instant, il se demanda s’il n’était pas en train de perdre la tête, d’être victime d’hallucinations, de rêver éveillé.
Mais non pourtant, ses compagnons voyaient ça aussi, ainsi que les hommes, qui avaient fait stopper le traîneau.
- Tu ne te sens pas bien papa ?
- Non ça va, je suis juste désorienté par tout ça.
- Mais qu’est-ce qui nous arrive ? Qu’est-ce qui ce passe ? Dit kirby.
- Je n’en sais rien !
- Et que va-on faire ? Demanda Dusty.
- Ce que nos hommes décideront, comme toujours.

Mais les hommes avaient l’air perdus eu aussi !

Pendant un moment, les chiens, qui avaient été dételés, examinèrent cette étrange frontière, et il découvrait d’autres trucs bizarres, comme par exemple des arbres qui était comme coupé en deux dans le sens de la hauteur. On avait l’impression que ses arbres étaient à cheval sur cette frontière, et que la moitié qui se trouvait d’un seul coté avait disparue.
Ou bien alors la moitié d’un élan, coupé net, l’autre partie ayant elle aussi disparue !
En bref, on avait l’impression que tout ce qui se trouvait à cheval sur cette fameuse limite avait été découpé à l’emporte pièce.

Pendant ce temps, et une fois passé leur première surprise, les hommes se mirent à discuter pour savoir quoi faire.
Fallait-il continuer ? Mais il n’y avait pas de neige de l’autre coté de la frontière, le traîneau ne pourrait pas glisser. Retourner à Nome ? Mais ça voudrait dire qu’il n’aurait aucune nouvelle, aucune information sur ce qui se passe.
Quant à essayer de réparer le télégraphe… les fils avait été coupés, apparemment pile au-dessus de cette mystérieuse frontière.
Il aurait été possible de raccorder ces fils… sauf que ce qu’il y avait de l’autre coté de cette frontière ne ressemblait guère à une ligne de télégraphe ordinaire. Premièrement, les poteaux n’étaient pas en bois, mais était fait avec une structure métallique. Mais surtout, les fils étaient nettement plus nombreux, et de plusieurs types.
Et ils ne ressemblaient pas du tout à ceux du télégraphe, sur certains même la partie centrale n’était pas faite avec du métal mais avec ce qui semblait être de nombreux petits filaments transparents, ce qui intrigua fortement les deux hommes qui étaient en train de les examiner (il faut dire qu’ils n’avaient jamais vu de fibres optiques auparavant)

Tous restèrent un bon moment encore à cet endroit, mais finalement décision fut prise de retourner à Nome, pour mettre les autres au courant de ces phénomènes extraordinaires et décider de ce qu’il fallait faire. Les chiens furent à nouveau attachés aux traits. Puis le départ fut donné.

Tout d’un coup, très peut de temps après être repartit, les chiens entendirent un étrange bruit au loin.
- Qu’est-ce que c’est ?
- Cela ressemble un peut au bruit de l’avion de Duke, non ?
- Oui, mais c’est très différent quand même, et il y a en plus un sifflement aigu comme je n’en ais jamais entendu. Dit Balto
- En tout cas ça se rapproche, et vite.

Le bruit était maintenant fort, et enfin l’appareil qui le produisait apparu au-dessus des arbres, et survola le traîneau avec un énorme déplacement d’air, et dans un vacarme assourdissant.
Balto s’attendait à voir un avion, mais l’engin qu’il voyait était très différent. Ça forme pouvait certes ressembler vaguement à un avion, mais ce qui ne cadrait pas s’était son hélice : Elle n’était pas à l’avant, mais au-dessus de l’appareil, à l’horizontale au lieu d’être verticale. Mais surtout elle était gigantesque, au moins dix mètres de large !
L’engin avait des ailes sur les coté, mais simples, très courtes et épaisses. Et surtout elles étaient lourdement chargées par d’étranges objets, cela semblait plus être des supports que de véritables ailes.
Il semblait bien que cet engin volait uniquement avec son énorme hélice.

Un deuxième engin, identique au premier, passa au-dessus, tandis que le premier faisait un demi-tour très rapidement.
Balto se rendis compte que ces engins étaient infiniment plus maniables que l’avion de Duke.

C’est alors que d’un coup les chiens commencèrent à paniquer, les hommes n’eurent pas besoin de dire "mush", le traîneau s’ébranla et partit à toute vitesse.
Chez Balto, comme chez les autres chiens, la peur avait succédée à la surprise. Trop d’évènements étranges s’étaient produis ces derniers temps, ses instincts étaient mis en déroute pour toute ces choses accumulées, la grande peur de l’inconnu avait finit par prendre le dessus, et cette peur lui disait qu’il n’y avait qu’une seule chose à faire : fuir l’inconnu, fuir ce qui est étrange, et le plus vite possible.
Il regarda par-dessus son épaule, et vis que les deux engins les suivaient.
Les deux appareils vinrent se mettre à l’avant du traîneau, pour essayer de bloquer le passage. Puis un troisième appareil fit son apparition, il était différent, nettement plus gros, plus trapu, il ressemblait presque à un wagon de chemin de fer avec une hélice sur le dos, et il paraissait nettement moins maniable.

Avec une stupéfaction sans borne, Balto vis que ces appareils faisaient désormais du sur-place en volant, rien à voir avec l’avion de Duke qui devait prendre de la vitesse pour décoller. On aurait dit qu’ils étaient suspendues comme par magie.

