pour Alina.
Au bout de quelques jours la louve se frottait contre lui avec de plus en plus d’insistance, parfois même elle montait sur son dos, afin de le stimuler, comme cela se fait dans la nature. Pour Tarak l’instinct devint trop fort, et tout d’un coup c’est lui qui se retrouva sur le dos de la louve ! L’accouplement ne pouvait plus être empêché. Sachant qu’ils n’y pouvaient plus rien, les deux amants s’abandonnèrent. Dans les jours suivants cela se reproduisit encore.
Tarak ne voulait pas avoir des enfants qui mèneraient la même existence que lui, enfermé dans une cage minuscule, à servir de distraction pour ces maudis humains.
La seule possibilité qui lui restait pour empêcher ça c’était de tuer Alina ! Mais il ne pouvait se résoudre à faire une telle chose.
- Que vont-ils devenir ? Lui demanda-t-elle
- Ce n’est pas la première fois qu’ils font ça. Une fois sevrés ils me les prendront et je ne les reverrait plus !
- Quoi ! Tu ne peux pas les en empêcher ?
- Tu n’as pas vu mes cicatrices ? Ils savent comment faire.
- Moi je les en empêcherais, je te défendrais.
Alina sanglota légèrement.
- Tarak, tu es bien naïf… tu ne les verras même pas naître !
- Comment ! Mais…
Et soudain il compris : Tous ce que les hommes attendaient de lui c’est qu’il donne sa semence, rien de plus ! Et maintenant il était inutile de les laisser ensemble plus longtemps.
- Non, je ne te laisserais pas partir !
- Tu ne le pourras pas, les autres mâles avant toi ont dit la même chose, mais ils ont échoué, l’un d’eux c’est même fait tuer. Ne te bats pas, tu risque de le payer cher pour rien.
- NON ! Je ne les laisserais pas faire !
- C’est toujours pareil. Dit Alina tout bas, pour elle-même.
Quelques heures après, les gardiens du parc revinrent avec la caisse qui avaient amené Alina, ainsi que les perches électriques, tandis que l’un d’entre eux arrosait Tarak avec la lance.
- Que font-ils ? Demanda Alina.
- Il se prépare pour me faire du mal.
L’eau fut coupée, et les perches rentraient dans la cage, tandis que la caisse fut placée devant l’une des portes qui fut ouverte. Alina essaya d’y rentrer, mais Tarak lui bloqua le passage.
- Ne rentre pas là dedans !
- Tarak ! Laisse-moi partir, tu vas souffrir pour rien.
- Tu ne partiras pas ! Dit-il, avant de se mettre à crier quand la première perche le toucha.
Il encaissa d’innombrables décharges, mais malgré ça il réussit pendant un temps à empêcher Alina de rejoindre sa caisse de transport.
- Je t’en pris, laisse moi rentrer dans ma caisse. Demanda-t-elle.
- NON ! Dit-il, la voix déformée par la douleur. Tu ne partiras pas, AAAAAAAAAAAAAA !
Et cela continua, bien plus longtemps qu’a l’accoutumé.
Au bout d’un bon moment, les hommes, excédés, changèrent de tactique. Quatre d’entre eux enfilèrent des vêtements de protection spécialement conçus pour faire face aux chiens agressifs, puis ils se munirent de manches de pioches et s’approchèrent de l’autre porte.
- Ça y est, ils vont te frapper ! Dit Alina. Je t’en supplie Tarak, laisse moi partir, j’ais déjà connu ça, ils vont te démolir !
- NON ! NON ! NON ! ET NON !
Les hommes rentrèrent, puis s’approchèrent de lui. Tarak sauta sur le premier, mais il ne put pas le mordre à cause sa protection. Tout de suite il pris un violent coup dans les côtes, puis d’autres dans la tête, les pattes, le ventre… s’il n’y avait eu qu’un seul agresseur Tarak aurait peut être pu en venir à bout, en déchiquetant ses vêtements, mais seul contre quatre ! Il essayait de se battre, mais à tout instant il recevait des coups de partout, très vite il sentit l’odeur du son sang qui coulait, il entendait les quatre hommes lancer des cris sauvages chaque fois qu’ils le frappaient, les autres à l’extérieur hurlaient, riaient et applaudissaient.
Bientôt il ne put plus tenir sa position entre Alina et sa caisse, la pluie de coups était trop forte, durait trop longtemps, il fut obligé de reculer dans un coin, mais les Hommes continuaient de plus belle.
C’est alors, pendant qu’il se faisait tabasser à mort, que la louve rentra docilement dans sa caisse. Elle savait que plus vite elle partirait et plus vite les hommes cesseraient de le frapper.
Après que la caisse fut fermée, les autres laissèrent Tarak en sang dans sa cage, puis ils en sortirent et refermèrent les portes. Il se remit debout, et se dirigea vers le grillage, en direction de l’endroit où partait la caisse. Il hurla comme un fou.
Dans sa caisse, Alina l’entendait, mais elle avait l’habitude maintenant, elle essaya de l’oublier le plus vite possible, comme pour les autres.
Tarak lui ne risquait pas de l’oublier ! Il ne la revit jamais, pas plus qu’il ne sut où elle alla, ni ce que devinrent ses petits.
Mais son image hanterait ses cauchemars, pour toujours !
Dans les semaines suivantes Tarak voulu en finir avec la vie, il essaya de se laisser mourir de faim !
Mais son instinct de survit était le plus fort. Les loups sont fait pour survivrent dans les pires conditions, c’est une faculté qui est apparue après des millions d’années d’évolution. Le but est de préserver l’avenir de l’espèce, peut importe la souffrance mais il faut que les individus restent en vie à n’importe quel prix pour pouvoir perpétuer la race. C’est ainsi, et c’est pourquoi Tarak ne put pas mettre fin à ces jours, il était condamné à vivre !
