descendants.
Tarak le lui promit.
Ainsi, Matsi et Tarak coopérèrent pendant l’hiver. L’un était le cerveau et l’autre les muscles.
Tarak apprit énormément, comme il aurait dû le faire avec son père deux ans plus tôt !
A plusieurs reprises des chasseurs se mirent à les poursuivre. Mais on ne la fait pas à Matsi ! Il connaissait tous leurs trucs, et à chaque fois ils se faisaient semer.
Tarak demanda alors à Matsi s’il savait pourquoi les hommes veulent la mort des loups.
- Pour protéger leur bétail. Ces animaux sont fragiles, lents et stupides, ils ne peuvent pas ce défendre seul.
- Pourquoi vous vous en prenez à eux, si vous savez que c’est à cause de ça que les hommes vous pourchassent ?
- Nous n’avons pas le choix. D’après ce que racontaient les anciens, du temps où je vivais encore en meute, autrefois il y avait largement assez de gibier pour que les loups puissent vivre. Et même les hommes qui étaient là depuis toujours, ceux dont la peau était rougeâtre, vivaient en paix avec nous. Mais quand l’homme à la peau claire est arrivé, il a tout détruit pour y mettre son bétail, et leurs chasseurs ont anéanti presque tout notre gibier. Et pour ne pas mourir de faim il a bien fallut se rabattre sur ce qui restait !
- Les hommes ont pris votre nourriture en premier ?
- Oui, et ils ne veulent pas que l’ont prennent la leur pour survivre !
Plus que jamais les hommes semblaient être des monstres aux yeux de Tarak, et il se mit même à rêver de les tuer, d’en attraper un et de le déchiqueter ! Mais il ne pouvait pas faire ça, il ne voulait pas devenir comme eux.
Matsi continuait de parler :
- Quand nous serons tous morts ici, personne ne se souviendra de ce qui c’est passé, ni même que nous avons existé. Vas chez toi, raconte aux tiens ce que je t’ais dit et ce que tu as vu, raconte leur notre histoire, pour qu’elle ne soit jamais oubliée. Et que les tiens sache toujours ce que sont les humains : des destructeurs.
- Je te le promets Matsi, je ferais tous ce que je pourrais pour y parvenir.
La saison froide est un période très difficile, et Matsi en souffrait, son vieillissement semblait s’accélérer. De plus, il dépensait toute son énergie pour l’éducation et l’entraînement de Tarak, et il était fort probable que cela réduisait sa durée de vie.
Tarak devait se rendre à l’évidence, ce serait le dernier hiver de Matsi, il se sacrifiait pour lui !
Bientôt le printemps arriva, ce qui signifiait que le départ de Tarak était imminent.
D’un coup l’état du vieux loup se dégrada ! Il avait tout donné pour que Tarak ait le maximum de chance de rentrer chez lui, c’est cette motivation qui lui avait permis de tenir, de résister aux privations et à la fatigue qui rongeaient son corps. Mais, maintenant que l’heure avait sonné, il se laissait partir.
- Tu aurais vécu plus longtemps si je n’avais pas été là. Lui demanda Tarak.
- Oui, j’aurais eu une existence un peut plus longue, mais elle aurait été inutile, alors que là au moins…
- Merci.
- C’est moi qui te remercie, pour avoir donné un sens à ma vie… Tu dois partir maintenant… et moi aussi.
Matsi s’éteignit peut de temps après.
Tarak savait qu’il était mort pour lui, et il se promit de donner tout ce qu’il aurait pour réussir, en son honneur !
Chapitre 6
Pendant de longs mois Tarak remontait le long des Montagnes Rocheuses, d’abord plein nord, puis en obliquant progressivement vers l’ouest. Le printemps passa, puis l’été et l’automne à leurs tours.
La difficulté de son voyage était évidente.
Il devait avancer contre vents et tempêtes, et chercher sa nourriture lui était très difficile et le ralentissait entre deux étapes de plusieurs dizaines de kilomètres. Il était en permanence affamé. Cette faim, qu’il avait si peut connu pendant sa captivité, était sa compagne désormais.
Tarak avait traversé la frontière avec le Canada, mais il ne le savait pas bien sûr. Par contre il remarqua un changement : Maintenant il y avait des loups en nombres ! Ils étaient moins chassés et n’étaient pas en train de disparaître.
Cependant, paradoxalement, ce fut une mauvaise chose pour lui. En effet, il devait faire des détours pour éviter les territoires des meutes, ce qui allongeait beaucoup son voyage, et le rendait plus difficile. Car les zones non occupées étaient les moins favorables, celles qui étaient le moins pourvues en gibier, celles où le relief était le plus important.
Malgré ses précautions, il pénétrait très souvent sur la propriété des meutes. Il ne manquait pas alors de se faire surprendre et devait affronter leurs chefs. Car ces meutes subissaient malgré tout la pression des hommes, elles avaient du mal à survire, c’est pour ça que leurs membres étaient si peut tolérant envers lui.
Les combats contre ces chefs de meutes étaient terribles, Tarak manquait d’expérience et il perdait à chaque fois. Ensuite il devait faire demi-tour jusqu'à la limite du territoire de la meute, pour le contourner. En peut de temps il se retrouva couvert de cicatrices.
Et, pour ne pas arranger les choses, il devait semer les chasseurs qui le prenaient en traque fréquemment, apparemment attiré par sa taille quand ils le repéraient, à moins qu’ils n’étaient au courant de son évasion de San Francisco et devinaient que c’était lui ?
Il finissait par ne plus faire attention où il se trouvait ni où il allait, tellement c’était dur.
Il suivait son instinct pour trouver sa route, il réservait toutes ses réflexions et son intelligence pour sa survie, et ce n’était pas un luxe !
