bondit sous l’effet de la douleur et de la surprise, mais il glissa sur le béton et s’étala de tout son long, sous les acclamations et les rires des spectateurs de la scène. Un garçon, qui accompagnait ses parents, venait de le piquer vicieusement avec une aiguille fixée sur un bâton. Et il semblait très content de lui, de même que ses parents, et tous les autres humains d’ailleurs, certains s’en esclaffaient.

 

Tarak fut touché dans son orgueil, et il entra dans une colère noire. Il se remit debout, pris son élan et se jeta de toutes ces forces contre le grillage, en direction du garçon. Le grillage se déforma sous l’impact, mais il tient bon. Par contre cela effraya considérablement l’enfant et les spectateurs, quelques cris de terreur retentirent même autours de la cage, tandis que Tarak se figea dans une attitude terrifiante : Le museau pointé vers le garçon, babines retroussées, oreilles basses, poils hérissé, les yeux flamboyant de rage, et poussant d’effrayants grognements.

Les rires avaient disparut, remplacé par un silence de mort, et à la place des expressions d’amusement sur les visages il y avait maintenant les signes de la peur !

Tarak continuait de fixer l’enfant, et ce dernier en fut tellement effrayé qu’il se pissa dessus ! Ses parents décidèrent de partir en toute hâte, mais pendant qu’ils devaient faire un demi-tour autour de la cage pour atteindre une allée, Tarak les suivait le long du grillage, comme il aurait suivit une proie ! Tous les spectateurs de la scène en furent marqués : Ce n’était pas brave toutou, ou une grosse peluche, qu’il y avait dans cette cage, mais bel et bien un animal sauvage, aux réactions fulgurantes et imprévisibles. Ceux qui étaient venu le voir l’avaient oublié à cause de son attitude paisible, mais Tarak venait de le leur rappeler !

 

Cet incident, bien que sans gravité, fit le tour de la ville, et parut même dans les journaux ! Et il fut au commencement de l’une des choses dont Tarak se souviendrait le plus de sa captivité.

 

 

Le soir, les gardiens du parc décidèrent de le punir pour ça. En effet, ce genre d’incidents était susceptible de porter préjudice au zoo, il fallait donc y remédier.

Tarak les vit préparer la lance qu’ils utilisaient pour le nettoyage, ce qui l’étonna, car normalement c’était le matin que le nettoyage était effectué. Il compris que quelque chose n’allait pas quand ils se mirent à la viser lui avec le jet d’eau, rapidement il se retrouva trempé jusqu’aux os et il était clair que c’était le but recherché.

C’est alors que les gardiens, en portant des gants épais, introduisirent par les trous du grillage de longues perches en bois, avec un fil noir enroulé jusqu’au bout, et à l’extrémité duquel sortaient des sortes de poils métalliques rougeâtres.

Tarak, devinant que ce ne devait pas être quelque chose de bon, essaya de se mettre à l’abri, mais ces perches étaient longues et les gardiens s’étaient positionnés de telle manière qu’ils pouvaient atteindre n’importe quel point de la cage.

Il croyait qu’on allait le frapper avec les perches, comme il l’avait vu faire avec d’autres animaux du zoo. Mais quand il fut effleuré par le bout de l’une d’elle il comprit que c’était tout autre chose : La décharge électrique le pris par surprise et la douleur fut atroce.

Pour le punir, les hommes avaient décidé d’utiliser l’électricité de l’éclairage public, avec des câbles fixés sur des perches, et après l’avoir mouillé pour l’atteindre malgré sa fourrure.

La suite fut terrible, Tarak courrait un peut partout dans sa cage mais il ne pouvait évite le contact avec au moins une perche, alors la décharge le faisait horriblement souffrir, et il partait dans l’autre sens pour essayer de s’échapper mais il rencontrait alors les perches de l’autre coté.

