Quelqu’un que tu n’as jamais connu, et dont je croyais qu’il était mort. Mais comment être sûr si c’est lui ?
Et d’un coup Balto leva le museau vers le ciel et poussa un hurlement de loup, puis il attendit, l’oreille attentive. Au bout de quelques instants une réponse vint. Je ne comprenais pas ce qu’elle voulait dire, mais mon père sembla savoir.
- Oh ! … ce… c’est lui ! Dit Balto.
- Lui qui ?
- Écoute, je vais partir sur le territoire de cette meute.
- Quoi ? … Mais papa, tu m’avais dit qu’il ne fallait pas…
- Là c’est différent. Voilà ce que je vais faire, je vais aller voir quelqu’un, et en attendant tu vas rester là. Si je ne suis pas revenu dans… disons deux jours, tu retourneras à Nome.
- Mais…
- Ne discute pas Kodi, c’est peut être important, pour moi en tout cas.
Puis Balto partit en courant.
Ne pouvant rien faire d’autre, je me mis alors à l’attendre.
Et j’attendis encore et encore, bientôt les deux jours furent écoulés.
Balto m’avait bien dit de retourner à Nome s’il ne revenait pas, mais je ne pouvais pas me décider à l’abandonner.
Et puis d’en coup je pensa à une chose : Et si c’était une ruse pour me faire retourner à la maison ? Et si mon père s’était enfuit à toute vitesse pour me semer, et que maintenant il était loin ?
Je n’en étais pas sûr, cela ne ressemblait vraiment pas à Balto de faire ça. Mais, après la mort de Calder, les choses ne seraient peut être plus jamais comme avant. Alors je décida de partir à sa recherche, malgré ses avertissements.
Mais dés que je passa la limite du territoire de la meute je me sentis comme un intrus, je me sentais en terrain hostile.
Je chemina un bon moment, avec la désagréable sensation d’être observé, surveillé. Et puis d’un coup je perçus une présence nette, l’odeur me dit ce que c’était : Des loups !
Alors là je me sentit petit, faible et désarmé.
Je voulus fuir, mais, quand je fis demi-tour pour partir, je me rendis compte qu’une créature me barrait le chemin.
Je n’avais jamais vu de véritables loups auparavant, je ne les connaissais que par les récits que mon père m’avait racontés sur eux. Néanmoins, je reconnus immédiatement que ce que j’avais en face de moi en était un.
Il ressemblait à Balto, mais en bien plus grand, plus musclé, plus puissant… et plus effrayant !
Le loup était gris clair, énorme, avec des yeux jaunes et un regard diabolique. Il retroussa ces babines, et là j’eus le souffle coupé à la vue de ces crocs énorme, bien plus grand que ceux de n’importe quel chien. Le grognement qui sortait de sa gorge était nettement plus terrifiant que ceux que j’avais entendu auparavant. Sa tête était également plus large que la mienne, de même que son museau.
Mais malgré sa taille, et son poids qui devait être considérable, il y avait quelque chose en lui qui donnait une impression d’agilité et de rapidité.
Un formidable tueur, voilà ce que j’avais en face de moi ! Et en plus il n’était pas seul, il y en avait d’autres cachés autour de moi, je le sentais maintenant.
Je compris que j’étais coincé, encerclé, pris par surprise par ces êtres qui avait une immense expérience dans la ruse, la surprise et l’embuscade.
Une voix grave et profonde, venant des buissons, pris la parole.
- Que fait-tu là, chien !
Très impressionné, je ne pus prononcer que quelques mots.
- Euh… en fait c’est que… euh…
- Tu viens nous espionner, pour ensuite amener les hommes afin qu’ils nous exterminent ! Dit le loup gris, dont la voix était presque identique à celle qui avait parlée juste avant.
- Non non… vous vous méprenez… je ne vous veux pas de mal. Dis-je maladroitement.
- Silence, tu vas mourir, sale chien ! Continua le grand loup gris, qui était jeune et fougueux.