Soudain, une énorme voix humaine retentit, elle était si forte qu’elle couvrait le bruit des hélices, pourtant considérable.
- DU CALME, NOUS NE VOUS VOULONS PAS DE MAL. NOUS VENONS JUSTE VOUS PARLER.
Ce message s’adressait aux conducteurs du traîneau, mais ce n’était pas rassurant pour les chiens.
Même Balto était pris de panique, effrayé pas ces engins inconnus et qui étaient terrifiants, surtout les deux petits qui semblaient avoir un coté prédateur.

Alors le traîneau s’ébranla à nouveau, en direction de la forêt cette fois. Les chiens avançaient aussi vite qu’ils pouvaient dans la bouillie de neige fondue qui couvrait le sol. Les appareils les suivaient, tandis que l’énorme voix essayait encore de les ramener à la raison.
Mais d’un coup le traîneau arriva dans un dévers, rendus extrêmement glissant par la neige fondue.
Et ce fut l’accident : Le traîneau se renversa sur le coté, puis glissa vers le bas, entraînant hommes et chiens. Puis tous s’écrasèrent en bas, heureusement dans un grand tas de neige en train de fondre.

Les chiens n’eurent pas le temps de dire ouf, car alors une sorte de fusée partit d’un des petits appareils. Elle explosa à environ dix mètres d’eux.
Il y eut une étrange odeur, puis Balto en était encore à s’extraire de la neige quand tous d’un coup il se sentit vaciller, il fut pris de vertiges, tous se mis à tourner autour de lui. Et d’un coup il perdit connaissance. Il en fut de même pour tout les autres.


- Que s’est-il passé ? Je vous avais dit de faire attention ! Demanda Vladimir Lipatov sur un ton sévère, qui venait juste d’arriver sur le porte-avions.
- Il semblerait qu’ils aient paniqué. Dit le commandant du Korolev.
- Paniqué ?
- On avait envoyé un hélicoptère de transport, au cas où il aurait fallut les ramener, escorté par deux hélicoptères de combat.
- Vous n’y allez pas de main morte !
- Nous étions en territoire ennemi ! Bon, se sont les hélicos de combat qui les ont trouvés en premier, mais apparemment cela les a effrayés. Mes hommes ont essayé de les rassurer en leur parlant avec le haut-parleur extérieur, mais rien n’y a fait. Ils sont partit comme des fous en forêt, et malheureusement il y a eu un accident. Pour éviter que les chiens ne paniquent encore, et ne provoque un sur-accident en tirant le traîneau, il a fallut utiliser une roquette chargée avec du gaz Neurix, pour les endormir.
Ensuite, mes hommes sont descendus voir ce qu’il en était, et hélas ils ont vu que les deux hommes avaient été blessés, pris sous le traîneau pendant sa chute. Alors ils les ont mis dans l’hélicoptère de transport pour les ramener, et en passant ils ont pris également les chiens, le traîneau, et tout le barda qu’ils transportaient, on c’est dit que cela pouvait vous servir.
- Comment vont les hommes ?
- Ils sont soignés, leurs blessures ne sont pas très graves.
- Ils vont bientôt se réveiller ?
- Hélas non, on a dû leur donner des sédatifs, lesquels ont interagis avec les traces de Neurix qui restaient dans leur sang. Les médecins savaient que cela allait se produire, mais ils ne pouvaient faire autrement. Du coup, ses deux hommes seront inconscients pendant plusieurs jours.
- On a pas plusieurs jours, quelques heures seulement !
- Je suis désolé. Dit le commandant.
- Ce qui est fait est fait. Il ne reste plus qu’à examiner leur traîneau et leur matériel, en espérant que l’ont trouvera les informations que l’on recherche.

Mais cela fut un échec, les objets contenus dans le traîneau ne fournirent pas les données recherchées, du moins pas avec le degré de précision requis. C’est alors que le professeur pensa à une chose. Il partit en parler au commandant.

- Où sont les chiens ? Demanda-t-il.
- Dans des cages, en cale, pourquoi ?
- Il y a peut être un autre moyen d’obtenir ce dont on a besoin ! Il me faut une connexion sécurisée avec Irkoutsk.


Chapitre 4

Balto s’était réveillé dans une cage, en compagnie de Kirby. Les sept autres chiens étaient là, deux par deux dans des cages eux aussi, sauf Ralph qui était tout seul.
- Papa !
- Oui, ne t’inquiète pas Kodi, je n’ais rien. Est-ce que tout le monde va bien ?
- Oui. Dit Kirby.
- Est-ce que l’un de vous sait où l’on est ?
- Dans un bateau, on sent le tangage. Je connais ça, ce n’est pas la première fois que je monte sur un bateau. Dit Kirby.
- Mais ce qui m’inquiète ce sont les hommes qui nous on capturés, ils n’ont pas l’air commodes.
- Et en plus je ne comprends pas ce qu’ils disent ! Dit Dusty.
- C’est du russe. Dit Ralph. J’en ai déjà entendu, même si je ne le comprends pas plus que vous.
- Des russes ? C’est une invasion de l’Alaska par les Soviétiques ! Dit Kirby. J’ais entendus nos hommes parler de ça, des "bolcheviques" comme ils disent.
- Du calme, du calme. Dit Balto.
- Et ces engins volants, vous avez déjà vu des trucs pareils ? On dirait des machines de guerre, quand ils volaient autour de nous j’ais bien sentit l’odeur de la


















































































































































































































































































































































































































Page Précédente 1 2 3 4 5 6 7 8 Page Suivante

Aller à la section de l'Auteur

Cette fanfic a été notée Pour tous.


Commentaires

2050 visites

Signaler cette fanfic Signaler un problème sur cette fanfic

Derniers commentaires

Invité
Invité
31 Juillet 2010
un joyau, que dis-je, une pure merveille!
100000000000/100000000000 au moins!




Non connecté : Pour pouvoir poster un message sur le site, vous devez être connecté.

Créez un compte!