rapprocher de lui, il fut obligé de repartir.
Il sentait ses forces décliner, il perdait du sang, il ne pouvait tenir les chiens à distance, et très vite les balles se mirent à siffler autours de lui.
Il avait perdu tout espoir, et quand il arriva à un torrent, talonné par les chiens, il comprit qu’il devait plonger dans l’eau ou mourir. Sans réfléchir plus longtemps, il se jeta dans le cours d’eau.
Les tourbillons emportèrent le jeune loup au fond, un flot d’eau pénétra dans sa gorge, et il commença à se noyer quand heureusement il retrouva la surface, il recrache avec force l’eau et respira.
Mais le répit fut de courte durée, car il percuta violemment un rocher ! Il en fut presque assommé, et il sentit le goût de son sang dans la bouche. Puis les chasseurs, qui avaient atteint la rive, lui tirèrent dessus, mais sans le toucher, et très vite il fut hors de porté.
La suite fut un enfer, il n’arrêtait pas de percuter d’autres rochers, il se déchira même une épaule contre un arrête tranchante. À de multiples reprises il fut à nouveau presque noyé quand le courant l’entraîna au fond, et parfois les tourbillons étaient si puissants qu’ils le tordaient dans tous les sens et semblaient sur le point de le démembrer.
Cela lui parut interminable, mais enfin il parvint dans une zone d’accalmie. Il accrocha la berge et dut utiliser ses dernières forces pour s’y hisser. Il avait mal absolument partout, il avait perdu énormément de sang, mais malgré tout il partit se cacher sous un buisson. Il s’y effondra, épuisé par sa nage et assommé par tous ces chocs contre les rochers.
- Hé regarde, il y a un loup ici !
Tarak était trop épuisé pour s’être rendu compte que des chasseurs l’avaient approché, mais de toutes façons il ne pouvait pas fuir. Néanmoins, il se leva et se mit à marcher, mais il n’allait pas vite et il ne pouvait pas aller bien loin, de plus les chasseurs avaient leurs fusils pointés sur lui !
« Pourquoi vous ne me tuez pas » se dit-il, car les chasseurs ne tiraient pas, mais ils l’observaient attentivement.
- Regarde-moi cet enfant de salaud, j’en ais jamais vu d’autant grand ! C’est une aubaine pour nous, je crois qu’on a trouvé ce qu’on cherche, non ?
- Ouais, il est blessé, mais on pourra soigner ça, s’il survit.
Tarak continuait de se traîner en titubant, mais il n’en pouvait plus, il trébucha sur une racine et s’étala par terre. Il n’avait même plus la force de se défendre. Tout ce qu’il pouvait faire, c’était rester là, au sol, et attendre son sort.
Les deux hommes tournaient autour de lui, leurs fusils prêts, mais dans un but défensif visiblement. Tarak remarqua que leurs odeurs étaient différentes de celles qu’il avait sentit lors de la mort de Kitok et de sa mère, ce n’était donc pas les mêmes chasseurs. Mais ça ne le rassura pas pour autant.
- Il est vraiment magnifique, on pourra en tirer un bon prix.
- Mais maintenant il faut l’attraper.
- Il est au bout du rouleau, regarde !
Un des hommes poussa Tarak du bout de son fusil, et le grand loup se laissa basculer sur le flan. Il comprit qu’il ne pouvait plus rien faire, alors il se laissa aller et perdit connaissance, pensant qu’il ne se réveillerait peut être jamais.
Chapitre 2
Tarak se réveilla bien plus tard, il était dans une cage en fer.
Son corps n’était que souffrances, les coups, qu’il avait pris dans le torrent, ressortaient maintenant.
Ses blessures à l’épaule et à la cuisse le faisaient toujours souffrir, mais il lui semblait qu’elles étaient moins graves que ce qu’elles auraient dû êtres, comme si… Mais oui c’est ça ! Tarak se rendit compte que non seulement les hommes ne l’avaient pas tué, mais en plus ils l’avaient soigné !!