- Je vous en prie… non… laissez-moi partir… je-je ferais comme si je ne vous avais pas vu… je vous le promets.
- MENSONGE ! Tu viens pour nous faire du mal !
Alors plusieurs loups sortirent de leurs planques, et s’approchèrent de moi. J’étais mort de peur.
- Attendez ! Dit la voix grave.
Les loups se figèrent, et alors une immense créature, blanche comme la neige, sortie de sa cache. C’était un loup blanc, très grand, puissant, magnifique, et il avançait d’un pas majestueux et digne. Ses yeux étaient orange, un regard dur et cruel. Et il était couturé de cicatrices, ce qui faisait inévitablement penser que ce loup avait pas mal vécu, et devait donc être expérimenté et aguerrit.
Tous les autres loups reculèrent sans exception, avec crainte et respect : C’était le chef de la meute !
Mais ce loup blanc me rappela surtout ma grand-mère, Balto m’en avait tant parlé. Je ne pus m’empêcher de prononcer son nom.
- Aniu ?
Les autres loups tiquèrent à ce mot, mais le loup blanc resta de marbre, le signe d’une grande maîtrise de soi.
- Tu connais Aniu ? Dit-il d’une voix calme, mais avec un ton sec.
- Euh… ou-oui.
- Dans ce cas tu ne mourras peut être pas tout de suite… parle-moi d’elle.
- C’est… c’est ma grand-mère paternelle, je… je ne l’ais jamais connu, mais mon père m’a parlé d’elle… euh… il m’a dit qu’elle était blanche comme la neige… C’est toi Aniu ?
- Regarde entre mes pattes arrière !
Je me rendis compte qu’il s’agissait d’un mâle ! C’était pourtant évident, avec cette taille et cette voix si grave ! Et puis Aniu était morte, je le savais. Mais ce loup ressemblait tellement à la description que Balto avait fait de sa mère !
- Oups… pardon, je-je suis vraiment dé-désolé ! Bafouillai-je.
Puis le loup blanc se mis à me tourner autour, il me renifla longuement et avec attention.
Je n’osa pas broncher un muscle, ce loup était tellement grand, j’aurais pu passer sous lui sans que mon dos ne touche son ventre ! Il devait peser au moins le double de mon poids, si ce n’est pas le triple !! Et ses pattes, elles étaient deux fois plus larges que les miennes !
- Ton père s’appelle Balto, n’est-ce pas ? Me demanda-t-il.
- Euuuh oui ! … Comment le sait-tu ?
- Et comment s’appelait son père à lui ?
- Kitok.
- Mon père à moi s’appelait Werak, et ma mère… Aniu.
- Qu… Balto est ton frère ?
- Mon demi-frère, par contre il a une vraie sœur, Nitti ! Vient ici.
Et alors une chienne-louve s’avança, elle ressemblait à Balto, en plus grande et plus fine, avec deux petite tâche blanche sous les yeux.
- Balto est vivant ? Demanda-t-elle, fort intimidée par le chef de meute.
- A ça oui qu’il est vivant, répondis-je, il est même pas loin d’ici, ça m’étonne d’ailleurs que vous ne l’ayez pas vu !
- Il est même en train de nous observer. Dit le loup blanc. Je l’ais sentit arriver pendant qu’on parlait.
Il regarda dans une direction où il semblait ne rien y avoir, puis il dit :
- Tu peux sortir de là, mais n’essaye pas de fuir, deux de mes loups sont déjà en position derrière toi, ils te tueront sans hésiter !
Alors Balto sortit de sa cachette, et il dit, fort ému :
- Tarak ! … Ce... c’est bien toi alors !
Ça me revenait maintenant, Tarak était le demi-frère de mon père. Mais il fut blessé par des chasseurs, au moment de la mort d’Aniu, puis il fut obligé de s’enfuir, et Balto n’avait jamais su ce qui lui était arrivé ensuite.
