de l’est ne lui apportait que l’odeur de la ville, par contre celui qui venait de l’ouest avait l’odeur de la mer, il choisit donc l’ouest.
Au bout d’un moment, après avoir traversé une route, il atteint la plage, l’océan Pacifique, il partit alors vers le nord en longeant cette plage. Heureusement que c’était la nuit, il n’y avait personne pour le voir.
C’est en cheminant sur cette plage qu’il jura de ne plus se laisser capturer, il se battrait jusqu'à son dernier souffle pour rester libre. A partir de maintenant plus jamais ont ne le mettrait dans une cage, se sera la liberté… ou la mort !
Il commença à fatiguer, il dut passer au trot, pourtant il courait depuis peut ! En fait il manquait d’entraînement, plus d’un an dans une cage de 3 mètres sur 4 ! Avant sa capture ses muscles étaient durs comme du bois, mais maintenant ils étaient flasques et avaient fondu. Mais pourtant il n’avait pas perdu du poids, au contraire : il avait pris de l’embonpoint !
Il continua à trotter le long de la côte. Tarak ne savait pas où il allait, mais que pouvait-il faire d’autre ? Il fallait qu’il avance, qu’il suive cette côte, sinon il serait mort.
Le bord de mer tourna vers l’est puis vers le nord-est, et ensuite il arriva à une pointe. Vers l’est, la côte redescendait au sud, il essaya d’aller voir où elle menait, mais très vite il retomba sur la ville, impossible d’aller plus loin ! Il retourna alors à la pointe et contempla ce qu’il y avait en face. Au-delà du bras de mer, une autre péninsule était en vis à vis. Elle semblait sauvage, en tous cas Tarak ne voyait aucune lumière ni aucun bâtiment.
C’est là qu’il fallait aller, mais pour ça il devait traverser presque deux kilomètre à la nage ! Pour un animal qui est resté si longtemps sans activité dans une cage, cela représentait quelque chose d’énorme, et il gardait le souvenir du torrent où il avait failli se noyer. Mais il n’avait pas le choix, au sud il n’y avait que la ville, et sûrement que la nouvelle de son évasion était connue maintenant. Tarak n’aurait pas pu aller bien loin avant de se faire tuer, ou pire, recapturé.
La liberté ou la mort !
C’est ainsi qu’il s’élança dans l’eau, à l’endroit même où, quelques années plus tard, se trouvera l’immense silhouette rouge du Golden Gate Bridge.
Tarak courait aussi vite qu’il le pouvait, mais le terrain était accidenté, et les chasseurs qui le poursuivaient semblaient si rapides. Jamais il n’avait vu des humains se déplacer aussi vite ! Et ce qui devait arriver arriva : il fut à portée de tir. La première balle le toucha au dos, et il roula sur le sol. La douleur était telle qu’il parvint tout juste à se relever, mais à peine s’était-il mit sur ses quatre pattes qu’une autre balle le toucha, dans le cou cette fois.
Tarak tomba, il ne pouvait plus marcher ni même se tenir debout, mais son instinct de survit lui ordonnait de ne pas abandonner. Il se mit alors à ramper sur le sol, même si cela ne servait à rien, car il sentait son corps devenir faible, et son sang qui gargouillait dans sa gorge…
Il se réveilla en sursaut, et se surprit à chercher les traces de ses blessures, ainsi que les chasseurs. Mais ce n’est qu’au bout de plusieurs secondes qu’il comprit que c’était un cauchemar ! Rassuré, Tarak se recoucha, il était encore trop épuisé pour reprendre son chemin, car cette nuit il avait bien failli mourir :
Il ne savait pas qu’il y a de forts courants dans cette passe qui relie la baie à l’océan, ils l’avaient emporté loin de l’endroit qu’il voulait atteindre.
Tarak nageait difficilement contre le courant, et au bout d’un moment la fatigue devient telle qu’il n’y arrivait plus correctement. Puis les crampes firent leur apparition, mais il ne pouvait pas s’arrêter de bouger sinon c’était la noyade ! Cela devint alors un suplice, à chaque mouvement ses muscles le faisaient souffrir le martyre. Pendant combien de temps s’est-il battu dans l’eau ? Il l’ignore, mais ça a dû être très très long.
A un moment il voulut abandonner, c’était trop dur, il était trop épuisé, les crampes lui faisaient trop mal. Il arrêta donc de nager et se laissa couler. Les douleurs disparurent, ses soucis aussi. Sa lutte pour sa survit, la mort de ses parents, sa captivité, son désir de retourner chez lui, Nitti, Waoss, et même Watan : tout cela lui parut bien lointain, comme si ça n’avait plus d’importance. Pendant quelques secondes, pour la première fois depuis sa capture, il se sentit bien !
Puis très vite il y eut le besoin brûlant de respirer, ses poumons réclamaient de l’air à corps et à cris. Il fallait qu’il recommence à nager pour rejoindre la surface, mais ça voulait dire recommencer à souffrir ! Son instinct de survie fut le plus fort, alors Tarak rassembla toute son énergie pour remonter.
A plusieurs reprise cette scène se reproduisit, et à chaque fois le même dilemme : souffrir ou mourir ? Et à chaque fois il reprenait le dessus, mais c’était de plus en plus dur pour refaire surface (au sens propre comme au sens figuré), il arriverait un moment où il ne pourrait plus lutter, et alors il laisserait tomber, pour de bon cette fois.
Et même quand il nageait, entre deux épisodes où il se laissait aller, c’est à peine s’il réussissait à maintenir son nez à la surface, et il buvait la tasse très fréquemment. Tarak sentait son estomac se remplir d’eau, et il manquait d’air, il commençait à voir trouble. Cette traversé lui parut sans fin, un vrai calvaire, jamais il n’avait approché la mort d’aussi prés !
