ne l’aimait pas. Maintenant il admettait que ce chien les avait bien aidés à trouver de la nourriture pendant l’hiver, mais il ne lui pardonna jamais de s’être accouplé avec sa mère, il avait l’impression que ce chien l’avait souillé !

Mais quand Aniu donna naissance à ses petits, Tarak se laissa attendrir, ou plutôt s’était son instinct qui agissait. Ces petits n’étaient qu’a moitié loup, mais il les aimait, comme tous les loups aiment les petits. Nitti était ça préférée, à cause des ses taches blanches sous les yeux qui lui rappelaient le pelage de sa mère.

 

Mais maintenant tout cela est finit, à cause de Kitok, ce disait Tarak. Si cet abrutit de chien n’avait pas mené Balto en ville… Tarak était sûr que les chasseurs avaient vu qu’il était à moitié loup, et qu’ils l’avaient suivi quand son père l’avait ramené à la tanière.

 

Et maintenant quoi ? Kitok était mort, Aniu aussi, ainsi que Balto certainement. Nitti et Waoss grandiraient sans leur famille. La meute de Werak, que ce dernier avait fondé à grande peine, était anéantie. Et Watan serait privé de son fiancé.

 

Quand à lui, il se retrouvait dans cet engin qui l’emmenait il ne savait où, ni pourquoi.

 

Mais il avait beau accuser Kitok, il savait que lui-même avait une part de responsabilité, il avait fait des erreurs impardonnables, et fatales. Et cela le poursuivrait jusqu'à la fin de sa vie.

 

 

Très souvent, en plus des deux hommes, le capitaine et certains matelots venaient le voir. Il commença ainsi à avoir moins peur des humains.

Heureusement, car il n’avait pas finit d’en voir !

 

Enfin le bateau arriva à destination, Tarak savait qu’il s’était déplacé, mais il ne savait pas à quel point.

Il fut débarqué avec le reste des marchandises, cette fois on n’avait pas pris la peine d’entourer sa cage avec une caisse, les deux trappeurs pensaient que maintenant il était habitué à la vue des hommes, et puis il fallait que l’acheteur puisse bien le voir.

 

Les dockers étaient fascinés, ils n’avaient jamais vu de loup en chair et en os, et encore moins de cette taille ! Ce qui posa un problème quand il fallut manipuler la cage, et encore une fois nos deux lascars durent mettre la main à la poche, pour une "prime de risque" supplémentaire !

 

Bientôt un troisième homme vint discuter avec eux, et Tarak devina que c’est pour cet homme qu’il fut capturé, même s’il ne comprenait pas ce qu’ils disaient.

 

- 6000 dollars ! … C’est une sacrée somme que vous demandez là ! Dit le troisième homme.

- Et c’est une sacrée bête que vous avez là. Répondit un des trappeurs.

- Certes, mais ne me dite pas que vous avez eu dans les 3000 dollars de frais !

- Non bien sûr, mais un loup comme lui j’en ais jamais vu avant, et vous savez bien que ce qui est rare est cher.

- Oui, mais je vous avez commandé un loup blanc, et pas un colosse blanc !

- Il ne vous plaît pas ?

- Si, il est magnifique, mais… s’il coûte beaucoup plus cher qu’un loup blanc de taille normale… Ce n’était pas prévu au départ !

- Ecoutez, on a eu l’opportunité de capturer celui-là, ont n’allait pas le relâcher quand même ! Si vous n’êtes pas intéressé ont le vendra à quelqu’un d’autre.

- Ok, c’est bon, je le prends. 3000 dollars.

- Quoi ! C’est hors de question, 5000 à la rigueur, mais pas moins.

- Hé ! Je n’ais pas un budget illimité ! 4000 dollars, et c’est mon dernier prix. Je ne crois pas que vous trouverez rapidement un autre acheteur disposant de cette somme.

Les deux trappeurs discutèrent un peut entre eux, puis il tombèrent d’accord.

- Ok, 4000, mais vous faite une affaire !