- …Je suis tellement heureux de te revoir. Continua mon père. Je croyais que tu avais été tué !
- Ça a été peut être pire que ça en fait. Dit Tarak. Mais je te raconterais une autre fois, en attendant dis-moi ce que tu fais ici ?
- Et tu ne me souhaites pas la bienvenue ? S’étonna Balto. Tu n’es pas content de me revoir, après tout ce temps !?
- Je me méfie de toi, tu as vécu avec les hommes, ton fils a un collier !
- Oui, avoua Balto.
- C’est bien ce qui me semblait, c’est pourquoi ont t’a surveillé à distance, quand tu as pénétré sur notre territoire, après ton hurlement.
- Depuis tout ce temps vous… et moi qui vous cherchais !
- Oui, et quand ton fils est rentré sur notre territoire à son tour, ont est allé à sa rencontre tout en te surveillant. Maintenant dis-moi ce que vous faite ici tous les deux.
- En fait on passait par là, par hasard, puis j’ais sentit ton odeur, que j’ais reconnu, alors j’ais voulu aller à ta rencontre
- Vraiment ? Demanda Tarak.
- Vraiment ! Répondit Balto.
- Et qu’est-ce que vous faisiez, en passant par là, par hasard ?
- En fait… ont est en exil, ou plutôt c’est moi qui suis en exil.
- Pourquoi ?
- J’ais fait quelque chose de très grave, et j’ais décidé de fuir la ville où cela c’est passé, puis mon fils à voulut m’accompagner.
- Et c’est quoi cette faute si grave ?
- Je… enfin… Tarak, tu crois que c’est nécessaire toutes ces questions ?
- RÉPOND ! Cria le grand loup gris.
- Dis-moi ce que tu as fait. Redemanda Tarak sur un ton indiquant qu’il ne plaisantait pas. Si tu tiens à rester en vie je te conseille de m’obéir… je ne poserais pas ma question une troisième fois !
Balto baissa la tête, regardant vers le sol, avant de dire :
- J’ais tué un homme !
A ces paroles les autres loups se déchaînèrent.
- Quoi !
- Il a tué un homme !
- Ça porte malheur !
- Il faut qu’on s’en débarrasse !
- Il va attirer la mort sur nous !
Un vieux loup, qui semblait être le second dans la hiérarchie, s’approcha de Tarak.
- Il faut qu’ils partent, tout de suite !
- S’ils partent, ils vont revenir avec les hommes, pour nous tuer ! dit un autre loup.
Je ne pus alors m’empêcher d’intervenir.
- Non, on ne fera jamais ça !
Alors le grand loup gris me sauta dessus, et me saisit à la gorge. Je sentis ses puissantes mâchoires enserrer mon cou… et ses quatre crocs qui s’enfonçaient dans ma peau. Je cria, de douleur, mais aussi de terreur, pensant que ce loup allait me tuer.
- TEROK ! Cria Tarak.
À ces mots, le grand loup gris, qui s’appelait donc Terok, cessa de
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| 04 Juillet 2016 | ||
| ||
| Vive Plagg ! |
Moi j'ai trouvé ta fic géniale. L'aventure la fin et tout. Mais juste
un détail: les loups se reproduisent en hiver. Comment je sais ça, à
force de documentaires, à part ça super fic. Une de mes préférés. |
| 27 Novembre 2010 | ||
Ancien Modérateur | ||
| Is that a piano ? |
Indescriptible. Indescriptible. Bouche bée. Incroyable. Super génial
euh mais euh ! C'est tout simplement : G E N I A L J'adore ton style
ton imagination ! bien que j'ai été un peu surpris quand les loups
s'accouplèrent mais bon ce n'est qu'un détail xD |
![]() | 31 Juillet 2010 | |
mais comment tu fais pour me faire chialer à chaque fanfic alors que
je depasse l'age indiqué? j'en ai marre, marre, marre et triple marre! |