Lorsque enfin il avait atteint une plage, il était vidé de ses forces et à moitié noyé, et c’est tout juste s’il réussit à sortir de l’eau en rampant sur quelques mètres. A la voir bouger comme ça on aurait dit une larve ! Cette fois il ne pouvait même pas rejoindre une cachette, ne serait-ce que se mettre sur ces pattes lui était impossible.
Il haletait aussi vite qu’il le pouvait, et toussait énormément, il était à bout de souffle autant qu’il est possible de l’être, puis d’un coup il se mit à vomir toute l’eau qu’il avait avalée. Cette dernière chose épuisa ses ultimes réserves et il s’endormit aussitôt, au bord de l’eau.
Heureusement, aucun homme ne passa par-là, sur cette côte sauvage, et ce n’est qu’au bout de plusieurs heures que Tarak put se lever, péniblement, bourré de courbatures, pour aller se cacher dans les rochers et ainsi dormir tranquillement, si on excepte le cauchemar.
Ce jour là Tarak comprit que son voyage de retour serait difficile.
Mais il ne savait pas à quel point ! Pas plus qu’il ne se doutait à quel point ce voyage serait long ni à quel point ses chances de réussir étaient maigres.
Et heureusement qu’il ne le savait pas, car sinon il aurait tout de suite renoncé !
Chapitre 5
Tarak remontait la Chaîne des Cascades.
Le début fut très dur pour lui. En effet, après de nombreux mois en captivité, la réadaptation à la vie sauvage fut difficile. Ses muscles, ses tendons et ses articulations, insuffisamment aguerris, le firent souffrir, ainsi que les coussinets de ses pattes. Ces derniers étaient meurtris et chacune des ces empreintes était tachée de sang.
En plus il avait très peut d’expérience pour la chasse, il était encore jeune lors de sa capture, et un fois en cage, bien évidemment, il n’y avait personne pour continuer à lui apprendre ce qu’il devait savoir. Et cela été aggravé par un manque de pratique durant sa captivité et par le fait qu’il devait avancer, il ne pouvait donc pas prendre ses marques.
Et puis il ne connaissait pas toutes les proies, certaine n’existe pas là d’où il venait, ce qui parfois lui réservait de très mauvaises surprises.
Une fois il voulut s’attaquer à un animal qui se déplacer lentement. Cela lui paraissait bizarre que cet animal paraisse si faible, mais il se dit qu’il devait être malade ou blessé, et il avait faim. Alors il se jeta dessus… et c’est au moment où il essaya de le mordre qu’il comprit quel était le moyen de défense du porc-épic !
Tarak senti d’un coup ses babines, sa langue et sa truffe être perforées. Il bondit en arrière en hurlant de douleur, et se rendit compte que plusieurs piquants c’était détaché et restaient planté dans son museau. Il essaya frénétiquement de s’en débarrasser avec ses pattes, ou en secouant la tête dans tous les sens. En vain, car chaque piquant du porc-épic est pourvu de dizaines d’aiguillons en contre-sens, lesquels, en plus de bloquer tout mouvement en arrière, se mettent à gonfler dans la chair, sous l’effet de l’humidité, ce qui fait s’enfoncer le piquant encore plus profondément !
Tarak dut se débrouiller pendant plusieurs jours avec ces piquants qui restèrent dans son nez, et ça faisait très mal. Il avait alors encore plus de mal à chasser à cause de ça, ce qui aurait pu lui coûter cher.
Plus jamais il ne s’en prendrait à un porc-épic !
Une autre fois c’était un petit animal noir avec deux bandes blanches sur le dos. Tarak se méfia, il le regarda un moment. Cet animal ne prit pas la fuite après l’avoir vu, tout comme l’avait fait le porc-épic, ce qui voulait dire que lui aussi avait peut être un système de défense spécial. Cette bête, en voyant le grand loup, ce mit à gronder et à siffler. Mais Tarak se croyait à l’abri en restant à quelques mètres, d’après ce qu’il savait seul les hommes peuvent frapper à distance, avec leurs fusils.
Cette certitude disparue au moment où un jet de liquide nauséabond l’atteint en pleine figure ! Le liquide brûla ses yeux, il se débattit, se roula par terre, se contorsionna et hurla comme un fou, tandis que la moufette s’en alla tranquillement. Et l’odeur épouvantable de ce liquide lui fit vomir tous ce qu’il avait.
Puis Tarak se rendis compte qu’il n’y voyait plus rien, il crut alors qu’il était devenu aveugle ! Pendant un moment se fut pour
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| 15 Janvier 2011 | ||
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| The Devil tips his hat to me |
pourquoi est-ce celle qui me ressemble qui meurt la première? |
![]() | 30 Juillet 2010 | |
à propos de l'avertissement, il est inutile de mon point de vu, mais
bon, il est efficace par rapport à certains malades mentaux! |
| 13 Août 2006 | ||
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Pardon d’avoir mis du temps à répondre. « mais dans odyssey, il y a un
problème de taille: Tarak n'a que deux ans, lorsqu'il s'accouple avec
Alina alors que les loups mâles sont mature à trois ans. » Dans son
livre « Le loup », Jean-Marc Landry (un des plus grand spécialiste du
loup au monde) dit que la maturité chez les loups, mâles et femelles,
se produit à l’âge de 22 mois, donc ça colle De plus, la captivité
peut fausser les choses : dans certains parcs ou zoo on a vu des
louves se reproduire à l’âge de 10 mois à peine, ou bien avoir deux
portée dans la même année, ce qui ne se produit pas dans la nature.
Alors… Sinon à par ça encore merci à tous pour vos commentaires![]() |