Les semaines et les mois passèrent, l’hiver fit place au printemps puis au début de l’été, c’est alors que se produisit un incident qui lui permit de s’échapper.
Tarak en avait assez de cette vie infernale, et lors d’une séance de torture à l’électricité, de colère, il brisa une des perches en pesant de tout son poids dessus. Mais tandis que les autres le foudroyait et qu’il essayait de se battre, le câble électrique s’entortilla autours de lui. Comme il était recouvert d’un isolant jusqu'à son extrémité, il ne transmit pas de décharge. Mais tout d’un coup Tarak eut le souffle coupé, il semblait qu’on l’étranglait : le câble s’était enroulé autour de son cou !
Il se débattit pour essayer de se libérer, mais cela ne fit que serrer la boucle, et le faire suffoquer encore plus !
- C’est pas vrai, cet imbécile s’étrangle !
- Le câble est coincé, je n’arrive pas à l’enlever.
- Il faut que quelqu’un rentre dans la cage, sinon il va mourir !
- Ça va pas non ! Ont n’aura pas le temps d’aller chercher les vêtements de protections et de les mettre, il va nous bouffer !
Mais Tarak était maintenant au bord de l’asphyxie, il se battait pour essayer de respirer, sans succès ! La mort semblait si proche tout d’un coup !
Finalement les hommes se décidèrent à rentrer ! Non sans mal ils réussirent à défaire l’enroulement autour de son cou. Ce faisant, ils manquèrent de prudence, la porte resta grande ouverte ! Mais Tarak ne put pas en profiter, il était trop occupé à reprendre son souffle, tandis que les humains sortirent précipitamment de la cage puis refermèrent la porte.
Il compris qu’il avait laissé filer une occasion de s’enfuir, dans l’urgence les gardiens avaient été très imprudents. Toutefois, au bout d’un moment, il pensa qu’il pourrait peut être tirer avantage de cette situation. Il attendit plusieurs semaines, ce qu’il l’amena au cœur de l’été.
Les humains se montraient prudents avec les perches, pour éviter que pareil accident ne se reproduise.
Mais cela ne sert à rien si l’autre fait exprès de briser une perche et de s’enrouler le câble autour du cou ! C’est ce que fit Tarak, mais il parvint à faire en sorte que l’étranglement ne soit qu’apparent et, qu’en fait, il ne soit pas du tout étouffé. Il s’enroula de telle manière dans le câble que celui ci ne serra pas fort, mais il faisait semblant de s’asphyxier.
Les humains n’y virent que du feu et, pestant contre un animal aussi stupide, ils entrèrent à nouveau dans la cage et le libérèrent. Tarak attendit le dernier moment avant de retenir sa respiration et de faire un mouvement sec qui serra vraiment la boucle, pour parfaire l’illusion quand les hommes la déferraient. Il joua la comédie, tournant de l’œil volontairement, puis respirant fort, jusqu’au moment où les gardiens, persuadé qu’il reprenait son souffle, repartaient vers la porte.
- Qu’est ce qu’il est bête ce bestiau, même pas foutu de faire attention à lui.
MAINTENANT ! Se dit Tarak. Il se remit debout et en un seul mouvement il fonça, et passa entre les jambes de celui qui se tenait dans l’embrasure de la porte. Les autres l’avaient vu se mettre en mouvement, mais ils ne commencèrent à crier que quand Tarak était déjà à moitié dehors. En face de lui il y avait un homme robuste avec un manche de pioche, mais il ne put rien faire quand presque 100 Kg de loup le percutèrent à grande vitesse.
En un instant Tarak se retrouva en train de courir dans le parc, et très vite les humains le perdirent de vue.
Au bout d’une centaine de mètres il s’arrêta quelques secondes, pour faire le point. Son instinct lui disait que sa terre natale se trouvait au nord, comme il ne savait pas quelle était la géographie locale il se dit que la meilleure chose à faire était de tenter le coup en allant plein nord.
C’est alors qu’il se rendis compte d’un chose : Il avait les pattes dans de l’herbe, alors que depuis plus d’un an il ne marchait que sur la surface lisse du béton ! Il eut presque envie de tout oublier et de se rouler dans cette herbe qui lui avait tant manqué. Seulement il entendit les cris des gardiens qui le cherchaient, il ne pouvait rester plus longtemps au même endroit, il s’élança vers le nord.
Mais rapidement il butta sur la ville, il fallait donc obliquer. Est ou ouest ? Lorsqu’il était en cage, le vent qui venait de l’est ne lui
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| 15 Janvier 2011 | ||
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| The Devil tips his hat to me |
pourquoi est-ce celle qui me ressemble qui meurt la première? |
![]() | 30 Juillet 2010 | |
à propos de l'avertissement, il est inutile de mon point de vu, mais
bon, il est efficace par rapport à certains malades mentaux! |
| 13 Août 2006 | ||
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Pardon d’avoir mis du temps à répondre. « mais dans odyssey, il y a un
problème de taille: Tarak n'a que deux ans, lorsqu'il s'accouple avec
Alina alors que les loups mâles sont mature à trois ans. » Dans son
livre « Le loup », Jean-Marc Landry (un des plus grand spécialiste du
loup au monde) dit que la maturité chez les loups, mâles et femelles,
se produit à l’âge de 22 mois, donc ça colle De plus, la captivité
peut fausser les choses : dans certains parcs ou zoo on a vu des
louves se reproduire à l’âge de 10 mois à peine, ou bien avoir deux
portée dans la même année, ce qui ne se produit pas dans la nature.
Alors… Sinon à par ça encore merci à tous pour vos commentaires![]() |