas le temps, Irkoutsk va enclencher Tunguska dans très peut de temps.
- Les KA50-2 sont en état de marche.
- Sauf que l’on ne peut rien mettre dans ces engins là à part leurs deux pilotes. Je crois que je vais rejoindre la zone avec les chiens, puis ensuite rebrousser chemin. Une fois que vous aurez réparé, vous suivrez la route pour me récupérez.
- À vos ordres !
Puis le professeur retourna voir Balto, et il se rendit dompte qu’il ne pouvait plus tirer le traîneau, il ne pouvait même plus marcher.
Alors il détacha son harnais.
Il n’y avait plus de place sur le traîneau, et le temps manquait pour bricoler quelque chose afin de le transporter. Cela lui faisait mal au cœur, mais Vladimir n’avait pas d’autre choix, il fallait faire vite pour sauver les deux hommes. Il devait donc abandonner Balto !
Il retourna sur le traîneau et donna l’ordre de départ.
Mais les chiens n’obéirent pas.
- Vous devez y aller. Dit Balto.
- Papa ! Dit Kodi.
- Regarde dans l’état que je suis, je vais vous retarder.
Vladimir répéta son ordre.
- ALLEZ-Y ! Cria Balto. Faites le pour nos hommes !
- Mais papa, si tu reste ici…
- Je ne vais pas mourir, juste rester à cette époque !
Le professeur Lipatov utilisa alors son fouet, et instinctivement les chiens commencèrent à avancer.
Kodi était bouleversé, mais il savait aussi qu’il avait une mission : sauver leurs hommes. Alors il se comporta en bon chien de tête.
Enfin le traîneau s’ébranla pour de bon, et en quelque instant il fut hors de vue.
Mais, au bout d’une centaine de mètres, la ligne de trait de Hugo céda brusquement. Un autre fragment de l’avion l’avait à moitié coupée, et, ainsi fragilisée, elle n’avait pas résistée.
Vladimir n’y avait pas de quoi réparer, tout avait été fait dans la précipitation quand il avait quitté l’hélico. De plus le temps manquait maintenant, il y avait vraiment urgence.
Alors il laissa Hugo libre, il pouvait suivre le traîneau en courant. Cela faisait un chien en moins, mais de toute façon le traîneau était bien plus léger que quand ils avaient quitté Nome, et l’essentiel était qu’ils arrivent dans la bulle temporelle, la distance à franchir était faible.
Mais très vite Hugo cessa de courir, et il cria aux autres :
- Je vais aider Balto.
- Tu es sûr ? Demanda Kodi.
- Oui, je vais l’aider à retourner chez nous, comme ça vous serez tranquille et vous amènerez nos deux hommes à l’hôpital.
Puis le traîneau fut trop loin pour qu’Hugo puisse parler avec les autres chiens, alors il fit demi-tour et se dirigea vers Balto.
- Hugo… dépêche-toi de rentrer chez toi ! Lui dit le chien-loup.
- Ne te moque pas de moi, je ne pourrais pas faire ça. Allez, met-toi debout, je vais
100000000000/100000000000 au moins!