Mais, malgré tout ça, il ne pensa jamais à abandonner. Maintenant qu’il était lancé il ressentait cet instinct qui le poussait à avancer, à persévérer et à se battre encore et encore, tant qu’il lui resterait un espoir, aussi infime soit-il.
Et puis il avait les promesses qu’il avait faites à Matsi.
Mais pendant son sommeil il revivait ce qu’il avait vécu, dans d’affreux cauchemars.
Sa captivité, les tortures infligées, sa terrible séparation avec Alina, sa quasi-noyade dans le Golden Gate, le porc-épic, la moufette…
Mais le pire était les souvenirs datant du jour de sa capture et de la mort de sa mère, car il se sentait coupable, il avait fait des erreurs, et cela le poursuivait sans relâche. Très souvent il se rappelait ces événements comme si c’était hier :
En ce beau jour de Printemps Tarak avait suivit Kitok et Balto, sa mère lui ayant demandé de les surveiller.
Car Kitok avait emmené Balto en ville, et Aniu ne voulait pas de ça, elle lui avait interdit de l’y ramener, mais elle pensait qu’il essaierait quand même à nouveau.
Et en effet, elle ne s’était pas trompée, Kitok prenais bien le chemin de la ville !
« Ah le salaud », ce dit Tarak, « il n’a aucune parole. »
Il s’approcha d’eux, bien décidé à les stopper.
- Tu m’emmène encore en ville ? Dit Balto.
- Oui. Répondit Kitok.
- Mais maman ne veut pas !
« Et oui qu’elle te l’avait dit, imbécile » pensa Tarak.
- Elle ne peut pas comprendre, ton grand frère non plus, il faut être un chien pour comprendre qu’on est fait pour vivre avec les humains, et toi aussi.
- Peut être qu’on ne peut pas comprendre ça, mais on sait que les hommes veulent massacrer les loups jusqu’au derniers, nous ignorons pourquoi, mais c’est ce qu’ils essayent de faire.
Kitok et Balto stoppèrent immédiatement.
- Balto n’ira pas plus loin ! Continua Tarak.
Puis il s’avança et vint bloquer le passage à Kitok. Ce dernier essaya de parler, mais Tarak le regarda droit dans les yeux, il savait que cela l’impressionnait beaucoup.
- Tarak écoute-moi, je... enfin je...
« tu vois comme tu es faible, tu ne peux même pas supporter mon regard » pensa-t-il, et il eut envie de lui sauter dessus, de l’égorger et de… « non, du calme, Aniu n’aimerait pas ça », il se contenta de dire :
- Tu n’iras pas en ville avec Balto !
Ravalant sa colère, Tarak quitta la place, d’abord calmement, puis, dés qu’il sortit du champ de vision de Kitok, il bondit et se cacha derrière un tronc d’arbre. Le chien ne l’avait pas vu, et il pouvait entendre tout ce qu’il disait.
- Puisque c’est comme ça nous allons promener, et faire des courses pour t’apprendre à courir.
Méfiant, Tarak surveilla Kitok, effectivement lui et son fils se contentaient de faire des courses.
Mais au bout d’un moment il entendit des bruits dans la forêt : Pas d’homme, tintement du métal, froissements de tissu, halètement de chiens… Il compris très vite que des chasseurs arrivaient.
C’est à ce moment que se produisit quelque chose qui l’induit en erreur : Kitok changea d’emplacement. Tarak crut alors qu’il avait lui aussi entendu les chasseurs et qu’il se repliait en lieu sûr.
Il fit de même, pensant que Kitok le rejoindrait en chemin. Seulement cette dernière chose ne se produisit pas : en fait Kitok n’avait rien entendu, son ouie était moins bonne, ou bien ces bruits lui était trop familiers pour qu’il y prête attention, et le mouvement qu’il avait fait était un pur hasard !
Tarak le compris trop tard. Se maudissant d’avoir commis cette faute, il retourna précipitamment en arrière et se rendit compte que Kitok et Balto revenaient tranquillement vers la tanière, comme si de rien n’était ! Il n’avait plus le choix, les chasseurs devaient déjà être en position, il cria :
- COUREZ ! DES CHASSEURS !
Mais quelques secondes plus tard un coup de feu retentit, et Kitok fut touché.
Tarak se cacha, mais il ne s’enfuit pas. Pour lui le chien était perdu, par contre il pensa à Balto, Aniu lui avait demandé de le surveiller, il était sous sa responsabilité ! Alors il s’approcha furtivement du groupe de chasseur, pour essayer de retrouver son petit frère.
Tout d’un coup il y eut un deuxième coup de feu, Tarak cru que
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| 15 Janvier 2011 | ||
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| The Devil tips his hat to me |
pourquoi est-ce celle qui me ressemble qui meurt la première? |
![]() | 30 Juillet 2010 | |
à propos de l'avertissement, il est inutile de mon point de vu, mais
bon, il est efficace par rapport à certains malades mentaux! |
| 13 Août 2006 | ||
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Pardon d’avoir mis du temps à répondre. « mais dans odyssey, il y a un
problème de taille: Tarak n'a que deux ans, lorsqu'il s'accouple avec
Alina alors que les loups mâles sont mature à trois ans. » Dans son
livre « Le loup », Jean-Marc Landry (un des plus grand spécialiste du
loup au monde) dit que la maturité chez les loups, mâles et femelles,
se produit à l’âge de 22 mois, donc ça colle De plus, la captivité
peut fausser les choses : dans certains parcs ou zoo on a vu des
louves se reproduire à l’âge de 10 mois à peine, ou bien avoir deux
portée dans la même année, ce qui ne se produit pas dans la nature.
Alors… Sinon à par ça encore merci à tous pour vos commentaires![]() |