Il y avait de la viande dans sa cage, il l’avala tout de suite, sans se demander ce qu’elle faisait là, puis il but à l’autre gamelle pleine d’eau.
Mais ensuite il perçut autre chose : L’odeur des hommes était omniprésente, il y en avait des dizaines et des dizaines dehors, et cela l’effrayait. Il finit par se rendre à l’évidence : il était dans une maison, dans une ville !
Pendant plusieurs heures Tarak resta dans un coin de sa cage, terrorisé par l’odeur des hommes. De plus, à plusieurs reprises, ceux qui l’avaient attrapé vinrent le voir pour vérifier s’il allait bien. Mais Tarak ignorait qu’ils lui voulaient du bien et à chaque fois ça l’effrayait énormément.
- Il a l’air de bien se remettre, je t’avais dit qu’avec du repos et de la viande il s’en sortirait !
- Y a intérêt ! Il nous a déjà coûté cher en frais de vétérinaire pour son épaule et sa cuisse, quand je pense que ce salaud nous a fait payer triple tarif parce que c’était un loup et qu’il avait peur de se faire mordre ! Sans compter qu’un bestiau de cette taille va bouffer plus de viande que prévu. Enfin, on pourra le vendre plus cher.
Tarak resta un bon moment dans cette pièce.
Mais quand il était seul il repensait à sa mère, il comprenait vraiment qu’elle était morte maintenant, et cela le rendait très triste. Il pensait aussi à Waoss et Nitti, il espérait que Galor et Ika prendraient bien soin d’eux. Et Watan enfin, il ne la reverrait peur être jamais !
Plus tard, les deux trappeurs montèrent une caisse en bois autour de la cage, puis ils la transportèrent à l’extérieur. Tarak sentait qu’il s’approchait de la mer, mais il ne pouvait pas voir qu’on l’embarquait dans un bateau.
La cage fut installée à fond de cale, puis après l’appareillage elle fut débarrassée de la caisse par les deux hommes qui pestaient contre le capitaine.
- Tous les prétextes sont bons pour nous soutirer de l’argent ! Non mais, nous demander une prime supplémentaire pour « transport d’une cargaison dangereuse », c’est vraiment n’importe quoi !
- C’est vrai qu’il est vraiment impressionnant, il doit peser au moins 90 kg, et faire un mètre de hauteur au garrot, et en plus c’est un loup ! Je crois finalement qu’on a eu de la chance de trouver un capitaine qui accepte de le prendre sur son navire.
- Il n’empêche que ça commence à faire un sacré paquet de dollars tout ça, il a intérêt à nous faire rentrer dans nos frais.
- T’inquiète pas, les gens adoreront voir un "grand méchant loup", on sera bien payé.
Le voyage semblait interminable pour Tarak, mais les deux hommes étaient aux petits soins pour lui, il surveilla s’il allait bien, nettoyaient sa cage à coup de seaux d’eau et veillaient à ce qu’il ne manque pas d’eau ou de bœuf séché. Il fut surpris la première fois qu’ils lui apportèrent cette nourriture, il n’avait jamais vu de la viande complètement sèche comme celle là. Mais il compris rapidement que c’était de la viande, il avait déjà avalé des choses bien pires, jusqu’a des charognes en décomposition avancé, alors très vite il se mit à engloutir cette nourriture comme si de rien n’était.
Enfermé dans sa cage, Tarak ne pouvait pas bouger, alors son passé, ses souvenirs, refaisaient surface. Ce qui n’avait rien de fameux.
Au début il fut très heureux, il adorait Werak, son père. Il admirait sa force, son courage et son sens de l’honneur. Il souhaitait plus que tout devenir comme lui, et il était bien partit pour.