A chaque fois qu’ils le touchaient, et que Tarak hurlait, les humains criaient de plaisir, et s’acharnaient encore plus sur lui. A un moment il trébucha et tomba sur le dos dans un coin, les hommes se déchaînèrent, il le touchèrent à plusieurs en même temps, l’un d’entre eux parvint à l’atteindre aux parties génitales, et là se fut pire que tout !

Poussé par la souffrance, Tarak réussit à se relever et à rejoindre l’autre coté de la cage.

Le temps que les hommes déplacent leurs perches, il se ressaisit et, plein de rage et de colère, il sauta sur un perche et la mordit au milieu, la coupant net. Bien mal il en a pris, car ainsi il sectionna le câble électrique et reçu la décharge en pleine gueule ! Cette fois la douleur était maximale et en continue, et en plus, comble de malheur, les fils de cuivre se coincèrent entre deux dents : Tarak eu beau se débattre comme un fou mais le câble resta bloqué dans sa bouche !

- Merde ! Débranchez le câble, ce con est en train de cramer !

Tarak semblait rebondir comme une balle dans la cage, il se débattait en tous sens, mais il n’arrivait pas à avoir prise sur ce fichu câble qui glissait sur ses pattes.

Puis enfin le courant fut coupé, alors il tomba par terre comme une masse et resta immobile.

Les hommes étaient très inquiets, il respirait à peine, et il y avait une légère odeur de roussi qui flottait dans l’air.

- Ne me dite pas qu’il est mort ! Dit celui qui semblait être le chef, c’était le même qui avait réceptionné Tarak au port. On l’a payé 4000 dollars !

Plusieurs gardiens entrèrent dans la cage, puis le transportèrent à l’infirmerie du zoo.

 

Tarak soufrait de brûlures légères, rien de grave donc, il fut surtout assommé par la décharge, ce qui avait donné l’impression qu’il était gravement touché. Au bout de deux jours il réintégra sa cage, pour le plus grand bonheur des visiteurs : L’incident avec le garçon avait rendu Tarak vraiment célèbre, et encore plus de gens voulaient le voir.

 

 

Durant des mois et des mois Tarak vécus un enfer, il était enfermé dans une cage bien trop petite pour lui.

Mais surtout les hommes continuaient de le torturer régulièrement avec les perches munies de fils électriques, après l’avoir mouillé avec la lance à eau. Et ce malgré l’accident qu’il y eut la première fois (dorénavant, quelqu’un se tenait en permanence prêt à débrancher les câbles en cas de problème).

En effet, ils s’étaient rendu compte que cela le rendait agressif, il grondait, hérissait ses poils et montrait les dents à tous ceux qui s’approchaient du grillage. Et finalement cela plaisait aux visiteurs du parc, Tarak ressemblait ainsi mieux à l’image du loup qu’ils s’imaginaient.

 

Ainsi passa le temps. L’hiver fut là, et bientôt Tarak se retrouvait couvert de glace chaque fois que les hommes utilisaient la lance à eau.

 

Il avait finit par comprendre que c’était inévitable. Alors à chaque fois que les hommes arrivaient avec leurs perches, il se mettait au centre de la cage, fièrement debout, et il les regardait dans les yeux, par défiance. Ensuite c’était l’horreur, mais, malgré sa souffrance, Tarak s’efforçait de crier et de tomber par terre le moins possible, il ne voulait pas leur offrir ce plaisir. Les hommes, frustrés, s’acharnaient sur lui de plus belle, mais ils finissaient par abandonner, de peur de le tuer.

Alors il se relevait, péniblement, et il leur jetait à nouveau ce regard plein de défit, ça manière de leur dire « je suis le plus fort, vous pouvez me faire tous ce que vous voulez, mais vous ne réussirait jamais à me briser » !

Puis il attendait que les hommes partent, et ce n’est que lorsque le dernier d’entre eux avait disparut qu’il se laissait tomber sur le sol, à bout de force. Les hommes le savaient, et souvent ils restaient un long moment, parfois même ils se relayaient : Ils voulaient le voir tomber de fatigue. Mais Tarak tenait bon, il ne voulait pas leur donner satisfaction, et pas une seule fois ils obtirent ce qu’ils souhaitaient. Tarak pensait qu’ils étaient faibles, mais en fait ils avaient peur que se ne soit préjudiciable à sa santé, c’est pour ça qu’ils s’obligeaient à partir, même si cela ne leurs plaisait pas.