- La prochaine fois ne faites pas de zèle, sinon vous irez voir ailleurs pour fourguer votre marchandise. Dit l’acheteur sur un ton sarcastique.

 

Puis les trois hommes partirent dans un endroit plus discret pour achever la transaction, tandis que d’autres chargèrent Tarak dans un camion.

 

Sur les docks il y avait un écriteau qui indiquait le nom de la ville. Bien sûr, Tarak ne savait pas lire, et même s’il avait su il ne savait pas à quelle distance de l’Alaska cette ville se trouvait. Mais si tel avait été le cas il se serait rendu compte à quel point il était loin de sa terre natale.

Car l’écriteau indiquait… San Francisco !

 

 

Le camion emmena Tarak au Golden Gate Park, là il fut transféré dans une petite maison où des vétérinaires se mirent alors à l’examiner, après l’avoir ligoté et muselé de manière experte. Il se laissait faire, car il présentait que s’il se montrait dangereux il risquait de le payer de sa vie.

 

- Ah la vache ! … 96 kilogrammes !

- Hein ! Tu te fous de moi ?

- Non, c’est bien ce que la balance indique ! Et elle n’est pas faussé, j’ais vérifié.

- Tu n’as pas oublié d’enlever le poids du plateau, des cordes et de tout le reste ?

- Non non, il pèse vraiment ce poids.

- Ah ben ça ! Il fait 20 kilos de plus que moi ! Mais où ils ont trouvé une bête pareille ? Sur Mars ?

- Il est très grand et très musclé, et puis il est fortement charpenté. C’est pour ça qu’il est si lourd.

- En tous cas il va faire sensation, et en plus il est vraiment blanc !

 

Tarak fut amené dans une grande cage à l’extérieur, elle était faite sur ses quatre cotés par un épais grillage, et tout autour il avait une allée. Elle avait une forme rectangulaire, environ trois mètres de large et quatre mètres de long, avec les coins arrondis. Elle possédait un toit qui le protégeait de la pluie, ainsi que deux portes, munies chacune d’une petite trappe, le sol était une dalle de béton légèrement incliné. Et il n’y avait rien d’autre, à part une grille d’évacuation au point le plus bas, Tarak devait dormir à même le béton. La nourriture était jetée par la trappe d’une des deux portes.

Bien que nettement plus spacieuse que la cage dans laquelle il fut transporté depuis l’Alaska, celle-ci était bien petite pour un animal qui avait déjà vécu en liberté totale dans la nature !

Mais le pire c’est que bientôt des tas d’être humains s’en approchèrent et se mirent à l’observer.

Au début Tarak ne savait pas ce qu’ils venaient faire comme ça, et en plus il remarqua qu’ils emmenaient souvent leurs enfants avec eux ! Cela l’étonna beaucoup, car il sentait que les humains qui s’approchaient de sa cage étaient tendus, ils avaient visiblement peur de lui, alors pourquoi emmener leur progéniture avec eux ? Et puis d’ailleurs, pourquoi venir s’approcher de lui ?

 

Il finit par comprendre que c’est pour lui qu’ils venaient, et que s’ils aimaient ainsi le voir, c’était parce qu’il était un loup !

 

A cette époque, c’est dans le Golden Gate Park que se trouvait le zoo de San Francisco !

 

 

Chapitre 3

 

Très vite, Tarak devint l’attraction phare du parc. Les habitants de la ville étaient de vrais citadins, ils ne connaissaient les loups que par les légendes et les récits, ils n’en avaient jamais vu en vrai. Alors, quand ils apprirent qu’un véritable loup était en ville, tous voulurent le voir, et devant la cage cella devint un défilé continu.

Et il faisait sensation, à cause de sa taille bien sûr, renforcé par le fait que le sol de la cage était légèrement surélevé par rapport à l’allée, ce qui le rendait très impressionnant. Mais aussi parce qu’il était blanc comme la neige, et enfin par le fait que c’était un authentique loup sauvage, et pas un individu né en captivité.