Mais, un jour d’automne, tout ce bonheur fut détruit par des êtres que Tarak n’oublierait jamais : les hommes.La meute de Werak se trouvait prés d’une de ces villes qui servent d’habitat aux humains, et ils avaient attaqué. Alors que Tarak et sa famille étaient en train de se reposer après une chasse infructueuse, Aniu et Werak sentirent l’odeur des hommes.
- Debout ! Des hommes nous attaques ! Il faut partir. Cria le père.
Tarak savait ce que les hommes faisaient aux loups, son père le lui avait dit, comme à ces frères et sœurs. Il se mit donc à courir avec les autres.
A un moment Aniu et son compagnon avaient décidé de se séparer, l’un d’eux attirerait les chasseurs vers lui tandis que l’autre s’enfuirait avec les petits. C’est Aniu qui était partit seule, car les petits auraient eu plus de chance de survires avec leur père, qui était plus âgé et plus expérimenté. Mais les chasseurs avaient compris la tactique, ils devaient déjà connaître le truc.
Tarak se revoyait encore en train de courir au coté de Werak, quand d’un coup il sentit son père essayer de s’arrêter : Ce dernier avait perçu qu’ils se dirigeaient vers des hommes, c’était un piège !
Tout de suite après retentit un bruit assourdissant, comme le tonnerre. Werak fut touché, il tomba au sol, puis essaya de se relever sans y parvenir, du sang coulait de sa poitrine.
- FUYEZ ! Cria-t-il à ces enfants.
Tarak le regardait dans les yeux quand un autre coup de feu l’acheva. Se fut pour lui un choc énorme quand il vit la tête de son père transpercée par la balle.
Ensuite les cinq louvarts furent encerclé par des chiens furieux, et des hommes qui criaient et rigolaient.
Tarak et les autres avaient tellement peur qu’il ne pouvait pas bouger.
Puis se fut une horreur. Après un petit moment, où ils semblèrent les examiner, les hommes tuèrent un à un les frères et sœur de Tarak : Serna, qui était timide et réservée, Wort, le bagarreur, Relan, si curieuse, et Skern, le maladroit, le bouffon de la meute, celui qui faisait rire tout le monde.
Il lui fallut un moment pour bien se rendre compte de ce qui venait de se passer, il eut vaguement conscience des hommes qui le bâillonnaient et lui attachaient les pattes avant de partir, puis il se retrouva immobilisé, et c’est là qu’il fondit en larme.
Quand Kitok le libéra Tarak eut envie de le tuer ! Mais son instinct lui disait de fuir, ce qu’il fit. Plus tard il retrouva sa mère, elle compris ce qui venait de se produire quand elle vit sa tristesse.
Par la suite, le chien Kitok vint vivre avec eux, il disait qu’il regrettait, qu’il voulait se racheter, mais Tarak ne l’aimait
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| 15 Janvier 2011 | ||
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| The Devil tips his hat to me |
pourquoi est-ce celle qui me ressemble qui meurt la première? |
![]() | 30 Juillet 2010 | |
à propos de l'avertissement, il est inutile de mon point de vu, mais
bon, il est efficace par rapport à certains malades mentaux! |
| 13 Août 2006 | ||
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Pardon d’avoir mis du temps à répondre. « mais dans odyssey, il y a un
problème de taille: Tarak n'a que deux ans, lorsqu'il s'accouple avec
Alina alors que les loups mâles sont mature à trois ans. » Dans son
livre « Le loup », Jean-Marc Landry (un des plus grand spécialiste du
loup au monde) dit que la maturité chez les loups, mâles et femelles,
se produit à l’âge de 22 mois, donc ça colle De plus, la captivité
peut fausser les choses : dans certains parcs ou zoo on a vu des
louves se reproduire à l’âge de 10 mois à peine, ou bien avoir deux
portée dans la même année, ce qui ne se produit pas dans la nature.
Alors… Sinon à par ça encore merci à tous pour vos commentaires![]() |