 

Cependant, une épreuve encore plus dure l’attendait.

 

 

Un jour de fin d’hiver, le soir, Tarak vit arriver un camion, son odorat lui appris qu’à l’intérieur il avait un loup, ou plutôt une louve.

Plus tard, les hommes apportèrent une caisse à la cage, ils ouvrirent une porte (en tenant Tarak à distance avec les perches aux fils électriques), placèrent la caisse en vis a vis avec l’entrée de la cage, et enfin ouvrirent la porte de la caisse. Au bout de quelques secondes une superbe louve blanche en sortie. Elle était grande, pas autant que Tarak bien sûr, mais bien plus que ne l’était Aniu. Par contre ont devinait des cicatrices à certains endroits, il semblait qu’elle avait été maltraitée.

Tarak ressentit quelque chose d’extraordinaire, il fut tout de suite attiré par elle, et il eut envie de lui monter sur le dos et de… Non, pas ça… et pourtant si !

 

Elle était en chaleur… et c’était la saison des amours !

 

 

Chapitre 4

 

La louve s’appelait Alina, elle avait 6 ans (et donc 4 de plus que Tarak), et était née en captivité.

 

Les hommes les laissèrent tous les deux, l’accès à la cage était fermé pour qu’ils soient tranquilles.

Le but recherché était clair, ils voulaient que les deux animaux s’accouplent, ils voulaient avoir des loups blancs et de grandes tailles pour leurs zoos, c’est pour ça qu’ils avaient amené une robuste louve blanche à Tarak.

 

Les deux loups comprirent cela, surtout Alina qui avait déjà connu ça, et ils ne voulaient pas donner satisfaction aux hommes. Mais l’attraction qu’il éprouvait l’un pour l’autre était trop forte. S’ils avaient été dans un enclot de grande taille ils auraient pu se tenir loin l’un de l’autre, et ainsi contrecarrer leurs instincts. Mais dans une cage si petite ! C’est comme ça que les hommes avaient procédé les fois précédentes pour



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Commentaires

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Derniers commentaires

15 Janvier 2011
France Garçon
The Devil tips his hat to me
:cry: pourquoi est-ce celle qui me ressemble qui meurt la première?

Invité
Invité
30 Juillet 2010
à propos de l'avertissement, il est inutile de mon point de vu, mais bon, il est efficace par rapport à certains malades mentaux!

13 Août 2006
France Garçon
Pardon d’avoir mis du temps à répondre. « mais dans odyssey, il y a un problème de taille: Tarak n'a que deux ans, lorsqu'il s'accouple avec Alina alors que les loups mâles sont mature à trois ans. » Dans son livre « Le loup », Jean-Marc Landry (un des plus grand spécialiste du loup au monde) dit que la maturité chez les loups, mâles et femelles, se produit à l’âge de 22 mois, donc ça colle ;) De plus, la captivité peut fausser les choses : dans certains parcs ou zoo on a vu des louves se reproduire à l’âge de 10 mois à peine, ou bien avoir deux portée dans la même année, ce qui ne se produit pas dans la nature. Alors… Sinon à par ça encore merci à tous pour vos commentaires:)

Kodi
Kodi
23 Mars 2006
10000000000000 fois
:idea: bravo bravo:Love:

amilou
Amilou
18 Janvier 2006
bravo mille fois bravo tes histoire son interressante et en plus tu as plein d'idée tu pourrais même ecrire un livre
;)

cyber luna
Cyber
luna
28 Juillet 2005
wow c'est vraiment genial ton histoire:p comme toute les autres d'ailleur:) surtout que tarak est mon pesonage prefere:p 2 fois bravo!!!!




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