De plus, le soir, il faisait entendre ses hurlements, et les visiteurs tardifs, ainsi que les habitants des logements en bordure du parc, ne pouvaient s’empêcher d’avoir une des frissons en l’entendant, et cela leur plaisait. Puis ils en parlaient ensuite, ce qui le rendait encore plus célèbre.

 

Pour Tarak cela finit par devenir insupportable de voir ces humains venir la contempler, avec à chaque fois une expression idiote due à leur étonnement. Et il ne pouvait pas se soustraire à ça, car comme il y en avait des quatre cotés de la cage, où qu’il regardait ils étaient là !

Il y avait l’enfermement aussi, une cage de 3 mètres sur 4 pour un tel animal, et que du béton et du métal !

De plus il était en ville, et quelle puanteur ! Tous ces hommes, leur machines, leurs bâtiments, et plein d’autre chose encore. Tout cela était infect pour son odorat sensible.

Et enfin la solitude, le loup est un animal social, et n’est heureux qu’en meute, or là il était seul.

 

Au final, il menait une existence misérable dans cette maudite cage. Et c’est pour ça qu’il hurlait, de désespoir, et de tristesse aussi, car il repensait à sa vie d’avant, à ses parents, ses frères et sœurs, et à l’Alaska. Mais les humains ne s’en rendaient pas compte, pour eux il hurlait comme un chien qui aboie, rien de plus.

 

Mais le pire était encore à venir.

 

 

Les employés du parc nettoyaient sa cage le matin, depuis l’extérieur, en utilisant une puissante lance à eau, sans égard pour Tarak qui se retrouvait vite trempé. Mais bientôt cela finit par faire partie d’un moyen de le tourmenter particulièrement cruel.

 

Cela commença un jour d’été où il faisait très chaud

Tarak n’était pas habitué au climat californien, surtout avec sa fourrure épaisse, il souffrait beaucoup de la chaleur. C’est pour ça qu’il se couchait contre le grillage, le dos tourné vers l’extérieur, il pouvait ainsi mieux profiter du courant d’air, et le métal du grillage était frais car il conduisait bien la chaleur. Comme toujours des tas d’humains venaient le voir, ils tournaient autour de la cage, et s’approchaient de l’endroit où il était adossé au grillage. Tarak finit par ne plus faire attention à eux.

Et puis d’un coup, en fin d’après midi, alors qu’il était tranquille, quelque chose la piqua cruellement à travers le grillage, et cela fut très douloureux. Tarak bondit sous l’effet de



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Commentaires

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Derniers commentaires

15 Janvier 2011
France Garçon
The Devil tips his hat to me
:cry: pourquoi est-ce celle qui me ressemble qui meurt la première?

Invité
Invité
30 Juillet 2010
à propos de l'avertissement, il est inutile de mon point de vu, mais bon, il est efficace par rapport à certains malades mentaux!

13 Août 2006
France Garçon
Pardon d’avoir mis du temps à répondre. « mais dans odyssey, il y a un problème de taille: Tarak n'a que deux ans, lorsqu'il s'accouple avec Alina alors que les loups mâles sont mature à trois ans. » Dans son livre « Le loup », Jean-Marc Landry (un des plus grand spécialiste du loup au monde) dit que la maturité chez les loups, mâles et femelles, se produit à l’âge de 22 mois, donc ça colle ;) De plus, la captivité peut fausser les choses : dans certains parcs ou zoo on a vu des louves se reproduire à l’âge de 10 mois à peine, ou bien avoir deux portée dans la même année, ce qui ne se produit pas dans la nature. Alors… Sinon à par ça encore merci à tous pour vos commentaires:)

Kodi
Kodi
23 Mars 2006
10000000000000 fois
:idea: bravo bravo:Love:

amilou
Amilou
18 Janvier 2006
bravo mille fois bravo tes histoire son interressante et en plus tu as plein d'idée tu pourrais même ecrire un livre
;)

cyber luna
Cyber
luna
28 Juillet 2005
wow c'est vraiment genial ton histoire:p comme toute les autres d'ailleur:) surtout que tarak est mon pesonage prefere:p 2 fois bravo!!!!




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